569 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
133 critiques spectateurs
5
12 critiques
4
33 critiques
3
36 critiques
2
28 critiques
1
15 critiques
0
9 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Photo-cineaste
83 abonnés
572 critiques
Suivre son activité
4,0
Publiée le 8 février 2010
Voici un huit clos très clos. Bon d'accord c'est le principe d'être enfermé dans un lieu dit "fermé" dont on ne peut pas sortir - piouff je suis en train de me surpasser là - Mais ici le film a quelque chose de très oppressant tout est mis en place pour que le spectateur se sente mal à l'aise dès le début, on est très vite plongé dans l'ambiance de ce huit clos très spécial - ici nous sommes dans un tank - le spectateur est carrément immergé en pleine guerre du Liban sans réussir a s'échapper - oui bon à défaut il suffit de sortir de la salle, on aura compris mais là encore quelque chose nous en empêche-. Un très bon film Israélien qui a réussit à se faire remarquer au dernier festival de Cannes, duquel il n'aura pas ramené de prix mais dont il aura au moins eu l'approbation quasi unanime de la presse. Je suis allé vérifier par moi même de la qualité de ce nouveau film et je suis plutôt de leurs avis. Bien entendu pas de 3D, pas de grosses scènes d'explosions et autres courses poursuites résultat le film n'est projeté que dans très peu de salles françaises ( 43 en première semaine ). Mais malgré de nombreuses qualités ce n'est pas non plus un film parfait, il s'essouffle sur la fin, et cette dernière est par ailleurs quand même assez "brouillon" et a quelques côtés absurdes... A noter également la très bonne prestation des acteurs, tous remarquables. Ils sont à fond, ce qui permet au spectateur d'y croire. Un bon film non pas de guerre, mais sur la guerre. A voir !
En 1982, Samuel Maoz avait à peine 20 ans (comme Ari Folman, le réalisateur de Valse avec Bachir). La première guerre du Liban l'a traumatisé à vie. Ce n'est rien que son expérience, coincé dans un char comme dans un linceul, qu'il filme plus de 25 ans plus tard dans Lebanon. Pas d'analyse politique à l'horizon, pas de compassion pour les victimes, seulement cinq hommes pétrifiés dans un périmètre réduit qui découvrent la peur, la bestialité et l'instinct de survie. En ne filmant que l'habitacle du tank et le champ de bataille à travers son viseur, Maoz ne se contente pas d'user d'un "dispositif" cinématographique, il crée un univers anxiogène, insoutenable, où se mêlent les odeurs d'huile, de sang et d'urine. Les dernières minutes sont les plus impressionnantes quand machine et humains pètent les plombs. Le film quitte alors le réalisme pour aborder les rives de la folie et des ténèbres (là se révèle le vrai talent de cinéaste de Maoz). Impossible de rester de marbre à cette plongée dans ce pandémonium (reste à se demander s'il méritait le Lion d'or à Venise), interdit aux claustrophobes. Non, la guerre n'est pas laide. Elle est abominable. Tank il y aura des hommes ... pour la faire.
1982, les troupes israéliennes entrent pour la première guerre du Liban. Cette première mission composée de paras doit durer la journée, un tank accompagne le groupe. Plongé dans le tank avec les 4 militaires, dont des « bleus », on va suivre cet apprentissage du feu. Lion d’Or à Venise, ce film est une prouesse de réalisation. Samuel Maoz qui réalise ici son premier long métrage fait le choix de nous faire vivre cette horrible journée autobiographique de l’intérieur. Lui était le tireur en 1982, et cette journée le hante encore aujourd’hui ; çà se voit dans sa manière de restituer l’univers oppressant, obscur et anxiogène d’un char.. Il décide donc de nous planter à côté de lui dans le char : toutes les scènes se déroulent dans le char, les scènes extérieurs sont vus par la lunette exigu du tireur. Flippant, superbe et ultra maîtrisé comme huis clos. Plus qu’un film de guerre aux codes complètement chamboulés, cette œuvre est une véritable expérience sensorielle dont on ne sort pas indemne : âmes sensibles s’abstenir. A côté de ces soldats, on a l’impression d’être sur un jeu de Xbox plus vrai que nature : le choix de tirer ou non, la vision des gens massacrés… L’homme redevient un animal : tuer ou être tuer ; l’individu est dessaisi de son propre arbitre écrasé par son instinct de survie. La première demi heure en est suffocante. 1h30 d’une intensité absolue : un film de guerre new generation à ne louper sous aucun prétexte. Chonicart.com : « Peu de films auront atteint un tel degré d’intensité à partir d’un si maigre dispositif… »
Un huit-clos militaire surprenant , parfois étrange mais au moins réussi avec un choix de mise en scène vraiment original et dans un certain sens immersif . Narrant l'aventure destructrice des occupants d'un char israelien en pleine invasion du Liban , le scénario décrit , scènes a l'appui , les massacres et les horreurs qui peuvent arriver durant une guerre , en développant de côté les personnages et l'affrontement avec l'autorité qu'il subisse en permanence : ils se sentent comme de simple pions pour leur état ! Des bons acteurs , les quatre principaux réussissent a jouer le jeu discontinu de l'entente puis du conflit , et arrivent tant bien que mal a ressortir les problèmes de leurs personnages . Ce qui le film vraiment original , c'est le choix de laisser comme seul contact avec l'extérieur la lunette du char , on reste cloitré dans cet espace confiné et presque étouffant en suivant ardemment les déplacements de la lunette , qui permettent de retrouver un peu de soleil... Un drame sur la guerre et sur la morale , les doutes que les soldats peuvent sans être écouter .
Je n'ai pas pour habitude de critiquer aussi sévèrement un film mais la je ne peux pas faire autrement! Le scenario était des plus alléchant (un huis clos dans un char c'est pas banal). Mais l'illusion s'envole au fil des minutes pour laisser place a une mise en scène plate, des personnages sans relief qui ne croit pas en leur rôle, une musique anecdotique... Bref une déception totale! Ceci n'est que mon avis et certain y trouveront surement leur compte. Mais pour ma part je ne conseille ce film a personne.
6 192 abonnés
18 103 critiques
Suivre son activité
1,5
Publiée le 20 mai 2021
Certes ce film est novateur car c'est le point de vue du commandant d'un char et l'intérieur claustrophobe du char. Mais c'est vraiment tout car il n'y a aucun développement significatif des personnages et aucun changement de scène. Le message de base est que la guerre est un enfer mais cela a été fait tellement de fois auparavant et on le sait déjà. Il s'agit essentiellement de 90 minutes de plans variés d'hommes mal rasés qui se plaignent d'intérieurs de chars qui grondent d'huile et de sang de vues en périscope de l'extérieur où des civils sont tués. Il y a quelques allusions symboliques à la guerre du Liban mais je préfère quand même que mes films aient plus de profondeur et de nuances...
Bon film, très original sur des soldats israéliens embarqués dans la guerre au Liban. Le parti pris de tourner le film principalement à l'intérieur du tank est très intéressant mais le film est un peu irréaliste par moments (soldat qui ne tire pas, l'autre que ne commande pas)
Grosse claque, j’en ai mal au ventre, on ne ressort pas de ce film indemne. Tout le film se passe dans un char, on devient limite claustro. C’est dur, intense, violent. Encore heureux que le film dure 1h30, je n’aurai pas pu tenir plus. Les acteurs sont excellents, le sentiment de solitude, perdition et d’enfermement sont parfaitement restitués à l’écran. Et dire que c’est tiré de l’expérience du réal… ca fait du bien de sortir de la salle et respirer. Pas à conseiller à tout le monde.
"Lebanon" nous propose de vivre un conflit depuis un tank, plus précisément depuis son intérieur. Dans ce lieu intimiste, nous ressentons ainsi les trépidations de la machine, mais aussi les états d’âme de chacun des occupants du char. Basé sur l’autobiographie du réalisateur, l’idée est intéressante, mais le film ne propose jamais de plans extérieurs lors du déplacement du blindé, seulement la vue qu’ont les soldats depuis leur robuste coquille d’acier. De plus, nous ne sommes que très peu renseignés sur le conflit. Nous savons à peine que nous sommes au Liban, face à des combattants syriens. Mais à aucun moment nous ne connaissons la nationalité de l’équipage du char. D’où viennent-ils ? Qui sont-ils ? Quel est le rôle de leur nation dans ce conflit ? Autant d’interrogations qui restent sans réponse surtout si on omet de lire le synopsis et les secrets de tournage, sans compter que le film se termine en queue de poisson. Dommage… Je donne quand même 1 étoile et demie pour l’idée, et pour les multiples portraits de la population civile tantôt incrédule, tantôt accusatrice, tantôt désespérée, qui subit les ravages d’une guerre, ou de chacun des tankistes, des portraits qui apportent une belle photographie au film.
Se plaçant dans le même contexte historique que le très réussi dessin animé "Valse Avec Bachir" c'est à dire, au coeur de la guerre du Liban , et originalement construit , on se place du point de vue de soldats dans un char militaire, on est observateur de la guerre d'après le tireur , Lebanon est finalement assez spectaculaire. Les raisons en sont multiples, d'abord le choix de la guerre qui se situe donc au Liban qui reste un conflit assez ambigüe et dont peu de monde connaît sur le bout des doigts, ici cependant rien ne sera développé contrairement à Valse Avec Bachir mais tout le scénario se reposera sur l'observation, ce qui en fait sa force, en résulte des scènes violentes et des gros plans sur des visages appeurés et des regards de soldats complètement choqués. 1 heure 20 de film ,où le specteur comme les combattants ressortent meurtris par cette débauche d'ultra violence. "Lebanon" est donc au final un film de guerre impressionnant, et sans transcender le genre , y inculque un vent d'air frais.
Une journée cauchemardesque à bord d'un Merkava, avec ses horreurs et ses expériences individuelles : la pression hiérarchique, la peur aux tripes, les états d'âme ...
Si l'objectif est de faire ressentir à quel point la guerre détruit tous ceux qui doivent y participer, alors c'est réussi.
=> http://www.youtube.com/watch?v=wCosXgcGGDM
Voir aussi Walk On Water (Eytan Fox, 2004), Beaufort (Joseph Cedar, 2007) et Waltz with Bashir (Ari Folman, 2008)
Excellent film basé essentiellement sur l’expérience vécue du réalisateur, on peut donc penser que tout est vrai dans ce film ; mais il admet (dans les secrets de tournage) que celui-ci a été édulcoré des moments les moins "regardables" MAIS ALORS qu'est ce cela doit être!! Car on y voit les horreurs de la guerre, les plus crues, les plus sordides. Pour les anti sioniste, c'est du pain béni tant le comportement des israéliens est ignoble. Cette guerre est une ignominie, les israéliens des ?? (je vous laisse mettre l'adjectif qui conviendra le mieux à votre ressentiment car le mien n'est pas autorisé par ce site). Mais néanmoins, on voit poindre chez certains d'entre eux, un humanisme naissant et on pourrait presque finir par croire que tout cette guerre va bientôt finir; malheureusement la réalité est tout autre... Film à voir pour cette immersion dans un tank et dans cette guerre israélo-libanaise...
Une très belle oeuvre, parfois très dure, mais qui ne laisse pas indifférent. Ce huis-clos dans un tank crasseux, nous laisse une ouverture sur ce monde extérieur en guerre, toute ces atrocités, cette misère, cette destruction. Lebanon nous expose également en parallèle l'épreuve psychologique pour le soldat. On ressens également beaucoup d'émotions lorsque l'on arrive à se projeter au sein de l'esprit de l'homme, car le soldat est avant tout un homme, avec ses convictions, ses peurs, sa morale. Ce film m'a fait passer beaucoup d'émotions, même si il n'apparait être qu'une bribe sans intérêt d'un si gros conflit. Mais c'est aussi ce fragment de temps, qui suffit à faire son charme...
Un film Israélien qui présente les civils libanais comme des victimes prises entre le feu Israélien et le feu "terroriste" alors que tous ces massacres étaient les faits de l'armée des envahisseurs ne m'a pas vraiment plu... personnellement, j'aurais voulu tous les voir crever donc me montrer les envahisseurs Israéliens sous un aspect fragile, sensible, parfois victime me parait carrément gonflé.
Outre cette ambiance générale, le film a manqué cruellement de crédibilité dans ce soi-disant réalisme, tant dans les relations de l'équipage, que dans l'organisation et les processus de l'avancée militaire, on aurait dit qu'ils n'avaient reçu aucun entrainement et en général, à partir de la scène de l'âne qui pleure, très peu m'a paru vraisemblable... Je ne suis pas regardant sur le réalisme quand il s'agit d'un film qui se veut fantastique ou même fantaisiste, mais si on veut dépeindre le climat claustrophobe et glauque d'une invasion vue d'un tank, le plus grand réalisme me parait requis... Cela ne devrait d'ailleurs pas être si difficile, plutôt que de tourner les images en "poésie", tourner le contexte et relations en critique et dénonciation aurait permis de sauver à la fois réalisme et "intérêt intellectuel" du film :3
Esthétiquement, j'ai beaucoup aimé la première et dernière photo du film :o