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hubertselby
85 abonnés
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5,0
Publiée le 2 juillet 2009
Magique, magistral !!! Une des meilleures comédies musicales jamais réalisées, et je ne vois qu'Hair pour peut-être la surpasser... Le montage est super ! On voit d'ailleurs dans le film l'intérêt que Gideon a pour le montage, alias Bob Fosse lui-même. Roy S est un grand acteur ! Jessica Lange est une adorable mort... Une pure merveille dont je ne me lasserai jamais et QUE DIRE DU FINAL !!!!!!!
J'ai beaucoup aimé. Que le spectacle commence est un film plein d'audaces, plein de rythme (!), où les chansons sont sympas, les chorégraphies impressionnantes, mais le côté "comédie musicale" est là pour accompagner un scénario richement écrit, avec des personnages loin d'être stéréotypes. C'est une plongée captivante dans le monde des comédies musicales d'ailleurs. La mise en scène est très bonne, Bob Fosse maîtrise son film. On pourra regretter peut être une seconde partie un peu moins bonne, mais quel film...
Bob Fosse nous livre ici encore une excellente comédie musicale 8 ans après Cabaret. Les acteurs sont excellents et les décors sont splendides. Les numéros musicaux sont pétillants et l'on retrouve quelques similitudes avec les numéros de Cabaret. L'histoire est très prenante et originale. On a donc un film plein de qualités qui mérite d'être vu.
Malgré quelques longueurs sur la fin, cette comédie musicale est une vraie réussite. De plus, elle est une des plus originale qu'il nous est permis de voir puisque à la candeur et la joie habituelle des comédies musicales, nous avons ici affaire à un univers sombre avec comme personnage principal un artiste autodestructeur.
Que le spectacle commence (1980) est en réalité l’autobiographie du réalisateur. Sans le préciser, sans nous le faire comprendre, pour ceux qui ne le savent pas, Bob Fosse (Cabaret - 1972), qui a cumulé les fonctions de scénariste, réalisateur et chorégraphe sur son film, nous raconte sa vie, celle d’un véritable artiste qui, entre les auditions et les répétitions de son prochain ballet à Broadway, le tournage et le montage de son prochain film, sans oublier ses nombreuses conquêtes qui sont loin d’être simple à gérer, doit faire face à de nombreuses complications, tant au niveau professionnel qu’au niveau personnel. En faisant le bilan de sa vie, il comprend qu’il a mené une vie tumultueuse, entre son travail qu’il a prit trop à cœur et qui l’a poussé à l’épuisement et la drogue qu’il a infligé à son corps affaiblit. Au final, il s’éteindra au summum de sa carrière, suite à une crise cardiaque. Remarquablement interprété par Roy Scheider (French Connection - 1972), ce que l’on peut retenir de All That Jazz (titre original), c’est qu’il s’agit aussi d’une satire du show-biz, le réalisateur nous dresse un portrait peu flatteur d’un chorégraphe / metteur en scène narcissique, mais tellement réaliste ! Une réalisation qui aura d’ailleurs valut au réalisateur la Palme d'Or au 33ème Festival de Cannes en 1980, ainsi que quatre Oscars en tant que Meilleure Musique pour Ralph Burns, Meilleur Montage pour Alan Heim, Meilleurs Décors et Meilleurs Costumes.
Un vrai film, une vraie claque. J'adore le concept de ses hallucinations au gout d'un show digne de Broadway. Le final marquera indubitablement les esprits. Cette oeuvre de chef entraîne dès le début, et toute la complexité de la vie d'artiste (de Bob Fosse lui-même?) est déballé au rythme d'un long mais palpitant spectacle. La peur de la mort allégorique, aux allures de mariée? A voir et à revoir -je précise que la Bande française est aussi supportable que la version originale.
Voici un film extraordinaire, la mort y est omniprésente sans être voulue pesante ni ennuyeuse. Les comédiens sont justes et le film est tout simplement excellent.
Ce film mérite entierement sa palme d'or (1980), ésperont que la mort ressemble à ça, ce serait si joyeux !
Décidément 1 beau film : et comment rater tous ces danseurs doués doués d'improvisation & la musique agréable qui change de l'autre malgré les matins, et il est vrai tous ces gens qui feraient croire que B.Francklin s'éclairait à la bougie ?
On a beau être chorégraphe, on peut difficilement s’improviser scénariste ou réalisateur. Pourquoi ? Parce que c’est un métier tout simplement. Et moi, tel que vous me voyez, j’aurais du mal à m’improviser cosmonaute, par exemple. Bob Fosse tente le grand écart, et comme il ne sait pas qu’elle direction donner au ballet, il mélange tout et fait un patchwork où tous les éléments sont éparpillés à sa fantaisie. Scénario abscond pour ne pas dire inexistant, ça donne une suite de plans qui s’enchaînent sans trame logique. Par contre on sent beaucoup l’autobio-je-me-regarde-le-nombril-il-est-beau, derrière tout ce fourre-tout. Un personnage intéressant sur le papier, et plat à l’écran ; un chorégraphe qui prend de la drogue et qui trompe sa femme ? Comme c’est original !?! Roy Scheider dans un rôle de chorégraphe alors que ça se voit qu’il ne sait pas danser ?! Il est tout raide dès qu’il s’agit de faire le moindre pas. Jessica Lange dans un rôle invisible où elle ne fait que sourire, chorégraphies mal filmées, les danseurs ne sont pas mis en valeur, car le cadreur a comme le tournis et change tout le temps les angles de ses plans. Il filme ça comme une comédie musicale, avec pleins de cut hasardeux alors que c’est un film qu’on est censé avoir sous les yeux. Et puis surtout ennuyeux dû au manque d’histoire, justement. Long et ennuyeux. Montage décousu qui a du faire de l’effet en 1980, mais le temps à passé depuis. Palme d’or vous dites ? C’est loin d’être un gage de qualité la preuve. On les a presque toutes oubliées, et celle-là ne vaut même pas la peine d’insister.
Palme d'or à Cannes en 1980 (et 4 Oscars techniques), voilà l'avant dernier film de Bob Fosse. Une nouvelle fois réalisateur, scénariste et chorégraphe, c'est de sa propre vie dont il nous parle, librement, ici. Épuisé par une vie de travail acharné, d'abus de drogues et d'alcool et de conquêtes féminines, il avait déjà eu une attaque cardiaque sur le tournage de Lenny. Même si les numéros musicaux sont superbes, All that jazz (Que le spectacle commence en VF) est surtout un film qui parle de cela et de la mort. Celle-ci est d'ailleurs incarnée par une Jessica Lange au début de sa carrière (son deuxième film après King Kong). Je n'ai pas accroché aux premières scènes mais très vite le tout devient fascinant. La mise en scène est brillante et l'interprétation convaincante (Roy Scheider époustouflant). Techniquement cela peut paraitre daté et kitsch mais ça passe parfaitement. Au final, une belle réflexion sur la vie d'artiste (qu'on soit méga star ou qu'on galère) et sur la mort.
Malgré quelques redites le tourbillon baroque de ce film nous entraîne si on accepte de se faire emporter par un double tempo, d'abord multicolore et enlevé pour illustrer la créativité du protagoniste - interprété avec force émotions par Roy Scheider - puis pudiquement tragique pour manifester la route inéluctablement létale de cet homme incapable de modérer ses désirs. Douloureusement virevoltant.
Baroque, délirant, mégalomane et autocritique? Assez surprenant et dérangeant pour un film « musical » Entre autobiographie "avant l'heure" et superbe comédie musicale, préfigurant une nouvelle époque, éloignée du style Vicente Minelli, Stanley Donen, etc
Film testament et autobiographique de Bob Fosse, ALL THAT JAZZ se présente sous la forme d’une comédie ( ?) musicale érotique, brillante, passionnée et douloureuse, que réalise un directeur fou de son art, de ses addictions (drogue, alcool, tabac, travail) et des femmes qu’il aime et maltraite à la folie. Cette œuvre unique, comparable à nulle autre, dépeint dans ses excès la mort d’un art qui se consume dans les dérives de la consommation à outrance. « Showtime » répète le cinéaste à chaque matin d’un nouveau jour de création, entrainé jusqu’à la fois de trop. Inspiré du 8 ½ de Fellini, Fosse livre une réflexion plus désabusée que le maître italien qui se contentait de photographier et analyser un état de fait. Ici, notre monde en décomposition est le résultat de notre volonté de tout faire mieux tout le temps (prémonitoire pour Hollywood qui, à l’image de la civilisation occidentale, à force de surenchère, s’est perdu dans la superficialité, l’argent devenant à la fois le seul moteur et l’unique objectif). Dans cet enfer de Dante, pavé de bonnes intentions, Dieu que les femmes y sont sublimes, Fosse s’excusant sans doute une dernière fois de les avoirs si mal traitées au cours de sa vie. Cette œuvre extrêmement ambitieuse, illustrée par des chorégraphies aussi performantes qu’innovantes (Fosse fut sans doute le plus grand), est portée par un Roy Scheider habité (le rôle de sa vie) et une pellicule magnifique du grand Giuseppe Rotunno (photographe de Fellini et Visconti, entre autres). Ce renouveau de la comédie musicale s’arrêtera hélas à ce seul opus, la voie ouverte par Fosse n’ayant donné lieu à aucune continuité au cinéma. S’il remporta la palme d’or à cannes ex-eco avec KAGEMUSHA d’Akira Kurosawa, il perdit l’oscar du meilleur film et meilleur réalisateur (comme APOCALYPSE NOW et Francis Ford Coppola) face à KRAMER VS KRAMER, bon petit film propret et sans grand intérêt de Robert Benton qui, comparé aux deux autres, paraît plus proche du fast food que des chef étoilés! Fosse réalisera 4 ans plus tard STAR 80. Dommage.
Quelle mocheté ce film. Nan mais sans dec', à part être un fan absolu des spectacles de Broadway, et encore, je ne comprends pas comment il a fait pour être Palme d'or Cannes 1980, sauf à ce que le jury ait été sous exta. J'ai dû le regarder en deux fois et avance rapide pour arriver à la fin. Ce n'est qu'une suite ininterrompue de scènes de danses, entrecoupées des moments insipides de la vie du chorégraphe. En plus de n'avoir aucun scénario, ce film est très esthétiquement laid (on arrive dans les 80's il faut bien dire).
Un conseil, passez votre chemin, vous méritez mieux! 10/18
Que le spectacle commence est un film tout simplement superbe. Un chorégraphe très célèbre monte une nouvelle revue à Broadway et est victime d’une crise cardiaque. Le monde de Broadway est dépeint dans sa réalité, guère reluisante en fait avec toutes les jalousies et particulièrement l’ignominie des assureurs. Joe Gideon le chorégraphe joué par Roy Scheider revoit sa vie et discute avec la Mort, magnifique Jessica Lange tout de blanc vêtue. Le film démarre en douceur et gagne en intensité tout du long. La mise en scène est parfaite, les acteurs sont tous excellents et le show du final est bluffant. Sans rien dévoiler, uniquement le fait que certains danseurs symbolisent les vaisseaux sanguins, artères et veines du cœur est une idée géniale.