Oh, il pourra certainement agacer ce film de Catherine Corsini, son allure « bobo » et très « parisienne » étant incontestable. Toutefois, difficile de ne pas lui accorder un certain mordant, des personnages haut en couleurs et un vrai portrait de femme d'aujourd'hui, plus libre, plus drôle, plus « chiante », auquel la succulente Karin Viard vient apporter un charme et une audace supplémentaire, au-delà d'un physique évidemment plus que porteur. Avec en prime une petite réflexion sur l'engagement politique et, surtout, jusqu'à où pouvons-nous aller par amour, quitte à faire les choix les plus insensés (je pense que beaucoup se reconnaîtront !). Légèrement irritant donc, mais plutôt réussi.
Pas spécialement convaincu d'avoir regardé une comédie, au sens où on l’entend ordinairement, trouvant dans ce film plus matière à tragédie qu'à rire. Il n'y a rien de vraiment amusant dans ce long métrage, où Karin Viard tranche dans le décor avec son naturel désarmant (il faut avouer que, le film n'étant pas très long, elle en vient presque à monopoliser l'écran) dans une romance contrariée sur un vieux fond de critique sociale. Ce n'est pas fondamentalement ennuyant mais pas non plus marqué du sceau du génie, on éprouve l'impression d'une succession de saynètes sans autre liant que son personnage principal.
Au bout de soixante minutes, j'ai atteint l'overdose avec cette Camille exaspérante et même horripilante. Nouvelle Eve, je ne sais pas, mais ce que je sais, c'est qu'elle est instable. Aucune affinité avec ce genre de personnage sur vitaminé qui cherche des noises à tout le monde, ne pense qu'à elle et ses petits plaisirs. La suivre pendant une heure trente m'a semblé durer le double. Immature et erratique dans son comportement. Pourquoi est-ce classé dans le genre comique car à aucun moment on ne rit ou même sourit ?
Petite comédie qui sort des sentiers battus mais qui ne vaut pas ce qu’en dit une presse parisienne toujours aussi formatée. Le rythme est correct mais les moments de relâchement sont tout de même fréquents. La mise en scène est des plus quelconques et soutient une bardée de poncifs “libertaires” qui lassent très vite. Reste une Karin Viard, adorable à croquer, qui relève le rythme et joue quelques scènes de caractérielle vraiment excellentes. C’est au-dessus de la comédie franchouillarde standard mais très loin d’un petit bijou !
La nouvelle Eve, C'est camille, modèle de jeune femme moderne, affichant son mépris du couple et multipliant les aventures. Mais cette liberté que Camille revendique et qu'elle consume dans des relations médiocres n'est-elle pas plutôt l'aveu de son instabilité, de son incapacité à aimer? Lorsqu'Alexis entre dans sa vie, la nouvelle Eve joue son rôle de tentatrice, comme jadis semble dire ironiquement Catherine Corsini. Le portrait de cette célibataire de 30 ans se nourrit d'indices psychologiques et sociaux très juste tout en préservant le caractère de comédie que détermine le personnage de Karin Viard à travers ses contradictions, son existence stérile ou, plus précisément, ses piteuses tentatives, maladroites et cocasses spoiler: (comme militer pour le PS!) , pour attirer l'attention d'Alexis, marié, deux enfants. Karin Viard, pleine de vitalité et de drôlerie, est remarquable dans ce rôle. Mais d'où vient que progressivement le sujet nous lasse un peu? Probablement de la mise enscène, impersonnelle, semblable à celles qui, décrivant un personnage et son évolution, composent une succession trop uniforme de tranches de vie exclusivement consacrées à l'identification du personnage. C'est le syndrome trop courant d'un cinéma français qui se préoccupe de construire un personnage au détriment d'une histoire, qui favorise le contenu et le sens plutôt que la forme et le style.
Comédie romantique moderne d une amante dans l air du temps, un rôle taillé sur mesure pour K Viard excellente dans ce type de rôle. Pour le reste un scénario assez convenu mais dans une réalisation suffisamment convaincante, ça se laisse voir sans être inoubliable.
Karin Viart, célibataire enchainant les relations d'un soir, est un peu la Eve des temps modernes qui tombe amoureuse d'un Adam qui s'avère être malheureusement déjà marié. Le scénario se déroule sans trop de surprises mais c'est surtout l'interprétation de Karin Viart (énergique et émotive) qui donne de la qualité à ce film.
Moderne, on peut se réclamer de la Nouvelle Eve qui nous apporte son point de vue criant de vérité sur le monde d'aujourd'hui. Irreductible, émotive, Karin Viard évolue avec appétit, drôlerie (jeu digne de Charlot) dans ce personnage aux mille facettes. On savoure les dialogues et les situations. On aime l'amour en voyant ce film où le courage de l'héroine nous stupéfie. Simplement filmé, grace à des plans séquences, sans lourdeurs et sans effets, ce film nous communique un enchantement réjouissant.
J'ai passé un bon moment devant cette comédie mais j'ai trouvé tout de même les personnages un peu niais et l'histoire est parfois poussée à l'extrême !
Bon ben voilà typiquement le genre de films français tout pourri comme on faisait déjà il y a plus de vingt ans. C’est incroyable à quel point ce métrage respire la vacuité la plus totale. Déjà le jeu des acteurs est médiocre avec pour ma part une Karin Viard pas du tout entrainante dans le film. Elle est assez peps, mais son personnage versatile, colérique, dépressif est d’un ennui mortel et pas du tout drôle. Son côté nymphomane apparaît d’autant moins évident qu’elle semble au contraire chercher à s’enlaidir constamment. C’est peu crédible. Autour d’elle des seconds rôles sans intérêt avec un Pierre-Loup Rajot plutôt bon dans son interprétation mais doté d’un personnage tout aussi inconsistant et peu crédible que Viard. Quant aux autres acteurs ils sont vraiment secondaires et sont pas du tout aidé par des dialogues ridicules, mention spéciale au pauvre Sergi Lopez. Tout ce petit monde évolue dans une histoire d’une affligeante banalité spoiler: à coup d’histoire de fesses dans la petite bourgeoisie parisienne . C’est sans intérêt, pas drôle, déjà vu un milliard de fois, le tout avec une petite musique spoiler: « programme PS » martelé en ligne de fond. On a vraiment tout ce qui est irritable dans le cinéma français avec son lot de clichés, de personnages versatiles et indécis évoluant avec des enjeux insignifiants. C’est gênant par moment. Formellement il n’y a rien. Les images sont moches, sans aucune recherche de plan, on est presque toujours à mi-distance des personnages, avec peut-être les scènes de fesses les plus banales que j’ai vu depuis longtemps. Tout est impersonnel, tant dans la réalisation que la photographie d’une affligeante neutralité et j’ose à peine parler des décors, le film se déroulant essentiellementspoiler: dans des intérieurs sans âme et les quelques extérieurs n’étant aucunement soignés. C’est la même chose dans la bande son, une catastrophe jusqu’au générique dissonant prise de tête. Ce film aux sentiments artificiels, sans âme, sans intérêt, ni drôle, ni sensuel ni émouvant est une vraie catastrophe. Très honnêtement, ça faisait longtemps que j’avais pas vu un métrage aussi quelconque, qui a la saveur en bouche d’une vieille semelle.
ce pauvre film de psuedo bobo gaucho parisien , c'est mal joué,mise en scene theatre de boulebvard et encore c'est vraiment à chier surtout la bonne propagande politique
Film exaspérant de platitude où jouir de la liberté pour la liberté elle-même mène vers le néant . La construction du sentiment amoureux est navrante et la fixation de l'héroïne relève de la maladie mentale ou d'un désoeuvrement profond ! Un film sur le Vide !