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benoitparis
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4,5
Publiée le 27 septembre 2011
Un film de braquage atypique, et c’est peu de le dire. « Un après-midi de chien » est constamment surprenant et à coté des stéréotypes. Les personnages ont des réactions ordinaires, et du même coup rendues dérisoires par la gravité exceptionnelle de leur situation. La situation sentimentale du principal protagoniste, ses motivations profondes (un père de famille marié aussi à un homme et voulant lui payer son changement de sexe) sont dans la continuité, inattendues et décalées. Lumet filme avec naturel et empathie des personnages et des situations à contre courant. La mise en scène des hystéries médiatiques, spectaculaires et policières est étonnamment clairvoyante et moderne, quand on pense qu’elle date de la fin des années 70. C’est un excellent suspense en huis clos, et en même temps un film qui nettoie le regard de la bêtise conservatrice. Al Pacino y est formidable, bien entendu
Enième film puissant, efficace, intelligent comme les années 70 savaient en faire. Un braquage par deux branquent qui ne savent pas encore que c'est la journée de leur pire poisse. John Cazale stressé et apeuré, Pacino habité pour deux perdants qui s'enfoncent dans la mouise. Chef d'oeuvre pessismiste.
Ce film réalisé par Sydney Lumet et sorti en 1976 est bien. C'est l'histoire de braqueurs amateurs qui braquent une banque mais ils sont très vite cernés par la police, ils décident donc de prendre les employés de la banque en otage pour essayer de s'en sortir. Le scénario est plutôt sympa mais surtout, il s'inspire d'un fait réel qui s'est déroulé à Brooklyn en 1972, ce que je ne savais pas du tout et c'est donc intéressant de le voir également sous cet angle. C'est également le premier film du réalisateur que je vois et si apparemment il fait beaucoup de films en huis clos, j'ai été surpris de voir à quel point celui-ci avait été bien géré car finalement, le plus gros du film se passe dans une seule et même pièce mais pourtant, on a jamais l'impression de voir le même plan. En effet, il utilise toujours des mouvements de caméra ou des angles différents, ce qui donne l'impression d'avoir toujours un certain renouvellement et donc de ne pas se lasser. On a également de par la réalisation l'impression d'étouffer en même temps que les personnages dans la banque tellement l'ambiance est oppressante et bien retranscrite à l'écran. Le scénario est très bien écrit mais nous avons malgré tout à quelques moments des petites longueurs, ce qui est dommage car cela vient plus ou moins casser le rythme du film mais en dehors de ça, on ne s'ennuie pas du tout. On se prend également d'affection pour les cambrioleurs qui sont au final très attachants et ils sont également très travaillés. Si on ne connait pas l'histoire originelle, la fin peut beaucoup surprendre, elle est très bien faite mais surtout très crue et étant donné qu'il n'y a aucun fond musical, cela renforce cette atmosphère très prenante. Du côté des acteurs, nous avons principalement Al Pacino qui porte le film et qui joue très bien et il en est de même pour John Cazale. "Un après-midi de chien" est donc un bon film que je ne trouve personnellement pas exceptionnel mais qui reste tout de même très correct.
«Dog day afternoon» (USA, 1975) de Sidney Lumet se présente d’ores et déjà comme un remarquable film de suspense. Huis clos spatial et temporel dans lequel deux hommes de banlieues prennent en otage une banque, le film situe son point de vue du côté des braqueurs plutôt que de la justice policière qui les menace. Cette position renversée, qui plutôt que de construire une image forte de la puissance étatique américaine gonfle les citoyens moyens d’un pouvoir recouvert, assure de la charge politique du cinéma de Lumet. Rares sont les films du cinéaste qui témoignent avec autant de concrétude de son engagement socialiste que ce thriller urbain. A hauteur de la condition de deux hommes, très vite cernés psychologiquement et socialement, Lumet relate le braquage d’une banque, sur le mode du live, sans pour autant tomber dans l’écueil de l’esthétique TV, style «Breaking news». Le choix est important puisqu’a contrario de l’imaginaire TV, qui aspire à un point de vue omnipotent, selon un comportement foncièrement bourgeois, Lumet préfère la position de l’homme. Et si certains plans -vues d’hélicoptère, du côté de la police- ont droit de citer, ce n’est pas pour donner autant de voix à l’Etat qu’aux individus qu’il rejette, mais c’est afin de mieux instaurer un système de champ-contre champ, de donner droit de regard au hors-champ adverse pour mieux prêter vie et volonté aux marginaux. L’éthique de Lumet tient au fait qu’elle tend à donner un visage juste à l’adversaire. L’espace du film se découpe en deux aires : l’intérieur de la banque qui, progressivement, s’emplit de cordialité, et l’extérieur, où la tension médiatique et politique se fait palpable. Seule la télévision de la banque unit les deux lieux. Cette circulation entre les espaces permet à Lumet de jouer sur les niveaux de tension et de conférer progressivement aux petites gens, interprétés par le très bon Al Pacino et par l’excellent John Cazale, une puissance nouvelle, subtilisée à l’Etat.
Enorme ce scénario décalé d'un braquage de banque. On se met à avoir pitié pour le personnage d'Al Pacino qui nous joue une partition impressionnante.. Très bonne mise en scène de Lumet et un film très bien construit malgré quelques coups de mou.
Une histoire original, qui paraissait un peu basique et pas terrible. Et bien non, car Sydney Lumet nous livre un fait divers émouvant. De plus une étoile est rajoutée à l'interprétation ahurissante de Monsieur Al Pacino, qui 5 ans plus tard allait tourner un film en qui j'avais misé gros, "La Chasse".
Comment dire...c'est une farce ce film rassurer moi?!! Certain passage sont à mourir de rire et je ne pense pas que ce soit le but du film.Sa frise l'amateurisme par moment,et ces moment sont malheureusement nombreux...C'est malheureux à dire pour un film qui je suis sûr voulez être le plus réaliste possible du fait que ce soit une hisoire vrai.A noter l'histoire d'homosexualité qui est très surprenante...je vous laisserez juger sur ce coup la.Je ne comprend vraiment pas les critiques qui cris au chef-d'oeuvre...c'est incroyable ont a pas dû voir le même film!Bref un film vraiment surprenant mais pas dans le bon sens...
Ce qui est bien avec "Un après midi de Chien" c’est que ce n’est pas un simple braquage. Il y a aussi une dénonciation des médias mais aussi de la police. Sidnet Lumet ne nous présente pas un braquage commun, mais un braquage « raté ». Les protagonistes ne s’étaient pas préparés a ce que ca se passe mal. Al Pacino interprète très bien ce looser qui fait tout ca pour que son amant puisse changer de sexe. Une histoire vrai et une fin a laquelle on ne s’attend pas. En revanche j’ai trouvé qu’il y avait quelques longueurs mais globalement c’est assez rythmé.
Al Pacino et John Cazale réunis pour un braquage pas très fructueux, on demande à voir. Entre Comédie et polar, "Un après midi de Chien" divertit amplement le spectateur notamment par les passages de Al Pacino où il fait son guignol en public. Dans la catégorie plus gentil cambrioleur, on nomme bien sûr le personnage de Al Pacino, qui tout au long n'arrête pas de s'excuser pour son impolitesse et son énervement. John Cazale est plus tranquille, assis tout le long dans un fauteuil avec son flingue, près à tuer tout le personnel de la banque. Les acteurs sont bons et le scénario assez original (en tout cas pour une histoire de braquage). La fin est plutôt malheureuse (surtout pour Cazale) et la morale est qu'il ne faut jamais aller dans une banque où il n'y a que 1000 dollars dans le coffre. Résultat: drôle, émouvant et divertissent, un film intéressant voir même culte!!!!!!!
Ennuyeux. Terriblement ennuyeux... Il ne se passe rien dans ce film: aucune émotion, aucune scène d'action, aucune réplique amusante, QUE DALLE!!! Et le scénario? Il se résume à ces quelques mots: braquage raté d'une banque par deux loosers qui très vite sont cernés par les flics. Voilà. C'est tout. Jugez par vous-même...
6 190 abonnés
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5,0
Publiée le 26 avril 2021
Hier soir j'ai regardé Un après-midi de chien pour la troisième fois en quelques années. Au lieu d'écrire une critique directe j'aimerais noter dix pensées qui me viennent à l'esprit concernant ce film exquis. Il changera à jamais votre perception du genre du braquage de banque en vous faisant remettre en question les conventions cinématographiques artificielles que ces films utilisent habituellement. La source de ses éléments paradoxaux ou farfelus provient de la vie elle-même et non d'un film ou de conventions préexistantes. Son ton par rapport au thème de l'homosexualité est en avance sur son temps. Il capture le climat des années 70 d'une manière si sobre que vous vous souviendrez à jamais de son côté discret et authentique. Le film de Lumet donne vie au concept de la lentille déformante des médias et à la façon dont différents groupes avec des agendas différents transformeront un hors-la-loi en héros avec beaucoup plus d'efficacité que d'autres réalisateurs. Il illustrera aux jeunes générations la raison exacte pour laquelle Al Pacino a mérité le statut de légende qu'il ne mériterait probablement plus avec ses seules performances des 10 dernières années. Regardez les dix dernières minutes où il est menotté contre le capot d'une voiture où il ne dit pas un mot mais en dit long avec ses yeux et son âme qui suintent de chaque image vous vous souviendrez de ces yeux aussi longtemps que vous vivrez...
En s’éloignant des classiques films de braquages dans lesquels les bandits planifient avec minutie leur plan, Sidney Lumet s’inspire d’une histoire vraie pour nous présenter les conséquences d’un hold-up foireux fomentés par un duo de bras cassés. Pris au piège d’un siège policier avec leurs otages, les deux compères savent d’ors et déjà les heures comptées sont donc face à un drame intense souligné par l’excellent jeu de John Cazale et tout particulièrement d’Al Pacino. Celui trouve là un rôle qui s’avère finalement terriblement émouvant et qui restera parmi ses meilleures prestations. Mais alors que le huis-clos vire doucement vers la tragédie psychologique, le fait divers devient un événement médiatique faisant passer les deux braqueurs pour les défenseurs de leur cause. Le film s’avère donc être également une critique d’une société américaine manipulée par les journalistes. Malgré son rythme inégal, le long-métrage bénéficie d’une mise en scène diffusant à la perfection son propos.
vraiment trop bon ! L'adaptation cinématographique d'un article de journal, un fait divers se transformant en chef d'oeuvre intemporel ! y'a pas a dire bravo ! Sidney Lumet nous réalise la l'un de ses films les plus marquants, interprété par un Al Pacino tres sincere et impliqué, accompagné de John Cazale qui offre une véritable performance également pour ce film ... vraiment ca mérite d'être vu, le film est tres prenant, l'histoire completement dingue d'un braqueur amateur qui se retrouve contraint de prendre en otage une banque et son personnel et se retrouve avec son complice dans un interminable calvaire mais profitent tout de même d'un instant de gloire .. c'est tres beau, on a même le droit a certains passages plein d'émotions, et a une fin malheureusement tres triste... la je crois qu'il est juste de considérer ce film comme un vrai chef d'oeuvre !