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Thierry Schalck
49 critiques
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2,0
Publiée le 28 mai 2026
Je trouve les films des frères Coen trop construits, trop pensés. Quand c'est très bon, ça fonctionne et emballe. Je gardais de THE BIG LEBOWSKI l'image d'un film malicieux et très réjouissant. Mais non: je ne vois qu'un film par moment sympathique, brièvement jubilatoire, mais souvent laborieux et ennuyeux. Ca se sent que ça se veut drôle. L'intention est visible, alors ne reste souvent plus qu'elle. Parfois, un truc est très drôle, puis ensuite ça devient lourd (la fille qui fait de l'art contemporain) ou totalement prévisible (John Goodman s'acharne sur une voiture toute neuve et très chère... qui n'appartient pas à la personne supposée, bien évidemment). Le seul truc qui fait que je suis allé au bout du film, c'est que Jeff Bridges est bon et très sympathique. Je me suis forcé à continuer pour savoir comment il allait coolement sortir de cette pagaille. Les Coen me font penser à Tarantino: c'est astucieux, habile, mais creux.
Très bien joué. Situations cocasses. C'est parfois drôle tellement certains personnages sont stupides et/ou paresseux. On se promène non seulement dans différentes couches sociales mais aussi dans divers quartiers de Los Angeles et ses environs. C'est un petit voyage géographique et social, finalement plutôt mélancolique.
Comme tout le monde ou presque, je ne peux que saluer le génie de ce joyau maintes et maintes fois revu, qui semble à chaque âge du spectateur proposer une nouvelle leçon de vie. Maintenant que me voici à peu près aussi vieux que le Dude, je le regarde avec peut-être un peu moins d'admiration et je ne puis m'empêcher de noter, malgré son panache, à quel point il est passif, ballotté par les evenements et jamais décisionnaire. Mais il reste même comme cela un modèle philosophique, epicurien et stoïcien, digne des grands Antiques. Have it your way. Je ne dis rien du reste du film (casting, image, décors, costumes...) qui est simplement parfait. Un chef d'œuvre, le film d'une génération (quand l'Amérique était encore le phare du monde).
Un scénario délirant, parfois un peu trop, impliquant deux pieds nickelés de la magouille avec des scènes désopilantes, d’autres plus farfelues, et de la créativité, surtout visuelle, le tout non sans humour. A remarquer un générique au bowling très original et une BO travaillée.
The Big Lebowski n'est pas vraiment un film, c'est une philosophie. Le Dude ne se bat contre rien, et c'est précisément sa force : son désengagement total est presque une forme d'intégrité. Comme toujours chez les Coen, l'Amérique se lit par ses marges (un vétéran traumatisé, un artiste érotomane, un milliardaire impotent, des nihilistes) et tout ce beau monde s'agite autour de lui. On n'est jamais tout à fait dans un polar ni dans une comédie : on est au bowling, entre deux White Russians, à regarder des gens plus barrés que nous régler des problèmes qui ne les regardent pas. Les Coen organisent le chaos avec une précision dingue, et leurs séquences oniriques explosent à la face du spectateur qui ne sait plus trop ce qu'il regarde. Le scénario est volontairement embrouillé, mais c'est le but : on se fiche du kidnapping, ce qui compte c'est la texture des rencontres et cet enchaînement imprévisible que personne ne démêle. Une mécanique de précision déguisée en bordel. Les dialogues sont la vraie colonne vertébrale du film, cultes et à mourir de rire, et la bande-son (Dylan, Kenny Rogers, Mozart) te file une bonne humeur inexplicable. Jeff Bridges EST le Dude, mais c'est John Goodman qui pour moi vole la vedette : survolté, ridicule, borné, une performance XXL. Le genre de film qu'on a envie de revoir de temps en temps, juste pour se rappeler qu'au fond, on est sur terre pour se marrer.
Le Big Lebowski est un film tiré dun roman à Raymond Chandler, Le Grand Sommeil. Une très bonne atmosphère siutée à Los Angeles. Un scénario très bien ficelé et une très bonne réalisation. L'acteur, Jeff Bridges dans le rôle de sa vie. Une histoire de Bowling à l'américaine. Il y a John Goodman, Julianne Moore et Philip Seymour Hoffman. Une histoire trop complexe à expliquer. Il faut tout simplement aller voir ce film.
Il y a des films déjà vieillots entre leur sortie et leur passage télé. Et d'autres, comme The Big Lebowski qui vieillissent comme une bonne bouteille. Ce film est fait pour le grand écran, pour le son dolby, pour les fauteuils rouge confortables. C'est un film de personnages, d'ambiance, de dialogues, rythmé par des moments cultes, des plans magnifiques, classiques et modernes à la fois. C'est un peu de cette amérique foutraque de Trump traversée par le fantôme sans but de Buckowski. Chacun dans leurs bulles, les personnages se télescopent et traversent un quotidien factice en essayant de continuer à ne pas tomber.
Que dire sur ce bijou Intemporel et sur la nonchalance incarnée par bridges. Un film à voir et à revoir en sirotant éventuellement un russe blanc dans son bain.
C’est assurément devenu, au fil des ans, un film culte. Écrit et réalisé par les frères Coen, et porté par Jeff Bridges, qui incarne le personnage principal, le film a marqué les esprits non pas dès sa sortie, mais plutôt après plusieurs années de rediffusions. Bridges y interprète un personnage d’une nonchalance poussée à l’extrême, qui passe son temps à faire ce qu’il veut, et c’est précisément cela qui nous fait rêver. De plus, il n’est même pas intéressé par l’argent. La galerie de personnages qui l’accompagne est tout aussi singulière et atypique, avec notamment John Goodman, Steve Buscemi, ainsi que le charismatique John Turturro. Le scénario, original bien que nourri de certaines références littéraires, se révèle simple et efficace, même s’il peut parfois sembler un peu alambiqué.Un film à voir et à revoir.
Un film vu a cinéma et revu en 2026 lors d'une diffusion à la TV. La note tient compte de l'évolution du monde en général. Le film possède de nombreux points forts, qui le rendent agréable à regarder : Jeff Bridges est excellent dans l'interprétation du rôle principal, The Dude, en tant que procrastinateur première classe, qui vit les événements avec une tranquillité qui en devient comique, lorsqu'il se retrouve mêlé à une affaire d'enlèvement par erreur. En cela, le film est une bonne comédie, avec des personnages principaux qui sont aux antipodes de ce qu'on pourrait appeler des "héros". John Goodman dans le rôle de Walter, un ancien vétéran de la guerre du Vietnam, est également excellent dans le personnage du grincheux, sa rigueur en devient comique. L'effet comique fonctionne bien, les dialogues aussi, l'intrigue se suit bien. Mais, ce qui fait que je ne mets que la note de trois étoiles, c'est que l'humour ne tourne presque que autour de blagues viriles, ce qui rend l'ensemble un peu bancal. Pour moi, ce n'est pas vraiment un film "grand public". Et notamment, les deux rôles féminins, qui auraient dû ou pu, être aussi des femmes pas conformes aux stéréotypes du cinéma : par exemple des femmes plus en chair, pas forcément des canons de beauté style "icône de mode" or il n'en est rien. Non seulement les deux actrices sont présentées toujours de façon hyper séduisantes dans le film, mais en plus, leurs personnages enfoncent vraiment les portes des clichés vus et revus : l'une (Tara Reid / Bunny Lebowsky) est plus ou moins nymphomane et aguicheuse, actrice de film porno, et l'autre (Julianne Moore / Maude Lebowsky) est artiste loufoque qui ne peint que des vagins. Donc cette différence de genre : d'un côté des gars avec une vie médiocre (dans les critères de réussite sociale couramment répandus) et des femmes hyper séduisantes pour qui le centre de tout c'est la sexualité, rend le film assez désagréable à regarder, car les rôles féminins ne sont pas drôles, ils ne servent qu'à donner la réplique, sans avoir d'existence propre. Pour garder une note positive, car c'est quand même une œuvre des frères Cohen et en cela, on ne peut pas nier leur talent de réalisateurs, ils ont su mettre en scène un "looser" et le rendre personnage principal sans lui faire perdre son âme de looser. C'est très réussi. Mais le film manque clairement de finesse dans ce qui est des rapports "hommes femmes" ce qui ne le rend qu'à moitié drôle.
Je m'attendais vraiment à mieux, l'histoire est complètement nulle et le rythme est d'une lenteur assommante. Alors oui, tout le reste est bon, les looks, les costumes, les décors, les personnages, la réalisation, la mise en scène, les acteurs et leur talent. Mais enfin, il manque quand même le plus important : du rythme et un scénario! J'ai beaucoup apprécié le réalisme, j'aime le cinéma qui vous immerge dans la vie réelle mais faut il qu'il ai quelque chose a raconter, et là, cerise sur le gâteau, on a Sam Eliott qui nous raconte ça en nous promettant que c'est une histoire exceptionnelle... éh bien non en fait! Pas du tout!!! A croire que les frères Coen n'avait rien a raconter mais ils ont pensé "tient, si on leur fais croire que c'est une belle histoire ils vont le croire!" Ah, oui avec du budget, des bons acteurs, des beaux décors, ça peut marcher... la preuve! Non, démystifions, c'est plutôt médiocre, c'est du grand cinéma mais sans idée. Allez à part 2 ou 3 répliques/scènes qui sont devenues cultes... c'est maigre. J'avais vu la fin de ce film, qui m'avait paru totalement déjanté, avec des scènes burlesques, psychédéliques, et j'avais donc hâte de le voir en entier.... quelle déception!
Devenu visiblement culte avec le temps, c'est sans intérêt particulier que j'ai découvert ce film. Si j'apprécie généralement la cinématographie des frères Cohen, ce n'est pas leur film le plus réussi. Un scénario parfois touffu, des situations soit burlesque, soit inutile...ont souri parfois et on se laisse aller par le rythme et l'attitude du "duc". La mise a été faite sur le nombre important de portraits qui entoure Lebowski...un foisonnement de doux-dingues, de personnages décalés...sympa mais pas de quoi le qualifier de chef d'œuvre.
Il n'y a pas si longtemps que cela que j'ai découvert le monde des frères Coen. C'est un monde bien étrange parfois, souvent même. Ici, nous avons un film dont le scénario peut paraître bien mince, mais ce film est un ensemble plaisant, amusant même, en fin de compte, j'ai passé un très bon moment, a noter les musiques superbes, je ne connais pas l'américain moyen, mais je pense que le trait de ceux ci décrit par les frères Coen dans tous leurs films est très exagéré ( du moins, je l'espère pour eux, ce n'est tout de même pas très reluisant, mais c'est du cinéma ...)