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Ryce753
33 abonnés
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4,0
Publiée le 18 mars 2014
Premier film de Terrence Malick et malgré certains petits défauts, le film est assez réussi et prenant. L'histoire m'a tenu en haleine et je me suis pas ennuyé. Un road movie sanglant doté d'une mise en scène maîtrisée, parfois hypnotique et poétique, les grands espaces américains sauvages et désertiques, deux protagonistes bizarres incarnés par deux acteurs qu'on voit rarement (Sissy Spacek et Martin Sheen), du suspens; des ingrédients qui font que ce film vaut la peine d'être vu. Du bon cinéma des seventies.
J'ai beaucoup aimé ce film, de très beaux paysages, une ambiance et des acteurs attachants... "Lui" parvient à être drôle malgré son rôle cruel. "Elle" perchée à souhait nous procure des scènes assez absurdes
C'est l'histoire d'un beau gosse au physique à la James Dean qui est éboueur, un jour il rencontre une jeune rouquine au physique assez banal mais mignonne puis entre eux va naitre une histoire d'amour . Non pas une histoire classique, ce sera une histoire sur fond de meurtres, un peu comme Bonnie and Clyde ils sont recherchés par la police et avec leur voiture ils roulent, de route en route au bout du monde, ils ne savent pas où exactement car ils sont perdus .
Entre de la violence, de l'amour, des paysages magnifiques et une douce bande son mélancolique Terrence Malick offre tout son talent unique et spécial de réalisateur sans sombrer dans la lourdeur ou le gnagnan ultra mou . C'est doux, léger, beau et vraiment prenant . Les cadrages sont somptueux avec des plans aux couleurs chatoyantes, les acteurs sont touchants de sincérité et le voyage sanglant offert sous forme de road movie est magnifique jusqu'au plan final .
Ce film est une ode a la liberté, la liberté de vivre dans les bois, de vivre a travers les plaines d'un désert, de vivre libre d'amour et de coups de feux. Un film bien plus profond que le simple road movie sur la jeunesse perdue et inconsciente, un film sur la vie, du cinéma Malickien sous toute ses coutures .
"La Balade Sauvage" marque les débuts de Terrence Malik derrière la caméra. Ce même Malik nous offre un film pour lequel on ressent tout de même un sentiment mitigé. Si l'interprétation des acteurs est excellente (notamment Martin Sheen), on ne peut pas en dire autant sur la façon dont se déroule l'action. Ce film comprend de terribles longueurs et une musique qui n'est pas toujours adaptée aux situations. Petite présentation des personnages: Kit: Jeune éboueur aux allures de James Dean qui a la gachette facile et qui montre peu à peu qu'il n'hésite pas à tuer. Ce jeune homme veut défrayer la chronique et devenir célèbre par tous les moyens possibles. Holly: Jeune écolière de 15 ans qui ne connait quasiment rien à la vie. Kit lui apparait comme un "libérateur", car ce dernier lui montre tout ce qu'elle n'a jamais vu: la nature, la vie sauvage. Il lui apprend des choses qu'elle ne connait absolument pas comme par exemple démonter des armes. C'est un film qui se regarde tout de même assez bien mais auquel il manque quelque chose... je pense que le coté un peu névropathe de Kit aurait du être poussé à l'extrême pour donner au film une autre dimension. A noter tout de même que l'idée de la voix off d'Holly pour nous narrer l'histoire est plutôt bien trouvée
Premier des quatre films de Terrence Malick, "Badlands" fut réalisé en 1973 dans un contexte cinématographique décomplexé, qu'il s'agisse de liberté artistique ou bien encore de politiquement incorrect. Si "Bonnie And Clyde" avait en 1967 ouvert la voie aux odyssées sanglantes de couples passionnés, le jeune cinéaste (29 ans) se chargeait par l'intermédiaire de petits moyens d'y apporter sa vision personnelle et de délaisser l'aspect mythique de la chose pour un angle plus émouvant, mettant bien évidemment en avant la nature. On peut être agacé par le message écolo parfois trop appuyé chez le metteur en scène mais ce qui frappe avant tout ici, c'est la façon dont il alimente le contraste beauté rêveuse-violence primaire. Dans d'immenses espaces inoccupés, ce jeune couple tuera froidement une belle poignée d'individus. Espérant échapper à la réalité du monde, il s'agit en fait d'une fable sur l'amour fou, d'une poésie romantique désespérée à l'issue fataliste. Quelques instants d'errements pour le duo avant que la chasse à l'homme ne reprenne, sous les yeux d'un spectateur pris au jeu d'une cavale meurtrière attachante. Laissant parler leur coeur avant leur cerveau, ils commettent des actes irresponsables, impardonnables et semblent en conclusion se perdre dans un idéal romantique qu'ils parviendront à effleurer mais jamais à atteindre. Peu de temps morts, une mise en scène appliquée et une excellente interprétation comblent très bien les quelques petits trous que l'on pourra noter à propos de "Badlands", notamment une voix-off trop explicite et des sentiments peu approfondis au cours d'une première partie un peu grossière qui ne s'effacera définitivement qu'après le premier bain de sang (au bout de 25 minutes à peu près). Le reste est un pur enchantement, un véritable cri du coeur pour un cinéaste inspiré qui n'allait malheureusement pas tarder à se faire très rare dans l'industrie audiovisuelle. A voir, largement au-dessus du très discutable "Days Of Heaven".
"La Balade sauvage" fait partie de ces road-movie culte. Une BO magnifique, des acteurs et une mise en scène géniales font de ce film un chef d'oeuvre a voir. Le thème de ce film est, à ma grande surprise, judicieusement repris dans le film "True Romance" de Tony Scott, certaines scènes et même l'historie font penser aussi à "Tueurs Nés" d'Oliver Stone...sachant que ces deux films sont d'un scénario de Quentin Tarantino, ça ne m'étonne pas du tout que "La Balade sauvage" est inspiré énormément les deux chef d'oeuvre que j'ai cité, et rien que pour cela, ce film mérite entièrement d'être vu !
Un très bon film qui marque le début de la filmographie de Terrence Malick. Un scénario simple mais des plus efficaces et un très fort contraste entre les scènes de meurtres ou les protagonistes sont vus comme des monstres et les scènes d'amour et de survie ou ils sont dans un pays comme imaginaires, dans leur propre monde un peu comme des enfants. Martin Sheen toujours aussi efficace dans ce rôle avec des airs de James Dean et une Sissy Spacek dans un rôle taillé sur mesure. Malick avec toujours son adoration pour filmer la nature d'une des plus belles manière. Qu'est ce qu'on peut retenir, un très bon scénario, des acteurs à leur apogée, un jeu de caméra parfait, un film à voir.
Techniquement, La Balade Sauvage est sûrement un très bon film, bien qu'un peu trop narré à mon goût. Mais je n'ai pas vraiment accroché à l'histoire de ce road-movie difficile à cerner. Libertaire ou nihiliste? C'est assez ambigu. Les personnages sont également étranges ; Kit a la gâchette très facile (limite psychopathe le pépère...) et Holly est à la fois romantique et glaçante d'impassibilité, ce qui peut fasciner ou dérouter. Paradoxalement, il émane de ce film un caractère assez poétique. Enfin, on saluera tout de même son importance historique pour avoir influencé des films cultes comme True Romance ou Tueurs-Nés.
Premier film du légendaire Terrence Malick,et déjà ce goût pour magnifier les paysages de l'Amerique profonde,les plans d'une nature sauvage,des personnages en rupture du modèle usuel de comportement et aussi cette voix-off qui impose distanciation et réflexion mélancolique.Ceci étant,"La Balade sauvage"(1973)apparaît plus dépouillé et direct que ses longs-métrages ultérieurs.Ce qui correspond mieux à mes goûts,et en fait mon Malick "favori".Il s'agit d'une odyssée à la fois violente et contemplative dans l'Amerique des années 50.Un jeune rebelle,ex-éboueur en quête de célébrité qui se prend pour James Dean,et une ado au comportement étrangement docile,se mettent à sillonner le pays,après avoir tué avec désinvolture le père de cette dernière.Martin Sheen et Sissy Spacek sont tous deux excellents en alter-ego de "Bonnie ans Clyde",la contestation en moins,le désœuvrement en plus.Ce qui est amusant,c'est qu'ils incarnent des personnages ayant 10 ans de moins qu'eux tout en restant crédible.L'histoire est très succincte,oubliant de développer la relation singulière entre Kit et Holly,Malick semblant plus conquis par le rapport entre l'Homme et la nature.
Premier film du grand Terrence Malick et déjà un chef-d’œuvre pour ce maitre du cinéma américain. Le grand talent de Malick avec ce film est qu'il parvient à y instaurer une lenteur sans pour autant ennuyer les spectateurs, et pour faire ça il faut du génie. La photographie exceptionnelle y est pour beaucoup, les paysage empruntés pour ce road-movie est tout simplement fabuleuse, tout comme le scénario très bien ficelé. Et un Malick sans une mise en scène merveilleuse n'est pas un Malick et c'est encore le cas ici. Le réalisateur maitrise parfaitement la caméra et montre un talent indéniable. Un film génial donc, à voir !
jeunes, des vies vides au présent comme en avenir, rien de développé en matière de conscience, voilà les bases de cette ballade sauvage. On peut mettre "la vie de Jésus" en parrallèle, mais ou l'action se situe en France. Déjà, l'on sent dans ce film le contemplatif que Malik intègre ses films, cette recherche d'une profondeur, d'une vérité dans l'éternité, l'immensité, ou inversement un détail de ce paysage. Très bon film.
Une histoire d'amour entre une fille de 15 ans, et un jeune éboueur de 25 ans (je sais moi aussi, ça me choque) qui seront recherchés suite au caractère un tantinet nerveux de Martin Sheen qui accumulera les meurtres. Avec une belle narration de la part de Sissy Spacek et une musique à la "True romance" (pour les connaisseurs), cette adaptation sonne comme une poésie sur la naïveté de ce couple, où l'homme se refusera d'affronter certaines réalités en choisissant la fuite pour continuer à choisir, et non subir, sa vie. Son seul objectif, être au coté de cette fille tout en fuyant cette société, avec les préjugés qu'elle comporte, qui ne lui correspond pas. Un chemin de non-retour éveillant sa soif de liberté, sera alors entamé...mais pour combien de temps ? Un film bien réalisé et agréable à voir pour en connaître d'avantage sur ce génie du cinéma nommé "Terrence Malick".
Des scènes inoubliables (cf :la maison qui brule, la "cabane"). Une histoire passionnante, tiré d'un fait divers. Une histoire d'amour qui lie des individus que tout oppose. C'est un très beau road movie dans de somptueux paysages.
Le premier film de Terrence Malick, et déjà un grand film. Bien que basé sur une histoire vraie, le film a une réelle dimension onirique, tant les deux protagonistes semblent déconnectés de la réalité. La ballade sauvage nous entraîne dans leur cavale pour le moins envoûtante. Guidé par la voix-off de « l’héroïne du film », on se rend compte que ces personnages ne savent pas plus que nous où ils vont, et encore moins pourquoi. Ne serait-ce au final qu’une simple et belle ballade ? Par conséquent, la force de ce film et minimiser la gravité de cette tuerie et de lui insuffler un certain lyrisme. La réalisation, magistrale, renforce ces impressions tout en accentuant ce sentiment de perdition, aussi bien pour les personnages que pour le spectateur … Interprété avec force et photographié sublimement, un film unique.
Le premier film de Terrence Malick est bien loin de ce qu'il fera par la suite, notamment sur les points métaphysiques et religieux qu'il développera par la suite dans "La Ligne Rouge", "Le Nouveau Monde" ou encore "The Tree of Life". Toutefois, "La Balade Sauvage" garde comme point commun avec les autres films cet amour de la nature, la manière de filmer la flore qui occupe ici un point important. "La Balade Sauvage" se présente comme le "Bonnie and Clyde" made by Malick. Avec un grain de romantisme en moins, et un bon degré de folie en plus. Car c'est la folie qui semble guider les deux protagonistes principaux dans leur road trip américain. Individus prenant leur vie pour un simple jeu. Individus tuant n'importe qui sur leur chemin par soi-disant volonté de subsistance. Le spectateur est plutôt plongé dans la folie furieuse de ce couple, entre l'excellent Martin Sheen qui campe un voyou violent et misérable et une Sissy Spacek simple d'esprit et suivant bêtement, par amour, son petit copain dans ce voyage meurtrier. Si, à première vue, Malick semble traiter du fait du "jusqu'à ou pouvons nous aller par amour?", l'amour en question est vite effacé pour mettre en avant cette folie furieuse qui habite les deux amoureux. Impossible de s'attacher aux protagonistes principaux et c'est certainement ce que désirait Malick, qui à l'image d'un Kubrick, livre une critique de la violence et de l'aliénation des gens dans la société. Non dénué d'humour noir et d'ironie, "La Balade sauvage" est le Terrence Malick le plus âpre et dur de toute sa filmographie. Son plus simple aussi. Pourtant, il y a une atmosphère particulière qui s'émane du long-métrage, une atmosphère de crainte mais aussi d'apaisement. La beauté des paysages constitue un amalgame avec les violences commises. Sans non plus atteindre la force psychologique de ses derniers chefs d'oeuvres, Terrence Malick filme un portrait simple mais dur de deux malfrats dans une chasse à l'homme à travers les badlands, d'ailleurs titre original du film. Un premier film de bonne facture pour un réalisateur qui penchera plus sur la philosophie par la suite.