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surfnblue
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4,0
Publiée le 16 novembre 2010
Film reprenant magistralement le roman de Duras. Les acteurs jouent divinement. L'ambiance est très bien rendue. Quelques longueurs mais sinon, un film incontournable.
L'histoire et le style on de quoi séduire! Personnellement je me suis plus ennuyé qu'autre chose devant ce classique de Jean Jacques Anneau malgré la qualité indéniable de son film! L'ambiance, la calme envoûtant, la narration simple et rassurante, la fin déchirante! Il y avait tout pour me plaire et je ne suis pourtant entonnement pas entré dedans! Franchement dommage...
D’après le récit autobiographique de l'adolescence de Marguerite Duras, Jean-Jacques Annaud retrace au début des années 90 l’histoire de l’Indochine à travers les amours interdites entre une jeune fille française et un chinois appelé à se marier avec une femme de son rang. Un récit où la passion l’emporte toujours sur la raison (qu’elle soit historique, familiale, sociale…) dans des scènes sensuelles, érotiques, évocatrices aussi d’un temps refoulé par les excès du colonialisme. Jean-Jacques Annaud mêle très bien les deux versants d’une histoire portée à l’époque par la jeune Jane March. Elle a 18 ans, mais l’argument du roman lui en donne trois de moins et pour son premier rôle, elle assume pleinement.
Avis bonus Ils sont riches d’informations, notamment les coulisses, avec des rencontres inédites (Duras-Annaud), un vrai plaisir Pour en savoir plus
Je trouve la mise en scène vraiment splendide. Annaud filme les corps et les paysages avec talent, les deux acteurs principaux sont idéaux pour les rôles. Par contre l'ennui pointe par moments.
Dans cette adaptation très soignée du roman de Marguerite Duras, le réalisateur Jean-Jacques Annaud a très bien réussi à capter la sensualité et la sexualité, ainsi que la passion amoureuse, en nous livrant un drame romantique poignant empli d'une sensualité et d'un érotisme qui se fondent à merveille dans la moiteur de Saïgon. L’histoire nous plonge en plein cœur de l’Indochine des années 1920, lorsqu’une adolescente et un Chinois d’une trentaine d’années tombent éperdument amoureux l’un de l’autre. Ce film est leur histoire, une histoire d’amour passionnelle, fusionnelle, charnelle, émouvante et déchirante. Une rencontre qui ne laisse personne indifférent, surtout pour l’époque. Jean-Jacques Annaud réalise ici avec grâce ce drame passionnant, au cœur des sublimes paysages d’Indochine. C'est une fresque sensuelle et envoûtante, remarquablement interprétée par Jane March et Tony Leung Ka Fai. Ils nous transportent littéralement au gré de cette ambiance coloniale si particulière. C'est un film sublime et touchant, appuyant totalement l'ambiance du récit par des images d'une beauté absolue, une photographie et des lumières léchées et travaillées au détail, une reconstitution d'époque éblouissante où décors, costumes et prises de vues nous emportent, nous font voyager dans la chaude moiteur asiatique. Ce film n'est pas seulement le récit d'une romance ou d'un coup de foudre, car il met en scène la passion, le désir, l'éveil sentimental et sexuel d'une jeune fille de 15 ans. Le résumé de l'intrigue est simple : l'héroïne est une jeune fille française de 15 ans qui vit avec sa famille en Indochine, dans les années 1920. Elle rencontre un homme plus âgé qu'elle (il a 36 ans), Chinois, riche, séduisant. Le film nous raconte les méandres de leur histoire passionnée, entre indifférence, mépris, séduction et passion. Le casting du film est idéal pour l'histoire, entre la troublante féminité naissante de Jane March dans le rôle-titre et la séduction raffinée de Tony Leung Ka Fai dans le rôle de son amant mystérieux. Certaines scènes sont vraiment très réussies, comme la scène de la première rencontre entre les deux amants, les scènes dans la voiture de l'amant, les scènes de restaurant (plus posées et plus calmes), les passages avec la famille de l’héroïne, assez dérangeants, ou encore les scènes de sexe en général. La musique du film a été primée lors de la cérémonie des Césars puisqu'elle a reçu le César de la meilleure musique écrite pour un film en 1993 ainsi que les Victoires de la Musique du meilleur album de musique originale de cinéma également en 1993. Le film a aussi reçu l'Oscar de la meilleure photographie en 1993. Si l'histoire est bien tournée et agréable à regarder, on peut déplorer cependant des longueurs dans ce film, bien qu'il soit d'une durée raisonnable. C'est un peu dommage car les scènes d'amour sont pourtant bien filmées, mais il semble que Jean-Jacques Annaud n'a pas su conserver le rythme et le dynamisme de son histoire tout au long du film. On peut également noter que Marguerite Duras qui a écrit le roman inspirant l'action du film n'a pas du tout apprécié le parti pris de réalisation de Jean Jacques Annaud et a cessé toute collaboration avec lui sur ce projet. Jean-Jacques Annaud a cependant restitué en effet parfaitement la moiteur torride de Saïgon, la beauté des paysages, l'embouchure du Mékong, avec une atmosphère unique fidèle au roman; la voix-off de Jeanne Moreau y étant sans doute pour beaucoup. L'érotisme diffus côtoie le trivial et on passe sans peine de l'un à l'autre, Tony Leung Ka Fai est d'une beauté à couper le souffle, sans cesse dans une émotion contenue mais bien réelle, et Jane March dégage une fragilité et une maturité impressionnante. Bref, "L'amant" est un beau film qui évoque la naissance troublante du désir et de la sensualité chez une jeune fille de 15 ans, avec une musique formidable, mais des longueurs qui font que ce film n'est pas non plus excellent, mais il reste un très bon film ainsi qu'un très bon drame romantique et érotique, ainsi qu'une bonne adaptation du roman éponyme "L'amant" de Marguerite Duras, un de mes classiques de la littérature française préférés, et enfin l'un des meilleurs films dramatiques français de ces 30 dernières années
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1,0
Publiée le 15 avril 2021
Ce film était charmant en ce qu'il nous donnait un aperçu de ce qu'était le Vietnam dans les années 30 mais il était dérangeant dans son exécution. On nous montre un homme d'une trentaine d'années extrêmement riche obsédé par une jeune femme qui doit avoir 17 ans. Au lieu de la laisser respectueusement vivre sa vie il tente de la séduire 30 minutes seulement après l'avoir rencontrée. Les choses étaient peut-être différentes en 1930 mais L'amant a été projeté au 21e siècle. Cet homme serait aujourd'hui étiqueté comme un prédateur sexuel. Et faire passer tous cela pour une histoire d'amour était pour moi inacceptable. Si la femme avait eu une vingtaine d'années les choses auraient été un peu différentes. Quant à l'histoire elle-même c'est essentiellement une intrigue sans intrigue avec plusieurs scènes qui semblent avoir commencé ou s'être terminées trop tôt et de temps en temps une scène apparaît où les deux protagonistes font l'amour en sueur dans un lit ou sur le sol et en considérant tout ce que j'ai dit le seul vrai sujet de conversation autour de ce film quand il est sorti est à quel point il était explicite pour un film relativement grand public...
Superbe film. Ambiance coloniale, décors formidables, beaux paysages, scénario interessant, mise en scene carrée (malgré certaines lenteurs) et surtout des scenes d'amour d'une sensualité rarement égalée....
A voir surtout pour la reconstitution de l'Indochine des années 20. Bon quand aux premiers frémissements de l'appel de la chair pour la jeune donzelle...
Très belle histoire exotique et insolite d'un amour un peu interdit mais bien consommé. Superbe endroits et beaucoup d'extras pour nous plonger dans la réalité. C'est incroyable aujourd'hui de voir autant sans graphiques générés par ordinateur. C'est presque irréel ! Comme si ce n'était pas un film.
L'amant est un film formidable qui mérite toute l'attention de son public. Ce qui a pu se voir qualifier de drame vaseux sans prfondeur est en fait, je pense, plein d'emotion, de sensualité et on ressent bien cette passion presque malsaine de Jane Marsh. Le drame est poignant et terrifiant ; lorqu'on est une jeune file, l'identification a l'actrice est immédiate, son jeu est superbe, son histoire aussi, et son role est terrifiant, stupéfiant : comment peut-on penser comme cela à quinze ans a peine. On trouve dans ce film une profondeur qu'a voulu exprimer Marguerite Duras dans son livre. Interprétation poignate et magnifique. Veridique
Hélas, si l'on enlève les sempiternelles scènes de sexe (plus personne ne sais rien faire sans la semi-pornographie), il ne reste pas grand chose... dommage
Même s'il y a eu une polémique entre Annaud et Marguerite Duras, je trouve ce film magnifique ... Cette ambiance coloniale, ces lumières, ces costumes, cette photographie ... On se retrouve plongés dans l'Indochine de 1930, on sent presque la moiteur de l'air ... Et la voix rauque de la narratrice,Jeanne Moreau. Une merveilleuse histoire d'amour, hors normes certes, mais très belle.
D'abord, le roman, et par là... l'auteur puisque c'est de son existence qu'il s'agit. Attirée par l'Asie, par l'époque colonialiste, j'avoue avoir toujours porté ce récit, et Marguerite Duras dans mon coeur. Sorti en 84, et surtout son dernier roman, il s'agit peut être d'une introspection, de ses regrets, de ce qui aurait pu se passer si jamais elle n'avait pas quitté cet homme qu'elle pensait ne pas aimer, vite prise à son propre jeu. L'amant... tout est dans le titre biensur, et les plus puritains n'aimeront peut être pas le récit érotique de l'initiation de cette petite française par un homme plus agé qu'elle, et asiatique de surcroit... ce qui, de ce temps était inconcevable. Pourtant, tout ce qui ressort de cette histoire est purement lyrique, une realisation sobre, et à mesure que le temps passe, nous jugeons la gamine comme Duras se juge elle même. Parce que peut-être qu'à l'époque elle ignorait que cet homme l'avait aimée, rééllement, passionément... mais lorsqu'elle verse des larmes, amèrement, sur une voix off se faisant celle de sa concience, on ne peut que pleurer avec elle. Etre prise de ses propres regrets... Là réside la force de ce film, adapté avec simplicité, beauté et verité.