Un film documentaire sur l'univers du cinéma pornographique, assez intéressant, mais un peu trop long. Si la première partie qui montre l'ascension du jeune homme est assez longue, la deuxième partie, la chute, fonctionne tambour battant. Même si je suis pas un fan de Mark Wahlberg, il assure un rôle assez original mais c'est aussi la géniale Julianne Moore qui donne du piment au film. Le film contient son lot de musiques quasi omniprésente un peu comme dans Casino de Scorsese sauf qu'on est loin de ce chef d'oeuvre ici. Attention Boogie Nights est loin d'être mauvais, le film est intéressant en montrant comment il est difficile de sortir de l'étiquette du porno une fois qu'on veut s'en détacher et il faut mentionner que le film bénéficie d'une réalisation soignée, le point faible étant sa longueur.
Grand admirateur de Monsieur Paul Thomas Anderson, m'étant enfin procuré le plus rare (sans compter "Sydney", malheureusement introuvable en France) de ses films, je dois dire que ce "Boogie Nights" est une bombe ! Dire que Paul Thomas Anderson n'a que 27 ans lorsqu'il entreprend ce projet hallucinant qui dépeint l'envers du décor du cinéma X sur deux générations. De la gloire des années 1970 à la déchéance des années 1980. "Boogie Nights", c'est avant tout, comme dans toutes ses œuvres, un scénario démentiel, très abouti et réellement captivant. Toujours auteur donc, il livre là une critique aiguë, une fresque ironique du monde du showbizness du cinéma pornographique. "Boogie Nights" est drôle, cruel, dérangeant, totalement cynique, mais aussi d'une beauté hallucinante. En effet, c'est aussi visuellement qu'Anderson prouve tout son talent en livrant une photographie somptueuse et des cadrages audacieux. Possédant les ingrédients du film choral, en suivant les aventures de plusieurs personnages à la fois, la mise en scène est très intelligente. Le montage totalement réussi. Des scènes marquent, comme celle de la première fête chez Jack Horner, dans laquelle le déplacement de la caméra entre tous les personnages est totalement jouissif ou encore l'incroyable enchainement, très bien pensé et carrément dérangeant, des chutes, des descentes aux enfers des personnages dans la deuxième partie. Deux parties scindent en effet le film : une première sur l'ascension et la période de gloire, une deuxième, très sombre, sur la déchéance, physique, morale et sociale. Construction que l'on retrouve d'ailleurs dans "There Will Be Blood". On y retrouve ses thèmes principaux, comme la famille, ses rapports difficiles, la famille, aussi à l'instar de l’industrie, on y retrouve son style, celui proche d'Altman, celui du film choral, on y retrouve aussi son excellente direction d'acteurs, car "Boogie Nights", c'est aussi ça, un grand panel d'acteurs époustouflants. Wahlberg tient par ailleurs un des meilleurs rôles de toute sa carrière, et Burt Reynolds est très troublant en réalisateur porno renommé. La dernière scène est une idée de génie, l'"objet" central, cause de toute cette histoire, caché pendant une heure et trente minutes, est enfin dévoilé ! Un mot sur la bande originale tout simplement excellente, que ce soit dans les morceaux sélectionnés ou dans la composition. Au final, "Boogie Nights", le deuxième (et à ce jour sûrement meilleur) film d'Anderson est une œuvre brillante et mémorable qui dresse le plus intéressant et le plus intelligent tableau de l'univers de la pornographie, et qui a définitivement une allure de chef d’œuvre du cinéma contemporain.
Avant Magnolia et Thre will be blood, paul Thomas Anderson sort son deuxième film en 1998 "Boogie nignts", une véritable fable à la fois drôle et dramatique dans le milieu du X dans les années 70 l'âge d'or du porno. Un casting exeptionnel composé de Wahlberg, Julianne Moore, Reynolds ou encore heather graham pour ne citer qu'eux. Une B.O réunissant les plus grands groupes de l'époque. Boogie Nights mérite son statut de film culte et de chef d'oeuvre.
Avec un casting énorme et un talent certains pour la mise en scène, Paul Thomas Anderson réalise avec Boogie Night de nombreuses scènes culte teinté de génie visuel.
Tout simplement excellent, du fun, de la bonne musique, de bons acteurs, du dérangeant, de l’émouvant, on passe par toutes les émotions. Je n’ai pas vu le temps passer.
grandeur et misère de la pornographie, le film est parfois brillant, parfois très moyen, on ne voit pas trop où il veut en venir, sinon faire le portrait d'une époque
Un film parfait à tout points de vue. PT Anderson prend la relève de son maître Kubrick avec brio et on est à peu près sûr, après avoir vu ce bijou, de tenir là l'un des plus grands cinéaste vivant actuel. Le jeu d'acteur est réjouissant, on découvre un Mark Wahlberg excellentissime (ce qui peut faire un petit choc !), et puis Seymour Hoffman, Don Cheadle, Reilly, Mason.. exceptionnels. Il faut dire qu'ils sont servi par une mise en scène vibrante qui donne au film toute sa puissance, plus encore que l'histoire somme toute banale d'une ascension puis d'une chute dans un contexte historique précis. En ce sens on peut dire que ça rend hommage à Barry Lyndon, et je vais mettre ces dvd côte à côte dans ma bibliothèque. Ceux qui vont voir ce film pour la première fois, dégustez-le comme on déguste un chef d'oeuvre. Laissez vous happer par les plans séquences, les travelling avant imperceptibles qui laissent jamais la caméra au repos, regardez comme Anderson film ses dialogues (et surtout celui du dinner avec Reynolds, Julian Moore, Wahlberg et Graham), ou comment il parvient à construire et donner de la profondeur à chacun des personnages de son film, y compris ses personnages secondaires, qui sont cette fois-ci, et à la différence de la plupart des films-fresque centrés sur la vie de leur héro, absolument essentiel au film.
La première moitié du film est vraiment marrante et réussie par contre à partir d'une heure et demi c'est un peu moins bien. Je préfère la première moitié comique que la seconde partie où rien ne va plus. Mark Wahlberg a ses débuts et déjà très fort et Julianne Moore toujours appréciable à l'écran. Pour moi c'est le meilleur PTA.
Waw ... un chef d'œuvre de plus pour Mr. Paul Thomas Anderson. La réalisation est tellement originale, vivante, magistrale que même si il faisait un film sans scénario, cela serait intéressant. Le plan-séquence d'ouverture est juste magistrale. Les acteurs sont géniaux, mention spéciale pour Mark Wahlberg, Julianne Moore et Philip Seymour Hoffman (qui change de caractère à chaque film). Beaucoup d'humour, de sexe, de tristesse, de tout ce qui est présent dans la vie quoi. Une bande son superbe, on ne voit pas le temps passer. Du très bon Anderson qui choque avec ce film. Mention spéciale pour la dernière image, très choquante si je puis dire ... Bref, en gros : un film inoubliable.
A t on le droit de qualifier Paul Thomas Anderson de monstre? Je pense! Il ramene le cinéma classique a son apogée et n'est pas si loin du maitre qu'il s'est imposé en la présence de stanley kubrick! Des plans séquences hallucinants, un scénario béton et de super acteurs!
Jamais l'industrie du cinéma pornographique n'aura été traitée de manière aussi "cool", dès les 5 premières minutes on sait que les prochaines 2h30 vont agréables et jouissives à travers ce monde des années 70-80 où se mêlent sexe, gloire, drogue, fêtes branchées et disco! D'abord tous les personnages sont bien travaillés et sont vraiment excellents; notamment Burt Reynolds, en réalisateur de films X, et son charisme de buffle, c'est pour moi le meilleur personnage du film, puis les personnages comme Mark Wahlberg en pornstar initiée pour qui le sexe est une philosophie ou encore Alfred Molina en millionnaire complètement défoncé à la coke. Ensuite Paul Thomas Anderson fait un énorme travail concernant la réalisation; ses mouvement de caméra sont fluides et utilise de manière stylée les plans-séquence. Quant à la musique disco, elle colle très bien à l'ambiance (normal) et n'est jamais ringarde (car bon la musique de ces années-là...). Et, ah la scène finale, contre toute attente le réalisateur décide de nous la montrer alors que durant tout le film il fallait se faire sa propre idée, on la voit et ça en fait une scène indélébile et mémorable pour quiconque a vu cette scène.
Paul Thomas Anderson est sans doute l'un des réalisateurs les plus admirables de ces 10 dernieres annees. Avec Boogie Nights, il signe son deuxième long métrage après Sydney. San Fernando Valley, 1977. Un jeune plongeur qui travail dans un NightCub va faire la rencontre inattendus, mais neanmoins espere, celle d'un realisateur pornographique, Jack Horner. Car Adams ne sait rien faire, mais il détient en sa possesion une chose unique. Son pénis. Bien entendus, la vie que mene Adams entre un père muet et une mere folle hysterique, va soudainement basculer, lorsque apres un affrontement face a sa mere, il decide de quitter le domicile famillial, pour un autre plus chaleureux, la pornographie. Un scénario a priori convenus, mais duquel se détache Anderson, pour dépeindre à la fois le star-system, mais aussi la nature d'une oeuvre cinematographique. On prend plaisir à voir ses personnages se débattre, pour enfin obtenir une condition qu'il mérite. Comme le cinéaste qui veut présenter, partager, donner son oeuvre. Véritablement subsersif, pas seulement dans sa construction narrative mais aussi de sa mise en scène. Qui retient forcement l'attention, car on se régale et s'amuse des plan-sequence qui traverse le film, au moment les plus jouissifs. C'est donc une construction élaboré, dans un univers mal et peu exploité, qu'on retrouve des petits bijoux de mise en scene. Mais aussi parce que la créativite abondante de certains plans sont tout simplement delicieux (introspecton de la caméra). Avec une palette d'acteurs tous plus remarquables les uns des autres. Un Mark Wahlberg stupefiant dans le role du pauvre paume propulser sur les devants de la scene. Julian Moore méconnaisable, nous livre une perfomance à couper le souffle tant l'originalite de son interpretation transpire la sincerite. Burt Reynolds, qui prouve avec sa sagesse, son élegance et presence inimitable. Heather Gram, tout à fait credible dans le rôle de la Rollergirl. Enfin, le casting, royal, est une des forces principales du film. Pour qui tous ont une lueur tout à fait plausible et immediate. De plus, on retouve une illustration sonore tout à fait typique d'Anderson. Mélange mélo-rock, dans une atmosphere toujours foisonante d'explications. En conclusion, le film opere comme par magie dans sa forme et son contenus, par la meastria de Paul Thomas Anderson. Donc à voir de toute urgence!