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Un visiteur
5,0
Publiée le 29 mai 2008
Je pense n'avoir jamais vu un film avec des dialogues aussi drôles et si finement ciselés. Cette petite tranche de vie de la bourgeoisie intellectuelle de New-York est un véritable régal ! A voir en VO bien sûr pour le débit inimitable de Woody Allen ! Son chef-d'oeuvre assurément.
Plus qu'un grand film, un chef-d'oeuvre. Si Manhattan est entré dans la légende, c'est avant tout parce qu'il est sans doute avec le tout aussi génial Annie Hall le film le plus abouti de Woody Allen (avec Match Point dans un autre genre). Cette histoire de chassé-croisé amoureux, de personnages tenaillés par leurs sentiments contradictoires est devenue culte. Et ce statut est en tous points mérité. Dès les premiers plans du film, le ton est donné : Manhattan sera un personnage à part entière. Manhattan sans ses paysages (son banc, resté dans les mémoires!) n'est plus tout à fait le même film. Car ils subliment dans ce jeu de dégradé en noir et blanc la verve allénienne qui agite tout le film. L'amour ici est absurde car changeant, jamais fixé, toujours à entretenir et à réinventer. Mary ou Tracy? La culture boboïsante d'une trentenaire branchée ou la fraiche naïveté d'une fille à peine majeure? Cette félûre, ce dilemme, Woody Allen la traite, la comble par l'humour grinçant (typique de l'humour juif) sans jamais perdre son flegme légendaire malgré sa situation (une ex-femme bien décidée à le faire payer, un boulot qui s'envole, des amours hésitantes...). Et New York qui comme un seul homme se dresse, rapproche et éloigne les amants qui tour à tour s'aiment et ne s'aiment plus : et tout s'envole alors inconstant comme un air de jazz qui flotterait au coin d'une ruelle à la tombée de la nuit. D'une élégante simplicité, traitant d'un sujet intemporel qui aujourd'hui encore nous interpelle, les intermittences du coeur humain ont rarement été aussi bien abordées que dans ce film. Au Panthéon du cinéma, on aurait tort de ne pas réserver une place à ce petit bonhomme déjà grisonnant, à la vie aussi rocambolesque que son personnage (on voit par ailleurs dans ce film des parallèles troublants avec sa vraie vie, preuve ultime que l'art peut influencer la vie). En tout cas, si Paris est la cité des amoureux, New York n'en a rien à envier.
Même si je l'ai vu dans un état de fatigue avancé et que je ne me souviens plus vraiment du film, ce que je sais c'est que cette comédie romantique de woody est pas mal du tout.
Rythme, dialogues, acteurs, décors... La déclaration d'amour de Woody Allen n'est pas seulement adressée à la ville, mais aussi au 7ème Art tout entier. Chef-d'oeuvre !!!
Une fois de plus, Woody Allen et son humour si particulier ont fait mouche aussi bien auprès du public que de la critique. On était en 1979 lorsque le cinéaste signait "Manhattan", véritable déclaration d'amour à sa ville de toujours (New-York) dans laquelle il organise une confrontation de personnages tous plus charismatiques les uns que les autres. Caractéristique de l'oeuvre générale du réalisateur, ce long-métrage confond comme d'habitude névroses, complexes de personnalités en tous genres, une dose d'humour en-dessous de la ceinture et bien sûr beaucoup (énormément même dans celui-ci) d'auto-dérision, poussant assez loin la caricature du Juif binoclard intello qu'il a si bien incarné des années durant. "Manhattan" a du charme et pas qu'un peu : il le doit entre autres à une mise en scène très soignée, appliquée, bénéficiant notamment de la célébrissime photographie en noir et blanc de Gordon Willis donnant (ça a déjà été dit moultes fois mais c'est ce que j'ai ressenti) presque le rôle du héros à la cité entourant nos obsédés qui ont un peu trop tendance à constamment tout remettre en question (c'est malgré tout pour cela qu'on les aime !). Comment ne pas sourire devant la relation de W.A. avec cette jeune fille de 17 ans très adulte pour son âge et surtout comment ne pas s'esclaffer devant les tourments intérieurs que provoquent en notre adepte de Freud et Bergman ces coucheries entre amis prenant des proportions énormes ? Les situations sont incroyables, souvent très drôles, parfois un peu rébarbatives aussi. Au fond, on assiste toujours au même type de spectacle et rarement se sent-on surpris par la cependant rafraîchissante vivacité transmise par Allen. Alors survient la générique de fin : on regarde sa montre, on se dit que l'on ne s'est pas ennuyé une seconde et puis on fait le bilan du film et ce qu'il nous a "apporté" de nouveau notamment... On constate avec regrets que ce n'est très important : des dialogues mordants et bien sentis, et ça s'arrête là.
Woody Allen a vraiment le don de faire rire. Il nous embarque dans son univers satirique et drôle de façon toujours naturelle, dans un New York en noir et blanc sublime. Les répliques fusent et on a le sourire tout au long du film.
C'est vrai Manhattan est considéré comme le chef d'oeuvre du réalisateur new-yorkais, mais j'avoue que ce n'est pas pour moi son plus réussie. Cette balade qui raconte la vie d'un homme troublée par ses sentiments, et pour son amour pour la ville de son coeur New-York. Mais, il y manque cette légéreté, cet humour décalé que Woody Allen aime distiller dans ses films. Il se perd dans le jeu des couples, au lieu d'analyser le sentiment amoureux comme il le fera dans ses films suivants. On est donc bercé par la vie de ces individus, mais on n'est pas pris dedant! Ce qui est dommage!
Woody Allen se lâche, déclare son amour inconditionnel pour une ville d'exception. Mais peut-on aimer une ville et une femme en même temps ? Apparemment non, car les personnages se cherchent, hésitent, font un pas pour mieux le regretter, selon la grande tradition du réalisateur. Chassé croisé amoureux en noir et blanc, le film s'attarde sur le relationnel et fait passer ses émotions aux travers d'une photographie irréprochable. Peut-être un peu "basique" dans ses émotions, le film reste néanmoins une carte de visite majeure dans l'oeuvre allénienne, une nostalgie teintée d'humour noir et d'amour tiède.
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4,0
Publiée le 28 juillet 2010
Sur la planète intello, au coeur de la Grosse Pomme. "Manhattan", c'est la plus belle dèclaration d'amour jamais faite à une ville! Woody Allen dans tous ses ètats, cernè par les femmes, qu'il aime, qu'il n'aime plus, qu'il n'ose pas aimer...La quarantaine, petit, bigleux, maigrichon et presque chauve, Allen passe tout de même de Diane Keaton à Mariel Hemingway tout en s'interrogeant sur la finalitè de la vie! On navigue avec dèlices dans le microcosme intellectuel new-yorkais avec cette variation superbement ècrite, filmèe et interprètèe! A revoir sans modèration car "Manhattan" est du très grand Woody Allen, un film nostalgique et inoubliable, un rhapsodie en noir et blanc sur fond de rues de New York enneigèes et de chassès-croisès amoureux! N'y rèsistez pas et vous verrez qu'à votre tour vous allez rêver de vous promener en barque avec la personne que vous aimez sur le lac de Central Park avec la main au fil de l’eau, ou de vous asseoir avec elle sur un banc, formant ainsi la plus belle des ombres chinoises! La B.O de George Gershwin est tout simplement sublime...
Sans doute l'un des meilleurs Woody Allen que j'ai vus jusqu'à maintenant. On atteint ici la perfection dans bien des domaines: le scenario est exellent, les dialogue sont formidable et les images sont extraordinaire.
Woody Allen rend un bel hommage à sa ville en même temps le film tourne rapidement en rond, les problèmes de relation c'est pas trop mon truc au cinéma ; heureusement que Woody Allen incarne son éternel personnage de névrosé irrésistible d'humour notamment dans ses répliques.
Une sympathique tranche de vie, mais sans surprise de la part de W.Allen. Porté par une remarquable photographie, l'acteur/réalisateur américain se fait avant tout plaisir.. et le charme opère largement, sa performance, la bande-son et le ton romantique aidant.