Au coeur du mensonge
Note moyenne
3,0
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71 critiques spectateurs

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anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 20 juillet 2012
Un polar loin d'être passionnant. Une intrigue basique et des personnages limités, bon il y a une atmosphère intéressante (les paysages de Bretagne, le brouillard et une photographie qui l'ai met en valeur). En plus à part Sandrine Bonnaire les autres interprètes sont pas fantastiques.
maxime ...

309 abonnés 2 069 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 2 juin 2013
antoine de caunes et valeria bruni-tedeschi ou deux des personnes les plus irritable dans le paysage cinématographique français meme si elle est pas si mal ici, sandrine bonnaire a été bien meilleur même si elle n'est pas mauvaise et jacques gamblin quand a lui une bonne prestation de sa part comme toujours. l'idée de la province par chabrol le parisien ! un peu agaçant. une vision des choses assez bourgeoise dans le style mais surtout des protagonistes de l'histoire, celle-ci tourne un peu en rond on s'ennuie.
Yasujirô Rilke
Yasujirô Rilke

272 abonnés 1 059 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 15 janvier 2008
Dans le commun d’un bord de mer, dans les teintes grises d’une sombre météo et d’une mer témoin des horreurs de l’homme, une communauté voit le viol et le meurtre d’une jeune fille nourrir les ragots. Claude Chabrol conçoit «Au cœur du mensonge» (France, 1999) comme un fait divers anecdotique soumis à l’appareil cinématographique. Au sein d’une petite campagne, cette communauté a deux causes d’ébranlement : ce crime commis et la venue d’une star de la télévision en vacance, Germain-Roland Desmot. Ce personnage perturbateur, fétichiste des bons mots et des citations (comme souvent dans le cinéma de Chabrol) place la communauté dans son contexte sociale, nationale. Ce choix chabrolien n’apporte rien d’essentiel quant à la nature de l’intrigue mais il a au moins pour but de ne pas déconnecter la communauté de son milieu, de ne pas cloître l’environnement sur lui-même, à l’inverse d’un roman d’Agatha Christie par exemple. La narration nonchalante adoptée là par Chabrol pose le récit sur une accalmie douce. Il n’y a pas de vagues gigantesques, le mouvement du film ne s’emporte pas dans des élans violents ou même de secousses. Les crimes ne sont pas soulignés par des scènes de désespoir ou même par des musiques affreusement déictiques. Même lorsque s’élucide le mystère du violeur, la solution n’a rien d’extraordinaire. Ce naturel froid est présent jusque dans le jeu des comédiens. Valeria Bruni-Tedeschi, sa voix suave apposée sur un bé mol, et Jacques Gamblin sont les figures de cette douceur suspecte. La violence du film existe toutefois, et si elle ne s’imprime pas à prime abord c’est parce qu’elle au cœur de l’image. L’art du film exprime sa propre violence. La peinture qui devient expression de la culpabilité, la photographie qui devient aide à une peinture dépendante (Walter Benjamin est invoqué), l’opéra qui devient champ/chant de la trahison, etc… Nulle étape vers le crime, donc vers le masque du mensonge, n’est pas accompagné par une expression artistique.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 17 janvier 2013
Moyen. Si le film n'était pas servi par deux très bons acteurs, il serait d'une très grande fadeur. Tout d'abord, l'intrigue est relativement conventionnel et le jeu d'acteur, dans la moyenne, n'est pas extraordinaire. Les paysages sont beaux, bien filmés et la bande son est intéressante. Les dialogues sont assez bien écrits et l’atmosphère est travaillée (c'est ce qu'on attend d'un film de Chabrol), mais aurait sûrement pu être davantage poussée. Finalement, je trouve que le film manque encore de conviction, il ne s'impose pas vraiment et même si on note une singularité dans l'écriture, dans la mise en scène, ça ne transcende pas tout, et loin de là, on s'ennuie presque et les zones d'ombres (propres à Chabrol) sont trop vites limpides. Le climat des doutes et des mystères n'est clairement pas vraiment exploité, et on ne voit par conséquent qu'une ébauche de polar, où l'on regrette le manque de psychologie, bien que l'atmosphère soit soignée et que les caractères des personnages soient complexes, on ressent quelque chose de pas totalement abouti. Ce qui est bien chez Chabrol, c'est l'identité, la singularité, les sujets traités de manières obscures, parfois complètement déroutantes, ce que je ne retrouve pas assez dans ce film, où pourtant certaines scènes ont pour mérite d'être bien pensée, 3/5.
rogertg2
rogertg2

36 abonnés 762 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 15 janvier 2008
Un film moyen avec pas mal de longueurs. De plus Valeria Bruni Tedeschi n'est absolument pas crédible dans son rôle de commissaire de police, on la croirait à moitié endormie durant tout le film : Claude Chabrol aurait pu choisir une actrice un peu plus dynamique, ça n'en manque pas... On reste également sur sa faim car à la fin, si on connaît l'assassin-violeur de la petite fille, on ne sais pas si celui qui a tué Desmot va se dénoncer ?
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 20 mai 2007
un très bon film de chabrol: haletant, mystérieux, subtil, et une fin réussie. tout le casting est impeccable, avec une mention spécial pour antoine de caunes
Le cinéphile

792 abonnés 2 797 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 2 juin 2013
Premier Chabrol pour moi ( oui je sais quelle honte, pardon amis cinéphiles ) et une nouvelle expérience cinématographique pas déplaisante. Tout en subtilité, en finesse, superbement bien ecrit dans les dialogues autant que dans le scenario "Au cœur du mensonge" se regarde facilement et avec interet. Le long metrage n'est en plus pas dénué d'humour et est interprété efficacement par des acteurs talentueux a part Valeria Bruni Tedeschi INSUPPORTABLE!!!!!
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 18 janvier 2013
Un film d'auteur profond qui s'évite à coup de subtilités le piège de la banalité et du déjà-vu-revu dont ne parviennent pas à se tirer la plupart des polars...
Ainsi, ceux qui s'attendent à une enquête policière à la Agatha Christie (qui a par ailleurs tout mes respects) ou à la NCIS avec le schéma classique meurtre, suspects, interrogatoires, secrets qui remontent à la surface, re-meurtre, re-interrogatoire et coupable inattendu, passez votre chemin, vous allez vous ennuyer... Ici, les meurtres et l'enquête sont en effet relégués au second plan pour développer la psychologie des personnages.
Par conséquent - chose rare au cinéma mais néanmoins plus courante en France qu'aux Etats-Unis - personne n'est enfermé dans une petite case, exagéré ou cliché. La commissaire n'est pas réduite à sa fonction, ni au cliché de la femme-battante-dure-à-cuire-qui-concilie-boulot-et-vie-familiale, le personnage interprété (très bien d'ailleurs) par De Caunes ne surjoue pas le rôle du "people" arrogant et prétentieux, celui qui est accusé du meurtre n'est pas enfermé dans le rôle de victime et sa femme dans le rôle de salope qui le trompe et qui le soupçonne (ni dans celui de femme hyper-aimante-qui-le-soutient-à-cent-pour-cent)... Cela évite par la même occasion les émotions "sappy" comme disent les anglais et dont la plupart des films destinés à un public large sont si friands. Pas de grands violons, de compassion exagérée pour la pauvre petite victime malheureuse, de révolte envers ce que lui font subir les grands méchants gens qui la traquent comme une bête, de prise en grippe envers le salaud prétentieux de journaliste (quoique...^^), et d'énervement envers la commissaire aussi froide que forte (ce qui n'est pas le cas ici, sans pour autant dire qu'elle est faible, sauf pour la voix bien sûr...). Y a pas à dire, un scénario sans grand méchant loup et petit agneau innocent, ça change...
En bref, mention spéciale pour ce film d'une subtilité tout à fait intéressante portée par des dialogues excellents. Après, le fait que ce soit mon premier Chabrol n'y est peut-être pas pour rien dans mon jugement... Mais une chose est sûre, plutôt que de se gargariser de série policières se répétant à l'infini, les gens feraient mieux de faire une petite pause et de prendre le temps de jeter un oeil à ce film au rythme lent mais probablement beaucoup plus intéressant...
Ykarpathakis157

6 209 abonnés 18 103 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 17 octobre 2020
Au cœur du mensonge est une étude typique de Claude Chabrol sur les subtilités de la tromperie humaine, de la trahison des échecs de soi et des autres. Le film qui se déroule sur les côtes bretonnes est brillamment réalisé comme d'habitude. La performance exceptionnelle est probablement celle de Jacques Gamblin en tant qu'artiste boiteux. Sa femme est la solide Sandrine Bonnaire infirmière de district. Sa performance est excellente mais la maquilleuse a trop appuyé sur ses sourcils. Chabrol a son plaisir habituel à nous mystifier à nous laisser perplexe, à nous taquiner à nous déprimer et à nous mettre à notre place. Son but principal semble souvent être de nous prouver avec une précision presque mathématique que nous sommes tous sous l'emprise d'un destin incompréhensible. Qu'il y a des meurtres à chaque coin ou derrière chaque buisson et qu'aucune alliance ou mariage n'est sûre et que la trahison se cache dans chaque cœur. Et même alors nous serons toujours perdus et errant dans un labyrinthe de dimensions supplémentaires. L'étonnant Jacques Gamblin apparaît dans le dernier film de Chabrol avant sa mort en 2010 où il joue trois personnages à la fois. Mais la performance de Gamblin ici est encore meilleures que celle-là...
calamarboiteux
calamarboiteux

49 abonnés 440 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 février 2007
"Heureusement qu'il y a le mensonge; la vie en société serait intenable sinon". Le film illustre cette phrase prononcée par un des héros, l'écrivain animateur de télévision. Comme à son habitude, Chabrol en profite pour faire une peinture acerbe de l'hypocrisie provinciale, ici bretonne, et construit le scénario autour d'une enquête sur un meurtre.
Ce qui est remarquable, c'est l'ambiguité permanente des personnages: à la fois menteurs et sincères, essayant de conciler au mieux leurs différentes facettes, et n'y parvenant pas vraiment... Une peinture de la vie telle qu'elle est souvent.
stans007
stans007

39 abonnés 1 464 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 13 mars 2021
Ça commence plutôt bien : un couple aimant, lui soupçonné, elle courtisée, de bons tropismes, atmosphère trouble, pas trop d’aphorismes chabroliens et des acteurs que j’aime bien (J. Gamblin, S. Bonnaire). L’exposé est excellent mais trop vite le film sombre dans d’épaisses considérations psychologiques et devient aussi peu intelligible que Valéria Bruni Tedeschi.
P.  de Melun
P. de Melun

79 abonnés 1 224 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 2 novembre 2017
On reconnaît bien là la patte de Claude Chabrol : un meurtre odieux prétexte à une étude de mœurs et de caractères, ici dans un port de Bretagne. Alors comme c'est du Chabrol, c'est plutôt bien filmé avec en plus toute l’ambiguïté des personnages, nous laissant souvent en proie au doute quant à l'identité du coupable, tandis que le couple Jacques Gamblin (très bon) - Sandrine Bonnaire se cherche, se retrouve et se perd .... Reste que l'œuvre brasse un peu de vide, que ce soit à travers les différents rôles secondaires ou un aspect trop superficiel dans le déroulement de l'intrigue. On peut aimer mais on peut s’ennuyer aussi.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 1 octobre 2013
Dans de jolis décors de Bretagne, Jacques GAMBLIN joue magnifiquement son personnage d'homme tourmenté. Mais autour de lui les comédiens sont beaucoup plus plats et l'histoire est un peu tirée par les cheveux.
Florence E.
Florence E.

10 abonnés 115 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 21 août 2020
Ce film a une ambiance de théâtre en bord de mer. Les rebondissements tardent à arriver. Personnages attachants qu'on apprend a connaître.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 21 octobre 2014
Par moment intéressant, par moment ennuyeux, un final surprenant, certains personnages assez mal interprétés... le résultat est mi figue mi raisin.
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