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Shiba Otoko
56 abonnés
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4,5
Publiée le 8 juillet 2021
Un excellent film sur le drame terrible vécu par le Cambodge, jusqu'au Génocide cambodgien ( 1975-1979) opéré par les Khmers Rouges. Le spectateur est immergé dans cette réalité terrifiante à travers les yeux du reporter et son ami local.
J'ai vu vu ce film quand j'étais très jeune et je ne m'en suis pas sortie indemne, je l'ai revu adulte et il m'a encore laissé des bleus à l'âme. Que dire sinon que les atrocités doivent être montrées, ne serait-ce que du doigt ?
Un très très grand film sur un sujet très délicat. Pour une fois on quitte vite l'identification à un héro occidental (style Diamants de sang) pour se retrouver dans la peau des victimes mêmes. Mais non seulement le film est un témoignage indispensable, mais surtout c'est un très grand film par son tact, son côté témoignage utile est sublimé par l'émotion qu'il dégage. A faire réfléchir sur l'humanité. A noter également la musique étrange qui colle très bien avec le film. De très grandes scènes (toute la fin à partir de la scène dans la rédaction, l'évacuation au début, les plans d'ensemble lors des moments dans le camps, etc...). Gros succès critique et populaire à sa sortie, étonnant qu'il ne soit pas plus reconnu 20 ans plus tard. Un de mes 15 films préférés.
Roland Joffé tient un grand sujet avec ce film : celui de la prise de pouvoir des Khmers rouges au Cambodge, ses causes et ses conséquences. Mais les grands sujets ne font pas forcément les bons films. Aussi en homme habile, il parvient à nous plonger au cœur de cette histoire avec un aspect humain, en l’occurrence l'amitié de deux journalistes sur le terrain l'un américain, l'autre cambodgien dont les chemins finiront par se séparer en même temps que l'éclatement du pays. Si le réalisateur ne nous épargne rien, il tombe parfois dans la facilité de mise en scène et en fait trop. Mais la plupart du temps, il se contente de filmer les évènements avec un œil objectif, nous montrant toute l'étendue de la dictature de l'Angkar avec des scènes très réussies où Haing S. Ngor (Oscar du Meilleur Second Rôle) est confronté à la violence des camps de travail. Réaliste et instructif tout en étant émouvant, "La déchirure" est parfois maladroit mais toujours juste, grâce à une habile reconstitution et un Sam Waterston très bon en journaliste impliqué.
La déchirure est un très beau film de Roland Joffé. Le scénario est travaillé, recherché et intéressant. Le célèbre réalisateur réussit à raconter cette histoire de la meilleure manière qui soit et avec une impressionnante efficacité. Dès le début, le spectateur est captivé par le film et on y reste scotché jusqu’à la fin. La mise en scène est irréprochable, Roland Joffé met en place une ambiance juste et qui colle parfaitement à l’histoire. A noter également la qualité des musiques et les excellentes interprétations des acteurs comme Sam Waterston, Haing S. Ngor ou encore John Malkovich. Bref, c’est incontournable.
Boulversant. La déchirure qui retrace l'histoire d'un journaliste plongée dans la guerre du Cambodge et son impossibilité à faire reconnaitre la responsabilité de son propre pays est très poignant.
Inspiré d’une histoire vraie, un film percutant sur la souffrance du peuple cambodgien durant l’impitoyable dictature des khmers rouges, à travers celles de deux hommes, l’un qui lutte pour sa survie au milieu d’un génocide organisé, l’autre pour le sauver. Récompensé par trois Oscars, dont celui du meilleur second rôle pour Haing S.Ngor.
Film totalement culte ! Bouleversant, poignant... les qualificatifs manquent pour décrire les sentiments qu'on éprouve après avoir visionné ce film. A mettre entre toutes les mains pour ne jamais oublier ce qu'un régime devenu fou peut entreprendre pour éradiquer toute opposition afin de créer un nouveau monde de terreur et de contrôle. A l'heure ou s'ouvre le procès de 4 dirigeants de l'époque, ce film mérite d'être vu et revu (surtout quand on sait que la jeune génération cambodgienne, ne croit pas vraiment a ce qui s'est passé ou/et veut oublier)
Film nécessaire au devoir de mémoire et bénéficiant à divers postes d'un certain état de grâce avec en 1er lieu C. Menges pour la photo (justement récompensé d'un Oscar). Il s'agit du 1er film de R. Joffé qui confirmera l'année suivante avec "Mission" et qui içi fait déjà preuve d'une belle maîtrise technique et il sait donner suffisamment de souffle à ce récit bien découpé qui nous entraîne au cœur de ce conflit armé qui constitue l'une des pires tragédies de notre histoire moderne. Si on met un peu de temps à entrer dans l'histoire à cause d'un contexte pas vraiment très clair et que certaines scènes sont assez difficilement compréhensibles. Les acteurs sont très bons et quand le film bascule, on est entraîné dans cette spirale de peur, de violence et surtout d'enfermement, le récit nous immergeant complètement avec les héros, développant ainsi notre empathie avec eux. On n'en sait rarement plus qu'eux et on tremble souvent. La 2ème partie, consacrée à l'évocation du régime Khmer est à la fois très puissante et en même temps un peu fruste à plusieurs niveaux. Un film magnifique toutefois, brillant et bouleversant, une histoire d'amitié magnifique et comptant plusieurs images très puissantes. D'autres critiques sur
Un film revu en 2019 et qui a un peu vieillit. Un style de cinéma un peu poussiéreux , parfois trop didactique . La tombée du Cambodge au mains des Khemrs rouges,les deniers instants de la communauté occidentale sur place, l'entrée dans la ville; tout cela est bien reconstitué mais manque un peu de subtilité. Un cinéma de témoignage qui privilégie le Drama et le pathos .
Quand on pense au meilleur de Roland Joffé ne surgissent que ses deux premiers long-métrages, "La Déchirure" et "Mission". Le premier conte la véritable histoire du journaliste Sydney Schanberg et son malheureux acolyte Dith Pran au moment de la prise de pouvoir des Khmers rouges au Cambodge. Outre cette rocambolesque histoire, c'est avant tout pour ce contexte historique que "La Déchirure" s'affirme ; on y saisit la dureté de ce régime, la présence de camps de travail ainsi que la mainmise sur l'opinion. Autant d'éléments qui pèsent davantage sur les cambodgiens que les ressortissants étrangers. Le film vaut également pour son interprétation, assez correcte, révélant par ailleurs John Malkovich au grand public. Cependant, il faut bien avouer que l'ensemble demeure assez conventionnel. Joffé ne fait pas autre chose que du Joffé et son sujet est à mille lieux du choc annoncé, s'étirant en longueurs. De son côté, la bande originale de Mike Oldfield s'avère très confuse et désincarnée, appuyée et parfois assourdissante. Le prototype du film à oscars en somme.
Premier grand film de Roland Joffé, La Déchirure est l'un des rares films à s'être intéressé à la prise de pouvoir des Khmers Rouges au Cambodge. L'action est étendue sur plusieurs années, depuis les prémisses du désengagement US jusqu'à l'année 1979. Le film a le mérite d'être plutôt objectif et ancré dans la réalité de l'histoire vraie de Dith Pran et Sydney Schanberg. Certains aspects auraient cependant bien gagné à être approfondis dans un film au final davantage descriptif que polémique. Sam Waterston trouve ici un bien meilleur rôle que celui qu'il avait dans Gatsby Le Magnifique où il campait le faire-valoir de Gatbsy, éternellement éberlué. Ici on le découvre concentré dans son rôle et convaincant.
Beaucoup de film de guerre traite le sujet en montrant les affrontements entre les 2 camps, celui-ci délaisse les combats pour nous montrer une autre partie non moins effrayante. On ne peut pas rester insensible devant tant de vie détruite et devant le destin de ces hommes.