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Un visiteur
2,5
Publiée le 13 novembre 2010
Proprement insoutenable, ce film est difficilement regardable dans son integralité, notamment à cause de sa monolithique durée (près de quatre heures). Certes témoignage des atrocités humaines, mais sacrément ignoble quand même.
J'ai entendu parler de ce film comme quoi c'est l'un des plus dérangeant de l'histoire du cinéma selon certaines critiques. Et une fois l'objet en question regardé, on est obligé de prendre position. Je décide donc de m'aliéner les partisans du contre pour plusieurs raisons. La première tient dans la forme du film. Les 20 premières minutes sont dignes d'un documentaire d'arte, richement illustré par des films d'époques et des photographies. Cette constance "vieux films" (à l'exception des séquences d'interviews) confère une authenticité indéniable au contexte du film, et brouille ainsi nos repères lors du commencement des reconstitutions. Et là, le film fait très fort ! (pour donner une idée de ce que j'ai ressenti, il faudrait mélanger la liste de Schindler, le générique d'intro de La colline a des yeux, le tout dans un style à la Tetsuo) Par delà l'extrême violence des images qui apparaissent, le film parvient à nous faire accepter et à rendre réaliste du gore de style japonais (qui gicle partout et à grand renforts de prothèses en cahoutchou). Du jamais vu jusqu'ici ! Les reconstitutions des expérimentations sur les limites humaines étant ce qu'elles sont (d'une atrocité sans borne), je glisserai peut être trop rapidement dessus pour m'intéresser à ce qu'il y a entre les reconstitutions. Car le réalisateur a choisi de faire une fiction dans ce documentaire, et il devient alors intéressant de voir comment on nous manipule en passant de la réalité à la fiction. Le camp est un lieu glacial (les nombreux plans d'extérieurs enneigés), aux murs froids et décrépis (à l'image du corps des victimes d'expérimentations). L'esthétique est froide, guère réchauffée par le noir et blanc souvent en surexposition. Mais au sein de ce désert, on s'intéresse à la fois aux victimes (les prisonniers dans la cellule) et aux bourreaux (l'infirmière qui encadre les expériences). Et ce sont vraisemblablement ces scènes qui apportent le plus de sentiments à l'oeuvre. Ce sont ces instants qui marquent, car ils contiennent ce qui reste de l'humanité qu'on ôte tous les jours à des prisonniers. Vraiment, une oeuvre aussi radicale, mais qui n'oublie pas de rester humaine, ne peut que secouer le spectateur et le faire s'interroger sur moulte sujets pendant le reste de l'après midi.
Un film comportant des images d'archives, des interviews et des reconstitutions d'expériences horribles. Et quand j'emploie le mot horrible, c'est un euphémisme. On devrait dire : inssuportable à regarder. Que ceux qui disaient que SAW ou Hostel étaient des film ultra-gores et qu'on ne peut faire pire, ne regardez pas ce film là ou vous allez vomir ! Une boucherie, un grand manège avec pleins de morts à la suite, plus sanglantes les unes que les autres. Le noir et blanc certes atténue l'effet mais il n'en reste pas moins que certaines scènes sont à vomir ! On se demande même s'il est possible qu'on eut pu faire ca à de pauvres personnes... 4h30 de film environ. Certes elles ne sont pas ennuyantes car les évènements s'enchainent si vite qu'on n'a pas le temps de se reposer. Les seules scènes calmes sont les images d'archive et d'interview permettant d'installer un brin d'histoire à tout ca et de mettre les scènes en relation. Mais bien entendu, le film souffre d'un cruel manque d'imagination ( non pas au niveau gore mais au niveau réalisation : en effet, certaines scènes sont fort originales et bien tournée tandis que d'autres le sont bien moins... Un bon réalisateur aurait pu faire tenir ce film en deux heures qui auraient été alros bien suffisantes ! ) Les acteurs, quant à eux, sont plutôt bien dans leur rôle et sont convaincants. Les Japonais font vraiment peur dans leur blouse et ressemblent à de vrais psychopates avec leur regard fou auquel s'attarde énormément la caméra. On prend également pitié des pauvres victimes de la barbarie mais on ne félicitera pas les acteurs car ils sont plutot mauvais pour exprimer une douleur intense (je pense notamment à la scène où la fille se prend une balle dans le cou)... Néanmoins, le film reste à voir mais il faut être ultra-averti. Seuls de grands psychopates peuvent trouver ce film génial (mais je n'irai pas jusqu'à dire que je n'ai pas aimé personnellement; il est impossible pour moi de dire si j'ai aimé ou non... )
(….) Au risque de scandaliser ceux qui l'auront vu, Philosophy of a Knife est une expérience esthétique avant tout, un exercice de style dément à la vision inconfortable dont on sort médusé, abattu, ravagé, exsangue. Mais l'émotion qu'elle procure est celle d'un cartoon extrême et malsain, surréaliste et relativement inopérant. (….)
L'un des films les plus bizarres que j'ai jamais vu... Mélangeant archives et fictions le cinéaste a voulu faire un film d'horreur teinté d'historique comme une justification des images qu'il va nous montrer. Sur le fond il y avait de l'idée mais le montage tient plus du capharnaüm que d'un scénario bien écrit, la compréhension est donc plus que mitigée. La mise en scène n'invente rien et appuie trop sur des effets de styles mal employés et même inutiles. Les scènes les plus dures arrivent sans qu'il y a ait d'évolution dans l'histoire puisqu'il n'y en a pas... Bref un foutoir sans nom que les auteurs ont bien du mal à assumer... Un ovni qui n'a rien à voir avec le 7ème art.