Un après-midi de chien
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Y Leca
Y Leca

46 abonnés 1 174 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 27 février 2023
Braquage tragi-comique par des pieds nickelés à QI d'huître. Prenant jusqu'aux échanges téléphoniques finaux avec amant homo et famille qui sont interminables et gâchent la tension. Mention à Charles Durning le flic négociateur et bien sûr à Al Pacino halluciné de bêtise.
gimliamideselfes

3 433 abonnés 4 013 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 décembre 2007
Un bon film avec un Al Pacino épatant et qui arrive à se renouveler dans l'art de jouer les bandits, il est touchant de par sa maladresse, ce huis clos est assez stressant, même si on peut deviner l'issue assez rapidement. Mais le film semble long par moment, même si on ne s'ennuie pas.
soniadidierkmurgia

1 435 abonnés 4 337 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 septembre 2024
« Un après-midi de chien » réalisé en 1975 par Sidney Lumet reste encore aujourd’hui l’un des films emblématiques du Nouvel Hollywood même si Lumet n’était pas l’un des réalisateurs identifiés du mouvement qui était à l’époque en pleine effervescence. Al Pacino la vedette du film était lui un des acteurs phares de ce renouveau du cinéma américain regardant en face la société américaine et notamment le conflit vietnamien qui minait la société depuis le mandat de John Kennedy. Martin Scorsese, Francis Ford Coppola, Jerry Schatzberg, Hal Ashby et autres Brian de Palma sont les réalisateurs qui depuis la fin des années 1960 amènent l’Amérique à se regarder en face en sortant du mirage prôné depuis les années 1950 par « L’American Way of Life ».
Le projet du film avait été initié par Martin Elfand, ancien agent d’Al Pacino qui attira l’attention de Martin Bregman (lui aussi ancien agent de Pacino) au sujet d’un article paru dans Life relatant spoiler: une prise d’otages s’étant déroulée sur une journée (le 22 août 1972) en plein cœur de Brooklyn à la suite d’un braquage de banque ayant mal tourné. La particularité de l’affaire étant que le motif du hold-up était pour l’un des deux malfrats.de pouvoir financer le changement de sexe de son compagnon transgenre
. Martin Bregman qui avait déjà produit « Serpico » pour Sidney Lumet et Al Pacino pense bien sûr aux deux hommes pour l’accompagner dans cette nouvelle aventure. Pacino alors devenu une énorme vedette hésite à tenir ce rôle dont il craint qu’il puisse brouiller son image. Le scénariste Frank Pierson fait alors des modifications pour lever les réticences de l’acteur qui finit par se laisser convaincre après une relecture.
Le sujet reste malgré tout sensible. Mais Sidney Lumet par son expérience, sa capacité à diriger les acteurs qu’il va ici choisir parce qu’ils ont tous pour la plupart déjà travaillé ensemble au théâtre ou à la télévision sous sa direction, par son pragmatisme et son sens de l’organisation va prouver qu’il était sans doute l’un des réalisateurs les mieux placés pour rendre palpable cet « Après-midi de chien » qui mobilisera en pleine canicule, le personnel de la banque, la police locale, les passants devenus spectateurs et animateurs (300 à 400 figurants) et bien sûr les médias. Plantant sa caméra là où s’est déroulé le drame dans le quartier de Flatbush à Brooklyn, il souhaite donner un côté très réaliste à son film peut-être pour éviter une polémique liée à une accusation de récupération.
Avec maestria, le cinéaste alors au mitan de sa carrière déploie alternativement l’action entre spoiler: l’intérieur de la banque et le trottoir situé à l’extérieur. Dans la banque, où se crée une petite communauté, les employés comprenant très vite que Sonny (Al Pacino) le leader du duo de braqueurs, plutôt novice cherche en permanence à rassurer alors que son acolyte Sal, joué par le très talentueux John Cazale, taciturne et peu loquace semble prêt à envisager toute solution extrême. À l’extérieur sur le trottoir faisant face à la banque où Sonny négocie avec un lieutenant (Charles Durning comme toujours convaincant) visiblement dépassé par la nervosité de ses troupes et par les exigences de Sonny qui vont en grandissant au fur et à mesure que la foule prend parti pour le braqueur grisé par la tournure que prend l’événement.

Ce n’est qu’aux 2/3 du film que les motifs du hold-up vont apparaître clairement alors que Sonny demande que son épouse vienne lui parler sur place. La demande initiale d’Al Pacino que la dimension homosexuelle de l’intrigue ne soit pas le thème central du film mais seulement intégrée comme une composante ne fait que rendre plus dramatique la fin du film avec l’arrivée sur l’écran de Leon Shermer (Chris Sarandon), le conjoint transgenre de Sonny particulièrement émouvante grâce à la performance tout en nuance de Chris Sarandon.
Incontestablement, Sidney Lumet et Al Pacino ont réussi leur coup, le film étant encore cité comme un modèle aujourd’hui par sa manière très originale de mettre le doigt sur le droit à la différence qui allait encore être mise à mal avec l’arrivée proche du SIDA. Toutefois on peut avoir un regret en même temps qu’une interrogation sur l’équilibre interne de l’intrigue. spoiler: En effet celui qui a tout perdu dans l’affaire en la personne de Sal (John Cazale) finissant sur une civière le conduisant à la morgue, est tout de même le grand oublié
d’un « Après-midi de chien ». À tel point que le plus souvent ceux qui revoient le film à quelques années sont persuadés que lui et Sonny sont en réalité les deux amants du fait divers. On ne saura donc rien des raisons de la présence de Sal dans la banque. Il aurait tout de même été simple lors d’une conversation entre les deux braqueurs de donner au spectateur quelques éléments sur le passé et la condition de Sal pour comprendre de quelle manière il s’est trouvé embarqué dans ce hold-up pour le moins improvisé. Une petite faute de goût de Frank Pierson que bizarrement Sidney Lumet n’a pas remarqué ou jugé bon de relever. Un an plus tard avec « Network » Sidney Lumet aura l’occasion de livrer un de ses films les plus percutants, approfondissant la réflexion sur la volonté de manipulation des foules par les médias, entamée avec « Dog Day Afternoon ».
cinéman
cinéman

49 abonnés 926 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 30 janvier 2020
Le film a été largement sacralisé par la présence d'Al Pacino, mais n'offre aujourd'hui qu'un spectacle honnête, tout juste passable. En effet depuis sa sortie, de nombreux films de braquages ont dépassé en intensité celui-ci où les longueurs s'accumulent sans que des événements particuliers rythment suffisamment l'histoire.
🎬 RENGER 📼 Cinéphile Nostal𝙂𝙚𝙚𝙠

8 850 abonnés 8 174 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 29 mars 2019
Sidney Lumet, à qui l’on doit le chef d’œuvre 12 hommes en colère (1957), le flippant The Offence (2007) et plus récemment, l’étonnant 7h58 ce samedi-là (2007), adapte ici, avec Un après-midi de chien (1976), un vrai fait divers, l’histoire d’un braquage des plus banal qui va hélas mal se terminer pour les deux braqueurs.
Rarement un titre n’a aussi bien collé au film. Et pourtant, on va pouvoir le constater très rapidement. Lorsque deux pauvres braqueurs s’en prennent à une banque. Alors que tout devait se dérouler dans le calme et dans la discrétion, la police surgit de nul part et les encercle. Là l’enfer commence pour les jeunes novices.
Tous deux vont réellement vivre une sale journée. Entre le braquage qui s’éternise et d’un autre côté, la foule en délire à l’extérieur, sans parler de la présence médiatique qui s’intensifie.
Sidney Lumet réussit, une fois de plus, un coup de génie, une réalisation prenante, qui ne nous laisse pas de répit, avec des acteurs très bien choisis, avec dans le rôle central, Al Pacino, que l’on a pu retrouver juste avant dans Serpico (1974). Et à ses côtés, deux acteurs aux physiques qui ne laissent pas de doute : John Cazale & Lance Henriksen.
Ce film devenu un classique avec le temps, a failli rafler le gros lot, rappelons qu’il avait été cité dans six catégories (Meilleur Acteur pour Al Pacino, Meilleur Réalisateur pour Sidney Lumet, Meilleur Second Rôle masculin pour Chris Sarandon, Meilleur Film, Meilleur Scénario et enfin, Meilleur Montage), mais finalement, il repartit avec l'Oscar du Meilleur Scénario en 1976.
Devenu indémodable, mais plutôt un modèle du genre, Un après-midi de chien reste et restera le hold up le plus impressionnant de sa génération.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 21 juillet 2012
Un bon film sur un braquage raté qui dégénère en prise d'otages. Dog Day Afternoon parvient a éviter toute monotonie et chute de rythme en faisant intervenir de nombreux éléments, foule, médias, humour et hiérarchie policière, tout en ne diabolisant pas les gangsters, incarnés par les redoutables Al Pacino (exceptionnel) et John Cazale. La partie d'échec se suit donc avec intérêt jusqu’à la dernière minute.
stebbins

563 abonnés 1 747 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 septembre 2007
Décevant au premier visionnage, Dog Day Afternoon mérite d'être revu, tout d'abord pour l'incomparable interprétation d'Al Pacino qui trouve ici son plus beau rôle ( meilleur que dans le Scarface de De Palma ). les second rôles tels que John Cazale dans la peau de Sal ( vétéran du Viêtnam ) ou encore Charles Durning dans celui de l'inspecteur Moretti sont excellents. Sidney Lumet reprend tous les archétypes du braquage pour les élever au sommet. Même si le film est légèrement trop long et s'éternise un peu sur la fin, il brille de par le message qu'il transmet : comment résister à l'hystérie d'une foule sans en faire partie intégrante ? Comme dans Douze Hommes en Colère, Lumet explore la psychologie du genre humain avec grâce, élégance et clarté ( comme en témoigne la fluidité des travellings et l'aisance de Sidney Lumet derrière la caméra ). Ce qui devait commencer comme un minable braquage se terminera en affaire d'Etat ( médias et journalistes seront au rendez vous...). Le film est d'autant plus fort qu'il s'inspire de faits réels. Un très bon film.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 9 mars 2007
Sidney Lumet démontre son excellence dans la mise en scène d'un pseudo huis-clos passionnant. Le sujet est très simple : deux braqueurs et des otages dans une banque, la police et le FBI autour de la banque. Mais traiter un tel synopsis sur deux heures entières est preuve, s'il en fallait une, que le propos est tout autre. On ne sait pas vraiment s'il y a des gentils dans cette histoire, ou plutôt s'il y a des méchants. En effet, le cinéaste évite tout manichéisme en traitant les problèmes des braqueurs, leurs raisons, leurs motivations et leurs bêtises. On assiste à l'exposition d'un grand nombre de problèmes assignés au personnage principal, incarné par le très grand Al Pacino (qui signe ici une interprétation très théâtrale, où il donne tout ce qu'il a). Lumet se fiche de la technique cinématographique, et ne s'attarde que sur ses personnages, ses acteurs, leurs relations et le drame en lui-même. Toute abstraction est faite en ce qui concerne la surenchère visuelle ou sonore, le long-métrage ne plaît que grâce à sa personnalité et donc son propos. A Dog Day Afternoon permet aussi de retrouver l'excellent John Cazale, que l'on aurait aimer voir dans davantage de films. Il est regrettable qu'un acteur de ce calibre soit si tôt terrassé : il interprète à merveille Sal, personnage sans réelle volonté, sans raison de vivre, qui est totalement perdu dans cette affaire. Il aura le même type de rôle dans les Godfather I et II de Coppola. Ces deux acteurs, principalement, donnent vie à l'oeuvre de Lumet, et l'on ne peut qu'admirer leur talent. Dog Day Afternoon, la réussite d'interprétation la plus poussée.
artaud
artaud

27 abonnés 148 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 juillet 2007
C'était le risque à prendre : une prise d'otages qui dure longtemps, il faut tenir le huis-clos ; c'est toujours un exercice délicat... Et cette délicatesse est interpétée par un Al Pacino au meilleur de sa forme artistique. La dernière fois que je l'ai vu avoir une telle pêche c'était dans looking for richard. 88 minutes, dernièrement, devait être un travail alimentaire parce que là...
Revenons à ce braquage : l'intrigue est surprenante, je ne m'attendais pas à ça, beaucoup de rebondissements, une histoire vraie qui sonne engagée-enragée. Ces vétérans de la guerre du vietnam font partie de ceux que la patrie oublie toujours de louer alors il faut se prendre en main. Puis cette histoire d'homosexualité, bien qu'originale, fait plomber l'atmosphère, fait retomber le rythme, c'est le point noir. Une fin qui mérite réflexion à la seule vue de la sympathie qu'a le public pour cet anti-héro.
lost 4/8/15/16/23/42
lost 4/8/15/16/23/42

20 abonnés 338 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 25 juin 2008
1 des meilleurs role de al pacino a voir et a revoir absolument en + c 1 histoire reel
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 6 août 2015
Un après-midi de chien, c'est un titre qui annonce la couleur : les événements qui vont se passer dans ce film ne seront pas tous joyeux. Pourtant, quand le film a commencé je me suis demandé si ce n'était pas plutôt une comédie : on assiste à un braquage assez pathétique, avec des gangsters beaucoup trop gentils et pas assez préparés pour le job, mais rapidement l'intrigue prend forme, et le film se concentre énormément sur la prise d'otages et les négociations avec la police. Ce qui diffère avec les autres films du genre, c'est que non seulement les braqueurs sont sympathiques (enfin surtout Sonny), que les otages ont aussi de la compassion pour eux et surtout que le braquage va dresser un portrait de la culture des années 70, par l'intermédiaire de la foule. Sydney Lumet, réalisateur émérite (12 hommes en colère, Serpico), mais trop méconnu, filme de manière à ce que le spectateur ressente l'atmosphère étouffante qui règne dans la banque où se déroule le braquage. Pour en revenir aux personnages : on retient surtout celui de Sonny, personnage attachant, fort et envers lequel on ne peut avoir que de la compassion, car il est au final profondément humain et profondément bon. Al Pacino crève l'écran avec ce rôle, et réalise l'une de ses meilleure performances. Le personnage de Sal, quand à lui est plus antipathique, incompétent, inquiétant et assez stupide pour être violent et donc très dangereux. John Casale s'en tire d'ailleurs à merveille dans ce rôle. Les acteurs secondaires sont tous très bons, rien à dire. L'histoire se suit sans ennui et réserve de bons rebondissements. Je n'ai pas grand chose à dire, pour moi il manque un petit quelque chose qui érigerait ce film au rang de chef-d'œuvre, mais il est tout de même excellent. À voir.
Xavier D
Xavier D

82 abonnés 1 146 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 octobre 2012
un film d'otage de banque cultissime, qui au lieu de durée une demi heure, durera 12 heures. Deux malfrats campé par Al Pacino qu'on ne présente plus et qui retrouve le regretté Sidney Lumet après "Serpico", joue un braqueur pris dans un engrenage incroyable dont il n'est plus vraiment maître de la situation entre le FBI, les médias et la foule, qui par la suite on apprend qu'il était devenu homosexuel ce qui donne à se rôle une certaine étrangeté qu'on ne lui connaissait pas et John Cazale qu'ont n'a vu que dans les deux premier volet du "parrain" et dans "voyage au bout de l'enfer" de Micheal Cimino avec Robert de Niro et Christopher Walken joue l'autre braqueur complément sonné et peureux, comme pour prendre l'avion. Un scénario un peu faible, mais est ce là le but du film non, l’intérêt est ces deux là! deux gangster complètement idiot et qui à la fin s'en rend vraiment compte, une fin dramatique bien entendu! On reconnaitra Lance Henriksen qu'on verra notamment dans"Terminator", "aliens" ou encore la série de Chris Carter "Millenium". Une histoire vraie vraiment décapant, saisissant qui se prend pas trop au sérieux surtout avec le personnel enthousiaste de la banque bien décidé à les aidés et qui n'as pas trop mal vieilli. à voir!
Max Rss
Max Rss

252 abonnés 2 307 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 septembre 2012
Il est tout à fait possible de faire un film de braquage sans fusillade et c'est Sidney Lumet qui en apporte la preuve. "Un après midi de chien" marque une rupture avec les autres films de ce genre dans lesquels les voyous mettent au point tous leurs plans de manière organisée . Lumet s’est d'ailleurs inspiré d’un fait réel ayant eu lieu en août 1972 pour nous montrer les répercussions d'un hold up manqué planifié par des deux bandits de très petite envergure. Deux bandits qui se retrouvent pris au piège, assiégés par les policiers et qui n'ont pas d'autre solution que de prendre des employés de la banque comme otages. Alors que le huis-clos bascule lentement vers le drame psychologique, ce fait divers banal devient une véritable affaire médiatique, démontrant une société américaine particulièrement soumise à la pression des journalistes. "Un après midi de chien" vaut également par l'interprétation d'Al Pacino qui incarne un personnage homosexuel et par celle de John Cazale qui malgré ses allures lymphatiques est un personnage particulièrement inquiétant. Du grand Sidney Lumet...
FAUX
FAUX

9 abonnés 236 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 mai 2011
Les dysfonctionnements et névroses de l'Amérique concentrés dans une banque. Brillant. 73%
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 9 octobre 2014
Le grand Pacino, n'arrive pas à sauver cette histoire vrai.
La faute à un film qui ne dure pourtant que deux heures, mais qui parait beaucoup plus long car rythmé par aucune musique, ni réel rebondissement.
A ne voir juste une seule fois
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