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mickael l.
53 abonnés
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4,0
Publiée le 15 juin 2024
Ça démarre par une comédie totalement décalé avec une Depardieu au meilleur de sa forme en braqueur qui prend sous sa protection un couple totalement perdu, les répliques fusent dans tout les sens , et en seconde partie le film tourné dans le dramaturge et souvent Blier a fait ça dans sa carrière. Michel Blanc impressionné en homme manipulé qui tombe amoureux malgré lui d'un homme et une Miou Miou qui nous touche beaucoup. Moi je retiens le début car on rit beaucoup mais à la fin on est proche de l'ennuie. Les seconds rôles sont au top : Marielle, Stevenin , Cremer, Creton .... une réussite
Je tiens ce film pour être le meilleur Bertrand Blier avec Buffet Froid et Les Valseuses. C'est du pur Blier, qui ose, qui est très cru, mais d'une puissance humaine renversante. Je tiens à saluer la performance gigantesque de Michel Blanc (qui n'a jamais été meilleur). Quant à Depardieu, que dire à part qu'il est impérial. Un très grand film à ne pas mettre entre tous les yeux.
La transgression morale dont est chargé le film Tenue de soirée s’accomplit par une transgression d’ordre esthétique : d’abord au niveau de la narration, qui emboîte les récits les uns dans les autres de façon volontairement imparfaite ; ensuite au niveau des registres, l’ensemble empruntant aussi bien à la comédie de mœurs qu’à la cavale digne d’un polar, en passant par le drame social et la romance ; enfin au niveau de la mise en scène, qui surprend par une fluidité dans les mouvements de caméra à même de lier l’ensemble, de faire éclore la beauté là où elle n’aurait pas dû se trouver. Bertrand Blier se comporte tel un poète, tel Charles Baudelaire qui assemble les contraires par l’oxymore et célèbre l’alchimie obtenue. Ici ce sont ses acteurs qui incarnent l’alliance des opposés, en l’occurrence le duo masculin formé par Gérard Depardieu et Michel Blanc, que dynamise et réorganise Miou-Miou : personne ne va ensemble, et pourtant les couples se font et se défont, se transforment sans jamais se figer, en témoigne la métaphore de la danse qui encadre le long métrage. Tenue de soirée déconcerte par sa redistribution des rôles et des genres : la femme commence par humilier l’homme avant d’être écartée de la cellule conjugale, pour mieux absorber le masculin par le travestissement ; la virilité machiste apparaît lors de scènes mais s’estompe dans d’autres, à mesure que la cruauté de la relation homme/femme s’étend à la relation entre tout être humain comme reflet de sa profonde détresse intérieure. Un chef d’œuvre de poésie qui hurle son humanisme avec des insultes et des coups.
Que dire ? En 1 mot : sublime. Gérard Depardieu joue à la perfection, tout autant que les autres acteurs. Sur le papier, le scénario devait paraître bien grotesque ; seuls des acteurs géniaux pouvaient transformer cette blague grotesque en un chef d'œuvre sublime de sensibilité.
Et pour gâcher le tout, la musique est de Serge Gainsbourg..
Bref, c'est du grand Art. Sulfureux, outrancier, graveleux à souhaits, mais qui nous fait regretter ce temps, à côté duquel notre époque paraît bien fade...
D'entrée, le ton est donné et Blier, dès la première scène, déploie son art de la provocation, son anticonformisme et sa truculence propres à choquer le bourgeois. Le fait est que "Tenue de soirée" est un film de Blier, avec, notamment, ces pérégrinations comiques et nocturnes d'un trio disparate, tel que dans "Buffet froid". Ses textes sont drôles, grossiers au besoin - ou gratuitement- et ses considérations sur l'homosexualité masculine -puisque c'est le thème de la comédie- ne témoignent d'aucune litote ou de pudeur. Les interprètes jouent le jeu avec franchise et il faut un certain courage à Depardieu et, surtout, à Michel Blanc, dont Blier fait des amants, pour assumer la la nature de leur personnage On ajoutera celui tenu par Miou-Miou, constamment maltraité et humilié. Le film n'est cependant pas une farce superficielle. Au-delà des dialogues et des situations parfois vaudevillesques du film, Blier confère une véritable humanité aux personnages, lesquels reproduisent une fois de plus la relation triangulaire chère au cinéaste. De sorte que cette histoire en apparence amorale se signale aussi par l'observation psychologique dont Antoine, le personnage de Michel Blancspoiler: appelé à "changer de bord", est le coeur, homme vulnérable parce que privé d'amour et qui trouve dans l'homosexualité proposée par Bob-Depardieu un palliatif puis une renaissance. Pour cette raison, il entre dans la comédie, au demeurant très amusante, un réelle amertume.
Vulgarité et grossièreté gratuites se sont succédées - avec de rares moment de poésie et de drôlerie dans certains dialogues il faut l'admettre - pour nourrir un sentiment de malaise qui ne m'a pas quitté tout le long d'un film dont j'ai voulu plusieurs fois cesser le visionnage. Pour me contraindre à le poursuivre en espérant y trouver autre chose, et mu par une curiosité profondément déçue qu'un tel film ait eu autant de succès. C'est un film dont on parle souvent, et je voulais enfin savoir de quoi il en retournait. Énorme déception. Oui c'est gonflé, oui c'est un cinéma différent et oui c'est d'une grande liberté de ton. Mais c'est indigeste dès le début, et l'on regrette d'avoir fait confiance a l'aura d'un réalisateur et d'avoir été piqué de curiosité pour si peu. J'ai lu sur Wikipedia que le film a été le deuxième plus grand succès de Blier après les valseuses, engrangeant plus de 3 millions d'entrées (versus 5). J'imagine qu'à l'époque les spectateurs ont aussi voulu "se faire une opinion"... J'ai été sidéré de lire que le film fut interdit aux moins de 13 ans à sa sortie, puis classé tous publics en 1990. C'est une honte.
Le film débute bien avec de bons dialogues et un excellent trio Depardieu, miou miou et Michel Blanc mais vers le milieu du film,le scénario part en vrille pour nous mettre mal à l'aise avec des situations plus ou moins abracadabrantes. La fin du film est aussi tellement nulle... L'intérêt du film réside dans les 30 premières minutes seulement...
Outre l'ambiguïté du final, le film est un pur chef d'oeuvre. Des répliques cultes à chaque scène, une bande originale signée Serge Gainsbourg pour donner la meilleure partition d'un Bertrand Blier et son style inimitable . À voir et à revoir.
Cette oeuvre cynique se souhaitant burlesque bouscule en effet les genres de l'époque mais ça s'arrête là. Le jeux des acteurs et la richesse des personnages grossièrement brossé sauvent l'intérêt que l'on peut y porter. Hélas le vide de la situation et du contexte font place au bide.
C'est mal joué. Les dialogues sont débiles. C'est drôle à ses dépens. On fait face à une caricature de bonne and Clyde français ou les personnages dont semblant d être complexes alors qu'il ne s'agit que de coquilles vides et caricaturales. Niveau forçage de drague qui finit par marcher et harcèlement sexuel banalisé on est au top level. Le film se veut comme une ode à la liberté sexuelle mais n'en décrit que le côté sale et insensé sans en comprendre les motifs. Il joue des codes homos pour faire rire ou dénoncer... La femme est littéralement le cliché de la femme délaissée insupportable qu'on violente pour le comique... Visuellement il est très banal. Bref c'est un non pour moi
Revoir ce film a été un plaisir et m'a rendu nostalgique de ce bref instant dans l'histoire où les artistes ont pu vraiment s'affranchir des convenances sans pour autant tomber dans la vulgarité. Le trios d'acteurs qui interprète nos anti-héros sont au sommet dans ce film touchant, à la fois comique et tragique qui en dit long sur toutes nos facettes...
La vulgarité fait place à la fameuse « decadanse » de Gainsbourg. Et entre les deux, la trivialité, la bassesse, la pudeur, la soumission. Tout y passe. Et quel régal dans les scènes abracadabrantes mais délirantes au possible. Tout se déglingue dans le couple, dans les sentiments et dans un amour qui oublie totalement son nom. C’est foudroyant mais jouissif.