Mute
Note moyenne
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Naughty Doc

1 040 abonnés 530 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 23 février 2018
Mute....

Nouveau film de science-fiction par Duncan Jones, déjà auteur des très bons "Moon" (qui l'avait directement propulsé en tant que réalisateur très prometteur), Source Code, et de l'adaptation de Warcraft, Mute est en gestation depuis de très nombreuses années, et décrit par son auteur comme l'histoire qu'il voulait faire (bien avant Moon

Le film se déroule 30 ans dans le futur, à Berlin plus exactement, et dans le même univers que Moon (on le devine grâce à 2 clins d'oeil présents, dont l'un est la présence de la compagnie Lunar).

L'histoire du film nous conte celle de Leo, un barman muet depuis un accident dans son enfance l'ayant privé de l'usage de ses cordes vocales. Le personnage vit une histoire d'amour plutôt touchante et authentique avec Nadiraah, une jolie serveuse au passé mystérieux,qui du jour au lendemain disparait sans raison apparente. Leo décide donc de la retrouver coûte que coûte, et devra explorer le milieu de la pègre pour ce faire.

Sur le papier, tout ça semble prometteur et plutôt alléchant, d'autant plus que le film est selon moi vraiment top dans ses premières minutes, avec une superbe ouverture nous introduisant Leo enfant au sein de sa famille Amish, le tout sublimé par une très bonne musique de Clint Mansell, déjà compositeur de la magnifique OST de Moon.

S'en suit une belle entrée en matière pour présenter la romance entre Leo et Nadiraah, évoluant dans ce Berlin futuriste vraiment réussi pour le coup, plutôt éloigné de ce que le cinéma nous a offert, et qui puise ses influences chez Moebius et le milieu des mangas.

Néons, graffitis, rues crasseuses et voitures volantes sont évidemment présentes, mais mêlé à l'architecture contemporaine de la capitale allemande avec encore des voitures à deux roues, des lampadaires, des rues pavées etc

C'est un vrai plaisir à regarder tant chaque rue et chaque bâtiment fourmille d'éléments, comme ses fast-foods avec livraison à localisation téléphonique, ses cliniques chirurgicales avec ses modèles de prothèses fonctionnels ou encore ses bars avec des strip-teaseuses robotiques.

Autre point positif : Alexander Skarsgard, qui certes a déjà prouvé qu'il était un excellent acteur capable de proposer des performances magnétiques, et qui malgré le manque total d'évolution du personnage tout au long du film ,arrive à nous captiver de par la douceur, la sensibilité et la force tranquille de Leo à travers son seul regard.

Très vite, on essaye de découvrir le passé de Nadiraah,avec en parallèle la présentation de 2 chirurgiens déserteurs de l'armée américaine et joués par Paul Rudd et Justi Theroux, 2 excellents acteurs, qui n'arrivent pas à sauver l'écriture de ces2 personnages censés être des "antagonistes".

Je mets cela entre parenthèses car l'écriture est balourde, l'évolution ainsi que leur rôle à jouer avec l'histoire de Leo et Nadiraah est faite à coups de forceps, et empiètent considérablement sur le ton du film (qui se voulait mélancholique avec du charme)en ratant un effet burlesque (et malsain) voulu.

Paul Rudd et Theroux livrent néanmoins une bonne performance, mais concrètement ils sont à contre-emploi et desservent le récit,chacun de leurs moments s'insère très mal et passé la 1e heure, le film a un rythme en dents-de-scie, ne sachant plus trop comment se diriger vers sa fin de manière maîtrisée.

Passé la révélation du pourquoi du comment, l'histoire de Mute est cousue de fil blanc.

Pour ne pas terminer sur une note trop négative, je dirai que la 1e moitié du film reste quand même bonne, avec une introduction très satisfaisante, un monde futuriste doté d'une très bonne direction artistique, d'un visuel réussi, d'une mise en scène pas toujours maîtrisée mais qui met en valeur plusieurs bonnes séquences de l'enquête de Leo, dôtée d'une aura magnétique et mélancholique pas toujours palpable.

Clint Mansell fait encore une fois un bon boulot, Justin Theroux et Paul Rudd arrivent à réhausser la pauvreté de leurs personnages à travers quelques moments sympas, mais au final, Mute est une déception, une histoire qui malgré un charme certain n'arrive pas à s'exprimer librement malgré des éléments cyberpunk et matures prometteurs.

Long-métrage le moins bon de Duncan Jones, qu'on espère retrouver le plus rapidement possible au niveau qu'il avait atteint avec ses 2 premiers films.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 31 mars 2020
Pourrait devenir culte avec le temps et le recul ( rappelons nous du succès tardif mais néamoins mérité de Blade Runner ). Beaucoup d'élèments relèvent du symbolisme et laissent place a une grande marge d'interprétation, avec plusieurs rangs de lectures. Il me semble important de ne pas juger ce film comme un produit de consommation parmis tant d'autres disponible sur Netflix, il s'agit selon moi d'un vrai film d'auteur.
RedArrow

1 871 abonnés 1 676 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 25 février 2018
Duncan Jones avoue lui-même que "Mute", considéré comme l'oeuvre de sa vie, aurait dû être son premier film. Au lieu de ça, le cinéaste a passé plus de seize années à réécrire son script pour enfin aboutir à sa concrétisation via Netflix après une période personnelle compliquée (la maladie de sa femme et la mort de son mythe de père). Découvrir "Mute" aujourd'hui revient effectivement à appréhender la première oeuvre d'un auteur littéraire qui, persuadé de détenir une idée de génie, l'aurait retravaillée pendant bien trop longtemps sans réaliser une seule seconde qu'il l'avait en réalité complètement vidée de sa substance au milieu de centaines de pages remplis de mots artificiels.

Bienvenue donc pour une énième variation du futur "bladerunnerienne" polissée à l'extrême et où une étrange alliance entre David Bowie et Magnum dicterait la mode à suivre dans le Berlin des années 2050 !
Devenu muet suite à un incident nautique tellement typique de sa communauté amish, Leo (Alexander Skarsgård) égare sa petite amie à la pilosité maritime forcément synonyme de lourds secrets dans une ambiance de film noir bien trop propre pour être crédible une seule seconde. Comme son enquête en mode pilote automatique se résume à une série de rencontres aléatoires lui révélant toujours une nouvelle destination vers laquelle se diriger au terme de chaque scène (celle avec Dominic Monaghan en est le plus parfait prototype), le film se veut plus consistant en développant une intrigue parallèle (et évidemment amenée à être d'égale importance) sur un père protecteur/chirurgien clandestin de la mafia et son partenaire amoureux au comportement plus que suspect. Le tandem Paul Rudd/Justin Theroux (par ailleurs, très bon, heureusement...) aura beau nous rejouer la partition de celui formé par Clooney/Tarantino dans "Une Nuit en Enfer" en mettant en exergue la déviance du second (la pédophilie) comme menace permanente pour transcender la platitude de l'ensemble, rien ne parvient à camoufler le fait que, débarrassée de toutes ses fioritures SF, la conjugaison des deux intrigues au coeur de "Mute" ne forme simplement que l'ossature d'un récit de thriller domestique on ne peut plus banal et étiré sur une durée interminable de plus de deux heures. Évidemment, on sent souvent que le propos est en écho de quelques thématiques personnelles de son auteur (le père surprotecteur, prêt à tout pour éviter à son enfant les horreurs d'un milieu qui ne cesse pourtant de le contaminer, il y a de quoi de faire une belle thérapie, pas obligatoirement un film...) mais elles restent à un stade rudimentaire, noyées dans le montage hasardeux entre les points de vue parallèles les privant, de fait, de toutes tentatives de véritables développements plus poussés.

Certains jolis plans, l'innocence plutôt touchante des premiers instants autour du personnage principal entouré par une technologie omniprésente qu'il se refuse à utiliser et un clin d'oeil très amusant à "Moon" nous rappeleront pourquoi on a tant adoré le Duncan Jones d'une certaine époque mais, au final, la tristesse et la déception ressenties devant le film d'un cinéaste qui n'a visiblement plus grand chose à dire l'emportent sur tout le reste. Et c'est sans doute aussi pour ça que le titre "Mute" correspond aussi bien à son quatrième long-métrage.
Nolwenn J
Nolwenn J

12 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 17 octobre 2019
Je peux comprendre les critiques négatives de ce film et qu'on puisse reprocher au scénario son apparente anarchie.
Pour ma part c'est justement cette complexité et ce déroulement progressif bousculé d'intrigues transverses qui participent à donner à ce film tout son intérêt et toute sa puissance.
Je me suis laissé embarquer, "aspirer" dans le tourbillon de cette histoire, qui m'a laissée au générique de fin dans un état d'émerveillement proche de celui que j'ai ressenti après avoir vu le culte "Eyes Wide Shut" : avec la sensation de m'être laissée "posséder" par le film sans pouvoir ni même vouloir le ranger dans une case.
Indéfinissable. Une catégorie de film que j'affectionne particulièrement à l'ère ou les films se ressemblent tous.
Si vous êtes amateurs du genre : courez-y, sinon passez votre chemin.
gunbuster

432 abonnés 1 677 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 19 janvier 2020
Ce film produit par Netflix est vendu comme un thriller dans un univers d’anticipation mâtiné de cyberpunk.
Et malgré le budget, le casting américain et allemand et les ambitions artistiques du réalisateur de livrer « son Blade Runner », le film est un échec ahurissant.
En dépit d’images de synthèses de qualité, d’un gros effort sur les décors, voitures, maquillage, jamais ce Berlin futuriste n’apparaît comme réaliste et tangible, tant l’écart est grand entre par exemple des immeubles en béton du futur et un vieil immeuble des années 30-50 en brique au cœur de Berlin.
Symptôme de son échec à plusieurs niveaux, le film accumule les incohérences scénaristiques, les motivations des personnages absurdes et contradictoires.
Le gros du long-métrage consiste en un nombre interminables d’aller-retour entre d’un côté le barman muet Léo qui cherche en vain la femme qu’il aime avec le regard vide, et de l’autre, les deux médecins de la pègre locale qui font leur vie.
Un exemple d’erreur scénaristique : quand vous voyez deux personnages qui ont le même rôle et font la même chose, alors qu’il aurait été plus cohérent et logique de les fusionner en un seul personnage, afin de créer un personnage plus complexe et intéressant à suivre. C’est le cas des deux chirurgiens de la pègre.
Et pour les différencier, il y a spoiler: le pervers et pédophile
un peu fragile, et de l’autre la grosse brute qui confie sa progéniture à une maison-close, mais se la joue bon père de famille, et trimballe sa gamine dans les bas-fonds les plus glauques de Berlin.
Vu la manière dont le film est vendu, on s’attend à ce que la narration s’articule sur le seul personnage du barman, qui deviendrait un loser en quête de revanche, cherchant à retrouver sa moitié, et liquidant les gangster et hommes de main au passage.
Mais non, le film préfère perdre sa cohérence et tout forme d’unité, en alternant des scènes avec les deux beaufs américains, ce qui casse toute ambiance et tout le côté thriller hardboiled.
Quand on décide de caster un acteur dans le rôle principal d’un muet, il faut qu’il soit expressif et capable de faire partager ses émotions aux spectateurs, et ce n’est pas le cas d’Alexander Skarsgård, au regard froid et sans âme, plus apte dans des seconds rôles germaniques (oui, il est suédois, et alors, il est acteur, non?).
Un grand réalisateur doit également être capable de diriger un personnage joué par un enfant, et vu l’absurdité des scènes avec la gamine, on sent bien que la très jeune actrice n’a aucune idée de ce qu’il se passe…
Toutes les grandes idées et ambitions personnelles du réalisateur s’échouent, transformant ce film à gros budget en série B fauchée, maladroite et ratée de bout en bout.
Un grand réalisateur reconnaît ses limites et sa capacité créative : si vous ne savez pas filmer une scène de bagarre, faites-la hors-champ.
Si vous ne savez pas écrire un film alternant les points de vue avec des intrigues à tiroir, utiliser une narration centrée sur le personnage principal, avec une grande ligne directrice simple et claire.
Si vous êtes nul en métaphore, n’en faîtes pas! Et faites dire votre message par un personnage secondaire au détours d’une scène.
Si vous ne savez pas diriger des enfants, ne leur donner pas de rôle à texte, la figuration doit suffire. C’est quand même le b-à-ba du cinéma.
Pascal I

904 abonnés 4 256 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 janvier 2019
J'ai adoré. Drame futuriste au scénario et mise en scène des plus classiques mais avec un traitement totalement décalé. Savoureux ! Le zeste de comédie noire (sans scrupules) au dialogues souvent fleuris contraste totalement avec la rigueur du personnage principal, un chaud froid parfait. De plus, avec un Sam Rockwell excellent. A voir ! 4/5 !!!
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 24 février 2018
Un kinder surprise ce film ! Le casting est fou, la musique est géniale, l'univers défonce. Pour moi ce film est un vrai petit bijoux. 5/5
Corentin V
Corentin V

11 abonnés 1 critique Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 février 2018
Un film bien fait, du début a la fin (qui est vraiment pas mal).
bon scénario, acteur attachant et un univers cool, tous se qui faut pour passé un bon moment.
Gustave Aurèle
Gustave Aurèle

184 abonnés 2 626 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 13 mai 2018
Un excellent polar à l'atmosphère poisseuse dans un univers futuriste proche de Blade Runner 2049...
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 25 février 2018
Énième flop netflix.Manque cruel d'imagination au niveau du scénario.Les décors sont pitoyables;Les dialogues horribles.On sent nettement un manque de travail.Tout ça est réalisé à la va-vite et au final ça donne un film ultra-caricatural très ennuyeux.Comme d'habitude avec netflix.
Jonathan P
Jonathan P

73 abonnés 395 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 30 mars 2018
Tout le monde a envie de foutre le camp de ce Berlin de pacotille et à dire vrai, le spectateur aussi. Post-Blade Runner du très très pauvre.
Boulevardducinema.com
Housecoat
Housecoat

139 abonnés 393 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 25 février 2018
Un électrocardiogramme plat de 2 heures qui en paraissent 4. Netflix enchaîne les casseroles à répétition en ce moment et ce projet qui semblait très cher à Duncan Jones ne va pas leur apporter plus de cachet. Il y a de la bonne volonté en surface mais il suffit de gratter la coquille pour y déceler un vide abyssale. Une fois passé une introduction où nos deux tourtereaux ne font que s'échanger des poncifs, Mute piège le spectateur dans un rond-point interminable où un héros mutique passe son temps à faire des allers et venus à droite à gauche sans jamais faire avancer le scénario ni donner le moindre rebondissement. Duncan Jones s'embourbe dans ses sous-intrigues et ses personnages inutiles qui ne participent jamais à donner plus d'épaisseur à la surface plate qu'est censé être ce Berlin cyberpunk à la fois incohérent (tout le monde parle et écrit Anglais...) et plagié sur toute les réussites du genre. Un véritable exploit d'enchaîner autant d'idées sans jamais rien en faire, les scènes inutiles s'accumulent en laissant sur le carreau l'investissement émotionnel censé maintenir en haleine. Et quand le film se décide enfin à bouger en confrontant ses deux personnages clés, il ne le fait que trop tard, le spectateur s'est déjà endormi. Mute est à l'image de son personnage principal, incapable de communiquer avec qui ce soit.
L'OMBRE DU 7ème ART
L'OMBRE DU 7ème ART

89 abonnés 434 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 3 avril 2018
Mute.... Nouveau film de science-fiction par Duncan Jones, déjà auteur des très bons "Moon" (qui l'avait directement propulsé en tant que réalisateur très prometteur), Source Code, et de l'adaptation de Warcraft, et pour cela le film parait très prometteur au premier abord tout comme l'histoire du film qui attire l'oeil car Duncan nous conte la vie de Leo, un barman muet depuis un accident dans son enfance l'ayant privé de l'usage de ses cordes vocales. Le personnage vit une histoire d'amour plutôt touchante et authentique avec Nadiraah, une jolie serveuse au passé mystérieux,qui du jour au lendemain disparait sans raison apparente. Leo décide donc de la retrouver coûte que coûte, et devra explorer le milieu de la pègre pour ce faire. Sur le papier, tout ça semble prometteur et plutôt alléchant, d'autant plus que le film est selon moi vraiment top dans ses premières minutes, avec une superbe ouverture nous introduisant Leo enfant au sein de sa famille Amish, le tout sublimé par une très bonne musique de Clint Mansell. S'en suit une belle entrée en matière pour présenter la romance entre Leo et Nadiraah, évoluant dans ce Berlin futuriste vraiment réussi pour le coup car on retrouve un univers très détaillé avec des néons, graffitis, rues crasseuses et voitures volantes sont évidemment présentes, mais ce qui fait la force de ce décors est le mélange avec l'architecture contemporaine de la capitale allemande avec encore des voitures à quatre roues, des lampadaires, des rues pavées etc. Ainsi le film est très plaisant à regarder et à ecouter grâce à cette musique qui nous transporte dans ce lieu presque véridique. Autre point positif : Alexander Skarsgard, qui certes a déjà prouvé qu'il était un excellent acteur capable de proposer des performances magnétiques, et qui malgré le manque total d'évolution du personnage tout au long du film ,arrive à nous captiver de par la douceur, la sensibilité et la force tranquille de Leo à travers son seul regard. Très vite, on essaye de découvrir le passé de Nadiraah,avec en parallèle la présentation de 2 chirurgiens déserteurs de l'armée américaine et joués par Paul Rudd et Justi Theroux, 2 excellents acteurs, qui n'arrivent pas à sauver l'écriture de ces2 personnages censés être des "antagonistes". Je mets cela entre guillemets car l'écriture est balourde, l'évolution ainsi que leur rôle à jouer avec l'histoire de Leo et Nadiraah est faite pour que l'histoire est un sens mais pour moi ce sont eux qui détruisent le film par leur prestation car ont les vois plus que le protagoniste alors que leur histoire est bien trop simple. J'aurais préféré avoir plus de détail sur la vie de notre Amish et de celle de sa femme. De plus ils empiètent considérablement sur le ton du film (qui se voulait mélancholique avec du charme)en ratant un effet burlesque (et malsain) voulu. Paul Rudd et Theroux livrent néanmoins une bonne performance, mais concrètement ils sont à contre courant et desservent le récit,chacun de leurs moments s'insère très mal et passé la première heure, le film a un rythme en dents-de-scie, ne sachant plus trop comment se diriger vers sa fin de manière maîtrisée. Ainsi ce ressentit mais en place de nombreuses longeurs et on décroche petit à petit jusqu'à regarder l'heure tournée. Passé la révélation du pourquoi du comment, l'histoire de Mute est cousue de fil blanc et plus aucun suspense à lieu. Pour moi le gros point positif du film reste la B.O de Clint Mansell qui fait encore une fois un bon boulot. Mais bon comme on note pas un film à sa musique et à ses décors, la trame est à jeter et comme cette dernière et ba la note dégringole. Un film à éviter à tout pris mais qui peut pour certains les intéressé si ils veulent voir une relecture du film Moon. 1,5/5
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 25 février 2018
Ce film m'a laissé sans voix. Mais qui peut réaliser des films aussi niais et caricaturaux de nos jours ! Aucun scénario, mauvais mixage sonore, personnages affligeants et caricaturaux, dialogues d'une pauvreté rarement atteinte, rebondissements inexistants, enquête tirée par les cheveux, et j'en passe et des pires !!
Vraiment à ne mettre sous les yeux de personne.
Henrico
Henrico

227 abonnés 1 447 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 3 novembre 2018
Si Duncan Jones perce au cinéma, ça ne sera pas parce qu’il est un fils à Papa. Son cas est très différent de plusieurs de ses confrères dont la célébrité planétaire de leur père ou mère a pu leur mettre le pied à l’étrier. Le fils de David Bowie, contrairement à ceux-là, doit sa notoriété grandissante à ses talents de réalisateur, et absolument rien à son Papounet. Ces talents sont incontestables pour les observateurs affutés, mais ils restent encore imperceptibles pour d’autres. Si «Source Code», «Warcraft» ont eu un certain succès, ils n’ont pas fait l’unanimité. Aucun des 2 n’a été récompensé. Face chaque fois à des films qui ne leur arrivaient pas à la cheville. «Source Code», «Warcraft» pétillent pourtant d’originalité, portés par un scénario solide et innovant, ainsi que des acteurs extrêmement talentueux. Pour ce qui est de « Mute », la reconnaissance n’est également pas au rendez-vous. Toujours pas la moindre récompense, et même une certaine incompréhension de nombreux critiques, ou pseudo-critiques. Il semble difficile à certains de croire en la forte probabilité d’un futur plein de paradoxes, où le très conservateur, côtoierait la technologie la plus avancée. Pourtant c'est déjà le cas du Quatar et de l’Arabie Saoudite aujourd'hui. L'enquête d’un Amish évoluant dans un monde moralement débridé ne devrait pas paraître si incongrue finalement. Certains semblent également avoir du mal à suivre cette enquête parce que son contexte et ses étapes sont souvent énigmatiques, et qu’il faille attendre l’ultime dénouement pour comprendre l’ensemble. C'est pourtant le principe même d'un suspense créatif et bien mené. Il faut juste être observateur et patient. Le temps donnera raison au fan club de Jones, d’autant que tous ses films finissent chaque fois par atterrir dans toutes les dévédéthèques de France et de Navarre.
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