Pour son premier long à gros budget, Peter Jackson en 1996 laissait déjà entrevoir tout son talent. Sorti de ses délirants films d'horreur sans le sou, il nous livre ici un mélange des genres très maîtrisé et multiplie les idées de mise en scène géniales. On sursaute, on rie, on s'émeut, le tout avec le plaisir de retrouver Michael J. Fox juste avant ses problèmes de santé. C'est vraiment bien foutu et malgré quelques effets spéciaux un peu datés on passe un très bon moment de détente devant une intrigue très sympa et particulièrement dynamique. À découvrir ou redécouvrir.
Un des premiers films de Peter Jackson, qui est donc une curiosité, mais, c'est produit par Robert Zemeckis, et je me demande si l'on retrouve la patte de l'un ou de l'autre dans ce film, certes, le scénario est co-écrit par Jackson, mais le style du film me fait plus penser à un film de l'univers du second. Les effets spéciaux de cet acabit sont assez récent et on peut tout de suite voir que l'on va surfer sur la comédie horrifique plutôt que d'un bon film d'horreur sur les revenants. Alors le film bien que interdit au moins de 17ans à sa sortie, était destiné à un public plus jeune, d'où, ce demi échec au box office, il n'a pas trouver sa cible, mais on peut se divertir face à un Michael J.Fox, qui fait toujours aussi jeunot. Les références ne manquent pas, on y retrouve même le sergent instructeur de Full Metal Jacket, en gardien de cimetière. Suffisamment bien construit, tout cela reste bien léger, il n'est pas devenu aussi culte que son cousin de SOS Fantômes, la faute à quoi ? A quoi cela tient de devenir un film culte, ou pas ? Surement pas grand chose, une bande son, une date de sortie, des acteurs charismatiques, une héroïne badasse. Ce film pas désagréable, était réellement une expérimentation pour les effets spéciaux dont Jackson avait acquis la technologie, et il lui a certainement permis de se faire remarquer pour mettre en chantier le seigneur des anneaux.
Pas le meilleur de l'excellent Michael J. Fox mais tout de même un très bon film. J'ai eu beaucoup de mal avec l'agent du FBI qui en fait beaucoup trop mais à part ça j'ai passé un super moment.
The Frighteners a toujours eu une saveur particulière pour moi. Vu à sa sortie quand j'ignorais tout des frasques de Peter Jackson et qu'il n'avait pas encore pris les manettes de films à énorme budget qui le placerait indéniablement sur la carte du cinéma, je n'avais pour le juger que mes 15 petites années. Cette saveur particulière, elle vient d'abord de l'idée derrière le métier de Bannister, medium un brin arnaqueur et très peu crédible, charlatan pourtant indéniablement qualifié interprété par Michaël J. Fox. spoiler: En effet, celui-ci est aidé de fantômes qui sèment le chaos chez les habitants de cette petite ville côtière, laissant habilement traîner la carte de visite de notre homme qui n'a plus qu'à venir effectuer son petit tour de passe-passe. Mais ce qui m'avait à l'époque marqué et surprit, à partir du moment où la supercherie est avérée (très rapidement), c'est le côté comique de l'ensemble, porté par la joyeuse bande de morts et le duo Cyrus/Stuart (Chi McBride, Jim Fyfe) qui s'en donne à cœur joie dans un style très cartoon grâce aux effets spéciaux.
Passé une introduction purement horrifique qui pose le terrain de jeu, agréablement démesurée dans les réactions des personnages, très originale avec ce fantôme se déplaçant au sein des murs de la maison (cette affiche !), on rigole franchement face à ce petit groupe qui s'agite entre deux mondes. Pourtant, même s'il y a cet humour agréable tout au long du film avec des personnages tous plus azimutés les uns que les autres (Jeffrey Combs en agent du FBI psychotique, le juge ou le Sergent Hiles, R. Lee Ermey, déjà grande gueule en sergent instructeur à la logorhée hilarante dans Full Metal Jacket), on sait qu'on est devant un film de fantômes et la balance va s'équilibrer au fur et à mesure du récit. On bascule petit à petit vers le thriller surnaturel parsemé de légèreté malgré le thème pour finir sur l'horreur. Un mélange des genres parfaitement servis par les effets spéciaux. Bien qu'ayant vieillis, ils ne font pas défaut à l'ensemble et après tant d'années, ils donnent même un petit côté kitch qui se marie pleinement à la démesure et au comique des situations. Peter Jackson joue avec la matière et les capacités des poltergeists pour notre plus grand plaisir et les idées fourmillent à mesure que les masques tombent pour ce qui va s'avérer être une enquête simple mais terriblement efficace. Le résultat n'a d'ailleurs pas fonctionné que sur moi puisque ma fille et un de ses amis (12 ans), à la recherche de frissons, on confirmé toute la dimension comique de l'ensemble en se marrant sans retenue.
Aujourd'hui, film passerelle entre les débuts à petits budgets de Peter Jackson et les monstres cinématographiques qu'on lui connaît, ce "Fantômes contre fantômes" peut se vanter de ne pas avoir vieilli et de garder cette pâte qui en fait une véritable œuvre habitée, avec une identité propre, entre film de genre et comédie aux gags à la Looney Tunes. C'est un plaisir d'y retrouver Michaël J. Fox, qui plus est avec quelques clins d'œil sans surprises (Robert Zemeckis est à la production) à son personnage de Marty Mc Fly de Retour vers le futur. Un film de fantômes intemporel qui n'a pas pris une ride.
Dans la filmographie de Peter Jackson, The frighteners fait un pont entre les films d’horreurs indépendants et Le seigneur des anneaux.
Le début du film est génial. Peter Jackson trouve des astuces pour introduire les règles de l’univers, les personnages et les enjeux. Beaucoup passe par le montage. La direction artistique et notamment les effets visuels sont charmants. Ça a très peu vieilli finalement.
Chargée d’humour noir et d’effets spéciaux, cette comédie fantastique endiablée et décalée a été finalement réalisée par Peter Jackson lui-même alors qu’il avait initialement écrit le scénario, avec sa femme, pour Robert Zemeckis. Financé par Universal et avec Michael J. Fox en tête d’affiche, « Fantômes Contre Fantômes » ne rencontra pas le succès qui méritait à sa sortie mais ouvrira les portes de la Terre du Milieu au réalisateur néo-zélandais.
La déception relative que procure The Frighteners résulte de cette impression d’assister, pendant plus d’une heure et demie, à une succession de climax qui jamais n’aboutissent : Peter Jackson semble à ce point soucieux de nous divertir et, par la même occasion, ne nous en mettre plein la vue qu’il multiplie ad nauseam les courtes séquences potaches mêlant horreur, comédie et effets numériques certes réussis mais qui, à la longue, finissent par perdre de leur intérêt. Le cinéaste confond vitesse et précipitation, fonce tête baissée de la même façon que Frank Bannister roule à toute allure en percutant au passage clôtures et boîtes aux lettres. Cet empressement nuit d’ailleurs à la caractérisation dudit personnage, constamment pressé et en colère, antipathique en somme, auquel nous ne parvenons pas à nous attacher – d’où l’indifférence éprouvée devant le happy end. Seul l’ultime affrontement dans le bâtiment désaffecté bénéficie d’une gestion du rythme satisfaisante, offrant une clausule qui nous tient en haleine et qu’élève la partition musicale de Danny Elfman, assez convenue au demeurant. Porté par une mise en scène (trop) virevoltante et inventive, The Frighteners amuse et impose un sens du Grand-Guignol réjouissant ; il reste pourtant une réussite mineure dans la filmographie de Peter Jackson.
Irrévérencieux et cinéphile. Peter Jackson fait la jonction entre son premier univers, gore, trash, mouvementé, et sa période hollywoodienne, posée, accessible, sage. Point commun : l'amour du ciné - d'où feu d'artifice ici. Avec the Frighteners, Jackson s'en donne à coeur joie, évitant malicieusement la censure grâce à des effets de mise en scène osé. On y retrouve donc du Kubrick, du re-animator, contributions savoureuses et hilarantes de R. Lee Ermey et Jeffrey Combs en soutien à un Michael J. Fox qui trouve ici son meilleur rôle. Un vrai film d'horreur maquillé en pop corn fantastique.
J’avais énormément aimé « Fantômes contre Fantômes » lors de sa sortie au Cinéma en 1997. Le revoir 24 ans après sur petit écran l’a fait légèrement descendre du piédestal sur lequel mes souvenirs l’avaient installé. Sur une trame proche de celle de « Ghost » de Jerry Zucker - en moins romantique -, « Fantômes contre Fantômes » distille un très bon suspense tout en ne ménageant pas ses effets comiques. Les effets spéciaux n’ont pas trop vieilli et font encore illusion un quart de siècle plus tard. Et puis, je suis fan du duo Peter Jackson, réalisateur, Michael J. Fox, acteur.
Comédie plutôt plaisante avec de l'humour (l'escroc "chasseur de fantômes"), quelques effets spéciaux simples mais efficaces et beaucoup de rythme, mais qui peine à trouver un rebondissement permettant de garder le même niveau tout le long. Le retour de l'esprit du serial-killer provoque une rupture avec le côté comique, mais cela reste un film "tous publics" (à partir de 12 ans en fait) qui ne bascule pas donc pas malgré tout dans la catégorie "fantastique effrayant" et on ressent quelques longueurs sur la fin. Sympathique grâce à la présence de Michael J.Fox, éternel Marty McFly, mais sans être incontournable.
Je viens de revoir ce film avec plaisir. Il n'a pas trop vieilli avec un Michael J. Fox au top, dirigé par Peter Jackson. Le film de fantômes des année 90. Les effets spéciaux datent un peu mais restent de bonne facture.
Loin des effusions de sang de ses jouissifs trois premiers longs-métrages, Peter Jackson convoque ici le drame de Créatures célestes pour mener son récit vers quelque chose de plus profond. Malgré son échec cuisant en salles, Fantômes contre Fantômes garde tout du divertissement parfait et faussement léger, emmenant contre vents et marées, mais en toute sûreté Peter Jackson vers le projet de sa vie, et de convoquer un autre fantôme nommé J.R.R Tolkien.