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Alolfer
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3,0
Publiée le 4 avril 2026
Woody Allen surprend son monde avec Zelig, un faux documentaire sur ce personnage fictif.
Cette invention de Woody Allen et l'univers construit est vachement prenant. Toute l'histoire qui se suit est intéressante et permet de dénoncer plusieurs points : le capitalisme ; le regard des autres pour ne citer qu'eux.
Au delà de ça, même si je suis pas rentré à fond par le récit raconté, j'ai adoré cette direction "documentaire" ainsi que la réalisation. Ce noir et blanc est magnifique. Tout cela semble réel et immersif.
Une énième pépite de Mr Woody Allen, en racontant l'histoire surréaliste de ce "Caméléon Humain" : ZELIG... Un homme capable de changer de personnalité au contact des protagonistes qu'il cotoie. C'est amusant de voir ce long-métrage où le célébre metteur en scéne new-yorkais collabore avec celle qui fut sa muse dans la vie, et sur les écrans : Mia Farrow.
Note à but personnel: Un génie de la narration à l'œuvre... Comment créer un récit à partir de rien? Inventer une fausse personnalité sans tomber dans le genre de la science-fiction, en restant fidèle à la Allen mania. Le récit est bien plus interessant que la seule blague de voir Woody Allen devenir un rabbin ou noir, c'est encore une fois le portrait d'un personnage qui n'a aucune confiance en lui et donc se métamorphose tout aussi bien psychologiquement que physiquement en les personnes qu'il côtoie. Un homme qui a peur d'être lui.
Film court tourné comme un reportage en noir et blanc. Très original bien que reprenant des thèmes récurrents chez Woody Allen. Histoire, simple, compréhensible.
Zelig ce faux documentaire en images d'archives dans lesquelles Woody Allen et Mia Farrow s'imiscent est d'une grande originalité mais la magie qui tenait parfaitement la distance sur La rose pourpre du Caire ne tient pas la route jusqu'au bout ici. Cela vient sans doute de la forme du film mais surtout à l'histoire abracadabrante qui empêche de se laisser porter. Il y a quelques bons mots mais le comique du film est très diffus. La scène finale avec les nazis m'a quand même fait marrer, j'avoue. Après, il reste l'originalité du film et la prouesse technique dont je soupçonne Robert Zemeckis d'avoir repris les mécanismes dans cette fois-ci l'excellent et non moins original Forrest Gump. A voir par curiosité mais pas le meilleur de Woody.
Sur le mode documentaire d'une certaine époque, Woody Allen raconte l'histoire de Leonard Zelig, cet homme-caméléon qui possède l'étrange faculté de prendre l'apparence physique des personnes autour de lui ou d'en épouser l'esprit. Il se spoiler: croit docteur en présence d'un médecin, il devient noir en présence d'un boxeur afro-américain!.
Allen incarne lui-même ce personnage simultanément phénomène scientifique et de foire, homme chétif et insignifiant starifié par les médias des années 20. La comédie d'Allen s'apprécie distinctement sur la forme et sur le fond. Le réalisateur reproduit brillamment le style des films d'actualité des années 20, avec voix off du commentateur pour l'essentiel du texte, et insère les souvenirs des témoins vieillis de l'époque. L'illusion est parfaite, y compris quand Zelig apparait en personne sur les images d'archives: spoiler: sur un balcon du Vatican, à proximité d'Hitler dans un meeting!
Au-delà de l'exercice de style, Woody Allen incarne un homme tour à tour admiré et vilipendé, suivant les revirements de l'opinion, un type qui a choisi de ne pas exister en propre, de se confondre par couardise et timidité avec le conformisme ambiant. Que Zelig soit juif n'est absolument pas indifférent. Echapper à sa condition de juif est sans aucun doute pour Zelig une façon de mettre à l'abri. Le film est brillant, pas forcément comique, même si les bons mots clairsemés de l'auteur font mouche.
Espèce de mockumentaire très particulier. Pour arriver à ses fins, le réalisateur Woody Allen a monté un ensemble d'images d'archive (dans lesquelles il s'est inséré lui-même comme un personnage) et de de nouvelles images. C'est un mélange de réalité et de fiction, ce qui lui a pris un temps de dingue à réaliser.
INCLASSABLE résolument tant dans les films de WOODY qu'en général mais il faut aimer WOODY ALLEN le résumer serait impossible mais c'est amusant mais difficile d'aspect DELIRANT sans aucun doute à vrai dire je l'ai vu il y a bien longtemps Pour ceux qui ne l'ont jamais vu une découverte s'impose Mais pour les fans de WOODY UNIQUEMENT Car ce film est assez spécial !
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1,0
Publiée le 22 avril 2021
Je me suis senti piégé dans ce film et pour moi c'était une misère à regarder. C'est quatre vingt minutes du même mauvais gadget répété jusqu'à la nausée. Mais c'est malheureusement un gadget que le public comprend dans les cinq ou dix premières minutes et ensuite nous sommes prêts à passer à une autre blague. Mais il n'y a pas d'autre blague ce n'est qu'une répétition sans fin et abrutissante de la même chose une blague qui n'était pas drôle (enfin pour moi) au départ. Si le fait que certaines personnes sont des caméléons sociaux alors ces personnes peuvent peut-être apprécier ce film tous aussi gadget que sont concept...
Un chef d' oeuvre de Woody Allen sur un homme qui prend l' identité de l' Autre faute d' avoir la sienne.allusion au nazisme et à la discrimination des Noirs un film quasi-philosophique et plein d' imagination
La première idée géniale est celle du faux documentaire, et de la forme qui lui est minutieusement donnée : celle des vrais documentaires régulièrement diffusés. La falsification est minutieusement élaborée : le spectateur va voir alterner des images d'archives du passé et les commentaires des protagonistes interviewés longtemps après. La falsification / supercherie est parfaite. Pour les images du passé narré, Woody Allen mélange habilement des vraies images d'archives "pures", des vraies images d'archives additionnées, par procédés techniques, de personnages du film, et des images totalement crées, auxquelles il donne la forme et la patine d'images anciennes (pour en augmenter la crédibilité et les intégrer dans les autres, il va même jusqu’à créer artificiellement des sauts d'images évoquant les anciens films dont la pellicule aurait subi une courte coupe !). Pour les interviews "contemporains", créés de toutes pièces, le réalisateur utilise des acteurs présentant une ressemblance avec les personnages montrés quarante ans plus tôt, et brouille encore les cartes en utilisant des personnages contemporains réels ayant accepté de collaborer à cette immense et ludique entreprise de mystification. C’est à un feu d’artifice de trouvailles et de gags que le spectateur est convié. Sur quoi porte ce "documentaire" (ainsi qu'il est présenté dans le texte d'ouverture du film) ? Sur un cas extraordinaire (l'adjectif le plus approprié au film) : un mimétisme tel qu'un homme se transforme physiquement et socialement en un semblable des gens qui l'entourent. C'est le comble du conformisme. D'une façon pertinente et fugace sont posées les questions de l'origine, de la cause du conformisme et du danger ultime de sa généralisation. Un chef d'œuvre hilarant, dans lequel germe une réflexion importante, où perce parfois l’émotion, et qui se clôt, sur un ton faussement léger, sur les places fondamentales de l'amour et de l'art dans la vie. Le sommet de l'œuvre de Woody Allen et une place à part, parmi les premières, dans l’histoire du cinéma.
Très original ce film tourné comme un documentaire du début à la fin, en noir et blanc pour l'essentiel, et la couleur pour marquer les moments présents. Cet homme caméléon se transforme et prend l'apparence des gens à côté de lui, c'est un problème de personnalité, ou d'absence de personnalité, d'invisibilité. Ça pose des questions intéressantes, et très amusante, lorsqu'il se retrouve à côté de son pire ennemi.
Woody Allen excelle de partout tantôt dans la comédie-musicale (Tout le monde dit I Love You), tantôt le drame (Match Point, Wonder Wheel), la romance (Café Society), la comédie (Un Jour de Pluie à New York)..ou le spoiler: (faux) documentaire. Avec ZELIG, il revient sur un personnage de légende. C'est l'objet le plus bizarre, le plus séduisant et le plus personnel du réalisateur. Du génie à l'état pure, quand ce n'est pas son montage et son histoire qui le sont. Une vraie petite merveille à voir et à revoir pour tous les amateurs de cinéma et de curiosité zéligienne et allenienne.
Ce film qui se présente comme un OVNI dans la filmographie de Woody Allen prend l'aspect d'un faux documentaire mêlant des images d'archives, réelles ou fictives, avec les témoignages de protagonistes inventés ou de réelles personnalités. Mais tout cela est nécessaire pour rendre ce « Zelig » crédible car figurez-vous que cet homme serait un véritable caméléon, capable de changer sa physionomie et sa personnalité au contact d’autres personnes ! Ainsi, il prend soudainement du poids en côtoyant un homme obèse ou bien encore il change de couleur de peau dès qu'il entre en contact avec un Afro-Américain ! Mais plutôt que de trouver tout cela grotesque, le spectateur se retrouve complétement embarqué dans cette histoire fantaisiste qui laisse à réfléchir. Car au final, Zelig c’est un peu monsieur-tout-le-monde qui fait cela pour être aimé et accepté des autres sans avoir de personnalité propre et en brimant ses réflexions ! Allen critique alors le comportement du citoyen lambda bien trop passif et se laissant manipuler, notamment par les médias, influençant l’opinion publique qui change d’avis comme de chemise ! Mais qu’on se rassure, cela reste un long-métrage très agréable à suivre, avec une petite touche de romantisme et des scènes cocasses délectables (Zelig qui est juif et se retrouve chez les nazis, Zelig qui est subitement catholique et déclenche une bagarre avec le Pape en personne !) !