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Un visiteur
5,0
Publiée le 5 février 2007
Un incontournable de Woody Allen. Le sujet est toujours d'actualité car les gens ont encore du mal à accepter qu'une jeune femme aime un homme qui pourrait avoir l'âge de son père. Pourtant s'il y a une relation romantique dans ce film c'est bien celle là!
"Chapter one: he adors New York City"...C'est sur cette célèbre phrase que s'ouvre l'un des films les plus reconnus de Woody Allen. Une comédie sophistiquée magnifique et dense, notamment au niveau des relations qu'entretient Isaac ( Woody Allen ) avec les femmes: il aime Tracy, une jeune fille de 17 ans, mais aussi Mary, une intellectuelle pédante et insaisissable, qui s'avère être l'amante de son meilleur ami Yale. La première force de Manhattan est qu'il s'agit d'un film personnel et quasiment autobiographique: comme Woody Allen, Isaac écrit de scénarios pour la télévision ( en effet, à ses débuts, le cinéaste juif était un gagman pour la TV dans les années 1950 ). De plus, le caractère névrosé et en pleine crise existentialiste de son personnage apparaît alors qu'il parle tout seul sur un canapé, vers le dénouement du film. Au niveau de la forme, la photographie noir et blanc de Gordon Willis et le Rhapsodie In Blue de Gershwin lors du générique grandiose du début du film font de Manhattan une oeuvre plastique d'une rigueur formelle monumentale. Un chef d'oeuvre.
Ce film est une énigme. Il est bavard, au point d'en être vide, dépourvu de la moindre action, et pourtant il est captivant du début à la fin. Sans doute grâce à son esthétique qui est hyper réaliste, et de par sa musique géniale qui font que l'on est comme hypnotisé par ces blablas sans fin d'intellectuels New Yorkais qui gesticulent dans toutes les situations. Un chef d'oeuvre qui tient du tour de magie.
Si l'on sentait poindre l'amour certain - presque "freudien" comme l'affirme l'un des personnages du film - que porte Woody Allen à New York, "Manhattan" en est sans aucun doute le manifeste le plus éloquent. Le plus beau aussi. Par le biais d'un magnifique noir et blanc rondement enrobé par la musique de George Gershwin, le réalisateur nous donne à voir un New York magnifié, fantasmé, enjolivé à l'image des premiers plans du film qui nous en mettent plein les yeux en nous balladant toujours plus profondément dans les tréfonds grouillants de bruits, de musique, d'individus, richesses triviales mais inestimables de celle que l'on nomme "Big Apple".
L'humour (cynique au possible) est de mise, comme à l'accoutumée, au service d'un script enrichi, ici, d'une dimension psychanalytique encore plus pregnante, plus développée, approfondie et maîtrisée que dans "Annie Hall", à croire que son passage par la "case Bergman" avec le chef d'oeuvre "Intérieurs" lui ait été grandement bénéfique. Au passage, Allen nous gratifie de séquences d'anthologie (celle du planétarium, par exemple, pour ne citer que celle-ci) prouvant encore une fois (comme si besoin était) qu'il possède ce talent indéniable d'observation très pointue des moeurs de ses contemporains, cette capacité de retranscription de ceux-ci à travers le prisme subjectif de ses problématiques récurrentes et ce, avec cette justesse de ton édifiante qui n'en finit pas de surprendre.
Mis en parallèle avec "Match point" qu'il réalisera 25 ans plus tard et qui reprend le personnage de la jeune actrice Tracy sous les traits, non pas de Mariel Hemmingway, mais de Scarlett Johansson, la mélancolie latente de "Manhattan" se teinte également, dans son ensemble, d'une amertume sourde, d'un pessimisme effrayant. Un très bel hommage, en définitive, à voir et à revoir sans modération.
Un temps, l'utilisation de la lumière (contre-jours) et du noir et blanc intrigue, puis on se rend compte que malgré ce "Woody Allen" en haut du générique, on n'assiste à rien plus qu'une version cinéma des Feux de l'amour, dialogues insipides et personnages ridicules. Jamais drôle, qui plus est.
Les 5 premières minutes du film, portrait de Manhattan sur la musique de Gershwin, reste comme l’un des meilleurs antidépresseurs du monde. « Manhattan » est à ce jour le travail le plus aboutis de Woody Allen, la photographie de Gordon Willis sublime New-York comme jamais.
Chef d'oeuvre! L'éternelle indécision des intellectuels "prise de tête" dans leur vie sentimentale. Avec en toile de fond, New York sublimée comme jamais; chaque centimètre de pellicule révélant une photo noir et blanc digne des plus grands. Un morceau de l'histoire du cinéma. Et pour ne rien gâcher: la jeunesse et la beauté immortalisées de Mariel Hemingway.
Il est vrai que presque tous les films de Woody Allen reprennent les memes thèmes:New York,Le jazz,l'adultère,le milieu intello,la famille.Woody parano,hypocondriaque,chétif,maladif,peureux...mais quel bohneur à chaque fois...
Woody en équilibre entre angoisses et rires, Gordon Willis à la photographie, Manhattan vu au travers des yeux d'un amoureux, chassé croisé amoureux, vous l'aurez compris... que du bonheur !
Du Woody Allen très grand cru! Cette comédie dramatique est un sommet du brillant metteur en scène. Drole, original, touchant : tous les ingrédients sont réunis pour réussir une très belle oeuvre, ce qu'elle est. De plus, alors que le scénario pourrait être très banal, Allen arrive à le rendre passionnant grace à des personnages bouleversants d'humanité. Une oeuvre à part dans le cinéma Hollywoodien.
Même si j'adore le Woody Allen de Melinda et Melinda, il faut être honnête, celui de Manhattan avait vraiment quelque chose de plus. La musique de Gershwin, le jeu de l'acteur et de ses "emmerdeuses", à commencer par une Meryl Streep décidément excellente dans le registre de la garce. Du grand Woody Allen !
Un titre peu surprenant compte tenu du réalisateur. On ne peut que le féliciter du tournage en noir et blanc qui ne font que rendre la ville encore plus magique et différente de celle qu'on voit habituellement. L'histoire est particulièrement pittoresque, Woody a des problèmes avec son ex-femme, superbement interprétée par Meryl Streep dans un rôle où on ne l'attendait pourtant pas, il a une nouvelle copine de 17 ans (!), magnifiquement campée par Mariel Hemingway, la petite fille de l'écrivain, et il est intéressé par la maitresse (jouée par Diane Keaton dont ce sera pendant longtemps le dernier film avec Woody) de son meilleur ami, tout ceci saupoudrée de l'inoubliable "Rhapsody in blue" de Gershwin. Magique !
Un des films cultes de Woody Allen. C'est ce que j'avais plus ou moins entendu à travers quelques bonnes critiques. Je ne connaissais pas vraiment la carrière de Woody Allen et encore moins ses films. C'est pourquoi je me suis lancé dans l'aventure Manhattan. Manhattan est un film simple, drôle et propre, sachant accentuer sur les bonnes choses. Il est avant tout très esthétique par son noir et blanc pas trop lumineux, pas trop contrasté. Woody Allen, en plus de jouer avec talent le protagoniste, signe des dialogues bien écrits, très drôles et surprenants. Le style de Woody Allen n'est pas imitable, il est particulier, unique et n'a pas encore reçu d'égal. S'il fallait le résumer, on ne pourrait pas en dire grand chose, car c'est ce genre de chose qui fait qu'on ne sait pas pourquoi on apprécie ce style mais on l'apprécie toutefois. Bref, Manhattan n'est pas un film noir, ni une comédie romantique, c'est juste un film simple, moderne, atemporel et extrêmement divertissant.
Manhattan est un des points culminants dans la carrière de Woody Allen. On y retrouve toutes les obsessions de son auteur sublimées par un magnifique scope noir et blanc (sublime travail de Gordon Willis) et la musique de Gershwin. Depuis sa sortie, Manhattan reste sans conteste la meilleure publicité jamais faite à la ville de New York. Une sorte de poème amoureux d'un cinéaste qui la connaît dans ses moindres recoins avec ses petits restaurants, ses expos modernes, ses rencontres extravagantes. Manhattan est une déclaration d'amour au jazz, au cinéma noir et blanc, aux femmes, à l'amitié, à l'écriture...La distribution est brillante : Diane Keaton en intello dépressive et Michael Murphy en mari amoureux d'une autre femme sont excellents. Woody Allen n'a jamais été aussi bon devant et derrière la caméra. A la fois film d'une grande humanité, lucide, poétique, décapant et aux dialogues magnifiques. Une des plus belles déclarations d'amour au cinéma et aux acteurs.
Un des rares films de Woody entièrement tourné en noir et blanc et probablement celui qui met le plus romantiquement en scène la ville chérie du cinéaste, New York. Les images de la métropole américaine, agrémentées de la musique du compositeur newyorkais George Gershwin, sont tout simplement sublimes. Et que dire des personnages, à la fois désespérés et comiques, qui ne manquent pas de nous rappeler à quel point vivre dans une ville de l'ampleur de New York peut désensibiliser les gens, voire les aliéner. Cette "enième" comédie romantique de Allen est d'après moi celle qui synthétise le mieux l'habileté du réalisateur à rassembler comédie et drame pour drôlement nous émouvoir(?). Les performances de Woody et de Diane Keaton sont très justes, comme toujours, mais celle qui se démarque est sans aucun doute la jeune Mariel Hemingway, dans le rôle de Tracy, dont le jeu réussirait à toucher le plus aguerri des G.I. Sans oublier les citations juteuses de Allen qui dans Manhattan sont particulièrement abondantes et hilarantes: "...d'après moi, les gens devraient s'accoupler toute leur vie avec le même partenaire, comme les pigeons ou les catholiques." Ou encore, "tu penses que tu es Dieu (Yale)" et Woody de lui répondre, "il faut bien que je prenne quelqu'un comme modèle." Un film passionnant, touchant et incroyablement intelligent; et puis si la ville de New York vous attire, cette ode urbaine saura vous émerveiller à coup sûr.