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Pierre L.
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3,5
Publiée le 6 mars 2018
Depuis un bon nombre d'année en projet, l'attente autour de Mute s'amplifiait progressivement. Et si de sérieux doutes quant à sa sortie se faisaient sentir, c'est finalement sans grande surprise que Netflix profite de l'occasion pour le faire sortir sur sa plateforme. En faire un film Netflix... Qu'en penser ? Il est clair qu'au vu de ses récentes sorties, la plupart d'entre elles se sont soldées par de cuisant échecs critique. Mais concernant Mute, film trop longtemps laissé en phase de latence, d'autres circonstances étaient-elles envisageables ?
Annoncé comme le successeur du modeste et tendre Moon, Mute s'en démarque pourtant catégoriquement. À l'instar de l'aspect huit-clos de son aîné, il préfère au contraire élargir son univers et centrer son action au cœur d'une Berlin futuriste et cyberpunk. Si l'aspect visuel est un indéniable atout, le film souffre malheureusement de la lassitude d'une grande partie du public, le fait étant que ce genre visuel peine à se réinventer tant il est ancré dans sa notoriété artistique. On pense évidemment à Blade Runner mais aussi à des œuvres plus récentes telles que Altered Carbon. Mais d'un point de vue technique, il faut admettre la qualité du travail fourni. En effet, outre ce plan large en début de métrage, Duncan Jones nous sert un amas de cadres stupéfiants, travaillés avec un minimum d'effets numériques. Les plus férus du genre ne pourront nier leur fascination pour ces images sombres mais colorées, bourrées de clins d’œil et d'inspiration du genre. Le fait-à-la-main fait son retour ici et ce n'est pas la peine de bouder son plaisir.
L'aspect hypnotique d'une ville dépravée par les pires vices de l'Homme ne prend cependant pas l'ascendant sur l'intrigue ou les personnages. Là peut se trouver un des points faibles du film. En effet, le visuel, si travaillé soit-il, est finalement relégué en second plan au profit d'une trame narrative assez embrouillée. Non pas que cette dernière ne rechigne que du mauvais, mais les éléments scénaristiques peinent à prendre consistance tant les enjeux paraissent confus. Pourtant, de mon point de vue, le casting sert l'ensemble de plutôt belle manière. Si Alexander Skarsgård campe un personnage assez cliché à la profondeur franchement limitée, il lui rend cependant grassement justice au moment des vérités. Mais c'est surtout ce duo venu de nulle part qui parvient à marquer les esprits. En effet, Paul Rudd magistral, Justin Theroux méconnaissable, le binôme enchaîne les séquences tantôt inattendues, tantôt gênantes, le tout dans une justesse de jeu malsaine et jusquauboutiste. Et si le public n'en saisit pas les fins, il ne peut cependant en nier les prestations servies par un casting, certes fortuit, mais globalement impeccable.
S'intéresser à des thèmes tels que la famille et plus particulièrement la paternité octroie au métrage une dimension dramatique tout à fait recevable, parfois même touchante, l'hommage familial en toute fin de film en est la preuve finale. Mais en passer par le biais de sujet controversés peut-être une dangereuse direction, qui suscitera par ailleurs la désapprobation d'une importante partie du public. Néanmoins, le film ne semble pas s'embourber dans des propos philosophiques bidons ou rabâchés, Mute dérange, déroute par sa narration anarchique mais cela n'affecte en rien la cruauté de son récit.
Le bashing envers Mute était finalement assez prévisible. Outre le fait que Netflix se le soit attribué, un trop grand nombre de mauvaises circonstances ont presque eu raison de lui. J'insiste sur le presque car blâmer la sincérité de Duncan Jones pour son travail de passionné serait un léger manque de respect. Il arrive également un temps où les films "fouillis" n'ont plus leur place. On leur préfère au contraire d'autres qui te servent tout sur un plateau d'argent pour finalement se présenter comme étant de simples divertissements. Mute n'est clairement pas un divertissement et oblige le spectateur à se saisir de tous les petits détails ici et là pour se faire sa propre interprétation. Parfois même, ressortir d'un film avec l'esprit embrouillé peut être vu comme une qualité. En outre et aux yeux de certains, il réside en Mute un certain degré de fascination et ça, ce n'est pas rien.
Pas top et c'est bien dommage parce que Duncan Jones est un réalisateur intéressant. Les bonnes idées sont sous-exploités., trop de personnages inutiles, trop de remplissage, une ambiance série télé ou téléfilm... Cela fait de Mute un film un peu bâtard, du coup on n'a pas envie de rentrer dedans. Les 20 dernières minutes remontent un peu le niveau mais ça ne sauve pas le film.
Sur un contexte de SF (seul l'environnement porte le genre à la SF), le trame est plutôt limite thriller. Un homme à la recherche de son amour disparu. On s'interroge tout au long du film sur la volonté à présenter 2 trames en parallèle sur des personnages différents. Le film est très bien joué, mais manque un peu de rythme. On préfère suivre l’investigation de notre héro muet au devenir des 2 docteurs. Pas le meilleur Duncan Jones, mais une vraie curiosité à voir sur Netflix
On est assez éloigné du génie de Moon - tout premier film qui a fait l'objet d'une critique sur ce site. Duncan Jones souhaite prolonger son univers avec des personnages inspirés et inspirants. Je me suis agréablement surpris à ressentir une certaine sensibilité et compassion pour notre personnage principal porté par Alexander Skarsgard; plus globalement c'est le couple qu'il forme avec Seyneb Saleh qui émeut. Toujours au niveau casting, quel fut mon plaisir de retrouver Dominic Monaghan qui a eu malheureusement des difficultés à retrouver des rôles percutants post-Lost. Sympathique aussi petit caméo de spoiler: Sam Rockwell bien que sous-exploité et très franchement inutile. L'univers qui se dégage de l'écran apparaît comme un hommage à Blade Runner : le Berlin futuriste est teinté d'une élégance à l'européenne tout en conservant les carcans habituels du genre (notamment les effets de lumière saisissants). La mise en scène est épuré, sans éclat particulier. En revanche, les faiblesses de Mute sont particulièrement dérangeants à commencer par sa structure bancale, prévisible et répétitif : ne nous mentons pas, le pitch prêtait déjà indice sur le déroulement de l'intrigue - retrouver son amour, et donc une certaine manière de reconstruire son identité, en usant de la violence contre ces malfrats (2 chirurgiens américains déjantés - Paul Rudd et Justin Theroux). Ainsi, Mute ne restera pas dans les annales du genre mais reste suffisament sympathique, avec une pointe de caractère pour apprécier plus ou moins l'instant.
Prolongement de Moon, Mute mûrit depuis une douzaine d’années dans l’esprit de Duncan Jones et n’aurait sans doute jamais vu le jour sans le soutien de Netflix. Et c’est bien là le principal souci ! Le film semble avoir été maintes fois réécrit et ça se ressent. On assiste à une surabondance d’éléments dont plus de la moitié ne sera pas convenablement traitée, ce qui peut entraîner un certain malaise comme lorsqu’il survole la pédophilie. Même le mutisme d’Alexander Skarsgård ne démontre pas d’un réel intérêt narratif.
Mute est un film que j'attendais énormément car c'est le nouveau film de Duncan Jones, réalisateur très prometteur, de l'excellent et très bon, Source Code et Moon. Il avait réalisé aussi Warcraft qui était lui aussi réussit. Mute est un projet qui lui tenait particulièrement à coeur. Malheureusement le film reçoit énormément de critiques négatives. Certes Mute n'est pas sans défaut mais je l'ai quand même apprécier grâce à son ambiance très bien travailler. On se retrouve dans un futur proche qui pourrait être un avenir plausible en plein Berlin. Esthétiquement, le film à des influences à Blade Runner. Ceci dis malgré son univers futuriste, le récit reste très ancrée dans le réel et l'univers n'est pas assez exploité. Tout comme son personnage principal, parfaitement interpréter par Alexander SKarsgaard, qui a des bonnes bases mais qui n'est jamais assez approfondi. Il démontre tout de même son incompatibilité à ce monde à travers ses origines et surtout son handicap. Dans sa trame, le film reste assez classique, une sorte de thriller qui fonctionne mais qui n'est pas des plus originaux et malgré un ventre mou au milieu du film où on a l'impression que l'évolution de l'enquête stagne, le scénario se tient. Un des points forts vient du duo des personnages haut en couleur jouer par Justin Theroux, excellent qui est très inquiétant et malaisant et Paul Rudd, excentrique, tout simplement parfait et qui est sans doute le meilleur personnage du film.
Mute à un esthétique qui fonctionne mais son univers n'est pas assez exploité et le film qui possède une superbe ambiance est plus un thriller assez classique au final mais qui fonctionne malgré qu'il traîne et se perd parfois. On retiendra son casting très bon et surtout Paul Rudd qui en fait des caisses mais qui est assez jouissif.
"Mute" est un film de science-fiction qui ressemble à Blade Runner. Le film est sympa mais je l'ai trouver un peu long, peu d'action, les acteurs jouent comme même pas mal et les effets spéciaux sont très bien faits. Sa fait très bizarre que le personnages principal soit muet mais c'est assez amusant.
Thème et synopsis vendeurs ... oui mais passe l immersion dans ce Berlin futuriste on n est bien déçu. Scénario reste mince mais ça aussi à la limite si l immersion continue why not ? Mais non rien à faire c est lent, l intrigue est franchement mal menée on se demande où l on va tellement il semble y avoir des digressions inutiles. On ajoute un jeu d acteurs limités... résultat un film ou l on finit par s ennuyer au regard des incohérences dans cette histoire et du réel manque de suspense... ça finit par en être épuisant. L étoile sur 5 pour le décorum... et c est bien payé...
Duncan Jones présente « Mute » comme un projet de longue haleine, plongeant dans le même univers que son premier succès, « Moon ». Situé à Berlin, 30 ans dans le futur, il dépeint l'histoire touchante mais tumultueuse de Leo, un barman muet, et sa quête pour retrouver sa petite amie disparue. La première partie du film, riche en détails visuels et en atmosphère, m'a captivé, notamment grâce à l'excellente musique de Clint Mansell et à la performance d'Alexander Skarsgard. Puis, brusquement, l’histoire s’étiole et perd complément de son intérêt à cause d’un manque de rythme et une tendance à tourner en rond. Bien que les personnages secondaires joués par Paul Rudd et Justin Theroux offrent de bonnes performances, leur intégration dans l'intrigue semble forcée et perturbe l'ambiance générale du film. Le mélange d'éléments cyberpunk et d'une intrigue de film noir ne parvient pas à créer une cohérence satisfaisante, laissant une impression de potentiel non réalisé qui vire progressivement de la stimulation à l’ennui profond. WHITE FINGERS : LA PISTE SYSKIYOU (TOME 1) et LE CIMETIERE DES SQUAWS (TOME 2) (Amazon Kindle).
Lent, poussif, blindé de musique d'ascenseur et d'effets spéciaux de mauvais goûts, doté d'un scénario tenant sur une feuille de cigarette... Il n'y a qu'une réaction qui se fait sentir au visionnage de ce film : appuyer sur le bouton MUTE de la télécommande.
Il se dit que Duncan Jones aurait préparé ‘Mute’ depuis au moins dix ans, n’acceptant des blockbusters comme ‘Warcraft’ que pour financer ce film plus personnel, qui serait à relier à ’Moon’ (un clin d’oeil y est fait, je ne l’ai même pas remarqué, shame on me). On peut comprendre et apprécier l’existence d’un bout d’histoire personnel dans le choix atypique de Berlin, qu’il a connu dans son enfance avec son père David Bowie, pour situer ce polar néo-noir qui malheureusement, ne fait que surfer sur une vague visuelle très en vogue pour l’instant. Non que le Berlin cyberpunk de 2052 soit traité comme un simple cadre fonctionnel, au contraire, cet environnement urbain décadent, clinquant et chaotique a fait l’objet de beaucoup d’attentions ; il rappelle juste un peu trop celui de Blade Runner - l’original, pas le Villeneuve - pour qu’on soit totalement émerveillé. D’autres bonnes idées affleurent ici et là : ainsi, les déserteurs américains qui tentent de fuir la ville où ils se sont réfugiés après ce qu’on devine être une énième guerre moyen orientale, tout en rouflaquettes et chemises à fleurs, évoquent leurs aïeux qui avaient fait de même au Vietnam : la ressemblance est trop bouffonne pour ne pas être volontaire. Au delà de ces quelques raisons de se réjouir, ‘Mute’ se noie malheureusement dans une toile d’intrigues touffues dont aucune n’est suffisamment passionnante pour maintenir l’attention en éveil...et on ne comprend pas en quoi le choix d’un Amish muet pour mener l’enquête lui apporte quoi que ce soit de particulier. ‘Mute’ souffre en fait du syndrome ‘Altered carbon’ (une autre production Netflix, tiens) : quand bien même cette dernière n’est guère originale, la forme y retient l’attention au détriment du fond.
Histoire très plate et pas très intelligente. Le reste est gore, dégueulasse, sans intérêt. Un psychopathe chirurgien, un pédophile, des prostituées, et un muet qui se sert d'un morceau de lit pour éclater tout le monde. J'aurais aimé éviter cette horreur.. voilà.
Le scénario est un mélange de thriller et cyberpunk. Le décor dystopique est bien rendu et le casting principal composé par Alex Skarsgard, Paul Rudd et Justin Theroux interprète bien leur propre rôle (Skarsgard qui incarne Leo un personnage muet nous offre de belles et touchantes expressions faciales) Néanmoins, l'enquête de Leo aurait pu être mieux soignée car elle est un peu complexe et des scènes insolites voire comiques ne collent pas vraiment à ce genre de film (quand Leo va au club avec la poutre, la relation bizzaroïde entre Cactus et Duck). La fin est émotionnelle.