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FeetLover
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0,5
Publiée le 19 mai 2013
Nullissime au possible, j'ai pas tenu plus d'une demie heure tellement c'est mou et mauvais, le reste en avance rapide, et même la, je vois que je n'ai rien perdu !
Sortie très confidentiellement au début de l’été, "L’Ombre du mal" était, sur le papier, un thriller particulièrement alléchant. Il faut dire que les derniers jours de l’écrivain Edgar Allan Poe (considéré comme l’un des pères du roman policier et du fantastique), mort dans des conditions assez mystérieuses, représentent une mine d’or propice à tous les fantasmes pour un scénariste un peu imaginatif…. Il est d’ailleurs incompréhensible qu’aucun film n’ait jamais traité du sujet. Le réalisateur James McTeigue (à qui on doit l’excellent "V pour Vendetta") a fait un choix audacieux : celui d’imaginer que l’écrivain menait une enquête sur un mystérieux tueur s’inspirant de ses propres romans… soit une idée potentiellement énorme puisqu’elle permet de mieux connaître l’univers de Poe (on retrouve les crimes de ses plus grands écrits tels que "Le Corbeau", "Double assassinat dans la rue Morgue" ou encore "Le Scarabée d’Or") sans pour autant faire dans le biopic poussiéreux. Malheureusement, cette trop belle occasion de rendre accessible un monde qui reste peu connu du grand public actuel n’a pas su trouver sa place. La faute à un manque d’ambition flagrant des producteurs qui ont préféré se contenter du minimum syndical. Certes, "L’ombre du mal" (titre français ridicule et inutilement racoleur, auquel il aurait peut-être dû être préféré le titre original "The Raven", malgré les nombreuses productions horrifiques portant déjà ce nom et s'inspirant déjà de l'univers de Poe) est un honnête thriller en costume d’époque avec un tueur au mode opératoire inspiré (à défaut d’être crédible) malgré ses motivations très classiques. Mais le film manque cruellement de souffle et d’originalité, ce qui parait invraisemblable au vu de son pitch ! On suit donc, sans grand panache, l'improbable duo formé par l'écrivain et le policier dans cette succession de crimes (qui font immanquablement penser à "Saw") qui se voit, de temps en temps, émaillée par des séquences plus intimes terriblement plan-plan et attendus (la relation entre Poe et sa belle, ses discussions avec le flic suspicieux...). L'intrigue aurait aussi dû être bien plus travaillée puisqu’on a droit, en tout et pour tout, à une enquête peu intéressante, gonflée à coups d'énormes ficelles scénaristiques, et à un tueur à l’identité beaucoup trop évidente. A ce titre, le final est franchement décevant, tout comme l’opportune (et poussive) dernière scène parisienne. spoiler: J’aurais préféré que le réalisateur soit bien plus audacieux et ose faire de Poe un véritable sociopathe (les différentes addictions de l’auteur et ses écrits se seraient parfaitement prêtés à un durcissement de son personnage), voire même le grand méchant de l’histoire, ce qui aurait eu le mérite de surprendre un peu le spectateur. L’interprétation, enfin, aurait mérité d’être un peu plus soignée puisque, sans être déshonorant, le casting ne fait pas vraiment rêver. Le fadasse John Cusack fait ce qu’il peut dans le rôle de Poe, Luke Evans campe un policier sans grande envergure en fronçant les sourcils, la belle Alice Eve est potiche au possible et Brendan Gleeson fait le ronchon de service comme d’habitude. Dommage, vraiment dommage… mais il reste un grand film à faire sur Edgar Allan Poe et son sombre univers.
Il y a des noms de réalisateur qui vous laisse espérer de visionner un bon film. Ils ont eu un coup d'éclat, des ratés, mais on espère toujours les revoir à leur meilleur. Le coup d'éclat de James McTeigue, c'était l'adaptation de la BD d'Alan Moore "V pour Vendetta". Et puis il y a eu le triste "Invasion", le visuellement maitrisé "Ninja Assassin" et d'autres qui ne resteront pas dans les mémoires. Avec "The Raven", le réalisateur australien s'attaque aux côtés sombres et torturés de l'écrivain en relatant les derniers jours de sa vie. La mort de Poe reste un mystère malgré diverses hypothèses et c'est justement la partie mystérieuse que McTeigue décide de creuser en se laissant aller à raconter une histoire de tueur en série obsédé par les œuvres de l'écrivain. Un film complètement fantasmé donc qui décide de laisser de côté toute la profondeur de son héros pour se consacrer au récit policier. Engageant au début, l'intérêt s'amenuise à mesure que l'intrigue se déroule. Ne reste au final qu'une certaine esthétique sombre bienvenue et de malheureux effets visuels qui desservent le film. Pour autant, qui ne s'est jamais intéressé à Edgar Poe devrait y trouver malgré tout quelques bons points. Si John Cusack semble parfois en faire un peu trop, le rythme du film est assez soutenu et l'intrigue policière assez intéressante. Rien de renversant.
L’idée de départ était intéressante (bien qu’étant aucunement originale), on y suit les méfaits d’un tueur en série qui reproduit les mises à mort (ou meurtres) imaginés (et retranscrit dans ses romans) par l’écrivain Edgar Allan Poe, ce dernier étant clairement visé par ces actes de barbaries, il est dans un premier temps soupçonné avant d’être contraint par les forces de l’ordre de leur venir en aide afin d’élucider le mystère. A la réalisation, on retrouve l’inconnu James McTeigue, à qui l’on doit V pour Vendetta (2005) et l’exécrable Ninja Assassin (2009). Bien que la retranscription de l’époque soit assez réaliste (décors et costumes), il faut bien reconnaître que ce thriller gothique est bien trop mou du genou pour pleinement nous maintenir en haleine durant toute la durée du film. D’une durée de 120 minutes, il faut patienter durant plus de 90 minutes pour que les choses bougent et que le film puisse enfin nous sortir de notre somnolence. C’est regrettable car le tandem Cusack/Evans fonctionnait plutôt bien au cœur d’une ambiance poisseuse et glauque, mais rien n’y fait, avec son petit côté téléfilm, L'Ombre du mal (2012) ne parvient jamais à tirer son épingle du jeu et à sortir des sentiers battus.
L’adaptation d’un titre de film pour le marché français peut parfois se révéler un exercice délicat, dans le cas de ce film on a choisi de ne pas traduire le titre original – « The raven », c’est-à-dire le corbeau référence au célèbre poème de Poe – pour lui substituer celui-ci : « L’ombre du mal » qui évoque plus un film d’horreur de série B qu’une aventure en costume à ambiance gothique avec pour héros l’inventeur de la littérature gothique américaine Edgar Alan Poe. Espérons juste que les spectateurs auront lu le synopsis avant de se précipiter en salle histoire de ne pas être déçus ou au contraire pour ne pas passer à côté d’un bon thriller par crainte d’un nanar horrifique. Le film est donc un thriller qui met en scène les derniers jours fictionnels de la vie de l’écrivain où il va lutter contre un tueur en série qui s’inspire de ces œuvres. Le film ne propose rien de bien nouveau si ce n’est une ambiance sombre dans un Baltimore du XIXème siècle et une évocation bienvenue de l’œuvre de l’écrivain-poète. Mais il n’a pas la force trouble d’un « From Hell » qui dans le même genre offrait un spectacle plus luxueux que « L’ombre du mal ». Néanmoins on passe devant ce film un bon moment et les interprétations de John Cusack, en Poe, et de Luke Evans en inspecteur menant l’enquête sont le principal point positif de ce film. Un film pas vraiment original si ce n’est sont petit truc roublard sur cette fin imaginaire de Poe, mais qui offre un spectacle propre à l’interprétation solide et qui sans provoquer un enthousiasme démesuré permet de passer un bon moment de suspens dans une ambiance gothique toujours agréable. À voir pour découvrir ou redécouvrir Poe et son œuvre de façon ludique.
Une intrigue échafaudée à partir des nouvelles d'Edgar Poe ainsi que de sa propre vie, un poil agitée. On ne cherchera pas ici la vérité historique - il y a des erreurs et quelques anachronismes dont la une d'un journal déplié titrant "serial killer" -, mais on se laissera aller sans complexe dans les rues de Baltimore de la première moitié du XIXème siècle, à la poursuite du criminel. Il y a analogies avec Sherlock Holmes, ou les Mystères de Paris, voire Rocambole, dans la tradition des feuilletons du temps. Ca plaira aux amateurs de policiers et aux lecteurs d'Edgar Poe. Le tout est bien fait.
Un jour, le monde s’apercevra du talent incontestable de Luke Evans et l’acteur gallois aura des rôles importants dans des productions de haut standing. En attendant, il se retrouve dans un thriller contant les derniers jours de la vie d’Edgar Allan Poe, réalisé par l’homme derrière V Pour Vendetta.
Au lieu d’un film prétentieux (comme on aurait pu s’y attendre par James McTeigue, ancien collaborateur des Washovskis), L’Ombre du Mal est un petit thriller horrifique agréable, passionnant, qui se sert de la légende d’Edgar Allan Poe comme un simple postulat de départ avant de s’en séparer très vite au profit d’une intrigue simple mais efficace. La mise en scène, alerte, y est pour beaucoup tant on s’amuse pendant deux heures, à suivre avec intérêt les aventures de notre couple de héros, devant retrouver une Alice Eve enterrée vivante qui y trouve enfin un rôle à sa hauteur. Cependant, si Luke Evans, Brendan Gleeson et Kevin R. McNally sont excellents, force est de constater que malgré ses efforts visibles, John Cusack n’est pas au mieux en Poe. Son jeu rappelle une pâle imitation des cabotinages les plus jouissifs de Nicolas Cage, qui aurait sans doute été génial dans le rôle principal.
L’Ombre du Mal, malgré quelques chichis de mise en scène modernistes, tient en haleine pendant deux heures, sans succomber à la sale manie des jump scares. Que demander de plus ? Une réussite, de saison.
...Petit thriller au suspense convenu mais relativement bien exploité ! Une bio qui relate la Nouvelle de l'écrivain et dramaturge E.A POE..un homme torturé et parfois incompris de ses semblables.Le film reprend sous le titre "le Corbeau " une Nouvelle célèbre de l'écrivain et aussi sur sa mort à 40 ans dans des conditions inexpliquées à ce jour. La trame de l'histoire balancée dans une Amérique milieu 19ème confère toute la puissance magnétique du film. Certaines scènes ramènent à d'autres films..Jack l'éventreur..même un côté Sherlock Holmes..et "Saw"...Un mélange d'influence inspiré par l'esprit d'un homme que son époque ne comprenais pas..Le générique de fin est pour ma part raté...sur une musique électro-pop oser un tel contraste...sacrilège ?
Dommage que James McTeigue ne laisse pas davantage le gothique s’installer et s’emparer de l’intrigue ; son obsession du rythme effréné nuit en partie à l’ambiance générale et amenuit le suspense en le chargeant de cette surchauffe contemporaine que l’on retrouve aisément dans les séries policières américaines. On a parfois l’impression de voir resurgir les ombres de Sleepy Hollow. Demeure un film efficace et bien mené qui redonne vie au morbide d’un auteur et de son œuvre. Notons enfin que la mise en abyme de la création littéraire – confronter l’auteur au personnage qui cristallise son art tout en en incarnant le point d’acmé – fonctionne et donne lieu à un échange final trépidant. Loin d’être fondamental, L’Ombre du mal mérite toutefois le coup d’œil, ne serait-ce que pour se replonger dans les rêveries obscures d’un génie littéraire : Edgar Allan Poe.
Fan des plus grands thrillers comprenant des Serials Killers, ce film m'a complètement plongé dans l'univers d'Edgar Poe, j'en ai oublié à quelle époque je vivais ! On essaie de deviner qui est ce tueur démoniaque qui se sert des œuvres de Poe pour tuer de sang froid, mais jamais il n'est possible de le connaître avant qu'il ne se dévoile. Très bien réalisé, entraînant, fascinant, le suspense se fait ressentir par moment. Oui sans hésiter 5 étoiles pour ce film qui malgré une énorme fatigue et envie de dormir m'a tenu réveillée et en haleine jusqu'au bout ! Je vous le conseille vivement !
Ça part d’une idée originale d’exofiction (n. f. fiction romanesque évoquant, par libre invention, des moments et des aspects non documentés et énigmatiques de l'existence d'un personnage réel) sur la mystérieuse fin de vie d’Edgar Alan Poe. Puis, ça se casse la figure dans une réalisation coupée à la hache (avec de grosses échardes partout), aux enchainements douteux et aux simplicités scénaristiques insultant l’intelligence du spectateur. Dommage.
Un film qui nous parle d'Edgar Poe, de ses histoires et de sa mort. Ce soit être une mode, car depuis le succès de Seven, on nous bassine avec des scénario où des tueurs tordus mettent en scène leur crimes en prenant modèles sur ceci ou sur cela, ici c'est sur les nouvelles de Poe. Déjà l'idée est gavante, mais en plus ici le film se plante dans tous les compartiments. Les dialogues sont trop écrits retirant tout leur naturel, le jeu des acteurs est très moyen (Cusack n'est pas bon) et pire, certains éléments de scénario sont absolument incompréhensibles. Tout cela n'a rien de passionnant et on se demande quoi sauver, peut-être le minois d'Alice Eve, ça fait bien peu.
Apparemment ce film ne semble pas très apprécié et je trouve cela regrettable car pour ma part c'est une excellente surprise. Un récit sombre et prenant ; L'Ombre du mal n'est certainement pas un thriller à l'intrigue d'une grande originalité même si cela se veut un hommage aux histoires de Poe mais au moins en racontant une histoire originale James McTeigue me convainc davantage ici que lors de son adaptation ratée de V pour Vendetta. John Cusack sans livrer une grande prestation est à l'aise dans la peau d'Edgar Poe qui devra aider la Police à démasquer un meurtrier s'inspirant de ses récits pour commettre d'horrible meurtres, la scène de la pendule est particulièrement réussi et fait son effet. L'Ombre du mal est bien mené et sans temps mort, un bon film donc.