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MoMo420
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3,0
Publiée le 22 décembre 2014
Une des belles réussites de Truffaut, Le dernier métro s’attaque à quelques sujets délicats que sont l’occupation allemande (et donc la collaboration du régime de Vichy) ou l’homosexualité. Un peu en avance sur son temps, Truffaut réalise ici une belle œuvre sur la sauvegarde de la culture dans un Paris occupé sans pour autant s’attarder outre mesure sur un scénario qui contient un peu trop de longueurs. Les acteurs sont assez hétérogènes avec un duo Depardieu – Deneuve qui ressort du lot. On reste cependant conquis par la belle musique de Georges Delerue ou la belle mise en scène de Truffaut. Un grand classique du cinéma français qui a cependant tendance à mal vieillir.
Le Dernier métro de Truffaut n’est pas le film que j’attendais. Célébré comme une superbe reconstitution de la France de l’occupation, le film n’est en partie réussi que grâce à la présence de Gérard Depardieu et Catherine Deneuve, toujours aussi belle et froide. La reconstitution quand à elle est assez limitée et se résume à quelques coins de rues aménagés en studio. Le Dernier métro a bien vieilli. Lacombe Lucien dans la même veine était beaucoup mieux réussi. Fort heureusement, le film a pour lui une histoire qui permet de constituer le théâtre (et l’art actoral) comme un rempart à la barbarie, immuable malgré la guerre, malgré le couvre-feu, et malgré la bêtise d’un critique de Je Suis Partout, le principal journal de l’occupation. Non content d’une histoire à huis-clos, la mise en abime du directeur du théâtre qui occupe sa propre cave, nous rappelle comme le disait Desproges qu’il est beaucoup plus facile de cacher son juif que son antisémitisme. Le Dernier métro reste tout de même un classique a voir.
Les films parlant du cinéma sont en général très réussis, en plus d'être pertinents. Pourtant, je n'ai pas le souvenir d'avoir vu un film sur le théâtre aussi intelligent que Chantons sous la pluie. C'est chose faite avec Le Dernier Metro. Le film est servi de deux des plus grands acteurs français (Catherine Deneuve et Gérard Depardieu) qui atteignent des sommets en terme de jeu, ce qui peut s'expliquer par les personnages, dont la personnalité et la psychologie sont particulièrement bien imaginées. De manière globale l'écriture est maîtrisée. Les dialogues regorgent de petits moments légers à travers les piques que se lancent les protagonistes. Mais tout le génie de Truffaut réside dans le fait que la pièce de théâtre jouée par la troupe permet aux acteurs d'exprimer des choses passées sous silence ou refoulées (c'est en fait assez classique mais le réalisateur arrive à en faire quelque chose de fantastique). De plus les répliques arrivent à ancrer le récit dans le Paris des années 40 sans être artificielles et sans recourir à trop d’exposition. On entre directement dans cette époque et les enjeux sont présentés de manière naturelle. Par exemple j'apprécie les critiques qu'essuie la propriétaire du théâtre : elles suintent l'antisémitisme et l'hypocrisie ambiants qui devaient être monnaie courante pendant l'occupation. En revanche j'avais quelques réserves concernant les décors, que je trouvais fades et pas particulièrement travaillés mais on finit par comprendre ce choix artistique au fil du film. Servi par un casting très bien dirigé, Le Dernier Metro est un grand film sur le théâtre ainsi que sur l'occupation.
Avec "Le Dernier Métro" François Truffaut signe le deuxième acte de la trilogie du spectacle, "La Nuit Américaine" déjà consacré au cinéma et un film sur le music hall jamais réalisé pour cause de son décès.
Le film raconte -en 1942 - l'histoire d'un metteur en scène juif ayant fui son théâtre et l'ayant confié à sa femme Marion. Mais en réalité il est caché dans une cave au sous sol d'où il suit les répétitions d'une pièce en train de se monter ou Marion donne la réplique à Bernard Granger, un séducteur et acteur talentueux.
"Le Dernier Métro" est essentiellement filmé dans un théâtre, ses coulisses, son administration… les scènes en dehors sont rares et il résume le quotidien pendant l'Occupation en étant très bien documenté sous forme d'une chronique fournissant des détails historiques sur cette période. La troupe est une sorte de fantôme, elle s'exile sur une scène, en dehors du monde extérieur, ou tout peut être dit, sauf qu'un homme les écoute au sous sol à des fins artistiques mais aussi de survie. Truffaut ne juge rien, son film parle du fascisme mais n'est pas un film engagé, au contraire il profite de son contexte pour la dissimulation. "Le Dernier Métro" se déroule majoritairement dans le noir, la nuit, rarement voir jamais on n'aperçois le jour, les personnages sont dans des cachettes, coulisses, cave… Ils dissimulent tous quelque chose. L'invisible théâtre Montmartre est un lieu hautement indigne et sombre. Mais là est le problème, dans ce théâtre il y a trop d'art, pas de vie, cet endroit est mort, tué par ce qu'il fait.
Tout tourne autour de Marion, la marraine voulant sauver son théâtre et l'oeuvre de son mari, comme lui dit le personnage de Gerard Depardieu il y a deux femmes en elle, l'une aime le fantôme de la cave, l'autre l'acteur en train de percer. Là est la beauté de l'héroïne, sa complexité fait son charme et son art et Truffaut qui va d'ailleurs faire un clin d'oeil a l'un de ses plus majestueux films oubliés "La Sirène du Mississippi" en citant la même réplique inoubliable . Dans un réalisme extrême elle va à la rencontre de ces personnes voulant la peau de son propre mari. Truffaut amène chaque détail à une grande authenticité, l'homosexualité est amenée avec tolérance, mêlant faits réels et personnages de fictions. Par exemple le personnage de Daxiat, un snob protagoniste de la vie théâtrale de l'époque, est calqué sur Alain Laubreaux journaliste/critique pour le journal fasciste Je Suis Partout qui pour s'être attaqué à Jean Cocteau a subit les foudres de Jean Marais, on peu voir cette épisode reconstitué quand l'on voit Bertrand se battre avec le journaliste qui avait critiqué Marion.
"Le Dernier Métro" est l'un des films de Truffaut qui aura traversé les âges, notamment pour les 10 prix qui aura raflé aux Césars mais surtout sa beauté, sa finesse et les émotions qu'il procure. Le monde est un théâtre où chacun doit jouer son rôle.
Le cycle hommage à François Truffaut se poursuit sur Arte. La diffusion du Dernier métro chef d'oeuvre presque méconnu par le grand public signe l'aboutissement des thèmes abordés par le réalisateur tout au long de sa carrière. Inglorious Basterds de Tarantino s'inspire presque intégralement de ce film. Allant même jusqu'à copié le générique ainsi que la musique. Le traitement des juifs n'est en aucun cas traité de manière engagé. La barbarie de l'occupant n'est jamais dénoncée ni même le comportement des français collaborateurs avec les nazis. Ce film ressemble plus à une gigantesque photo à un moment très précis et bouleversant de notre histoire.
Une réussite indéniable! Truffaut arrive à recréer un lieu de repos, de bonheur, convivial, attachant et spontané dans un fond de guerre et de destructions atroces avec un brio incontestable! Le long métrage est brillant grâce a l'alchimie qui s'opère entre les personnages et les interprètes! Du grand art!
Comme quoi les Césars... Alors certes les acteurs sont excellents (faut voir le casting), certes la mise en scène l'est aussi, mais après ? Je me suis ennuyé très vite et durant les 3 premiers quarts de ce classique... trop classique certainement, pour ne pas dire académique... Beaucoup de drames ont été tournés sur le sujet, et d'excellents... qu'apporte véritablement celui-ci ? Pas le sens du rythme en tout cas... De plus, les dialogues ne sont que trop rarement passionnants. spoiler: Seules l'excuse à Jean-Loup durant l'histoire de vélo volé, surprenante, la prise de becs Depardieu/Daxia, et la visite de la gestapo au théâtre m'ont réveillé d'une certaine torpeur... Il rame ce métro.
Le dernier métro est considéré aujourd'hui comme un chef d'œuvre signé Truffaut. Ce dernier est devenu au fil du temps le véritable chef de bande de la nouvelle vague et plus encore du cinéma de la seconde moitié du XXeme siècle. Considéré comme un grand cinéphile ,un véritable intellectuel qui donnait du sens à la porté artistiques du cinéma ,ses films sont tous considérés aujourd'hui comme des œuvres majeures du cinéma français et européen voire mondial. Cependant en voyant Le dernier métro je trouve un film qui a mal vieilli, au scène parfois (selon moi) surjoué et improbable puisqu'à trop intellectualisé ses propos on perd une certaine sincérité. Ce film est comme un livre, bien pensé ,où chaque mot est bien réfléchie où le naturel est présent que par petit dose. C'est dommage mais ce n'est pas une généralité le véritable chef d'œuvre de Truffaut, je pense ,est le plus méconnu La sirène du Missippi. Ce film est d'une dureté, d'une beauté saisissante et d'une très grande sincérité. Il a vieilli aussi mais c'est embelli au fils des années. Enfin il faut reconnaître au film la très belle prestation de Heinz Bennent ,au charme troublant. Son personnage est ,malgré sa terrible situation, touché par la grâce en permanence.
Au jeu envoûtant des acteurs s'ajoute des dialogues savoureux. Une deuxième déclaration d'amour au monde du spectacle après La nuit américaine. Truffaut s'empare du spectateur, lui offrant deux heures de grand cinéma. Le dernier métro est exquis par sa rigueur dans la simplicité. Ni lourdeurs ni fadeurs ne viennent s'ajouter à ce chef-d'œuvre. Truffaut, ici peu soucieux de la politique, s'intéresse a l'étude de moeurs en enfer, et l'art est l' échappatoire .
Mon film préféré de Truffaut... Cette histoire pourtant simple, la vie d'un théâtre sous l'Occupation, livre un des films les plus humains et grands qu'il m'ait été donné de voir. Tous les thèmes sont évoqués : le dilemme de l'amour pour Catherine Deneuve, l'engagement pour Depardieu, la lâcheté pour J. L. Richard, l'homosexualité, la frustration de Lucas Steiner devant l'antisémitisme qui vient jusque dans sa cachette souterraine... Et que nous dit Truffaut : malgré les horreurs, malgré les temps difficiles, restons humain, travaillons, restons dignes, car, comme le dit Raymond dans le film, "quand faut y aller, faut y aller". Truffaut filme avec une grande tendresse ces hommes et ces femmes, qui restent humbles et droits, toujours. C'est ce mélange de tendresse et de sublime, accompagné par de divines vieilles chansons françaises, qui rend ce film si beau. Chef d'oeuvre.
Pire que d'être lourd, à la réalisation engoncée, ce film paraît artificiel. Les histoires de théâtre et de guerre semblent issues d'une fistule qui se vide devant nos yeux impuissants. Bien sûr que le film a plu, il a même fait plus que plaire, en tant que faiseur de produits culturels Truffaut avait de l'avance sur son temps. Restent les acteurs périphériques Poiret et Ferréol, magistraux.
Attention, titre trompeur et affiche trompeuse. Oubliez toute croyance de poursuite entre résistants et allemands dans les souterrains du métro parisien avec une fin tragique. Il s'agit d'une histoire intimiste entre deux comédiens d'origine sociale différente, se déroulant pendant l'Occupation, où d'ailleurs les Allemands et les Résistants sont totalement mis de côté. Si la déception du sujet de l'histoire est présente, Truffaut n'a qu'à offrir un très bon casting où même les rôles les plus secondaires sont mis en valeur. Le scénario est bien construit, ainsi que les personnages. Le film est presque un huit-clos, comme si ce grand théâtre était coupé du monde. Mais si l'on aime le cinéma de Truffaut, on pourrait apprécier ce film qui est constitué à 90% de bavardages. Pas de fusillade, pas de suspense quant à la Gestapo débarquant ( dans une seule séquence seulement, mais le suspense évoqué est bien ridicule ) dans les coulisses du théâtre, etc ... On se demande encore pourquoi Truffaut a t-il choisi l'Occupation comme temps d'action. Est-ce pour le fait que le mari soit juif et enfermé dans la cave, ignorant tout de l'intrigue relationelle entre Depardieu et Deneuve ? En tout cas, le déroulement de cette relation est la force même du film, rien d'autre. Il n y a que l'intrigue avec le colonel Dietrich et Deneuve qui paraît hors-sujet. Ainsi donc, si l'on aime le cinéma académique et littéraire de chez Truffaut, on pourra le préférer aux autres films où la survie des opprimés est quasi-présente, et où l'action est plus mouvementée.
Un film très beau dans la forme avec un duo d'acteur impérial, une mise en scène superbe, mais qui manque cruellement de fond, d'émotions... On suit cette histoire, sans la suivre, puisque l'histoire d'amour et le contexte sont à peine envisagés par Truffaut. On a l'impression qu'il s'est juste concentré sur la mise en scène et la direction d'acteur, mais ou est le scénario dans tout ça ?! Le contexte de l'occupation est à peine exploité (si bien sûr, mais de manière désinvolte !) et l'histoire concernant la résistance est très mal expliquée. Cette histoire de théâtre perd encore plus de sens quand on voit le final ! Mon Truffaut le moins préféré.
De la même manière que pour Jules et Jim, j'ai longtemps désapprouvé ce long métrage. Avec les années je change radicalement d'avis et me laisse séduire par ces charmes. Le Dernier Métro est à la fois un film relativement classique vis à vis des précédentes réalisations de François Truffaut mais englobe malgré cela les thèmes qui lui sont chers et synthétise le tout. Une oeuvre très belle, à l'image de son actrice Catherine Deneuve dans un rôle taillé sur mesure pour elle. Petite note particulière, l'humour retentit et donne un aspect encore plus tentant à cet composition.
" Le théâtre, c'est comme les chiottes et le cimetière quand faut y aller, faut y aller "
Un peu déçu de ce film de François Truffaut qui a l'époque reçut tout de même 10 prix lors de la cérémonie des Césars de 1981 avec comme prix meilleur film, meilleur réalisateur, meilleur acteur, meilleur scénario ou encore meilleure actrice.
Le film a tendance a presque oublier l'occupation pour se concentrer sur le théâtre car ici Truffaut offre une déclaration d'amour au monde des planches mais l'aspect occupation/seconde guerre mondiale en devient presque secondaire et c'est bien là ma déception car je m'attendais a un film sur ça avant tout . Il y a bien les passages du patron du théâtre qui est juif et qui se cache mais ça ne va pas plus loin car tout l'aspect oppression du nazisme ne se concentre que sur lui et c'est léger .
La force principale du film vient de ses acteurs qui portent le film a eux seuls, un Gérard Depardieu au top de sa forme et dans un naturel incroyable, une Catherine Deneuve éblouissante et tout les rôles secondaire sont aussi bons .
Un film qui mérite bien un coup d'oeil pour ses acteurs ou encore si vous aimez le théâtre mais au contraire si vous cherchez un film sur l'occupation ce n'est pas vers celui ci qu'il faut se tourner .