Note moyenne
3,9
1059 notes
En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
5
21 critiques
4
27 critiques
3
12 critiques
2
5 critiques
1
3 critiques
0
1 critique
Trier par :
Filtrer par :
Toutes les notes
Un sujet qui m'a attiré, mais... Mais que de ratés ! Déjà prenons une Hortense blanche et le film ne change pas. Ensuite des personnages caricaturaux non crédibles (surtout Roxane et sa mère). Et le film (déjà bien long!) a dû subir des coupes brutales, ce qui fait que des personnages sur lesquels on s'apesantit (la femme défigurée, l'ancien photographe, l'employée de Maurice..) disparaissent et donc ne servent à rien pour l'intrigue.
Quant à la super happy end ...
Quant à la super happy end ...
Un merveilleux film, palme d’or 1996. Le poids des non dits et des tabous familiaux. Un film tout en délicatesse qui dit beaucoup de choses et peutpermettre une certaine catharsis.
Très grand Mike Leigh.
Très grand Mike Leigh.
Un film bien marqué par la culture anglaise, l'idée est très intéressante; une femme d'origine africaine qui a été adoptée, découvre après la mort de sa maman, que sa génitrice est une femme blanche. Hortense part à sa recherche et découvre la mère et son entourage bien différent d'elle qui a réussi. Une belle relation s'instaure entre la génitrice et la fille qui finit par faire connaissance avec le reste de la famille avec fracas. L'histoire est délicatement mise en scène, els acteurs sont crédibles. ça sent es années 90 et comme d'hab, j'aime bien ça.
Mike Leigh explore les fractures familiales avec une justesse psychologique remarquable, en montrant combien les non-dits façonnent les existences autant que les paroles échangées. Fidèle à sa méthode de création fondée sur l’improvisation, le cinéaste fait naître des personnages d’une grande authenticité, dont les failles et les contradictions échappent constamment aux jugements simplistes. Brenda Blethyn livre une interprétation bouleversante, tandis que l’ensemble de la distribution compose une véritable mosaïque d’émotions où se mêlent rancœur, tendresse et besoin de reconnaissance. Leigh privilégie une mise en scène d’une grande sobriété, laissant les situations et les interactions révéler progressivement les tensions sociales, raciales et affectives qui traversent cette famille. Malgré une durée conséquente et un rythme volontairement posé, Secrets et Mensonges demeure une œuvre d’une humanité exceptionnelle.
Remarquable en plusieurs points :la musique, les acteurs, le scénario, le jeu.
Pas facile à regarder, même une deuxième fois voire encore une autre.
Pas facile à regarder, même une deuxième fois voire encore une autre.
À la mort de sa mère adoptive, une femme noire va partir à la recherche et entrer en contact avec sa mère biologique, bousculant la vie d’une famille pleine de sous-entendus, de non-dits et de secrets. Un film verbeux et austère dans sa mise en scène (moins dans sa direction d’acteur).
Qui est le film ?
Sorti en 1996, Secrets et mensonges s’inscrit dans la veine la plus emblématique du cinéma de Mike Leigh, le théâtre social britannique nourri par l’improvisation, la classe ouvrière, et une attention presque documentaire aux douleurs ordinaires. Récompensé à Cannes et souvent cité comme son chef-d’œuvre, le film raconte la rencontre tardive entre Hortense, jeune opticienne noire, et Cynthia, sa mère biologique blanche, ouvrière marquée par l’amertume et la solitude.
Le pitch pourrait laisser croire à un drame familial classique, mais Leigh promet autre chose : une vérité humaine arrachée, une lucidité sociale filtrée par les affects. Ce n’est pas un mélodrame, mais un dispositif du moins, c’est ce que le film laisse entendre.
Que cherche-t-il à dire ?
Le projet semble clair : faire affleurer ce que la société britannique tait (la complexité raciale, les fractures de classe, les non-dits familiaux) à travers une forme intime, presque douce. Leigh ne cherche pas à démontrer mais à révéler, par capillarité. Le cœur du film bat dans cette tension : comment dire ce qui, dans l’intime, dépasse les individus parce qu’il est déjà structuré socialement ?
Mais une fois posée cette ambition, le film patine. Ce qui devait être un dévoilement progressif se fige dans une mécanique de confrontation. Le regard que Leigh pose sur ses personnages semble vouloir les aimer malgré eux, mais la mise en scène, elle, les enferme dans une typologie parfois stérile : la mère prolétaire impulsive, le frère photographe crispé, la jeune femme noire éduquée et posée. On sent l’intention, on voit les coutures.
Par quels moyens ?
La première rencontre entre Hortense et Cynthia, dans un café calme, cristallise le dispositif du film : plan fixe, légère contre-plongée, espace neutre. L’échange est tendu, hésitant. Là où le réel devrait suinter, on perçoit la méthode : le dosage, le rythme, le « naturel » mis en scène avec une telle volonté de justesse qu’il finit par étouffer l’imprévu. L’improvisation tourne au formalisme.
Un gros plan persistant sur Cynthia, seule sur son canapé, juste après la révélation. La lumière grise, les ombres dans la pièce, tout suggère l’effondrement. Et pourtant, rien ne déborde. Brenda Blethyn hurle intérieurement, mais la caméra l’observe avec une distance prudente. Cette réserve fonctionne parfois, mais ici, elle semble désincarner la douleur, comme si Leigh ne voulait surtout pas qu’on ressente « trop ».
Le repas final, scène cathartique censée tout faire basculer, repose sur un crescendo de tensions, de silences, de prises de parole soudaines. Mais l’ensemble manque d’équilibre : les dialogues sont sur-signifiants, les postures surécrites. Chaque personnage devient la voix d’un malaise social plus que son incarnation. Le réel est là, mais comme reconstitué, trop pensé pour être vécu.
Où me situer?
Je ne peux ignorer ce que Leigh tente, ni l’exigence de son approche, ni la sincérité de sa volonté d’écouter les vies invisibles. Il y a une justesse dans certaines scènes, une pudeur dans l’exposition des douleurs, un refus de tout pathos vulgaire. Et pourtant, je reste à distance.
Le cinéma de Leigh m’a souvent peu touché, comme si la méthode avait pris le pas sur la nécessité. Ce n’est pas l’émotion qui me manque, mais sa construction : j’ai l’impression d’être conduit, pas de découvrir. Les gestes sont pesés, trop sûrs de leur propre humanité.
Le regard que je porte sur le film s’inscrit dans une attente de trouble : je ne veux pas que le réel soit reconstitué avec empathie, je veux qu’il me dérange, m’interroge, me déborde. Ici, il est trop souvent maîtrisé.
Quelle lecture en tirer ?
Secrets et mensonges n’est pas un mauvais film, il est, sans doute, profondément estimable. Mais il est aussi enfermé dans ses propres bonnes intentions. Ce qui aurait pu être une autopsie sociale pleine de fractures devient un théâtre contrôlé du dévoilement, où tout semble à sa place, trop à sa place.
Je ressors avec un respect intellectuel, mais une frustration sensorielle. Ce n’est pas la vérité qui manque, c’est l’inconnu.
Sorti en 1996, Secrets et mensonges s’inscrit dans la veine la plus emblématique du cinéma de Mike Leigh, le théâtre social britannique nourri par l’improvisation, la classe ouvrière, et une attention presque documentaire aux douleurs ordinaires. Récompensé à Cannes et souvent cité comme son chef-d’œuvre, le film raconte la rencontre tardive entre Hortense, jeune opticienne noire, et Cynthia, sa mère biologique blanche, ouvrière marquée par l’amertume et la solitude.
Le pitch pourrait laisser croire à un drame familial classique, mais Leigh promet autre chose : une vérité humaine arrachée, une lucidité sociale filtrée par les affects. Ce n’est pas un mélodrame, mais un dispositif du moins, c’est ce que le film laisse entendre.
Que cherche-t-il à dire ?
Le projet semble clair : faire affleurer ce que la société britannique tait (la complexité raciale, les fractures de classe, les non-dits familiaux) à travers une forme intime, presque douce. Leigh ne cherche pas à démontrer mais à révéler, par capillarité. Le cœur du film bat dans cette tension : comment dire ce qui, dans l’intime, dépasse les individus parce qu’il est déjà structuré socialement ?
Mais une fois posée cette ambition, le film patine. Ce qui devait être un dévoilement progressif se fige dans une mécanique de confrontation. Le regard que Leigh pose sur ses personnages semble vouloir les aimer malgré eux, mais la mise en scène, elle, les enferme dans une typologie parfois stérile : la mère prolétaire impulsive, le frère photographe crispé, la jeune femme noire éduquée et posée. On sent l’intention, on voit les coutures.
Par quels moyens ?
La première rencontre entre Hortense et Cynthia, dans un café calme, cristallise le dispositif du film : plan fixe, légère contre-plongée, espace neutre. L’échange est tendu, hésitant. Là où le réel devrait suinter, on perçoit la méthode : le dosage, le rythme, le « naturel » mis en scène avec une telle volonté de justesse qu’il finit par étouffer l’imprévu. L’improvisation tourne au formalisme.
Un gros plan persistant sur Cynthia, seule sur son canapé, juste après la révélation. La lumière grise, les ombres dans la pièce, tout suggère l’effondrement. Et pourtant, rien ne déborde. Brenda Blethyn hurle intérieurement, mais la caméra l’observe avec une distance prudente. Cette réserve fonctionne parfois, mais ici, elle semble désincarner la douleur, comme si Leigh ne voulait surtout pas qu’on ressente « trop ».
Le repas final, scène cathartique censée tout faire basculer, repose sur un crescendo de tensions, de silences, de prises de parole soudaines. Mais l’ensemble manque d’équilibre : les dialogues sont sur-signifiants, les postures surécrites. Chaque personnage devient la voix d’un malaise social plus que son incarnation. Le réel est là, mais comme reconstitué, trop pensé pour être vécu.
Où me situer?
Je ne peux ignorer ce que Leigh tente, ni l’exigence de son approche, ni la sincérité de sa volonté d’écouter les vies invisibles. Il y a une justesse dans certaines scènes, une pudeur dans l’exposition des douleurs, un refus de tout pathos vulgaire. Et pourtant, je reste à distance.
Le cinéma de Leigh m’a souvent peu touché, comme si la méthode avait pris le pas sur la nécessité. Ce n’est pas l’émotion qui me manque, mais sa construction : j’ai l’impression d’être conduit, pas de découvrir. Les gestes sont pesés, trop sûrs de leur propre humanité.
Le regard que je porte sur le film s’inscrit dans une attente de trouble : je ne veux pas que le réel soit reconstitué avec empathie, je veux qu’il me dérange, m’interroge, me déborde. Ici, il est trop souvent maîtrisé.
Quelle lecture en tirer ?
Secrets et mensonges n’est pas un mauvais film, il est, sans doute, profondément estimable. Mais il est aussi enfermé dans ses propres bonnes intentions. Ce qui aurait pu être une autopsie sociale pleine de fractures devient un théâtre contrôlé du dévoilement, où tout semble à sa place, trop à sa place.
Je ressors avec un respect intellectuel, mais une frustration sensorielle. Ce n’est pas la vérité qui manque, c’est l’inconnu.
Secrets et Mensonges de Mike Leigh est un film bouleversant qui dissèque, avec une précision presque documentaire, les failles intimes que chacun porte en soi. C’est un récit sur la filiation, l’identité et le choc des vérités longtemps étouffées, raconté sans fard, avec une humanité désarmante.
Le cœur du film repose sur une révélation : Hortense, une jeune femme noire, découvre que sa mère biologique est une femme blanche, Cynthia, issue d’un milieu ouvrier. Cette découverte vient ébranler les certitudes de l’une et réveiller les blessures de l’autre. Ce choc des origines illustre une tension plus large : celle entre l’apparence sociale et la vérité intérieure.
Chaque personnage semble enfermé dans son propre isolement émotionnel. Cynthia, usée par la solitude et la culpabilité, survit dans un quotidien gris. Roxanne, sa fille, est en colère, distante, comme si elle portait la mémoire d’un abandon silencieux. Maurice, le frère, coincé dans une vie trop bien rangée, devient le médiateur involontaire d’un drame familial qu’il ne comprend pas complètement. Et au milieu de ce chaos, Hortense, lucide et posée, agit comme un catalyseur de vérité.
Mike Leigh ne cherche jamais le spectaculaire. Il préfère capter le vrai : les maladresses, les silences gênés, les larmes qu’on retient. Grâce à son travail unique d’improvisation avec les acteurs, il construit des dialogues qui sonnent juste, et des scènes qui semblent prises sur le vif. La fameuse scène du repas de famille, lente montée en tension, est un modèle d’écriture et de mise en scène : tout y explose sans éclats, dans l’émotion brute.
À travers Hortense, le film interroge ce que signifie "être la fille de". Est-ce une question de sang, de couleur, d’histoire partagée ? Ou bien une quête personnelle, une manière de se relier à soi-même ? Leigh ne donne pas de réponse tranchée, mais il montre que l’identité est un fil tendu entre le passé et le présent, entre ce qu’on est et ce qu’on veut devenir.
Secrets et Mensonges montre que la vérité, même douloureuse, a le pouvoir de délier les nœuds du passé. En mettant au jour ce qui était caché, le film propose une forme de réconciliation. Pas une fin heureuse, mais un début possible. Un espoir, fragile mais réel, que parler peut réparer.
Le cœur du film repose sur une révélation : Hortense, une jeune femme noire, découvre que sa mère biologique est une femme blanche, Cynthia, issue d’un milieu ouvrier. Cette découverte vient ébranler les certitudes de l’une et réveiller les blessures de l’autre. Ce choc des origines illustre une tension plus large : celle entre l’apparence sociale et la vérité intérieure.
Chaque personnage semble enfermé dans son propre isolement émotionnel. Cynthia, usée par la solitude et la culpabilité, survit dans un quotidien gris. Roxanne, sa fille, est en colère, distante, comme si elle portait la mémoire d’un abandon silencieux. Maurice, le frère, coincé dans une vie trop bien rangée, devient le médiateur involontaire d’un drame familial qu’il ne comprend pas complètement. Et au milieu de ce chaos, Hortense, lucide et posée, agit comme un catalyseur de vérité.
Mike Leigh ne cherche jamais le spectaculaire. Il préfère capter le vrai : les maladresses, les silences gênés, les larmes qu’on retient. Grâce à son travail unique d’improvisation avec les acteurs, il construit des dialogues qui sonnent juste, et des scènes qui semblent prises sur le vif. La fameuse scène du repas de famille, lente montée en tension, est un modèle d’écriture et de mise en scène : tout y explose sans éclats, dans l’émotion brute.
À travers Hortense, le film interroge ce que signifie "être la fille de". Est-ce une question de sang, de couleur, d’histoire partagée ? Ou bien une quête personnelle, une manière de se relier à soi-même ? Leigh ne donne pas de réponse tranchée, mais il montre que l’identité est un fil tendu entre le passé et le présent, entre ce qu’on est et ce qu’on veut devenir.
Secrets et Mensonges montre que la vérité, même douloureuse, a le pouvoir de délier les nœuds du passé. En mettant au jour ce qui était caché, le film propose une forme de réconciliation. Pas une fin heureuse, mais un début possible. Un espoir, fragile mais réel, que parler peut réparer.
Par l'apparente inutilité de certaines sous-intrigues (notamment l'ancien propriétaire du magasin photo), le récit souligne sa volonté de dépeindre des destins marqués par une certaine insatisfaction, au-delà de l'audacieuse illustration qu'être adopté peut ouvrir à une vie plus réussie que de rester avec une génitrice toxique, inconséquente, geignarde et qui aurait dû (comme tant d'autres) s'abstenir - que Brenda Blethyn rend parfaitement insupportable. Peignant des relations humaines teintes de jalousies, d'a priori, de blessures et des liens familiaux distendus voire conflictuels, la narration assez discrète pour mettre en avant les émotions des protagonistes se pare pourtant d'une douce lumière, semblant symboliser l'irruption du personnage d'une sensible Marianne Jean-Baptiste - aussi impeccable que le touchant Timothy Spall ou la dédaigneuse Phyllis Logan. Un appel à la vérité - mais qui se pare de stéréotypes moralistes très discutables...
Avec ce mélodrame, le réalisateur britannique Mike Leigh remporte la Palme d'or du festival de Cannes en 1996. Cela repose sur la profondeur des thèmes abordés (la quête d’identité et la filiation) plutôt que sur une mise en scène flamboyante. L’histoire de cette jeune femme adoptée retrouvant sa mère biologique permet de brosser le portrait d’une famille anglaise en proie aux galères existentielles (couple abimé, petits boulots, déchirures enfouies, etc.). Tout en exploitant ce misérabilisme social avec une petite pointe d’excès, le cinéaste offre un message de bonté tendre et émouvant. Bref, la vérité vaut mieux que le mensonge.
Mike Leigh organise la rencontre de deux mondes différents de tout point de vue. Et avec maestria, comme d'habitude (bémol perso pour Mr Turner). Ça donne un très beau film. On reste scotché et on voudrait que cela ne se termine pas. Brenda Blethyn est époustouflante par son jeu et par sa beauté. Idem Marianne Jean-Baptiste.
Je tiens ce film pour un chef d'œuvre absolu. Tout y est : des acteurs éblouissants (dans des rôles difficiles), une histoire, beaucoup de finesse, et une incroyable justesse dans chaque scène. Beaucoup d'émotion souvent à la frontière du rire. J'ajoute que la VF est très fidèle à l'esprit du jeu en VO (notamment pour le rôle de la mère, dont le phrasé en anglais est si particulier). Film bouleversant.
Sans être mon cinéma de prédilection, ceci est un véritable chef d’œuvre du genre !
Des personnages attachants, superbement joués et d’une authenticité remarquable.
Si le début du film peu sembler un peu lent, le réalisateur nous entraine progressivement vers un "suspense émotionnel" dont il devient difficile de se soustraire.
Aussi, comme moi, il vous sera surement impossible de dissimuler quelques larmes sur une fin aussi belle que prometteuse.
Des personnages attachants, superbement joués et d’une authenticité remarquable.
Si le début du film peu sembler un peu lent, le réalisateur nous entraine progressivement vers un "suspense émotionnel" dont il devient difficile de se soustraire.
Aussi, comme moi, il vous sera surement impossible de dissimuler quelques larmes sur une fin aussi belle que prometteuse.
Le cinéma de Mike Leigh met en lumière, avec humour et gravité, le quotidien et l’intimité souvent dramatiques des "petites gens". Doublement récompensé à Cannes en 1996 - Palme d’or et prix d’interprétation féminine pour Brenda Blentlyn - « Secrets et Mensonges » peut être considéré comme le point d’orgue de sa filmographie. Une réussite pleine de sensibilité et touchante dont il faut privilégier la VO plutôt que l’insupportable VF.
Rarement un mélodrame ne parvient à un tel degré d'émotion, de vraisemblance, d'importance. Le réalisateur joue les funambules : j'ai retenu mon souffle en observant cet équilibre précaire, entre rires et larmes. Mais jamais le film ne bascule, il avance avec grâce sur ce fil tendu, aidé par une interprétation exceptionnelle et bouleversante. Une très grande Palme d'Or !
- Meilleurs films
- Meilleurs films selon la presse