Sur les quais
Note moyenne
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Caine78

7 786 abonnés 7 400 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 mars 2008
C'est un fait : Elia Kazan était un grand réalisateur. Rarement un cinéaste aura montré autant d'habileté et d'aisance à aborder des sujets graves, sombres avec autant de talent. C'est à nouveau le cas avec ce "Sur les quais", qui il est vrai a quelque peu du mal à trouver son rythme. Mais une fois lançé, il est vrai qu'il est difficile de résister à ce film, tant par la puissance de la mise en scène que par le traitement du scénario, en général assez rigoureux. De plus, "Sur les quais" a la qualité de rendre plus intense, plus poignant chaque séquence, que ce soit les affrontements entre les dockers et la pègre que l'histoire d'amour entre Marlon Brando et Eva Marie Saint. De plus, la fin (et même si l'on pourra la trouver complaisante quant à l'action de Kazan durant le Maccarthysme) n'en demeure pas moins un immense moment de cinéma, d'une violence et d'une puissance rarement égalée, soutenue qui plus est par la sensationnelle partition de Leonard Bernstein. Et au final, c'est incontestable :
"Sur les quais" a la force des grands films.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 9 septembre 2017
Un très bon film bien que je le place, contrairement aux classements Allociné, bien en deça de "Un tramway nommé désir"; moins lugubre, moins torturé, moins intense et aussi moins énigmatique, beaucoup plus terre à terre et classique finalement dans la trame scénaristique. Il y a quand même du très bon et pour tout dire, j'ai été saisi et captivé tout le long par l'ambiance et le jeu d'acteur. Il y a bien sûr le mythe Brando mais aussi tout cet univers prolo des quais qui ressort avec panache et authenticité. En parallèle de l'intrigue, il y a aussi le jeu de séduction entre Brando et Eva Saint Marie joliment fait, sensible sans être miévreux. Tout cela est très réussi avec une belle image mais disons le, l'intrigue reste assez simple et linéaire (peut-être un peu trop), heureusement que l'ambiance extra nous permets d'être indulgent sur ce point. Par contre, la fin est excellente, et m'a fait sortir du film avec fascination et enthousiasme. Bref, on peut donc trouver ce film très bon sur bien des points mais il manque selon moi deux choses : une intrigue un peu plus forte ou boostée (là, minimum syndical mais ça passe) et malgré tout un peu plus de profondeur dramatique.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 27 juillet 2011
Un film marquant sur la révolte qui en a inspiré bien d'autre. Des émotions saisissantes et une interprétation parfaite. Une bonne leçon de vie et de cinéma. Merci pour tout monsieur Kazan, ce que vous faites est merveilleux.
Julien D

1 342 abonnés 3 461 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 mai 2013
Ce grand classique du cinéma américain signé par l’excellent réalisateur Elia Kazan profite du charisme étincelant du jeune Marlon Brando, dans le rôle le plus emblématique du début de sa carrière, et du charme transperçant d’Eva Marie Saint dans son premier grand rôle. Son scénario bien écrit autour du thème délicat qu’est le lien entre les milieux syndicaux et mafieux fut toutefois mal accueilli par beaucoup de spectateurs qui y virent un reflet du rôle de dénonciateur qu’eut le réalisateur face à la politique maccarthyste en vigueur. L’académie des oscars a cependant su y trouver nombres de talents à récompenser, dont le casting mais aussi la modernité, aujourd’hui désuète, de sa mise en scène ainsi que la splendide photographie noire et blanche qui donne une beauté romanesque à ces décors naturels. L’émotion et la violence qui se dégagent de cette œuvre phare des années 50 pallient largement le rythme inégal qui démarre difficilement pour s’achever dans une conclusion culte.
Sid Nitrik
Sid Nitrik

74 abonnés 416 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 février 2015
Elia Kazan retrouve Marlon Brando et nous emmène au cœur de la pègre new-yorkaise qui avait, dans les années 50, infiltré les syndicats de dockers dans le but de faire main basse sur cette activité particulièrement lucrative. Se basant sur des faits réels ayant défrayé la chronique au milieu du siècle dernier, Kazan prend le sujet à bras le corps pour bien faire ressortir le côté pourri de ces organisations mafieuses (meurtres, intimidations, chantages...). Mais « Sur les quais » est dans le même temps un vrai film sur la rébellion des opprimés, figure campée par le repenti Marlon Brando, dans un rôle, comme souvent, taillé sur mesure. Kazan arrive également à bien mettre en exergue l'aspect misérable et désespéré de la condition de dockers à cette époque. Rarement un contexte de récession économique n'aura été si bien mis au service d'une intrigue. De plus, on relève un travail approfondi sur la psychologie des personnages, notamment Brando, tiraillé entre ses désirs d'émancipation, de rédemption, et son attachement à la « famille », dans laquelle son propre frère, campé par Rod Steiger, fait figure de numéro 2. Ajoutez à cela la touche de romance complexe avec le personnage sublimement joué par Eva Marie Saint, ainsi que Karl Malden dans un second rôle magistral et vous obtenez une très bonne réalisation à l'intensité dramatique travaillée.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 18 juillet 2014
"Sur les Quais", énième chef d'oeuvre d'Elia Kazan. Le cinéaste y remet en scène Marlon Brando, son acteur fétiche qu'il avait lui-même fait connaître du grand public avec "Un tramway nommé Désir" à peine trois ans avant. Rappelons que "Sur les Quais" avait tout raflé aux Oscars en 1955; 8 récompenses, un beau palmarès.
L'intrigue est intéressante et assez inédite; en immersion sur les quais de New York dans les années 50 où une bande de mafieux a la main mise sur le syndicat des dockers. On suit donc Terry un jeune voyou un peu paumé et surtout très influencé par son frère et son patron. Qui d'autre que le grand Marlon pour jouer ce rôle de loulou au grand coeur, ténébreux, viril et troublé ? A part Brando le reste du casting vaut son pesant d'or; Eve Marie Saint qui jouait là son premier rôle, l'excellent Karl Malden en abbé vertueux, Rod Steiger et Lee J. Cobb avec sa bonne gueule de mafieux (dont on se souvient bien dans "Douze hommes en colère"). Le scénario est solide, il y a de nombreuses scènes très fortes (la scène du taxi par exemple). L'affrontement final est magistral; c'est beau, c'est puissant et la fin est mémorable, une belle métaphore avec la courageuse marche de Terry qui guide les dockers et qui regagne son honneur; un beau moment de cinéma. Une des plus belles perles d'Elia Kazan.
Alasky

462 abonnés 4 678 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 septembre 2009
Un modèle d'ambiance...Une oeuvre-maîtresse avec l'immense Marlon Brando, si jeune et si beau, qu'on ne présente plus.
JohanJett
JohanJett

39 abonnés 209 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 21 décembre 2012
L'un des plus beaux films noir des années 50 avec un coté très sombre ,et une histoire avec des vrais homme new yorkais suivi d'une des plus belles histoires d'amours où Marlon Brando perdra toute sa force devant le charme irrésistible d'une jeune débutante Eva Marie Saint qui sera oscarisée pour son rôle comme le sera également Brando.

La force du film n'est pas seulement dans le jeu des acteurs principaux,mais celle également des second roles,Karl Malden,en prêtre acteur fétiche de Kazan,Rod Steiger,le frère ainé de Terry Malloy, avocat véreux de la pègre tenu par un immense acteur Lee J. Cobb,fabuleux.

Le film ne serait rien sans le talent du grand cinéaste Elia Kazan qui mettait ici en valeur la mis en scène d'un drame très profond sur les docks.Une œuvre magistrale par le réalisateur de l'excellent Un Tramway nommé désir.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 1 septembre 2008
C'est un fait, Marlon Brando crève l'écran, ou crevait. Ce film est une réussite : il apporte sont lot de réalisme, de tragédie, et de sentimentalisme. La corruption de certains dockers est ici dénoncé par un petit groupe sans prétention mené par l'inattendu Terry : nonchalant, une voix traînante, charismatique et un charme fou. A voir.
GabbaGabbaHey
GabbaGabbaHey

243 abonnés 1 583 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 31 août 2010
Le film le plus notoire de la filmographie d'Elia Kazan, un immense chef d'oeuvre marqué par la prestation exceptionnelle de Marlon Brando ! "Sur Les Quais" est une œuvre très intelligente, et tres objective sur la culpabilité et le pardon, sur un jeune perdu dans la vérité, sur l'amour... Une sorte de parcours initiatique d'une grande intensité, et particulièrement touchant. On retrouve Lee J.Cobb (qui joue pour la deuxieme fois pour Kazan) dans le superbe, et tres important, rôle de Johnny Friendly... Les acteurs sont exceptionnels, autant qu'ils sont, et le scenario est d'une grande justesse, ca ne traine pas en longueur, ca sait être calme quand c'est nécessaire et mouvementé quand ca l'est aussi, le rythme est incroyablement saisissant, et tout cela est si émouvant qu'il est impossible de ne pas y adhérer !
Nico591
Nico591

54 abonnés 800 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 26 janvier 2014
Un des plus beaux rôles de Marlon Brando dans lequel il crève l’écran avec sa gueule cassée.
Il interprète à merveille ce docker pris en étau entre son employeur crapuleux et la femme qu’il aime, dans un film qui choisit d’évoquer la classe ouvrière sous la houlette d'Elia Kazan qui apporte une superbe réalisation au métrage.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 25 juin 2009
Excellent film porte par un marlon BRando dans tout son charisme.
Léa H.
Léa H.

38 abonnés 225 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 10 mai 2014
Le film est marqué par l’ambiguïté de son propos, et ce de façon d’autant plus troublante qu’elle se fait l’écho du parcours épineux de son réalisateur, Elia Kazan. Le récit se présente tout d’abord comme une charge virulente contre les syndicats, ici gangrénés par la mafia. Si ce constat repose sur une étude approfondie du milieu, on ne peut nier que le film discrédite aussi, de par le fait, le combat auquel se livre les forces progressistes après la guerre pour tempérer les excès d’un capitalisme de plus en plus sauvage. Cette réserve est accentuée par une résolution finale très troublante : on y voit la masse des travailleurs surexploités rentrer dans les rangs et, certes tourner le dos aux syndicalistes maffieux, mais pour se soumettre à la logique patronale (étonnamment hors-champ du film). Cette injonction à la soumission capitaliste se clôt pourtant sur un plan glaçant : le troupeau des travailleurs pénètrent dans les entrailles de l’entrepôt qui referme sur eux ses mâchoires d’acier (le rideau de fer). S’il s’agit d’une charge contre le capitalisme qui transforme l’homme en chair à canon de l’industrie triomphante des années 50, elle est teintée d’un fatalisme glaçant, qui ferme le débat plutôt qu’il ne pousse à la révolte (à l’inverse des « Raisins de la colère »). Et quand, en plus, on connaît le passé trouble du cinéaste et son témoignage accablant à la Commission des activités anti-américaines, l’allégorie du film peut paraître encore plus ambivalente, pour ne pas dire honteusement réactionnaire : le héros se voit en effet mis au bans de la société pour avoir joué les mouchards et dénoncés ses collègues syndicalistes à une commission qui vise à purger cette petite société de ses éléments toxiques… Difficile de ne pas faire alors le parallèle entre syndicalistes maffieux et communistes ! Kazan règle-t-il pitoyablement ses comptes ici ? Se justifie-t-il de sa trahison envers ses anciens camarades communistes ? Ou fait-il le constat de l’échec d’une utopie auquel il adhéra avec ferveur ? Mais ne tire-t-il pas le rideau un peu vite alors ? Toute cette ambiguïté confère paradoxalement à « Sur les quais » une vigueur rare, un geste politique qui invite à la réflexion, et propose au final un cinéma comme bouillon de culture auquel chaque spectateur doit se confronter. Bref, un film encore incroyablement vivant. D’autant qu’à côté de ça, « Sur les quais » possède une matière romanesque intense et parfaitement construite, portée par des personnages bouleversants d’humanité (Brando en tête, dont c’est peut-être le plus grand rôle, mélange d’animalité et d’innocence). En plus de décrire avec une justesse rare un milieu social (le choix de tourner en décors réels et d’utiliser des seconds rôles ici des dockers est précieux), le film est aussi impressionnant dans sa forme : Kazan parvient à conjuguer la rigueur d’une mise en scène classique et la captation sensible des émois intérieurs (cette façon de traquer les émotions sur les visages). Bref, un grand film qui donne à réflexion.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 14 novembre 2009
"Sur les quais" est un film féroce contre les méthodes de certains syndicats Américains. Marlon Brando signe ici une très bonne interprétation comme toutes les nombreuses oeuvres ou il a joué et reste l'acteur préféré d'Elia Kazan. L'histoire est passionnante et nous apporte un message intelligent. Cette réalisation remporta plusieurs oscars et a inspiré quelques films notamment un film de Scorsese très connu nommé "Ragin Bull"a propos d'une scène.
wesleybodin

1 257 abonnés 3 864 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 mars 2009
Un film qui me laisse assez dubitatif.
Le scénario est banal, jusque-là rien de surprenant puisque Elia Kazan est le maestro des histoires banales, l'interprétation de Brando est bonne mais pas excellente comme à l'accoutumée, les seconds rôles sont honnêtes...
Bref, On The Waterfront m'a laissé assez sceptique jusqu'à la fin du film.
Cependant, à l'image de A streetcar Nammed Desir, le final est époustouflant est redonne tout son intérêt au film.
Marlon Brando décolle vraiment à la fin et nous délivre une prestation fantasmagorique qui nous laisse complètement pantois.
Au final, On The Waterfront est un très bon film qui pourra cependant en décevoir plus d'un qui n'auront pas réussit à tenir jusqu'à la fin.
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