Produite par Robert Zemeckis, "Fantômes contre fantômes" est une comédie fantastique qui suit les petites arnaques d'un homme capable de voir et communiquer avec les fantômes. Il se fait passer pour un chasseur d'esprits jusqu'à ce que de véritables morts mystérieuses frappent la ville. Réalisé par Peter Jackson, on retrouve l'univers déjanté de son début de carrière. Le film passe de la farce à l'épouvante, du grotesque au mélodrame, avec une énergie communicative. Michael J. Fox apporte tout son capital sympathie à ce héros sympathique et désabusé. Son humour et son sens du rythme portent une bonne partie du film. Cependant, certains passages s'étirent et l'humour ne fait pas toujours mouche. Reste un film imparfait mais généreux.
Avec The Frighteners, que la France a rebaptisé Fantômes contre fantômes, Peter Jackson entre à Hollywood sans renoncer à son goût du débordement. Produit par Universal Pictures et porté par Robert Zemeckis, le film tient de l’œuvre charnière, coincée entre la farce gore de Braindead et l’ampleur hollywoodienne à venir.
Ici, Frank Bannister, médium depuis la disparition de sa femme, a transformé son don en petite entreprise frauduleuse. Il met en scène des hantises avec des fantômes complices. Dès lors, le film parle déjà du cinéma : fabriquer des apparitions, orchestrer la peur, vendre de l’invisible. Mais lorsqu’un véritable tueur spectral surgit, le jeu avec la mort rencontre la mort réelle.
Aussi, Jackson travaille l’instabilité tonale. Le slapstick des spectres cartoonesques côtoie la noirceur. Le numérique, encore pionnier, ne cherche pas le réalisme mais l’élasticité. Les corps traversent les murs, la caméra glisse avec eux. La mise en scène matérialise la porosité des mondes.
Interprété par Michael J. Fox, Frank est surtout un homme incapable de faire son deuil. Son pouvoir est une blessure. Les chiffres annonçant la mort sur les fronts des victimes inscrivent la fatalité dans le cadre même. Le fantastique cesse d’être attraction pour devenir symptôme. Affronter le tueur spectral, c’est plonger dans son propre trauma.
Ce qui demeure, au-delà des excès et des ruptures de ton, le film exprime qu'on ne négocie pas avec le deuil. Le film commence comme un divertissement sur l’arnaque au paranormal et s’achève comme une confrontation avec ce qui hante vraiment.
Ce film, qui proposait de beaux effets spéciaux pour son époque, avait tout pour séduire : Peter Jackson à la réalisation, Robert Zemeckis à la production et Michael J. Fox dans le rôle principal. Avec un tel casting, on était en droit d’espérer une œuvre mémorable. Malheureusement, ce film a été un échec commercial à sa sortie, et on comprend pourquoi.
Le scénario est bancal et le récit ne respire jamais, ce qui empêche toute immersion. Les personnages, quant à eux, peinent à susciter l’attachement ; certains semblent même cartoonesques. Voilà certainement pourquoi cette réalisation est un peu tombée dans l’oubli. 4/10
Entre ses débuts dans la comédie gore et ses grosses productions, "Fantomes contre fantomes" fait office de film mineur et anecdotique dans la carrière de Peter Jackson. Un début pourtant assez sympathique avant que l'on se rende compte du manque d'inspiration et d'intérêt de cette histoire fantastique/horrifique/comique. L'ensemble se fait vite lourd à l'image de l'humour et des personnages présents. Il reste des acteurs investis et quelques bonnes idées ici et là. Pas terrible mais il y a bien pire.
Très inégal, cet hybride stylistique alterne humour plaisantin, gags puérils, sel malicieux (avec quelques railleries sur la vie de couple) au sein d'une enquête spectrale menée par un héros malhonnête hanté par ses propres démons. Usant à l'envi de caractères caricaturaux (l'agent du FBI absolument ridicule ou les side-kicks monomaniaques), le récit redouble sa fantaisie par une mise en scène jouant plaisamment des codes génériques exploités. Evoluant vers un véritable thriller horrifique, l'action s'accélère avec une efficacité certaine, soutenue par la partition sautillante de Danny Elfman et des effets visuels convaincants (notamment autour de tapisseries ou de tapis). En revanche, les prestations des comédiens manquent souvent de solidité, à l'instar de la romance inévitable, tandis que la cohérence des péripéties prête au scepticisme, d'autant que des thèmes affleurés se révèlent inertes. Brinquebalant mais sympathique.
C'est un film parfait pour Halloween, à regarder en famille avec les bonbons récoltés par les enfants.
On oublie souvent ce film dans la carrière de Peter Jackson, coincé entre Braindead et Le Seigneur des Anneaux. Pourtant, sans Créatures célestes mais surtout Fantômes contre fantômes, il n’y aurait pas eu de Seigneur des Anneaux.
Même s’il n’est pas doté d’un énorme budget, il est tellement ambitieux au niveau des effets spéciaux qu’on a l’impression d’avoir affaire à un gros film de studios. Comme pour Braindead et Le Seigneur des Anneaux, chaque centime du budget est à l’écran et donne l’impression d’avoir coûté le triple. D’ailleurs, concernant les effets spéciaux numériques, il est amusant de constater que même s’ils ont vieilli visuellement, ils restent toujours efficaces. Et fait rare, leur apparence datée leur confère une texture palpable et crédible qui se marie bien avec l’esthétique du film. D’habitude, les effets numériques vieillissent mal.
Pour rentrer plus directement dans le film, j’adore l’histoire. Je trouve le mélange entre paranormal, fantastique, comédie, enquête et horreur très bien ficelé. On passe d’un genre à l’autre de manière totalement fluide et inventive. Et le pire, c’est que chaque aspect de l’histoire pourrait faire un film complet tant l’écriture est en béton armé. On retrouve également la mise en scène géniale et créative de Peter Jackson, qui exploite chaque aspect de chaque scène à fond. Cela rend le film extrêmement divertissant et d’une créativité au-dessus de la moyenne, encore aujourd’hui, 29 ans après sa sortie.
Michael J. Fox est superbe dans le film : il démontre encore qu’il est bien plus que Marty McFly de Retour vers le futur. Il retranscrit très bien la dépression de son personnage, plus proche des morts que des vivants.
Je mettrais quand même un bémol sur l’épilogue, que je trouve trop mielleux. Mais à part ça, Fantômes contre fantômes est un excellent film, généreux et imaginatif, qui donne envie d’être revu encore et encore.
Une comédie fantastique teintée d’horreur éminemment sympathique. Le film de Peter Jackson est animé par une galerie de personnages farfelue s’animant sous l’œil expert du cinéaste offrant un récit mêlant un humour burlesque et frissons sans excès. Disposant d’effets visuels convaincants pour l’époque et n’ayant que très peu vieilli, le long-métrage est un divertissement amusant et légèrement effrayant porté par la gouille de l’acteur Michael J. Fox qu’on apprécie toujours autant de voir l’écran.
Étant un grand fan du travail de Peter Jackson, ce film est une comédie épouvante et très science fiction, un casting bien fait, et une production de Zemeckis très bien exploité. C'est un film très spécial , mais qui n'a pas connu son succès.
"Fantômes contre fantômes" est un excellent film de fantômes ( comme son nom l'indique ) culte des années 90 qui ce voit et revoie avec grand plaisir sans problème . Peter Jackson nous réalise un long métrage sous forme d'une terrifiante comédie sacrément réussi et efficace . Michael J Fox tient ici le rôle principal et prouve son talent d'acteur . John Astin , Jeffrey Combs, Jake Busey et ChiMcBride qui tiennent un rôle ( un second rôle ) à leur auteur . La réalisation est excellente , les effets spéciaux et la photographie sont extraordinaire . "Fantômes contre fantômes" est un film que je conseille vivement avec grand plaisir pour passer un excellent moment sans prise de tête . Bon film à vous , bonne soirée et profitez bien .
Le film commence comme une petite comédie fantastique courante, plutôt désinvolte avec ses sympathiques fantômes et la bonne bouille de Michael J.Fox. Frank Bannister, qui a la faculté de voir et de dialoguer avec les fantômes, vit chichement de la crédulité des gens et de l'exorcisme d'improbables ectoplasmes. Jusqu'au jour où l'un deux donne un tour plus radical à l'intrigue. Progressivement, l'humour noir devient macabre et la comédie se dédouble, empruntant la voie du cinéma d'épouvante. Peter Jackson, l'auteur remarqué de "Créatures célestes" en fait même un peu trop à mon goût avec l'introduction de deux spoiler: psychopathes dont l'utilité n'est pas très évidente, deux rôles complaisants qui, en définitive, surchargent l'action. En réalité, les qualités du film ne se trouvent pas tant dans le scénario ou dans les personnages -plutôt convenus- que dans l'utilisation maximale d'effets spéciaux brillants. On se laisse entrainer sans peine et avec plaisir par ce récit dynamique et efficace.
Quand Michael J. Fox chasse les spectres et les pigeons
Imagine un monde où Peter Jackson, encore au stade hobbit amateur de gore, et Zemeckis, le daron de Retour vers le futur, décident de mélanger chasse aux fantômes et arnaques de PMU. Résultat ? Une comédie fantastique qui oscille entre Ghostbusters et un épisode spécial d’Au-delà du réel. Michael J. Fox, toujours vif comme une DeLorean lancée à 88 mph, joue un architecte médium qui escroque plus vite qu’un faux guru sur TikTok.
Les fantômes de Jackson, c’est un peu comme des mods amateurs sur Skyrim : parfois génial, parfois WTF. Les spectres traversent les murs avec autant de fluidité qu’un joueur en mode noclip. Mais avouons-le, ça passe crème pour l’époque, et ça donne au film ce côté kitsch assumé, comme un Doctor Who des années 90 sous acide.
Peter Jackson, ce génie du gore en herbe, s’autorise ici quelques clins d’œil à ses débuts trash avec des scènes un peu violentes mais toujours délirantes. Entre les infarctus en série et les courses-poursuites spectrales, l’histoire virevolte dans tous les sens sans jamais nous laisser le temps de souffler. C’est comme si Mario Kart rencontrait Poltergeist.
On sent que Fox s’éclate dans ce rôle mi-voyou, mi-héros, avec son sourire en coin et ses répliques qui font mouche. Il a ce charme de mec qui pourrait te vendre une assurance vie… après avoir organisé ton enterrement. Et avec ses potes fantômes, c’est un peu le Scooby-Doo Gang en mode hardcore.
Jackson nous plonge dans une petite ville à l’américaine, où chaque maison semble cacher un secret glauque. Entre le cimetière lugubre et la bâtisse hantée qui pourrait servir de repaire à un boss de fin de niveau, l’univers du film est une réussite visuelle qui colle parfaitement à cette chasse aux spectres.
Fantômes contre fantômes est un ovni, un mélange de comédie noire, d’effets spéciaux chaotiques et d’une intrigue qui part dans tous les sens. C’est imparfait, c’est parfois bordélique, mais on ne s’ennuie jamais. Bref, une séance de spiritisme en mode rollercoaster qui prouve que même les morts peuvent encore en avoir sous le capot.
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Un scénario plutôt pas mal, mais des personnages parfois risibles ce qui fait perdre au film un peu de crédibilité. Michael J. Fox est bon dans ce film, de même que sa partenaire. Certains fantômes sont mal choisis, de même que le flic du FBi...
Je me suis lancée dans ce film parce que le rôle principal est tenu par Michael J Fox, et j'ai été surprise d'apprécier cette atmosphère qui tend vers la SF. Film de bonne facture, avec un super casting, une mise en scène belle et soignée, des effets spéciaux réussis, il y a de très bonnes idées. Certes il faut entrer dans le film et adhérer à l'univers décalé, tous n'apprécieront pas !
5 ans avant le Seigneur des Anneaux, Peter Jackson signe un film à la frontière des genre, entre comédie, fantastique, thriller horrifique. Ne vous attendez pas au grand frisson, car Fantômes contre fantômes reste un film familial. Cela ne l'empêche pas d'aborder des thématiques difficiles, telles que le deuil ou la solitude, grâce à une écriture plutôt subtile. La mise en scène est plutôt efficace, bien que certains effets spéciaux ont particulièrement vieilli, et parvient à donner vie à un univers assez riches.