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Nisan21
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4,0
Publiée le 10 mai 2026
Un grand film. On le sait et on le sent durant tout son visionnage.
N’étant pas un adepte des comédies musicales, je n’y retrouve pas du tout ici de problème tant elles font partie et font avancer le scénario et le discours du film.
Étant le premier film du réalisateur que je vois, il me donne envie d’aller plus loin dans son œuvre pour découvrir à quel point elles émanent de sa propre expérience de vie.
Avec Que le spectacle commence !, Bob Fosse transforme l’autoportrait en comédie musicale fiévreuse, entre confession narcissique et méditation sur la mort. Roy Scheider incarne un créateur épuisé, prisonnier d’un tourbillon de travail, de désir et d’autodestruction. Le film impressionne par son énergie chorégraphique et son montage halluciné, mais cette surenchère finit parfois par étouffer l’émotion. Fosse privilégie la virtuosité et l’exhibition de soi au détriment d’une véritable retenue dramatique. Reste une œuvre flamboyante et singulière, mais dont l’excès permanent peut fatiguer autant qu’il fascine.
La claque est monstrueuse et quel bonheur ! All That Jazz est un grand film et une grande comédie musicale du XXe siècle. Radicale dans sa proposition, Rob Fosse nous emmène dans la tête du personnage principal où sa santé est mis à rude épreuve. Un emballage maîtrisé par une avalanche d'idées (montage ou réalisation) ; une jeu d'acteur complètement dingue et une histoire folle psychologiquement. Comment ne pas voir la dénonciation de L'emprise d'un artiste en declin et sa vie bordélique ; l'équilibre autour de la "mort" reste la grande force du film : qu'importe ce qu'il a vécu, sa vie se résume à une d'artiste plongé dans la comédie musicale.
Le dernier acte est absolument parfait digne d'un film expérimental par sa radicalité. Une proposition dingue qui restera en mémoire
Il y a dans All That Jazz une œuvre qui suinte la lucidité jusqu’à l’écœurement. Ici, Bob Fosse s’autopsie. Et pas dans un geste discret, allusif, pudique. Non. Il y va avec le spot dans les yeux, les paillettes au coin des lèvres, le regard dans le vide et la musique dans les artères.
All That Jazz est un film d’éclat. Alors la caméra n’a pas le temps de s’attarder : elle coupe, elle fracture, elle relance. C’est le montage lui-même qui a des palpitations. Chaque scène est une relance.
Il faut dire que Fosse ne cherche pas à nous émouvoir : il nous expose. Et dans cette exposition, il nous rejette un peu. Joe Gideon, double à peine masqué de Fosse, n’est pas un personnage tragique : il est une énigme cynique, un salaud conscient, un homme qui transforme sa propre déréliction en numéro de cabaret. Et cela peut devenir lassant.
On pourrait croire à une confession. Mais All That Jazz est trop écrit, trop chorégraphié, trop parfait pour être une vraie défaillance. Tout y est cadré, habillé, magnifié. Même l’effondrement est mis en scène, mis en lumière, recouvert de velours rouge. Il y a là une forme d’auto-mise à mort spectaculaire qui flirte parfois avec le mauvais goût sublime.
Le film est saturé. Saturé de musique, de sueur, de mots, de névroses. Il ne laisse pas de vide. Il n’y a pas un plan qui respire. C’est un cinéma de l’étouffement, de l’inconfort chic. L’émotion est souvent court-circuitée par le style. On admire, oui, mais d’un regard sec.
Et pourtant, difficile de ne pas être saisi par certains moments de grâce : la mort qui danse en robe blanche, la répétition qui devient confession, la main qui tremble sur la poignée de pilules. Il y a là un théâtre du corps qui flanche, un spectacle du moi qui craque mais dans une scénographie si réfléchie qu’on doute toujours de la sincérité du cri. Le “Bye Bye Life” final n’est pas un adieu : c’est un rappel. Une sortie en scène. Une manière de dire que même la mort, il faudra la jouer.
Ce film est une œuvre-miroir, où l’auteur se regarde crever avec le sourire du clown triste. Et cela peut fasciner, autant que cela peut exaspérer. Tout y est trop. Trop beau, trop contrôlé, trop brillant pour ne pas susciter un doute.
Comédie musicale certes réussie sur le plan technique (quoique) mais qui pèche tout de même. Toutes les scènes de chants et de danses ne font pas rêver, sont même parfois presque de trop. A se demander même si ce film en comédie musicale est un choix judicieux. Bon casting, notamment Roy Scheider impeccable. Plus de mal avec certains dialogues et surtout le personnage de sa fille, supposée avoir 13 ou 14 ans je crois, assez sexualisé, qui demande à son père de ne pas se "taper tout ce qui bouge", c'est un peu spécial à entendre, surtout quand la gamine le dit tout sourire. L'image finale est aussi fort dommage. On avait parfaitement bien compris le sens, pas la peine de mettre une image littérale qui vient un peu ruiner les effets mis en place.
Maître de la musicalité par une mise en scène exceptionnelle, tout sauf conventionnel, Bob Fosse est à l’origine d’une de mes aspirations concernant la dance et de se sentir appelé à l’imminent besoin de prouver son potentiel (Aux autres ou à soi-même.. un peu des deux) All That Jazz s’inscrit dans le cœur de la passion et aussi l’excès qui entoure le monde du spectacle. Bien que décousu par un montage qui peut être déconcertant et des musiques trop longues pour ce qui ne sont pas adeptes à la comédie musicale, All That Jazz nous emballe et nous surprend. Les frissons de mélancolie, de contrariété aussi pour ce personnage, avance tout au long du film, et s’agrandissent quand on connaît le sort fatal pour ce Joey. Cette histoire est un parallèle de la construction de Chicago, que Bob Fosse mis sur pied quelques années auparavant et où, la vie extravagante était à son paroxysme. Inimitable et sensationnel danseur et metteur en scène, Bob Fosse n'hésite pas à se filmer dans un miroir où il n'épargne rien de ses défauts et de ses fâcheux penchants tout en se montrant parfois complaisant et orgueilleux. All That Jazz est un film personnel et inspirant pour toutes personnes qui aimerait se lancer sur une scène. La Chorographie a coupé le souffle et la caméra a le bénéfice de filmer tout ce qui est agréable à voir pour les yeux, à travers 4 personnages principalement (Joey lui-même ainsi que sa fille, son ex et sa femme) qui réussissent à endiabler tout le pouvoir du corps dansant. All That Jazz est d’une inspirante prise en main et d’une certaine immoralité qui s’en dégage, mais qui nous pousse à aller de l’avant.
Palme d'or du festival de Cannes en 1980, cette comédie musicale de Bob Fosse s’appuie sur une trame scénaristique confuse. Pourtant, ce film est en grande partie autobiographique. Le récit évoque les frasques d’un metteur en scène (Roy Scheider) addict au travail et aux drogues mais également coureur invétéré de jupons. Le joyeux bordel ambiant qui règne permet de juxtaposer des réflexions sur la mort, la passion artistique et la vie familiale, le tout entremêlé de chorégraphies dynamiques. Malheureusement, un sentiment général d’incompréhension entrainant quelques longueurs se fait ressentir. Bref, une œuvre très (trop ?) personnelle qui manque d’universalité.
Un film sur la mort c’est souvent raté ou très ennuyeux, mais une comédie musicale sur la mort, voilà qui est osé, et pourtant superbement réussi. Dans ma short liste de chef d’œuvre.
C’est un film déjà sorti dans les années 80. Une édition criterion existe. C’est l’histoire d’un homme qui meurt avec poésie et flamboyance. Pourquoi ce bloquage ?
Un chorégraphe talentueux de Broadway s'offre un baisser de rideaux à l'image de sa vie, qui ne fut qu'un show flamboyant et exaltant mais aussi mortel, porté par l'interprétation exaltante de Roy Scheider. It's showtime folks ! 3,25
Que le spectacle commence est un film tout simplement superbe. Un chorégraphe très célèbre monte une nouvelle revue à Broadway et est victime d’une crise cardiaque. Le monde de Broadway est dépeint dans sa réalité, guère reluisante en fait avec toutes les jalousies et particulièrement l’ignominie des assureurs. Joe Gideon le chorégraphe joué par Roy Scheider revoit sa vie et discute avec la Mort, magnifique Jessica Lange tout de blanc vêtue. Le film démarre en douceur et gagne en intensité tout du long. La mise en scène est parfaite, les acteurs sont tous excellents et le show du final est bluffant. Sans rien dévoiler, uniquement le fait que certains danseurs symbolisent les vaisseaux sanguins, artères et veines du cœur est une idée géniale.
Bon bah c'est très bien. le film pète. C'est efficace, beau et émouvant. Je ne pense pas que ce soit le genre de film que l'on sait apprécié en une seule fois, c'est si dense. En tous cas ça m'a fait plaisir. Je pense donc qu'il s'agit d'un film où il faut réunir toute sa force et son envie de le voir.
Titre américain : All That Jazz. Vraiment ? Je reste en outre réservé devant cette mise en scène créative, originale et dynamique, offrant une photo élaborée et de très belles séquences de pur cinéma (danse de la jeune fille) malheureusement pas toujours du meilleur goût, y compris pour les chorégraphies. Super numéro d’acteurs de Roy Scheider et Palme d’or à Cannes en 1980.
Très très bon film avec un excellent Roy Schneider. Le film qui oscille entre ambiances oniriques et musicales aborde à la fois les affres de la création, la passion auto destructrice