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EricDebarnot
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5,0
Publiée le 27 mars 2016
Plutôt que de s'attarder sur la question du "sens", systématiquement soulevée quand on parle de "Lost Highway", "Mulholland Drive" ou "Inland Empire", il me paraît beaucoup plus important de dire que "Lost Highway" est un film absolument magnifique, complètement envoûtant, représentant la quintessence de "l'Art Lynch" : évoluant dans des sphères de logique et de rêve totalement éloignées du cinéma traditionnel, il est en fait miraculeusement cohérent... pourvu que son spectateur ne cherche pas à "comprendre", seulement à habiter cette histoire de sexe et de mort, de perversions et de transferts (?) de personnalité. Thriller schizophrénique, divagation cauchemardesque sur le thème de la femme fatale, ruban de Möbius infernal, "Lost Highway" est une œuvre fracturée et spasmodique, mais enthousiasmante, s'apparentant autant à la musique qu'au cinéma (voici sans doute l'une des toutes meilleures bandes-son de l'Histoire du Cinéma !). Si les 40 premières minutes de "Lost Highway", très lentes, incroyablement angoissantes, sont ce que Lynch a fait de mieux, le film tout entier nous projette dans un univers où nous ne pouvons plus nous fier à nos sens, nous égare dans des mondes mentaux qui réussissent à être à la fois formidablement conceptuels et terriblement touchants : des codes du film noir - impeccablement illustrés - aux vertiges de nos pulsions les plus profondes (comment posséder vraiment une femme, comment la faire jouir, voici peut-être le seul vrai sujet du film), Lynch réussit avec "Lost Highway" ni plus ni moins que LE FILM PARFAIT.
Peu familier du cinéma de David Lynch, le visionnage de "Lost highway" a été une expérience étrange et dérangeante, notamment lors d’une première partie très réussie et à une excellente gestion du rythme et des silences. La deuxième, plus bavarde, s’avère plus ennuyeuse.
Avec D. Lynch, il ne faut surtout pas chercher à tout rationaliser et s'attendre à du premier degré. Lost highway est scindé en deux parties distinctes dont on suppose qu'elles finiront par se rejoindre. Dédoublement, enfermement dans un purgatoire sans fin, femme fatale qui pousse au meurtre et ce, dans un climat trouble, noir, aux plans étudiés. Un projet difficilement accessible, un brin maniéré, complexe, trop même, au risque de perdre le spectateur.
Puisque je suis dans ma période nostalgique de Lynch, je me suis dis que j'allais me refaire tous ses films et séries. Donc "Lost Highway", que j'ai vu plusieurs fois, allait en faire partie. J'avoue que par rapport à une certaines époque, je suis un peu déçu. Non pas de là à dire qu'il est en dessous de tout car il y a des éléments qui restent intéressants surtout dans l'ambiance, les personnages et l'histoire qui est vraiment originale. Il y a également ce côté ou l'on se pose beaucoup de question et ou l'on essaie vraiment de comprendre. La photographie est aussi intéressante même si sur certains passages, on glisse lentement sur de la facilité. Cependant, j'ai trouvé que c'était parfois redondant et répétitif, dans le sens ou l'on fini par tourner en rond. Les acteurs sont pas toujours aussi efficaces que dans d'autres de ses œuvres. Et surtout le gros hic selon moi, c'est que l'on est trop porté sur LA chose si vous voyez ce que je veux dire. La bande originale est correcte mais tout ce qui est Rammstein et Marilyn Manson (qui d'ailleurs fait un court passage dans le film) n'est pas en accord avec "Lost Highway". En bref, je l'avais trouvé mieux à l'époque mais ça reste plus que correct. C'est à vous de juger maintenant. 13/20.
Dire d'un film de David Lynch qu'il est étrange sonne un peu comme une évidence bien qu'il ait fait des choses beaucoup plus accessibles. "Lost Highway" rejoint "Mulholland Drive" dans l'esprit, mais en nettement moins réussi. Lynch ne se préoccupe pas d'une quelconque cohérence dans sa narration, il n'hésite pas à user du fantastique le plus total et à s'émanciper de toute forme d'explication, pour servir sa narration. On a donc un scénario en forme de 'boucle' où deux histoires se succèdent en se confondant... c'est compliqué de décrire sa construction. Du coup on a des ambiances très différentes entre la première, deuxième et dernière partie du film, et ce jusque dans l'utilisation de la musique - d'ailleurs l'un de ses points forts -, ce qui en fait une expérience assez fascinante. Mais ça pose beaucoup de questions et on n'a pas vraiment de réponses...
Sexe, méandres de l'âme et questions identitaires s'imposent comme des thèmes récurrents chez Lynch qui délivre ici une oeuvre singulièrement fascinante et dense. Grâce à un parti-pris artistique reconnaissable, le réalisateur nous entraîne dans le délire d'un homme désireux de s'évader de sa culpabilité plus encore que de sa réalité carcérale grâce à une mise en scène symboliquement explicite, notamment à travers le jeu léché sur la lumière et une (excellente) musique illustrative qui complète notre compréhension des personnages. Malgré une certaine lenteur amenant tension dans la première partie et insistances dans la seconde, le rythme n'endort pas, intrigués que nous sommes par le récit et interpellés par les nombreux échos proposés entre ces deux facettes d'un même individu. Laissez-vous embarquer par ce voyage au cœur des méandres d'un esprit torturé!
"Il ne faut pas chercher à suivre une histoire dans un film de David Lynch, mais se laisser porter par les images et le son. Un film de David Lynch c'est un tableau a mi chemin en Hopper de Munch", cet aphorisme s'applique parfaitement à LOST HIGHWAY... et malgré tout pendant et longtemps après la projection on se demande quelle est l'histoire, qui est vraiment qui, où est le rêve, la réalité, le délire psychotique. On tisse des liens, on échafaude des hypothèses, mais il y a toujours quelque chose qui ne colle pas, une brique manquante, une brique de trop dans le puzzle, et c'est à la fois fascinant, dérangeant et frustrant. Donc reste le côté disons esthétique du film, qui est indéniable : la musique, les images, les flashs, la distorsion du temps et de l'espace sont parfaitement rendus et symbolisés par cette ligne jaune médiane de la route qui défile, se dédouble et se défile, un peu comme les deux personnages principaux du film à la fois brune et et blonde pour la femme, quadragénaire et jeune adulte pour l'homme
David Lynch nous plonge dans un labyrinthe où le réel se tord et se brise, laissant place à une expérience hypnotique. "Lost Highway", c’est une route sinueuse vers l’inconscient, où chaque détour défie la logique. Le film pose les bases de "Mulholland Drive", avec ce même goût pour l’identité éclatée et les récits en spirale. Fascinant, inquiétant, parfois incompréhensible, il fonctionne comme un cauchemar éveillé dont on ne sort pas indemne.
Il trainait dans mon inconscient une image de film culte pour la génération de nos enfants. Je m’attendais donc à « quelque chose » en le regardant enfin cette semaine.
Tout en reconnaissant la créativité de Lynch, reconnaissable dès le départ à ses images et à la musique planante , je suis resté sur le bord de l’autoroute, incapable de suivre les méandres du parcours fantastique qu’il propose , baigné malgré tout dans la crudité bien réelle de sexe et de violence californienne.
Je préfèrerai donc revoir à l’occasion Muholland Drive, et pour l’instant Blue Velvet, programmé dans le cadre du Festival Lumière 14, reste mon préféré chez Lynch. Sans parler du l’excellent feuilleton TV Twin Peaks, que je n’ai que vu partiellement. DVD1 2015
Le maitre de l'étrange et du sensorielle signe une de ses œuvres les plus énigmatiques. Quelques années avant son chef d'oeuvre "Mulholland Drive", Lynch nous offre le même genre de film extravagant, difficile à comprendre, à la photographie sublime. Un enfer pour les amateurs de terre à terre qui resteront à quai très vite mais un peur bonheur pour les personnes qui acceptent de se laisser transporter sans forcément tout comprendre à l'intrigue.
Réalisé trois ans avant Mulholland Drive, qui a reçu le prix de la mise en scène à Cannes, Lost Highway, sans bénéficier de ce prix, lui est supérieur ne serait-ce que sur ce point. Il partage en tout cas avec lui son intrigue mystérieuse et son ambiance envoûtante, avec quelques pointes de terreur vraiment marquantes. En même temps qu'il est l'un des meilleurs films de David Lynch, c'est l'un des films les plus aboutis sur les arrangements et les méandres de notre esprit.
La mise en scène de lost highway est une mise en scène « psycho subjective » c'est-à-dire quelle nous plonge dans la (ou les) peau(x) dun meurtrier qui inconsciemment veux oublier ce quil a fait au point dentrer dans un autre personnage , lequel sera poursuivit par son inconscient sans jamais pour autant retrouver la mémoire. Il y a dans lost highway la même intensité meurtrière que dans shining ou cest linconscient qui pousse a tué, cette notion oriente la camera et le montage de Lynch dont le film rappel lunivers du cauchemar alternant fantasmes et violence pour finir par ne faire quun avec la diffusion du film porno sado masochiste dans lequel joue Alice. Les interprétations de lhistoire peuvent variées selon les spectateurs et ne sont pas un obstacle a la visions du film qui au même titre quune uvre abstraite de Picasso peux touchez sans pour autant vouloir dire quelque chose. David Lynch a inventé une nouvelle définition du cinéma. bravo et tant pis pour ceux qui n'on pas compris la beauté de ce chef d'oeuvre.