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Noistillon
94 abonnés
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3,5
Publiée le 28 juillet 2011
Tesis s'avère être un thriller d'un suspense glacial, qui ne laisse aucun répit au spectateur jusqu'à la révélation finale quitte à faire passer le 8Mm de Schumacher pour un épisode des Teletubbies. Sur un sujet aussi indigeste que le snuff-movie, Alejandro Amenabar parvient à tirer son épingle du jeu sans aucun voyeurisme ni complaisance en proposant un spectacle intelligent doublé d'une réflexion sans détour sur les limites visuelles de l'Art. Il peut compter sur des acteurs remarquables, qui se livrent à ce jeu de piste avec une efficacité redoutable. Terrifiant.
Amenabar avant qu'il ne devienne Amenabar.Haletant, intriguant aussi le film nous prend en haleine de bout en bout,les acteurs sont trés bon (Noriega play boy fout vraiment les chtons).A voir.
Ennuyeux, il faut vraiment de la volonté pour regarder ce film jusqu'au bout! Et les images et allusions gores ne sont que mineurs dans cette critique. C'est là un film qui ne peut que déservir le cinéma espagnol à cause du scénario original mais barbant, du jeu des acteurs pas très captivant, de la réalisation aussi crade que les scènes, etc. Bref, ce n'est pas "un grand film à voir et à revoir". C'est plutôt comme le théâtre des horreurs à la fête foraine: à voir pour en parler mais pas la peine de s'en souvenir.
Le premier film d’Alejandro Amenábar réalisé à 23 ans illustre le film d’angoisse dans sa portée légendaire. Il tient du thriller horrifique et troublant, et de l’évocation psychologique qui met en scène plusieurs suspects possibles, tous au plus près de la victime désignée : une jeune étudiante en communication qui travaille sur la violence au cinéma. Elle va être servie, par l’intermédiaire d’Ana Torrent qui dix ans après « Cria cuervos » prête tout son talent à ce personnage malmené et qui va révéler un tout autre visage, face aux épreuves douloureuses qui l’attendent. Un beau regard du cinéaste, une belle réflexion sur le pouvoir des images, et la suggestion qu’elles entraînent. On reste vraiment dans le cinéma
Avis bonus Très intéressant ce regard du réalisateur hier et aujourd’hui, son point de vue sur le cinéma, sa technique … Des scènes coupées et un brin de making of qui ne font pas de mal … Pour en savoir plus
C'est pas excellent mais pas mauvais non plus. Ça stresse, ne fait pas excessivement peur mais on ne s'ennuie pas. Malheureusement la morale à deux balles ne fonctionnent pas, et les snuff movies, une sorte de Torture Porn mais pour de vrai, sont bien expliqués. Bref, il n'y a pas beaucoup à dire de ce film qui ne me restera pas dans la mémoire, je ne ressens rien de particulier en y repensant.
Quelle claque ce thriller espagnol réalisé par Alejandro Amenabar. Premièrement, c'est le scénario qui est vraiment époustouflant. Le réalisateur s'amuse à nous manipuler tout au long du film. On croit d'abord une chose, puis ça paraît impossible, après ça redevient plausible. C'est très bien fait, et surtout parfaitement maîtrisé. Ceci me renvoit à un des thèmes abordés dans le film, c'est à dire, les préjugés. En fait tout au long du film, nous sommes confrontés à nos propres préjugés, en ce qui concerne le personnage de Chema (l'amateur de films hardcore), et le personnage de Bosco, un jeune qui nous paraît assez ordinaire. Après, ce film aborde surtout le thème de la violence dans l'audiovisuel. Thème qui est d'ailleurs très bien développé dans le film. On voit bien le voyeurisme qui est en chacun de nous, notre curiosité pour le morbide, ainsi que l'attitude des médias par rapport à cette violence et à ce voyeurisme. Après, pour ce qui est de l'ambiance, elle est également très réussie. Le suspens est en haut tout au long du métrage, et on y entre dès le début. Bref, Tesis est un petit bijou du cinéma espagnol, qu'il faut absolument voir. En tout cas moi, je le compte parmis les meilleurs thrillers que j'ai vus. Un grand film.
Vraiment un très bon suspense, digne des maîtres du genre. Certaines scènes arrivent à une tension extrême et jusqu'au bout on ne sait pas qui est le psychopathe (il y a 4 suspect). Le tout est bien réaliser, une petite perle du thriller.
Pour son premier long-métrage, Amenabar a fait les choses en grand. Car "Tesis" est en effet un excellent film. Certes on peut lui reprocher deux ou trois petits détails, mais cela n'a pas beaucoup d'importance. Car que ce soit au niveau technique (très bonne mise en scène doublée par une musique parfaite), que ce soit dans le choix des acteurs (tous très bons, même si Ana Torrent - qui en plus est superbe - tient la palme), et que ce soit dans la maîtrise du suspense, poussé très loin, et dont on ne ressort pas forcément indemne, ça gère plutôt pas mal. Un film très intelligent.
Un thriller espagnol malsain et des plus efficaces qui nous emmène dans l'univers des films "snuff". Le rythme est très bon ce qui fait qu'on ne s'ennuie pas un instant. Le film nous réserve son lot de surprises. En effet, jusqu'à la fin, on ne sait pas. Les acteurs jouent bien. Un bon moment.
Premier long-métrage d'Alejandro Amenabar, récompensé par 7 Goyas, Tesis fut le fer de lancement d'une carrière jusqu'à présent irréprochable. On retrouve dans cette intrigue étudiante toute la panoplie du réalisateur, qui en était pourtant encore à ses balbutiements. Un scénario solide ficelé avec beaucoup d'intelligence pour captiver le spectateur et lui conférer la même angoisse que celle des protagonistes. L'histoire se distingue véritablement par sa richesse narrative, qui fait naître chez le spectateur une multitude d'interrogations et qui font perdurer le doute jusqu'aux tout derniers instants.
Pour ce faire Amenabar utilise un univers : L'univers étudiant. Que ce soit de manière spatial, avec cette université aux couloirs sans fins, aux étudiants passifs et aux salles poussiéreuses, ou de manière contextuelle. Le thème abordé, à savoir les snuff movies, renvoie directement à la jeunesse, au voyeurisme malsain qui peut l'enthousiasmer et aux bêtises qui en découlent. Angela, contrainte malgré elle d'enquêter sur un snuff movie qui aurait condamné une étudiante de sa faculté, va nous plonger à ses côtés dans une quête des plus angoissantes.
Les soupçons se portent sur tous ceux qui l'entourent, de près ou de loin, les indices et les fausses pistes naîtront par dizaines. Dans cette recherche de la vérité de nombreux facteurs seront disséminés. Tout d'abord le rapport à la mort, non pas en elle-même, mais en tant que dépérissement physique, et plus ce dépérissement sera morbide, plus le rapport sera incertain. Perdue entre fascination et rejet, entre désir de savoir et désir d'ignorer, l'enquête nous fera nous-même hésiter : À vouloir voir les images que les protagonistes voient, à vouloir écouter les sons qu'ils entendent. Finalement nous subiront le même traitement que le réalisateur inflige à ses personnages : Nous serons perdus et incertains.
Si les images ne tombent pas dans l'esprit gore mal placé, la violence reste très présente, et le film n'est pas à mettre entre toutes les mains. Outre le côté angoissant de l'enquête, le fait d'en découvrir d'avantage sur la nature de ses crimes, la manière de procédé des agresseurs etc. va apporter un malaise constant. Le thriller se transforme lentement en film d'épouvante, avec ces couleurs sombres, ces rêves étranges, ces faux-semblants, ces personnages inquiétants et cette menace qui plane toujours de manière plus précise sur Angela. Apeurée de subir le même sort que sa camarade disparue, elle sera épaulée par un autre étudiant – amateur de films gores –, Chema. À eux deux ils formeront un duo très complexe, qui fonctionnera avec difficulté, tant la paranoïa grandissante du film et leurs caractères opposés contribuera à créer des frontières incertaines.
L'histoire est censé être simple : La recherche d'un coupable. Mais cette recherche sera floutée par tous les sentiments que ne pourront s'empêcher de ressentir les personnages : De l'amour, du désir, de la peur... Et finalement la recherche se transformera en véritable puzzle incompréhensible, dont seules certaines pièces manquantes pourraient y apporter de la clarté.
Certaines séquences pourront paraître maladroites, et le jeu des acteurs ne sera pas toujours convaincant. Cependant, l'histoire et la tension toujours plus importante cacheront ces quelques défauts, pour nous offrir un thriller à l'ambiance étouffée et au déroulement passionnant. Et il gagnera d'autant plus en puissance qu'il se base sur une véritable question de société, référée dans l'affiche : Que sommes-nous prêt à accepter derrière un écran ? Amenabar fait ici une critique du vice que peut représenter le cinéma, qui se place dans le divertissement et oublie parfois la morale éthique, juste pour satisfaire les désirs inavoués des uns et des autres.
Mis à part toutes les qualités que j'ai déjà cité, le réalisateur prend même la peine de se faire une inside joke. Effectivement lorsqu'Angela fait une recherche concernant tous les acheteurs d'une caméra XT-500 nous pouvons retrouver son propre nom, un clin d'œil plutôt sympa.
Bref, Amenabar signe alors avec son premier film un délice scénaristique et une mise en scène agréable, bien que parfois maladroite. L'appréhension finale reste très positive, et ne donne qu'envie d'en voir plus sur le travail d'un cinéaste hors-norme, qui fait figure à titre personnel de réel modèle.
Le thème des snuff-movies est ici traité avec toute l'intelligence nécessaire pour ne pas tomber dans le voyeurisme le plus total. A ce niveau, le film est des plus intéressant. Mais même le talent d'Amenabar, pourtant à l'aise dans le genre, peine à faire oublier le côté "téléfilm" du scénario.
Etant fan du scénar d’Ouvre les Yeux, j’ai voulu voir ce film méconnu et la surprise fut bonne. Excellent thriller pour un premier film !! Intrigue bien montée, on se doute sans en être sûr, on cherche… suspense tout simplement efficace. Film angoissant à souhait. Je cours voir Mar Adentro…
Un film d'épouvante tres tres réussi, qui nous plonge dans une ambiance tres inquiétante et nous fait frissonner sans même avoir recours au surnaturel ! Tout est bien rationnel, mais l'aspect choquant de l'histoire mélangé a une mise en scène de qualité et des acteurs qui incarnent bien leurs rôle font qu'on est facilement mal a l'aise ! Alejandro Amenabar (qui se réfère lui-même en mettant son nom dans la liste des gens ayant acheté le même type de caméra qu'a Bosco !) maitrise avec justesse son film, qui devient calme au bon moment, et devient terrifiant au mauvais moment ! Et un scenario qui rebondit plusieurs fois a la maniere des films d'Alfred Hitchcock, c'est tres interessant ... Avec en plus des Snuff-movies tres réalistes ...
Un film noir et assez angoissant surtout dans les scénes et dialogues un peu moins sur certainement incohérance dans le scénario... mais a voir agréablement ''surpris'' mais attention c'est assez violent coté ambiance !!!