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Un visiteur
4,0
Publiée le 27 avril 2012
A mi-chemin entre David Lynch et Quentin Tarantino, les frères Coen se sont pourtant livrés à une excellente performance en schématisant les mésaventures d’un homme ordinaire embarqué dans une histoire sans queue ni tête pour un bout de moquette qu’il aurait simplement pu apporter au pressing. Et c’est justement cette trame farfelue qui motive un long-métrage spirituel et cynique, débordant d’humour et de situations absurdes. Tout semble prétexte pour mener le Duc (Jeff Bridges) là où il doit se trouver, et pourtant la lourdeur des conjonctures n’est en rien un obstacle à l’enchaînement des évènements, bien au contraire. C’est avec hardiesse que les frères Coen ont fait le pari d’emmener le spectateur jusqu’au bout du film, et l’audace est récompensée puisque jamais le public ne se pose de questions quant à la crédibilité des enchaînements.
Tout semble normal dans ce fouillis de quiproquos. Mieux, on rit de bon cœur en attendant de vivre la prochaine incohérence en même temps que le personnage principal. Des malotrus s’introduisent chez le Duc pour lui faire payer un acte commis par un homonyme ? Aucun problème, on les suit. Un riche milliardaire embauche le Duc pour ramener sa femme alors qu’il sort plus ou moins de nulle part ? Pas de soucis, on cherche aussi. La fille déjantée de ce même milliardaire fait irruption chez le Duc pour récupérer son tapis ? Classique, cela n’a rien d’étonnant. Et pourtant, tout devrait rebuter un spectateur se sentant lésé d’assister à une farce grotesque et vulgaire. La recette miracle ? L’autodérision permanente. Si le Duc et ses amis se prennent au sérieux, ce n’est jamais le cas des deux réalisateurs qui s’amusent du peu d’humour des protagonistes en faisant contraster la gravité avec laquelle ils appréhendent leurs mésaventures et la mise en scène délirante de ce brouillaminis génial. Illustrations parfaites : les scènes spectaculaires de coma du Duc qui s’opposent pourtant radicalement à sa façon de penser et d’agir : je-m’en-foutiste précaire, il n’est pas censé faire rire mais plutôt exaspérer par sa mollesse. Or, tout est tellement poussé à l’extrême que l’on ne peut que rire d’assister aux rêves pseudo-érotiques d’un " loser " qui passe sa vie en savate et en robe de chambre à boire des Russes-blancs comme du petit lait. Pareillement, la disparition de Donny (Steve Buscemi) est certes fort tragique. Néanmoins, elle n’est que le point d’orgue d’une vie pathétique qui se résume en un simple "la ferme Donny". Ironie du sort, Donny sera resté le béotien de service jusqu’au bout puisqu’il décède au milieu d’une bagarre… d’une crise cardiaque. C’est noir, c’est cynique, et on applaudit.
Côté casting, il n’y a rien à redire. Jeff Bridges est excellent dans le rôle de la victime désabusée mais entêtée – rappelons qu’il fait tout ce qu’on lui demande pour récupérer un simple tapis. John Goodman incarne à merveille le Vétéran pas tout à fait soigné de la guerre du Vietnam, juif à l’extrême, qui ne vit que pour le bowling, sauf le jour du shabbat. Steve Buscemi brille de par son inexistence et Julianne Moore est tout simplement divine en artiste marginale et fêlée, qui se balance nue accrochée à un harnais pour envoyer des giclées de peinture sur une toile, à la Pollock.
Situations grinçantes, dialogues de sourds, répliques cinglantes, tout a été pensé pour faire de " The Big Lebowski " une œuvre décapante servie par des acteurs hors du commun, et l’on se régale du début à la fin de ce chef-d’œuvre d’ingéniosité narquoise et d’amertume.
Décevant... Le déroulement de l'intrigue est curieuse. Puis le héros, un fainéant qui joue au bowling, bof bof. D'ailleurs, il se termine dans le vent, je veux dire par là que le héros continue de mener sa vie tranquille
Avec ce film, j'ai découvert l’œuvre des frères Coen. Il reste à ce jour l'un de mes Big Lebowski reste un film culte à découvrir sans hésitation ne serait-ce que pour son personnage principal, une œuvre à lui seul.
Dans The Big Lebowski les frères Coen incorporent une fois de plus leur style, leur pâte, leur folie qui les différencient de tant d'autres réalisateurs. Avec cette comédie à l'humour souvent noir et cru (des fuck à chaque phrase), ils m'ont fait rire à en mourir car il y a des situations cocasses et imprévues, des acteurs doués (Jeff Bridges et John Goodman en tête), des personnages rock'n'roll et barges ainsi que des répliques tout simplement exquises.
Film Culte!!! La meilleure comédie américaine. A mourir de rire, dialogue aux petits oignons avec tout un tas de réplique mémorables. The dude est entré dans la légende de personnages que l'on oubliera jamais. Scénario venu d'ailleurs, eh oui va faire un film avec un branleur qui aime bien jouer au bowling a qui on a souillé son tapis d'appartement. wooow tout simplement incroyable d'ingéniosité!!!
Déçu par ce film qui jouit pourtant d'une certaine aura.Malgré tout, je n'ai pas été happé par l'ambiance et encore moins par le scénario. J'avais nettement préféré Fargo.
Une petite déception. Cette comédie des frères Cohen que l'on m'annonçait culte a probablement vieillit et perdu de son originalité. L'élément déclencheur de l'histoire est absurde et savoureux : "the guy peed on my rug." Malheureusement il laisse place à une suite d'événements qui manque de liant et se conclue sans étincelle. Le personnage de Walter et du Dude sont très bien joués ce qui ne les empêche pas d'être positivement insupportables. De même le thème du bowling omniprésent ne m'a pas attiré, ni semblé apporter beaucoup à l'histoire. En résumé j'ai trouvé le film très américain, souvent déjanté, parfois drôle, assez agréable mais peu passionnant.
a la première vision, ce film avec ce personnage décalé, vivant en pyjama et ayant une haute estime de soi apportait un genre nouveau. maintenant, l'ayant vu plusieurs fois, je dois avouer qu'il perd de sa splendeur et a trouvé plusieurs concurrents. Cela reste néanmoins un film bien agréable qui plaira plutot à un public masculin
Certains personnages sont brillamment écrit et quelques scènes très inspirées sont devenues cultes, malheureusement le scénario inconsistant et le manque de liant laisse considérablement sur sa fin.On retient l’impeccable performance de John Goodman, et surtout celle de John Turturro en Jesus qui aurait mérité une place plus grande, voir même que le film ne tourne exclusivement que sur le monde du bowling.Tant pis!
The Big Lebowski: ce film est juste énorme. Totalement décalé, déjanté et surtout hilarant, avec des personnages haut en couleur, des dialogues savoureux et culte, des situations cocasse et décalé et pour finir un duo de réalisateurs de génie. Voila la recette pour faire un film vraiment énorme. J'ai vraiment adoré ce film qui est une pure merveille, un énorme coup de coeur pour moi. Pour commencé, Joel Coen et Ethan Coen: deux réalisateurs/deux frères vraiment talentueux qui arrive a nous passionné et a nous captivé pendant tout le film. Vraiment ils ont le génie pour partir de rien, d'une histoire totalement déganté car il faut le dire que tout comme par l'histoire d'une personne qui pisse sur le tapie de Lebowski, et la va commencé une histoire de dingue, remplit de scène délirant, cocasse, hilarant et bien trouvé, ou Lebowski va être entrainé dans une histoire de ouf ou il a rien avoir, il voulait juste être dédommagée pour l'erreur qui a était fait a propre de lui et son tapie: si sa c'est pas énorme comme scénario. Donc voila sa annonce la couleur, un scénario complétement barré ou on suit le quotidiens, et sa j'adore de suivre des personnages dans le petit quotidiens qui va être complètement chamboulé, donc on suit l'histoire de Lebowski dit le Duc qui est un peu le Homer des Simpons: fainéant, fan de bowling, pas trop intelligent mais si a des moments, il va pas être si bête que sa. Mais des le début, il nous montre bien le ton du personnage car payé une bouteille de lait avec un chèque, sa annonce direct la couleur. Enfin voila, le personnage est vraiment énorme, avec sa bande d'amis du bowling: entre un ancien du Vietnam totalement cinglé et un pas très actif: vraiment les personnages sont cultes. Les acteurs sont vraiment énorme et très convaincant: Jeff Bridges est toujours aussi exceptionnelle et unique dans ces personnages et la il est vraiment parfait et très inspiré, ainsi que John Goodman qui est vraiment énorme en ancien du Vietnam. Voila ce film est un pur chef oeuvre: bien réalisé avec une mise en scène soigné et astucieuse, un humour, des personnages, un scénario et des musiques totalement décalé comme il le faut et des acteurs vraiment excellents. Pour moi c'est un chef-d’œuvre mais surtout un big coup de cœur.
Les frères Coen comme Tim Burton, Wes Anderson ou Michel Gondry font partie des réalisateurs iconoclastes d’Hollywood. Les deux frangins se sont fait un plaisir depuis leurs débuts avec « Sang pour Sang » de déjouer les codes des films noirs, policiers et de gangsters pour leur donner un nouveau souffle, destiné à réveiller l’intérêt du public pour ces genres passés au second plan depuis l’apparition des films d’aventure et de super-héros plus adaptés à la mise en valeur des effets spéciaux, nouveau chakra de la Mecque du cinéma. Ici c’est le film de détective à la Chandler qui passe à la moulinette, via une adaptation vaguement inspirée et complètement barrée du « Grand Sommeil » (1946) d’Howard Hawks. Humphrey Bogart remplacé par un Jeff Bridges en bermuda, hirsute et bedonnant, il fallait oser le faire ! Certes au fur et à mesure du temps le détective décliné successivement sous les traits de Robert Mitchum, Frank Sinatra, Dean Martin, Paul Newman ou Elliot Gould avait vu sa condition évoluer dans le sens d’une désinvolture de plus en plus affirmée à mesure que l’on se rapprochait des seventies, mais toujours les canons du genre étaient pour l’essentiel respectés. Le plus innovant dans le domaine fut sans conteste Robert Benton qui en confiant à Art Carney dans "Le chat connaît l'assassin" (1977) le rôle d'un détective âgé, sourd et ulcéreux rompit une première fois avec l'image de séducteur attachée au privé. Les frères Coen imbibent leur héros de tout le « je-m’en-foutisme » possible en faisant du "Duc" un junkie en trip permanent ce qui leur permet au passage de livrer quelques belles scènes de "voyages" sous influence lysergique. Le privé est en général un être solitaire, c’est même l’un de ses signes distinctifs. Le Duc au contraire vit entouré d'une faune bigarrée qui fait autant l'objet de l'attention des frères Coen que les personnages directement liés à l'enquête. Cette autre innovation par rapport aux canons du genre est tout à fait justifiée si l'on songe que le mode de vie du Duc descend en droite ligne des communautés hippies qui ont peuplé dans les années soixante San Francisco et Los Angeles. Après chaque élément nouveau de l’enquête, Bogart ou Sinatra se retrouvaient seul dans l’univers clos de leur bureau ou de leur appartement enfumés, Jeff Bridges lui vient se ressourcer auprès de ses potes dans son bowling habituel où il peut débriefer, un russe blanc à la main, les derniers évènements survenus depuis qu’un malotru est venu sans crier gare « pisser sur son tapis » comme il aime le répéter à l’envi. Le Duc n’est en réalité qu’un détective de circonstances ce qui donne toute liberté aux frères Coen pour dynamiter un genre auquel paradoxalement ils rendent avec leur style si particulier un hommage vibrant. Contrairement aux Marlowe, Harper ou Spade qui rêvent souvent de rendre les armes pour une retraite bien méritée, le Duc a depuis bien longtemps déposé les siennes aux vestiaires s’il les a déjà prises un jour. Tout ce qu’il demande c’est qu’on lui fiche la paix. Forcément son attitude face aux êtres cupides qu’il croise au cours de son enquête en déconcerte plus d’un, y compris le spectateur ravi. Lui-même d’ailleurs ne comprend pas grand-chose à cet embrouillamini, d’où l’influence grandissante de son pote Walter Sobchak (John Goodman), vétéran du Vietnam qui à force de certitudes et d’affirmations grandiloquentes pousse le Duc dans des impasses souvent fâcheuses mais hilarantes. Il faut dire que les acolytes de Jeff Bridges ont été fort judicieusement choisis par les frères Coen, que ce soit John Goodman inénarrable ou Steve Buscemi bête comme une oie. Cette composition baroque et totalement réjouissante permet à John Turturro, Julianne Moore, Philipp Seymour Hoffman ou Ben Gazzara de venir apporter leur pierre à un édifice qui s’il peut paraître branlant à l’image de l’esprit embrumé du Duc est en réalité une mécanique de précision fort bien huilée. Juste après une telle débauche d’inventivité, les Coen sur deux ou trois films (« Lady Killers », « O’Brothers » ou « Intolérable cruauté ») ont été un peu moins en verve. Rien de plus normal, ce n’est pas tous les jours que l’on peut toucher du bout de ses doigts la perfection. Le Duc est grand et c’est avec plaisir comme le dirait Sam Elliot, le moustachu du bar concluant le film, qu’on lui rendra visite tous les 4 ou 5 ans pour constater qu’il est encore parmi nous car en ces années où tout fout le camp c’est bon de savoir qu’un type comme lui existe. Il faut noter que le film fit un bide aux States et qu’il demeure à ce jour un des moins bons scores au box-office des deux frères. Comme quoi !
Un film dépourvu d'intêret. Rien n'est cohérent. On ne comprend rien du tout. Les acteurs sont minables, tout comme l'histoire. Passez votre chemin, il n'y a rien a voir...