6 209 abonnés
18 103 critiques
Suivre son activité
1,5
Publiée le 8 mai 2021
Henri-Georges Clouzot était un grand réalisateur il l'a prouvé mais même les meilleurs n'étaient pas enclins à faire des films ridicules. Ce film prouve que le génie et la frénésie sont vraiment très proches. Il a réalisé certains de certains de mes films préférés comme Le Corbeau, Le Salaire de la peur ou Les Diaboliques. J'étais donc très impatient de voir ce film. Après quelques minutes il se passe tellement de choses idiotes qu'il est difficile de croire en cette histoire. Il y a de nombreux acteurs célèbres qui apparaissent dans le film dont Peter Ustinov mais l'histoire principale est portée par quelqu'un de complètement incompétent. L'intrigue est tellement stupide que je ne veux pas la mentionner car elle semble avoir été écrite par le détenu d'un asile de fous...
Le docteur Malik n’a que deux patients dans sa clinique psychiatrique. Fauché et alcoolique, il accepte d'héberger un homme mystérieux à la demande d’un militaire américain et en échange d’une forte somme. Le militaire lui conseille de ne rien dire, rien entendre et ne rien voir. Mais lorsque une infirmière remplaçante, deux adjoints et un chroniqueur radio débarquent tels des espions, il est impossible pour le médecin de rester muet, sourd et aveugle. Si l’introduction intrigue, Henri-Georges Clouzot ne parvient pas à instiller une atmosphère inquiétante. Son idée de jouer sur ce tableau avec celui de l’absurde kafkaïen résonne comme un brouillon qu’on ne comprend pas toujours. Joué avec exagération, “Les espions” devait sauver un peu l’échec de son précédent film “Le Mystère Picasso”. Perdu dans des rebondissements à rallonge, Clouzot n’a pas su créer la contradiction avec finesse. D'autres critiques sur notre page Facebook : Cinéphiles 44 et notre site cinephiles44.com
Clouzot aimait les atmosphères teintées d'étrange. Ici, l'histoire prend des nuances absurdes et presque comiques par instants, dans les réactions des personnages de cette curieuse intrigue d'espionnage se tenant dans un asile psychiatrique. Le casting aligne les noms et les dialogues fourmillent de formules chargées de cynisme, pour un récit quand même sacrément alambiqué et dont la mise en images ne capte pas autant que d'autres œuvres de ce grand cinéaste. Un jeu de dupes plutôt intéressant à suivre, traité avec une certaine désinvolture.
On a connu Clouzot en plus grande forme. Ce film surréaliste, à la distribution internationale et aux multiples rebondissements n’est pas dénué de qualités mais il a le malheur d’arriver après deux grands classiques du maitre (Le Salaire De La Peur et Les Diaboliques) dont la qualité incroyable éclipse complètement la portée de cette œuvre.
Pour sauver sa clinique de soin psychiatrique en ruine, le docteur Malic accepte la proposition d'un agent secret américain: héberger contre rémunération un espion mystérieux dont veut s'emparer une cohorte de ses congénères. Dès lors, la clinique et ses alentours sont investis par une clique de types louches, de barbouzes au discours menaçant ou sibyllin.La clinique de Malic est le décor essentiel du film où le docteur a bien du mal à imposer encore son autorité, spoiler: se résignant bientôt à subir les visites inquisitrices d'espions sans façons, assimilables à des aliénés.
Si Clouzot fait de temps en temps référence aux Blocs de l'Est et de l'Ouest et à l'arme nucléaire, son film n'est pas -loin de là- une intrigue d'espionnage rationnelle. Avec ses accents kafkaiens, le sujet invoque un monde absurde, incompréhensible, dans lequel la science du psychiatre ne lui est d'aucune utilité. Le secret et la duplicité, la sournoiserie et les manipulations composent une intrigue inextricable que Malic, en s'y mélant, croit pouvoir débrouiller au nom de valeurs morales ou d'un bon sens qui n'existent pas dans le milieu de l'espionnage. Gérard Séty incarne ce docteur Malic de plus en plus fébrile,spoiler: rebelle mais impuissant , et il est, d'une certaine façon, le point de vue du spectateur. Dans ce film foncièrement pessimiste (dont on n'est pas sûr, comme Malic, de saisir toute la signification), le ballet d'espions auquel on assiste n'est pas sans motifs loufoques tant l'y prédisposent une action et une agitation s'installant définitivement dans le non-sens. L'homme ordinaire n'y trouve plus sa place.
Voilà un film qui vous donne une bonne claque! Le scénario est parfaitement construit, ciselé aux petits oignons, machiavélique même. Et la fin parait tellement logique, que même le spectateur que je suis ce met à douter sur tout ce qu'il a vu. Je ne peux dire si le monde de l'espionnage était comme cela dans les années 50, mais les explications semblent tellement collées au contexte de l'époque, qu'on y croit sans problème. A noter que vous n'aurez aucune course poursuite, pas de fusillade, tout juste un coup de révolver et un empoisonnement. Non, tout est dans les faits, les dialogues et les situations. A voir par tous, au moins ceux qui aiment les films d'espionnage. H.G. Clouzot mérite bien sa réputation!
Les espions de Clouzot, sorti en 1957, m’a beaucoup plu. On fait la connaissance du docteur Malic (Gérard Séty), psychiatre raté et propriétaire d’une clinique pour malade mentaux. Il sera le personnage principal du film et l’intrigue va se faire autour d’un contrat qu’il accepte, il doit héberger un mystérieux Alex (Curd Jürgens) contre une importante somme d’argent. Il s’avère qu’en réalité, Alex est un agent secret d’on ne sait quel camp, qui va attirer de nombreux autres espions prêts à tuer pour connaître son identité. Ils vont être divisés en deux principaux camps, celui de l’Ouest dirigé par Cooper, et celui de l’est dirigé par Kaminsky. spoiler: Au bout de nombreuses péripéties, Malic va finir par soupçonner Alex d’être en réalité Hugo Vogel savant atomiste inventeur d’une arme destructrice. Il va donc tenter de brouiller les pistes afin de faire croire qu’il n’est pas Vogel. Ce qui est en fait la vérité. Le vrai Vogel va donc être retrouvé par les espions des deux camps et il va finir par se suicider afin de ne livrer le secret de son arme à aucun des deux camps.
Pleine de rebondissements et d’actions inattendues, Les espions est un film qui tient en haleine et qui fait constamment se demander si tel ou tel personnage est de tel ou tel côté, et inversement. On ne sait plus quoi penser jusqu’au moment de la révélation ou tout se précipite. On saisit l’enjeu du conflit et on ne sait plus quoi espérer. Un film très intéressant et très complet, beaucoup de rebondissements et de suspens. Le seul point noir serait le son du téléphone ou celui de l’instrument joué par un des espions qui est un peu agressif mais ce n’est pas ce qui empêche que le film soit bon.
Pour moi un excellent film peut etre meme le meilleur film d'espionnage jamais réalisé , tout se passe principalement dans un hopital psychiatrique mais la tension et l'atmosphere font que "Les Espions " procurent de la curiosité. Film un peu méconnu mais c'est le meilleur du Grand CLOUZOT avec aussi " le salaire de la peur". Si j'ai un conseil a vous donné c'est de regarder ce film je peux vous garantir que vous ne serez pas déçu du trés grand cinéma comme j'aimerais qu'il existe encore de nos jours !
Clouzot est un Maître du cinéma. Mais dans toutes productions artistiques, il y a des ratés. Dans quelle galère ce réalisateur génial s'est-il fourvoyé ? Une histoire à dormir debout, des acteurs qui n'y croient pas eux-mêmes. Un Gérard Sety mauvais dans ce rôle. On lâche prise au bout de 15 minutes. Et pourtant, certains plans cinématographiques sont beaux, la maitrise de la caméra est bien présente. On reconnait la patte du Maître. Mais ce film reste un désastre, indigne de son réalisateur. A vite oublier.
Même si le film est un peu lent on trouve quand même de très belles scènes notamment la crise de folie de Vera Clouzot, et le superbe accent américain de Martina Hunt. Un brillant film méconnu. Une curiosité à redécouvrir.
Théâtral, bavard, pas crédible, ce huis clos est artificiel et soporifique. Jacques Dufilho fait une silhouette, Hubert Deschamps (non crédité) a une réplique, Daniel Emilfork aussi, Fernand Sardou un petit rôle, Patrick Dewaere enfant est crédité Maurin. Véra Clouzot est assez insupportable dans son rôle de muette.
Clouzot ne laisse indifférent, et ce film ne fait exception, avec son atmosphère d'asile d'aliénés, suffocante, ses espions énigmatiques qui ignorent tout d'eux-mêmes et de leurs véritables motivations, et l'indécision du personnage principal dont les réactions sont parfois difficiles à saisir, Clouzot plonge délibérément le spectateur dans une expérience qui, malgré des dialogues bien écrit, une belle photographie et une mise en scène élégante,et de magnifique acteur, se mue en une véritable torture. On se demande ou on va et on va nul part en fait, c'est un jeu sadique et Il faut être masochiste pour apprécier un tel film !!!