Bienvenue à Gattaca
Note moyenne
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1 051 critiques spectateurs

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anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 24 avril 2014
Un film magnifique, une histoire hors du commun qui nous sort totalement de notre quotidien, qui nous projette dans un futur qui pourrait être possible.
Ce film nous prouve que tout est possible avec de la volonté, c'est un film plein d'espoir, qui montre que l'on peut changer son destin.
Un film que l'on peut adapter à la réalité de la société d'aujourd'hui gouvernée par des stéréotypes.
On ne voit pas du tout que c'est un film de 1998, les images sont magnifiques, les acteurs excellents, ce film est proche de la perfection.
Florian Malnoe
Florian Malnoe

142 abonnés 557 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 31 mai 2015
Un ovni science fictionnel dont la profondeur du background n'a d'égal que la subtilité et sobriété avec laquelle est mise en image cette effrayante anticipation. Le tout sublimé avec une qualité d'écriture hors pair, une BO sublimissime, et par la brillante interprétation de la solide distribution. On pourra trouver la mise en scène un peu trop conventionnelle mais ce film mérite d'être extrêmement bien noté pour son background original qui change vraiment, ainsi que pour les qualités que j'ai énumérées auparavant. Un morceau de choix dans l'univers de la SF qui en plus de dénoncer l'uniformisation, les dangers de la formatation humaine, en développant en prime une relation vraiment intéressante sur les liens du sang ainsi que sur le sujet de l'usurpation d'identité, arrive à s'éloigné des poncifs récurrents du genre ainsi que de la surenchère démonstrative du mélo' ou de l'action tout en en montrant beaucoup. Je suis obligé d'être fan.
Tiger V.
Tiger V.

114 abonnés 1 248 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 9 avril 2014
Un film avec un bon scénario mais j'ai comme eu l'impression qui manque quelque chose. L'histoire est pas mal du tout avec deux personnes qui violent des règles pour accomplir leurs rêves en évitant des obstacles, cela donne déjà un intérêt de voir le film. Ethan Hawke joue bien son rôle et il a un air bien profond pour montrer ses sentiments, dommage de ne pas voir Jude Law dans un meilleur rôle. Par contre, je ne suis pas fan de l'actrice Uma Thurman. Le film contient des scènes qui nous attirent de voir comme cela va se passer même si on devine déjà un peu la fin. Cependant, le film m'a entraîné dans un ennui de manque de vivacité. Il y a quand un petit suspense pas négligeable dans ce film. Des décors et des costumes pas mal. Un film moyen qui faut au moins regarder une fois.
videoman29

315 abonnés 1 921 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 3 avril 2014
« Bienvenue à Gattaca » est une référence en matière de science-fiction. Encensé par les critiques professionnels et amateurs, il est en passe de devenir culte. Et pourtant, moi il m'ennuie à mourir ! Alors certes, je reconnais que c'est superbement réalisé, techniquement proche de la perfection et tout et tout. Mais ce monde déshumanisé et aseptisé me laisse froid et j'ai du mal à m'y projeter. Je sais bien que l'eugénisme est potentiellement un vrai problème, voire un danger, mais j'ai quand même du mal à être réellement effrayé. De plus le rythme est horriblement lent et il ne se passe rien pendant toute la première moitié du film. La seconde moitié ménage un suspense assez habile et remonte un peu l'intérêt, me sauvant du même coup de l'envie d'aller me faire un sandwich (de justesse). Résultat je garde le dvd sur l'étagère la plus poussiéreuse de ma vidéothèque mais..... Bof ! Ceci dit je suis conscient qu'en écrivant ça je ne ferai pas l'unanimité loin de là, mais je m'en fiche et j'écris ce que je veux !
Manu711
Manu711

79 abonnés 850 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 mars 2014
J’en aurais mis du temps à voir ce Gattaca que l’on m’a toujours conseillé. Si j’avais su plutôt que c’était le premier film d’Andrew Niccol, réalisateur du formidable Lord of War, peut-être que je me serais attelé à la tâche plus tôt.

Il faut dire que j’ai tendance à aimer ce genre de science-fiction qui met en scène une histoire dans la mesure où cela reste réaliste et montre comment le rapport de force entre l’homme et la technologie risque de basculer. Dans le même genre, Moon m’avait beaucoup plu, bien qu’il manque ce petit truc qui fait qu’on aurait pu parler de chef d’œuvre. Plus récemment, c’est la série Black Mirror qui proposait très justement un audacieux traitement des rapports humains et du progrès technologique.

Gattaca, c’est tellement moche visuellement qu’on dirait que ça a 40 ans, alors que ça ne date « que » de 1998. Mais peu importe que ça ne soit pas forcément très agréable à regarder à cause des couleurs bien trop ternes, le principal n’est pas vraiment dans la forme, mais plutôt dans le fond. Puis même si la photo n’est pas forcément au rendez-vous, la bande-son a le mérite d’être bien choisie et améliore l’ambiance générale.

Enfin bref, parlons du contenu. C’est l’histoire de deux mecs qui vont se compléter en échangeant leur corps et leur mentalité pour permettre à l’autre d’accomplir ce qu’il veut. Ca peut paraitre farfelu comme ça, mais c’est un petit plus compliqué que ça en a l’air. Dans une société futuriste, l’un a été conçu de façon à avoir un patrimoine génétique impeccable, et l’autre a eu le malheur d’être quelqu’un de normal. Si le premier est destiné à aller dans l’espace, le second ne peut qu’en rêver. Mais le jour où le premier va être victime d’un accident et que tout ses espoirs vont s’effondrer, c’est bien le second qui va réaliser son rêve en échangeant son identité avec le premier qui va alors vivre avec l’unique rêve d’y aller, tout en sachant qu’il n’y ira jamais.

Au-delà de ce que l’on peut connaitre actuellement en termes de discrimination (sexe, âge, origine ethnique…), Gattaca et ses technologies donnent lieu à une discrimination génétique pas si absurde quand on voit tout ce que le progrès nous permet de faire à l’heure actuelle. Je n’irais pas plus loin pour ne pas spoiler mais le traitement est assez saisissant. Ca manque peut-être un poil de suspens, d’autant plus que j’ai très vite compris qui se cachait derrière le « flic » qui traque les usurpateurs, mais ça reste vraiment intelligent et innovant dans la mise en scène et les thématiques explorées.

Le film n’est pas parfait et je ne parlerais pas de chef d’œuvre comme je l’ai déjà pas mal lu, mais Gattaca demeure tout de même un très solide film de science-fiction comme j’aimerais en voir plus souvent. La puissance dramatique qui s’installe (de manière légèrement trop linéaire cela dit) est à la fois oppressante et émouvante. Un film intelligent et beau, et certainement un classique.
Louis V
Louis V

31 abonnés 198 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 22 mars 2014
Un réalisateur sans doute plein de bonnes intentions , mais le scénario est très longuet , malgré que le film soit séduisant d'un point de vue fond. Je m'explique, la forme est ce qui est très peu convaincant, d'autant plus que les multiples actions dispersent le scénario. Le fond est tres, bon, une denonciation de la dégradation du monde , de la société de consommation et bien sur, dans le sujet des bébés eprouvettes donc actuel. En bref, un film correct et peu banal, mais pas un chef d'oeuvre d'interprétation
Harry Goldfarb
Harry Goldfarb

5 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 21 mars 2014
« Je me suis rendu compte à quel point j’étais loin de mon rêve quand je m’en suis approché. »

C'est en cherchant dans mon disque dur externe ma dvdthèque que je suis retombé sur cette magnifique perle. Ah mes amis quel difficile exercice que de devoir écrire sur ce film. En effet, déblatérer mes conneries sur un bon film c'est une chose, réussir à en retranscrire la qualité alors que celui-ci a déjà été mainte fois analysé, critiqué, où beaucoup ont un avis déjà bien forgé. C'est pour cette raison qu'il y ait peu de chances que je ne chronique Pulp Fiction ou American History X. Enfin bon, c'est quand même pour ça que je ne suis pas payé, donc en piste.

Je m'en vais donc vous parler de Bienvenue à Gattaca, film d'anticipation américain, réalisé en 1998 par Andrew Niccol avec Ethan Hawke, Jude Law et Uma Thurman. À noter qu'à sa sortie ce film a fait un flop. Ce n'est que bien plus tard via le marché de la vidéo (enfin du divx surtout) qu'il a acquis son statut de film culte. Le trailer en VOST.

lire la suite sur pixel colors)
Benjamin A

808 abonnés 1 930 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 mars 2014
Dans un futur proche on pourra choisir le génotype de ses enfants et une société "Gattaca" travaillant dans la recherche spatiale choisit ses candidats en fonction de leurs patrimoines génétiques. Jérôme qui lui est parfait est victime d'un accident et se retrouvera en fauteuil roulant pendant que Vincent qui a eu le malheur d'être conçu "naturellement" rêve de voyager dans l'espace. Et les deux pourraient bien faire un échange de bon procédé... "Bienvenue à Gattaca" excelle par une atmosphère réaliste, intrigante et effrayante, une belle mise en scène ainsi qu'un scénario intelligent (sans qu'une lourdeur vienne peser sur le récit) et passionnant. La vision futuriste est plutôt sobre et aseptisé et c'est là aussi une belle réussite. Les personnages sont intéressants et l'évolution aussi, Niccol met bien en scène la tension qui se fait plus grande lorsque l’étau se referme peu à peu sur Jérôme. Le casting est impeccable, que ce soit Jude Law, Ethan Hawke ou Uma Thurman qui n'entre jamais dans le surjeu et sont d'une sobriété exemplaire. Un très bon film, de la science-fiction intelligente et très réaliste, parfaitement mis en scène et bien réalisé. Une belle œuvre.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 13 décembre 2014
On peut considérer autant qu'on veut que de toute façon l'art est éphémère et qu'il n'est pas fait pour durer etc...n'empêche qu'on reconnait un film d'anticipation juste et réussi à son côté intermporel, ça c'est indéniable. Et "Bienvenue à Gattaca" est un de ces films dont le discours gagne en puissance au fil des années et des avancées scientifiques, surtout aujourd'hui que l'eugénisme est les naissances artificielles sont un sujet quasi récurrent. D'autant que les films d'anticipation sont déjà étonnamment rares au cinéma, alors ceux dont l'eugénisme est le sujet principal doivent se compter au nombre de...bah un: celui-ci. Tout ça fait déjà de "Bienvenue à Gattaca" un référence dans le genre, à mes yeux au même titre que "Blade Runner" avant lui. Passons-le en revue plus en détail: l'univers dépeint dans le film est crédible parce qu'il ne paraît pas si lointain, et parce qu'on croit en cette société dans laquelle le géoisme prédomine. Tout le monde joue le jeu parce que cette réalité-là est la leur, tout le monde a oublié ce que c'est que d'être un "enfant du destin" comme ils le disent, c'est terrifiant. Tout ça est mis en scène d'une main de maître par Andrew Niccol qui n'a pas besoin d'effets spéciaux pour filmer de la SF, préférant une réalisation classieuse mais jamais tape-à-l’œil et une architecture sobre et aseptisée à l'extrême. L'univers manque évidemment cruellement de chaleur humaine mais ce n'est pas un défaut, c'est cohérent avec le reste et c'est une de ses nombreuses forces. L'interprétation est aussi uniformément juste, même si Uma Thurman s'éclipse un peu à côté d'Ethan Hawke et Jude Law qui sont eux des monstres de talent. Et concernant le passage sur la chaleur humaine c'est à nuancer: il y en a, mais pas à l'extérieur, dans cet univers où elle serait où elle serait extrêmement malvenue. Les personnages restent profondément humains et ça se voit, lorsqu'ils sont filmés dans leur intimité, inutile de préciser que l'interprétation y est pour beaucoup. Mais aussi parce que comme toute oeuvre d'anticipation qui se respecte, le film parle avant tout d'humanité, de la constante recherche de la perfection, et que tout n'est pas modulable ni quantifiable: si bien huilée la machine soit-elle, il y aura toujours un grain de sable susceptible de la faire dérailler. Et qu'est-ce que c'est bien fait...c'est sans conteste l'un des films de SF les plus puissants émotionnellement que j'ai pu voir de ma courte existence, en particulier la fin que je ne révélerai pas, mais qui est sûrement la plus juste qu'un tel film aurait pu espérer. Le meilleur film du réalisateur qui a quand même fait "Lord of War", donc c'est pas peu dire. Bref, un vrai bijou porteur d'un message tout aussi brillant, à consommer sans modération.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 3 mars 2014
Bienvenue à Gattaca est un très bon film, mention spéciale à la musique, exceptionnelle.
xxLaurent
xxLaurent

6 abonnés 126 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 2 mars 2014
Film long, ennuyeux. Les décors respirent le faux, on croirait un film manquait de budget, sans compter sur des belles incohérences de scénario. Pas grand chose à retenir de ce film...
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 2 mars 2014
Film sublime proposant une belle réflexion sur la société et son avenir, une perle du cinéma américain avec un Ethan Hawke impeccable dans son rôle, la fin est pour moi l'une des plus belles du cinéma !
AMANO JAKU

356 abonnés 797 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 28 février 2014
L’histoire nous amène dans un futur proche où la société discrimine les personnes non plus par rapport à la couleur de leur peau ou à leurs origines sociales, mais par rapport à la qualité de leur patrimoine génétique : l'eugénisme est donc devenu banalité puisque tout le monde « choisit » son enfant en sélectionnant toutes ses caractéristiques (taille, poids, couleurs des cheveux, couleurs des yeux...) et en évitant tout problèmes futurs (maladies génétiques et mentales, comportements violents, prédisposition aux drogues...) ; bref on cherche absolument à concevoir des individus « parfaits » qui pourront exister au sein de cette société « idéale ». La notion de CV ou d’entretien n’existe plus : on se contente de vous faire un test sanguin ou un examen d’urine afin de voir si vous êtes « qualifié » pour le job. Au sein de l'institut de recherche spatiale Gattaca, Vincent Freeman a réussi à duper tout le monde car il a toujours rêvé de partir dans l'espace et compte bien y arriver coûte que coûte. Mais combien de temps va-t-il encore pouvoir caché son statut d' « impur » ?... Pour sa première réalisation (et son premier scénario !), Andrew Niccol nous propose une vision du futur qui fait peur et qui montre que l'intolérance peut malheureusement aller très loin. Cette intolérance est incarnée par cet eugénisme qui a fini par se démocratiser au point de devenir la norme sociétaire et que les caractéristiques génétiques ont désormais pris le pas sur toute forme d'émotion ou de compétence. Oui, car c'est bien cela le côté terrifiant au sens propre de "Bienvenue à Gattaca", c'est que le système a accepté cette situation : tout le monde joue le jeu, sans que cela ne leur pose de problèmes ou d'états d'âmes (regardez les parents du héros : le sang ne signifie plus rien, c'est absolument dingue !) Il faut bien admettre que tout cela est traitée d'une manière remarquable : si vous vous attardez sur l'environnement de cette société, vous verrez qu'on a l'impression d'être dans les années 70 (vêtements, coiffures, voitures, architecture des bâtiments de la ville), ce côté rétro renforce la vision de ce monde froid mais nous prouve aussi que même si la société est capable d'aller dans l'espace, si on peut travailler avec des ordinateurs puissants et si la médecine permet de faire ce que l'on veut ; l'être humain en lui-même n'a pas évolué, il fait du sur place. L'individualité est étouffée pour le bien d'une communauté totalement formatée. Au milieu de tout ça, on a le héros, Vincent, qui subi cette société depuis sa naissance et qui la refuse : il veut prouver qu'il vaut autant qu'une personne soi-disant « pure », porteur en lui d'une croyance d'une force qui va bien au delà de notre perception. Si la société pense que l'on peut enfermer, contenir et contrôler la nature, Vincent est la preuve vivante que rien n'est contrôlable, identifiable ou quantifiable : il est le grain de sable capable de bloquer l'engrenage. Si ce message type « Crois en toi et tu arriveras toujours à réaliser tes rêves ! » semble sortir d'une morale de dessin animé et pourra donc en rebuter plus d'un, il est pourtant totalement cohérent au sein d'un monde où plus personne ne pense par soi-même et suit aveuglement l'idéologie en place. Ce n'est pas pour rien que tout le film se concentre autour de la rivalité entre Vincent et son frère : ils représentent les deux faces de ce monde, le yin et le yang. Voilà, la grande force de "Bienvenue à Gattaca" c'est son scénario, alors si vous vous attendez à de l'action non-stop et des effets spéciaux à foison, vous vous êtes trompés de film ! Au niveau du casting, alors là il faut tirer notre chapeau au duo principal : Ethan Hawke et Jude Law sont tout simplement magistraux et prouvent à leurs détracteurs qu'ils sont autre chose que des belles gueules. Leur complicité est telle que l'on croit sans hésitation à cette relation ambigüe qu'entretiennent ces « faux jumeaux », à un tel point que la fin du film est une séquence chargée à 300% en émotions : poignante, terrible, mélancolique...et qui sublime le chemin qu'ils ont accompli, les sacrifices qu'ils ont enduré pour réussir leur quête interdite. Au niveau des seconds rôles, même s'ils sont assez discrets, on peut noter le jeu très sobre mais ô combien juste d’Uma Thurman en femme recherchant la perfection ainsi que la prestation subtile de Xander Berkeley, dont le personnage ne rélèvera sa véritable importance qu'au dernier acte du récit.
Avec "Bienvenue à Gattaca", Andrew Niccol dresse une virulente critique de l’eugénisme en nous dépeignant un monde sans violence apparente, parfaitement propre, mais dont la véritable violence apparaît par l'intermédiaire de la discrimination génétique. Cette vision du futur très pessimiste qui nous est proposé peut tout de même nous paraître terriblement proche, au point de nous interroger sur une telle société. Le film fascine aussi bien esthétiquement qu'intellectuellement, et va assez loin dans sa réflexion sur la nature humaine et notre comportement en société de façon très intelligente. C'est ce qui fait de "Bienvenue à Gattaca" une petite perle : tout simplement l'un des meilleurs d'anticipation jamais réalisés.
alyss42
alyss42

11 abonnés 98 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 19 novembre 2020
Mon film préféré ou le plus marquant que j'ai vu (à 13 ans, la claque !). Le plus flippant étant de voir qu’aujourd’hui il n'a jamais été autant d'actualité : rien que lorsque l'on voit certains articles traitant du choix de certaines caractéristiques comme la couleur des yeux de l'enfant, ou encore la multiplication des demandes de recherche ADN pour tout et n'importe quoi, cela fait froid dans le dos car comment en pas repenser à ce film à chaque fois...
Tout est sublime : l'histoire, la mise en scène, la musique, le jeu des acteurs, etc. mais la peinture de ce monde futuriste surtout m'a marquée la première fois : Ici (alors qu'on est encore dans les années 90) on ne s'attarde pas à nous faire miroiter une technologie qui nous ferait envie (les voitures volantes, la 3D, les futurs gadgets ...) que nenni ! Ici, les formes et couleurs des bâtiments, le peu de bruit hors appareils de contrôle, l'absence totale de mouvements "désordonnés" que ce soit des humains ou des véhicules, etc tout nous ramène en fait à la mécanisation, à l'aseptisation soit l'absence de "vie" , car tout est programmé, prévisible et c'est bien l'effet recherché pour éviter tout débordement ou renversement de l'ordre.
C'est là qu'en opposition se trouve Vincent : conçu "naturellement", il n'a donc pas en théorie les aptitudes et "forces" des êtres programmés, l'estimation même dès sa naissance de ses probabilités de mourir jette d'emblée un froid ; mais l'on comprend vite aussi qu'on ne lui a pas enlevé certaines choses non plus : en effet, lors de la conception artificielle de son frère est mentionné le fait qu'on limite voire supprime les comportements "dérangeants" comme une tendance à la violence par exemple.
Là se pose la question du formatage sous le prétexte de l'optimisation de la performance, car tous sont maintenant conçus pour correspondre à l'idéal de cette société : peut être qu'on n'a pas "optimisé" le caractère et les capacités intellectuelles ou physiques de Vincent ; mais sa volonté et ses émotions apparaissent vite être justement des atouts car sont bien plus fortes que celles des autres : il séduit Irène par son caractère différent, il défie les probabilités de sa mort comme il le mentionnera, il peut encore faire preuve d'instinct/forte émotivité lorsqu'il donne un coup de poing au policier qui risquerait de le coincer (ce qui fait hurler Irène car on comprend bien qu'un moment de colère/fureur ne se voit plus jamais dans ce monde, les gens en étant "incapables").
Or on voit plus tard lors de l'affaire de meurtre qui secoue la ville que supprimer certaines caractéristiques supposées conduire à la violence ne la supprimera jamais : la violence "à chaud/passionnelle" a peut être été inhibée, mais la violence la plus froide, calculée, réfléchie, en est augmentée : spoiler: le directeur de Gattaca avoue de lui même, en toute sérénité et sans absolument aucun remord qu'il est l'auteur du meurtre sanglant, juste parce qu'il voulait voir la mission spatiale achevée de son vivant et qu'à ce moment précis le lancement est assuré !.(son attitude déshumanisée fait tellement plus peur que celle de quelqu'un qui a tué sous le coup de l'émotion, or il est en tant que directeur sensé être le symbole de réussite de cette société).


De même l'idée de discrimination est montrée dans ce film comme absurde car ici elle est encore renforcée par ce formatage et l'idéal de contrôle : en plus des dernières personnes conçues normalement, même un cador issu de la programmation génétique tel que Jérôme (Jude Law) qu'on promettait à un avenir radieux juste par son identité, est mis au banc de la société suite à un simple accident qui le laisse en fauteuil roulant, alors qu'il a toujours un QI au delà de toute espérance et que cet accident ne l'empêcherait donc pas en théorie d'avoir un avenir ; mais dans ce monde cela n'est plus possible car il n'est simplement plus "normé". Pire, comme il est un produit de cette société et a toujours adhéré à ses principes jusqu'à l'accident, spoiler: il à sombré en dépression car tant lui était promis, il avait donc forcément un tel égo engendré par tout ça, qu'il lui est impossible de s'en relever et il restera à ressasser (il ne peut pas par sa nature, rester à vivre dans la débrouille comme Vincent a été obligé de le faire) au point qu'il se suicidera, avec la seule satisfaction que quelqu'un comme Vincent ait amené son nom aussi loin.

Le thème de l'identité et de l'individualité est donc central dans ce film, alors si vous cherchez un film SF/ action vous risquez d'être déçus car le rythme est volontairement lent et oppressant.

Je recommande par contre à tous de le voir (et aussi Lord of War du même réalisateur)
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 11 février 2014
Ce film est un chef-d'oeuvre à voir au moins une fois, ne serait ce que pour la culture, car il fait réfléchir.
Le héros devra se battre dans un monde que ne veut pas de lui. Victime de discrimination à cause de ces "gènes", il fera cependant tous son possible, pour atteindre son objectif.
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