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3,0
Publiée le 12 avril 2026
Avec Cul-de-sac, Roman Polanski enferme ses personnages dans un huis clos absurde où la menace se mêle à un humour noir déstabilisant. Le film joue sur les rapports de domination et l’instabilité psychologique, sans jamais offrir de véritable point d’ancrage. Polanski privilégie une atmosphère étrange et étirée, qui installe un malaise diffus mais peut aussi sembler tourner à vide. Les personnages, volontairement grotesques, participent à cette dérive mais limitent l’identification. Reste une œuvre singulière et dérangeante, fascinante par moments, mais dont l’absurdité peut laisser une impression d’inabouti.
Troisième long métrage de Polanski et deuxième production britannique après Répulsion avec Catherine Deneuve, Il choisit cette fois sa sœur Françoise Dorleac avec encore comme scénariste Gérard Brach et coscénariste Polanski. Le film est tourné dans une petite Île nommée Lindisfarne, appelé localement Holy Island, qui est une île située en Angleterre, sur la côte de la Northumbrie. Accessible à marée basse par une chaussée submersible, elle abrite un monastère et un château en ruines. La météo pendant le tournage pourtant au mois de Juillet ressemblait à l'hiver avec même de la neige et une eau glaciale qui a faillit faire mourir de froid Françoise Dorléac et Jack MacGowran. Françoise Dorleac eu une scène encore plus pénible avec l'acteur Lionel Stander victime du Maccarthysme et choisi pour son caractère exécrable et la scène où il doit fouetter Teresa sur les cuisses avec la boucle de sa ceinture n'est pas simulée. Françoise Dorléac subit réellement les coups de Stander, qui se plaignit par la suite d'avoir mal aux genoux (en effet, Teresa est allongée sur le ventre contre les pavés, et Richard est littéralement assis sur elle, les genoux contre le sol). Mais Lionel Stander correspond exactement au personnage du gangster méchant et intraitable car il était aussi ingérable pendant le tournage tout en étant cardiaque ce qu'il n'avait pas indiqué à la production du film. Cependant ce film où Stander joue le rôle principal avec l‘excellent Donald Pleasance mari de la chatelaine de l’île, Françoise Dorléac, verra sa carrière relancée après ce film qui obtint l’ours d’or à la Berlinale 66. Le film a eu aussi beaucoup de problèmes financiers avec la production, car Polanski, très consciencieux, demandait souvent de nombreuses prises pour une même scène ce qui inquiétait la production en termes de coût et de délais de réalisation. Jacqueline Bisset tourne son 2e film avec un petit rôle dans le groupe de visiteurs dans la seconde partie du film qui bouscule les habitudes du gangster à qui Françoise Dorleac attribue la fonction de serviteur du château à la fois pour se venger d lui et rassurer les invités du chatelain.
Le réalisateur Roman Polanski poursuit dans son cinéma expérimental avec ce drame dans lequel un la vie d’un couple résidant dans un château en Irlande est perturbé par la venue d’un brigand cherchant un refuge. Ce huis-clos loufoque déroute par son refus de tout cadre narratif et par son trio de protagonistes exubérants et agaçants au possible. Cela préfigure certains des thèmes et enjeux de la filmographie du cinéaste mais reste pour autant profondément terne et ennuyeux.
Avec "Cul-de-sac", Roman Polanski signe une comédie étrange. L’histoire suit un couple isolé dans un château en bord de mer, perturbé par deux gangsters en fuite. Filmé en noir et blanc, la mise en scène est visuellement inventive et crée une atmosphère oppressante. On pourra toutefois regretter un rythme inégal et des personnages trop excentriques.
Je ne comprends pas le terme de chef d œuvre de la part de cinéphiles, je trouve pour ma part que c edt un film assez étrange, très difficile de le suivre jusqu'au bout car on s y ennuie la plupart du temps. Un film en noir et blanc qui rajoute avec une atmosphère très mortifère.l histoire de 2 gangsters en cavale coincé dans une presqu'île irlandaise,oblige de prendre en otage un couple résidant dans un château. Le reste est à découvrir pour la sublime Françoise dorleac.
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1,0
Publiée le 3 mai 2021
Je ne suis pas un fan de Polanski et j'ai finalement pu regarder ce film de ses débuts. Une partie du jeu des acteurs est raisonnable Jacqueline Bisset dans un premier rôle mais non parlant est hélas la chose la plus intéressante de cette histoire qui ne tient pas debout et j'aurais aimé qu'elle soit plus présente ou qu'elle ait plus de répliques. Ce film échoue sur tous ses autres aspects même si Polanski tente de faire d'une vieille intrigue quelque chose de nouveau ou une comédie noire c'est en fait une comédie noire plutôt grise. Il s'agit d'une étude de personnages mais ils sont tous si inintéressant que cela échoue. Cul-de-sac est très irritant à cause de ses personnages. Ce film ne pourrait pas être plus éloigné de ses autres films tant il est mauvais...
Tout est d’entrée insolite dans ce film en noir et blanc: le lieu étrange (Château de Lindisfarne sur l’île Holy Island), les truands, leur voiture, les relations avec leur patron, le couple improbable, les poules… La suite ne l’est pas moins, virant du polar à la comédie absurde. Du bon et du pur Polanski malgré quelques ruptures de rythme.
Pour son troisième long-métrage, Polanski met en scène dans un NB sublime, une œuvre insolite et loufoque avec des personnages excentriques interprétés par un excellent casting. Dommage que l'intrigue manque d'intérêt.
Ça le meilleur Polanski ? Certainement pas. Décor original et début prenant mais après que de longueurs...gros ennui avant que la farce se transforme en drame.
Deux gangsters en perdition après un coup ayant mal tourné se retrouvent piégés par la marée sur une île dans laquelle seul vit un couple mal assorti. Un quadragénaire au physique ingrat vit avec une très jeune et jolie femme (Françoise Dorléac) volage. L’arrivée des gangsters va être le révélateur du cul de sac dans lequel se trouve le couple. Les gangsters prisonniers de cette île par la marée doivent attendre le prochain cycle pour se carapater ; eux aussi n’ont pas d’issue et se trouve dans un cul de sac. Et le fatalisme hantera ces 4 personnages jusqu’à la fin ; quoi qu’ils fassent, ils sont bel et bien pris au piège. Polanski, avec ce film, compose un triptyque à l’humour noir sous forme de huis clos. Peu de personnages, une ambiance confinée, un lieu unique ; tout ce qu’aime le maître ; il s’éloignera par la suite de cette forme narrative pour y revenir avec succès en 2011 avec le très sympa « Carnage ». 1966, ce film choqua par la liberté de ton et de forme ; aujourd’hui ne ressort que l’absurdité et la farce poussée à son paroxysme. Outre le talent de metteur en scène que l’on sent déjà, les dialogues sont savoureux, inconvenants et remettent bien souvent en cause l’ordre établi. Polanski, un homme de son époque, on sent les prémisses de la Nouvelle Vague dans ce long métrage qui malgré tout à pris quelques rides avec le temps. A voir pour le casting et la naissance d’un grand réalisateur. tout-un-cinema.blogspot.com
L’idée est plutôt sympathique et donne lieu à quelques bons moments de comédie, mais on dirait que le scénario a été écrit au fur et à mesure. Ça ressemble à du théâtre en partie improvisé sur un canevas et le temps paraît vite long. Le décor et le noir et blanc ajoutent un petit supplément d’âme, à part ça bof.
Dès le générique, on sent que tout est très travaillé. La narration est efficace et ne perd pas de temps pour nous prendre et nous lancer dans l'histoire. Le soucis du film vient plus tard : l'histoire se perd parfois dans des détails peu utiles à la suite. 1h30 de film aurait été préférable. Les personnages sont très bien joués, et leurs évolutions sont super bien pensées. On passe donc un assez bon moment.
Le moins que l'on puisse dire est que ce film est assez déroutant. Ce huis-clos sur une île frôle le burlesque et l'absurde. On pourrait penser au début du film que l'histoire va se développer vers d'autres horizons mais non l'action est cantonnée dans cette demeure médiévale, elle-même sur une île séparée de la terre ferme par une route qui est fermée naturellement 2 fois par jour par la marée. Malgré les visites de quelques amis on commence à s'ennuyer. Bien sur les 2 bandits du début qui ont échoué sur l'île au début du film sont là pour mettre un peu d'action et la vie à 4, les 2 voyous et le couple de châtelain, se met en place. Mais il ne se passe pas grand chose Pour moi L. Stander est vraiment le leader de ce film. Bien sur il n'est pas tout seul mais c'est beaucoup lui qui fait le show aidé par D. Pleasance et F. Dorleac. La petite ritournelle est plutôt sympa, elle ajoute un effet un peu mystérieux supplémentaire. Un film plutôt absurde et déroutant qu'on aime ou qu'on aime pas.
Comment arriver à ce résultat avec un tel potentiel (idée de départ, distribution, lieu) ? Le comportement des personnages est incompréhensible (surtout de celui interprété par Donald Pleasence). L’histoire ne démarre jamais. La fin est absconse. Voilà un film mortellement ennuyeux... malgré quelques plans sur la nudité de Françoise Dorléac.
"Cul-de-sac" ne fait pas forcément partie des oeuvres phares de Roman Polanski, mais il n'empêche que l'on prend un certain plaisir à visionner ce huis-clos, car il possède un style étrange et bien particulier cher à ce metteur en scène et ce même si l'ensemble manque quelque peu de rythme. L'histoire qui s'avère plutôt agréable à suivre est celle de deux gangsters en cavale (Lionel Stander et Jack Mac Gowran) qui trouve refuge dans le château d'une île isolée d'Irlande où vivent un couple assez insolite (Donald Pleasance et Françoise Dorléac). Quant au casting, il fait très bien son travail et on notera d'ailleurs la présence dans un second rôle de la charmante Jacqueline Bisset qui débutait quasiment sa carrière de comédienne. Une oeuvre intéressante à suivre et qui doté en plus d'une très belle photographie en noir et blanc.