Sur les quais
Note moyenne
4,2
1386 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

116 critiques spectateurs

5
26 critiques
4
55 critiques
3
21 critiques
2
11 critiques
1
3 critiques
0
0 critique
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
Jean-philippe N.
Jean-philippe N.

126 abonnés 925 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 13 mars 2014
Ce qui aurait pu être un chef d'œuvre autour de la lutte des classes et de la corruption du capitalisme dans l'une de ses formes les plus perverses s'avère être un bon mélo (sans plus) sur fond de revanche personnelle du grand Elia Kazan cherchant à éradiquer - donc justifier - ses propres démons. C'est un peu dommage car ce film à la précision quasi documentaire et interprété de façon plus qu'exceptionnelle par une distribution hors pair nous montre l'un des revers d'une clinquante médaille en toc nommée "american dream" dans toute son impitoyable monstruosité , quoique pas si différente d'une certaine Amérique dite moderne, ce qui préserve toute la fascination qu'exerce "On the waterfront" sur un public multi-générationnel...
Kloden
Kloden

147 abonnés 997 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 9 avril 2015
J'ai souvent du mal avec les classiques américains, films si souvent pris dans les carcans moraux de cette époque où la bienséance empêchait l'art de s'épanouir au-delà de limites qui paraissent aujourd'hui bien étroites. Sur les quais, mon deuxième Kazan après Un tramway nommé désir, ne déroge pas à la règle, dans son optimisme convenu et sa croyance en le pouvoir de l'Homme et de ses inspirations religieuses pour permettre le progrès social. Pas la moindre place pour l’ambiguïté, la seule qui traverse le long-métrage étant étant celle de Terry, jeune docker tiraillé entre son sens moral (stimulé par un prêtre et une jeune femme endeuillée) et les activités criminelles de son frère, ambiguïté toute relative et qui s'avérera d'ailleurs résolue. En plus, la mise en scène d'Elia Kazan est extrêmement discrète, et peine à se révéler vraiment inspirante. Le noir est blanc n'est pas désagréable, mais échoue à donner une meilleure assise aux décors pour créer une ambiance de tension et de corruption. Je me surprends même à être légèrement déçu de Marlon Brando, pour qui j'ai visionné le film. Pourtant, l'acteur révélé par Kazan trois ans plus tôt, est parfait de bout en bout, dans ce rôle de jeune docker un brin naïf en pleine introspection. Mais la retenue qu'il y met, ainsi que l'évolution convenue de son rôle brident quelque peu ce dont il était capable avec l'aide d'une écriture plus incisive. Loin d'être désagréable, On the Waterfront me semble à nouveau profiter de l'attachement récurrent que les cinéphiles portent aux œuvres dites cultes, affection qui parait quelque peu émousser l'exigence du spectateur amateur de classiques. Car sans vouloir offenser personne, on a depuis sa sortie vu mieux, moins sage et plus riche que cette oeuvre somme toute assez peu marquante.
lilybelle91
lilybelle91

83 abonnés 914 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 1 octobre 2014
Un bon classique sur la dénonciation et la lâcheté humaine, avec un Brando pour une fois à son maximum ! Bizarre pour Elia Kazan d'avoir mis en scène un tel film et d'avoir ensuite pu participer activement aux affres du Maccarthysme !!!
yannick R.
yannick R.

119 abonnés 966 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 23 mai 2011
Marlon Brando dans sa grande période est formidable et campe un docker dans la tourmente de pratiques mafieuses...excellent! 8 oscars à l'époque tout de même, classique incontournable.
anonyme
Un visiteur
1,5
Publiée le 8 janvier 2017
Si ce n'était la présence du si charismatique Marlon Brando (déjà à l'époque !) qui réussit à nous faire ressentir une véritable empathie pour son rôle de paumé, de pauvre "tocard" aux ordres -à l'insu de son plein gré- d'une affreuse bande mafieuse de criminels, si ce n'était lui, le film ne ferait qu'un gros plouf suivi du long pschiiit de la baudruche surannée et surestimée que constitue ce "Sur les quais".

Lent à se mettre en place, lent à se délier, le film se perd en effet dans une emphase dramatique omniprésente aussi criarde que peut l'être la musique aux accents hystériques qui l'accompagne. Ce manque de sobriété qui contraste et qui jure avec le jeu subtil de l'acteur ne lui rend pas honneur et lui fait injure. Heureusement que les brillants Rod Steiger et Karl Malden sont là pour le soutenir alors que la blonde de service, Eva Marie-Saint est aussi évanescente que son jeu est déliquescent.

Le réalisateur a sans doute confondu le cinéma avec les pièces de théâtre dites classiques dans lesquelles on déclame à tue-tête des vers sans suite tandis qu'on brandit des pancartes pour appeler le Deus ex machina en se prenant les pieds dans la toge. Il se perd alors dans la caricature à l'insu de son ignorance et c'est fort regrettable.
posbern343
posbern343

10 abonnés 123 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 25 mai 2008
Kazan a trahi son honneur et son camp, c'est connu.

Ce film fait partie de ses repentances.

Il est "bon" mais comme le réalisateur est détestable...

BB POSSO
Redzing

1 450 abonnés 4 912 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 juillet 2016
Ayant involontairement participé au meurtre d'un témoin gênant pour ses patrons mafieux, un docker se retrouve travaillé par sa conscience. "On the Waterfront" est avant tout une déclaration personnelle de la part d'Elia Kazan. En effet, en plein maccarthysme, le réalisateur dénonça plusieurs de ses amis, et fut alors violemment critiqué par sa profession. Le film est donc l'occasion de présenter le tiraillement moral qui fut le sien. Au delà de ceci, il s'agit d'un mélange réussi de film noir et de drame, présentant les méthodes des syndicats mafieux de dockers. La mise en scène et les dialogues sont très efficaces et inspirés, et offrent quelq spoiler:
ues scènes d'anthologie (le beau final, les regrets du protagoniste sur sa carrière avortée de boxeur...). Marlon Brando colle parfaitement à ce personnage de raté, paumé entre un passé sur lequel il se lamente, et un futur incertain. Face à lui, des acteurs charismatiques, tel Lee J. Cobb, excellent en patron mafieux et gras. Un film personnel et puissant.
Fêtons le cinéma

849 abonnés 3 658 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 27 février 2024
Le titre, On the Waterfront, renvoie à la fois au lieu unique où se déroule le récit, décor portuaire que perturbe, à plusieurs reprises, un autre lieu qui le conteste, la place de l’église – nous ne connaissons pas la distance qui la sépare le port – et à la posture des personnages engagés dans une lutte sociale, soucieux de défendre ce qu’ils considèrent comme leur appartenant, placés en cela « sur le front » : d’un côté le cartel mafieux dirigé par le mal nommé Johnny Friendly, qui organise la répartition du travail et qui impose aux travailleurs un ensemble de taxes contre une prétendue protection ; de l’autre côté, Terry Malloy, ancienne vedette de la boxe tombée dans l’oubli et qui, pour survivre et par insouciance, rend des services auxdits gangsters.
Tout l’enjeu du film réside alors dans la peinture d’un groupe social égaré entre deux familles – la mafia versus la religion – et entre deux modes de justice : une justice arbitraire, illégale, reposant sur la loi du plus fort et émanant du milieu dans lequel il a grandi, et la justice constitutionnelle, légale, rendue au tribunal, qui l’effraie dans la mesure où elle ne saurait le protéger et qu’elle suppose un temps long, depuis la convocation du procès jusqu’à sa tenue et à l’application des peines. Le dilemme de Terry consiste à interroger la délation au regard de la morale, préoccupation chère à Elia Kazan qui, peu auparavant, avait dénoncé plusieurs membres de son entourage dans le cadre de la Commission des activités antiaméricaines, instrument du maccarthysme d’État. L’ambiguïté du protagoniste interprété par Marlon Brando correspond à l’ambiguïté de Kazan lui-même, qui s’y réfléchit dans ses contradictions fondamentales : il est un homme qui, pour devenir le héraut d’une cause qui le dépasse, doit être incompris et détesté par son entourage ; il est un homme tiraillé entre le Bien et le Mal, entre le haut (le pigeonnier) et le bas (les ruelles, les bars), entre le prêtre, la religieuse et la mafia, entre l’intérêt personnel et la défense du collectif ; il est un homme dont l’engagement en faveur des travailleurs advient par la nécessité des choses et par la révolte face à l’injustice.
La métaphore christique en clausule suppose, après le martyre, la fin d’un âge et le début d’un autre, ainsi que la disparition du corps au profit du symbole de la lutte sociale.
Situé entre les polars américains des années 30 et la pièce de Bertolt Brecht Der aufhaltsame Aufstieg des Arturo Ui (1941), anticipant le spectacle musical West Side Story (1957 à Broadway, 1961 à Hollywood) pour son New York dynamisé par Leonard Bernstein, On the Waterfront surprend par la grande complexité de ses personnages principaux, qu’il retranscrit à l’image par une direction d’acteurs rigoureuse et par un soin porté à la photographie et aux jeux de lumière signés Boris Kaufman.
Bertie Quincampoix
Bertie Quincampoix

142 abonnés 2 053 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 6 novembre 2019
Mettant en vedette les charismatiques Marlon Brando et Eva Marie Saint, Sur les quais raconte la quête personnelle d’un jeune homme qui va s’affranchir du milieu mafieux dans lequel il a évolué au cours des dernières années – un surpuissant syndicat de dockers – et dans lequel son propre frère s’est taillé une place importante. Une émancipation guidée par son amour grandissant pour une jeune fille étourdissante de beauté, et portée par un prêtre incitant les ouvriers opprimés à la révolte. Ce film controversé, du fait du comportement d’Elia Kazan au moment du maccarthysme, mais aussi parce que l’œuvre fut considérée comme anti-syndicaliste et pro-cléricale, n’en demeure pas moins une petite pépite de mise en scène, aux décors et lumières absolument magnifiques.
matt240490
matt240490

98 abonnés 1 070 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 22 septembre 2014
Récompensé de 8 Oscars, dont ceux du meilleur film, du meilleur scénario original et du meilleur acteur pour Marlon Brando, il est clair que Sur Les Quais ne laisse pas indifférent. Plaçant son histoire dans un contexte de mafia locale opérant sur les quais et dont l'emprise sur ses travailleurs est totale, le métrage d'Elia Kazan trouve avant tout sa force dans la prestation de celui qui interprétera plus tard Don Vito Corleone dans Le Parrain, Marlon Brando. A l'aide d'une dégaine que l'on ne trouve plus que trop rarement et d'un charisme fulgurant, l'acteur enflamme l'écran de ses dialogues brillants, surtout en compagnie de la jeune et jolie Eva Marie Saint. En dépit d'une toute petit période creuse vers le milieu qui brise un peu sa bonne lancée, le film s'inscrit durement parmi les productions phares de ces années 50, où le noir et le blanc laissaient imaginer pléthore de couleurs édulcorant un écran à qui l'on enviait rien.
SYNEPHIL
SYNEPHIL

61 abonnés 1 135 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 21 mai 2017
Sans la présence de Brando ,ce film ne serait certainement pas resté autant dans les mémoires car le scénario ne fait pas preuve d'une grande originalité.Kazan dépeint l'univers des docks, certes avec talent,mais ce portrait social d'une Amérique gangrenée par la pègre apparait trop manichéen avec d'un coté le méchant (parfait Cobb) mafieux qui détient le "pouvoir" de choisir ceux qui peuvent travailler et de l'autre les rares gentils s'opposant a ce systeme ou les dés sont pipés.La scène finale complètement aberrante reflète bien l'ensemble de cette oeuvre bénéficiant par ailleurs d'excellents comédiens dont la jeune et jolie débutante Marie Saint qui se debrouille plutôt bien face au beau Marlon qui irradie chacun de ses plans par sa classe naturelle.Il donne a ce personnage de tocard/mouchard une troublante dualité du fait d'une carrure imposante allié a un regard empreint d'une infinie douceur.La musique de Bernstein est classique et trop forte par moment ,surement mieux en VO.
Akamaru

3 503 abonnés 4 339 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 11 novembre 2010
La première oeuvre véritablement empreinte de réalisme social fut "Sur les quais",récit d'un dilemme majeur autour de la dénonciation,de la trahison.On peut y voir une mise en perspective de la réelle situation d'Elia Kazan,qui en 1954,dénonçait ses collègues aux activités supposées anti-communistes.Drame puissant,quoique en mal de rythme,son film met foncièrement en avant le jeu si intense et charismatique de Marlon Brando,alors jeune et à la beauté peu commune.Il incarne un ex-boxeur pro,devenu docker,pris d'états d'âme quand il prend conscience des meurtres commis par les siens.Il a désormais le choix entre fermer les yeux et continuer à vivre petitement,ou désigner les assassins et s'attirer de graves ennuis...Dans un noir et blanc immaculé,Kazan filme Brando avec conviction,tant dans son introspection que dans son amour naissant avec la ravissante Eva Marie Saint.Plusieurs séquences font partie du panthéon du cinéma,comme Brando qui joue avec un gant blanc,qui repousse calmement le revolver tenu par son frère,ou qui constate la mort de ses pigeons adorés.Le dernier quart d'heure,optimiste et dense,semble ouvrir la porte à une nouvelle ère.Celle de l'honnêteté.Un classique.
Flying_Dutch
Flying_Dutch

78 abonnés 770 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 mai 2011
Ce film d'Elia Kazan contribue grandement à la légende de Marlon Brando, et pour cause, l'acteur est excellent dans ce film absolument fabuleux qui dénonce avec justesse et maîtrise les magouilles des dockers.
thewall
thewall

15 abonnés 740 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 septembre 2006
"Sur les quais" est une oeuvre majeure du cinéma américain. Par delà la polémique suscitée par les critiques mal intentionnés qui n'ont retenu du film que le côté "apologie de la dénonciation" (Kazan ayant lui-même dénoncé des communistes lors de la chasse aux sorcières), ce qui est sacrément réducteur. Loin de ces considérations sur l'attitude de l'homme Kazan, force est d'admettre que le cinéaste fut un très grand réalisateur qui prouve sa maestria avec ce film noir et pessimiste, socialement engagé et d'un réalisme marquant pour l'époque. Illuminé par la prestation époustouflante de Marlon Brando, on clamera sans scrupule que nous sommes ici face à une oeuvre importante.
Mosse.
Mosse.

109 abonnés 445 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 juillet 2010
Derrière un scénario assez simple, "Sur les Quais" est un des films les plus engagé des années 5O ( tourné en plein Maccarthysme, le film ne fut pas apprécié de tous, beaucoup y voyant une dénonciation, une agression des syndicats ), mais c'est aussi et surtout le film à voir pour ses acteurs ! Eva Marie Saint, d'une justesse éblouissante pour une première - Kazan a toujours eu le flair pour dénicher des perles -, Lee J. Cobb est impérial, mais que dire de Marlon Brando sinon qu'il est tout simplement obsédant de perfection, avec Kazan, son talent explose, irradie tout sur son passage... Impressionant.
Tous les Oscars sont archi mérités, Sur les Quais est un film à part, qui, en plus de tout ce qui est cité précedemment, brille également par la musique de Leonard Bernstein et la réalisation aux plans magnifiques du grand Elia Kazan !
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse