La rencontre improbable entre l'URSS de Léonid Brejnev et le plus grand réalisateur japonais alors psychologiquement au bout du rouleau a donné lieu à ce magnifique film où la maestria picturale du cinéaste s'épanouit comme jamais à travers des paysages splendides desquels aucune particule, aucun élément nous aient épargné, et qui aborde deux sujets universels et intemporels à savoir l'amitié forte entre deux hommes venant pourtant d'horizons différents et l'amour et le respect de la Nature. Ces thématiques conjugués au talent exceptionnel du réalisateur ne pouvaient donner qu'une grande réussite. Il faut ajouter un personnage, celui qui donne son nom au titre, incroyablement attachant avec lequel on est en profonde empathie ; dans la peau de ce dernier Maksim Mounzouk est fantastique. Ainsi qu'une séquence magistrale, qui fait certainement partie du plus grand cinéma kurosawesque voir même du plus grand cinéma tout court, avec la construction ingénieuse d'un abri de fortune en pleine tempête glaciale. Du grand et beau cinéma...
Kurosawa reprend le mythe du « bon sauvage », et dans ce film d’aventure et d’amitié prône la réconciliation de l’homme et de la nature (n’ayez crainte, le message n’est pas lourd ou culpabilisant, Kurosawa a assez de talent pour ne pas être pontifiant). Ce « bon sauvage » donc, c’est Dersou Ouzala. Un Golde (ethnie de l’extrême orient russe) vivant dans la nature belle et redoutable de la Taïga. Apparition fantastique, pris pour un ours, il deviendra le guide du Capitaine Arséniev et de ses hommes venus cartographier la région au début du XXè siècle. Plus que montrer la route et ses talents de pisteur/chasseur, c’est toute une philosophie imposée par la nature dans laquelle il vit qu’il enseignera peu à peu au Capitaine. Rien de didactique dans cet enseignement, tout se fait naturellement grâce à la personnalité de Dersou Ouzala. Simple, humble, bon, altruiste, il déborde d’une humanité qui fascine Arséniev. Dès lors une relation maître-élève s’établit avant de se transformer en une véritable amitié basée sur le respect mutuel.
A travers ces deux hommes, leur relation et leurs aventures, Kurosawa nous montre toute sa faculté à filmer la nature (les plans sont magnifiques et ce film mériterait vraiment une restauration) et nous prévient : l’homme « civilisé », s’il ne renoue pas avec la nature, se condamne à un lent suicide.
Un film bien long sur la nature, la nature sauvage avec de la neige, des arbres, la taïga et le vent. Nos participants à ce Koh Lanta sont un groupe de topographes russes et un vieux chasseur coréen, une sorte d'ermite philosophe sur les choses de la vie, de la chasse et de la nature. C'est de la poésie poétique avec même des fois, un tigre ! et des discussions autour du feu. Que d'aventures dans la nature ! puis c'est l'accident bête et brutal. Oh on est tristes.
Bon, j'essaie de meubler comme je peux, comme le fait Kurosawa avec son grand vide qui prétend faire un film avec ce fatras naïf et niais dont l'intérêt est en dessous de zéro. Même comme documentaire, ce serait ridicule, alors comme "film", on a pas fini de se gausser de dépit. Ne perdez pas de temps avec une nullité pareille, regardez un vrai Koh Lanta : au moins y a Denis Brogniart et le conseil c'est ce soir. Dersou, les spectateurs ont décidé de vous virer à l'unanimité et leur décision est irrévocable.
Dersou Ouzala fut un trappeur de la taïga bien réel, qui guida l’explorateur russe Vladimir Arsenyev dans des régions reculées, au début du 20ème siècle. Les deux hommes devinrent très bons amis, à tel point qu’Arsenyev lui dédiera ses mémoires. Des décennies plus tard, c’est un Akira Kurosawa au fond du trou qui adapte ce livre sur grand écran. Marqué par un précédent échec commercial et une tentative de suicide, le réalisateur va donc tourner « Dersou Ouzala » sur place, dans la taïga russe, dans une co-production japano-soviétique qui connaîtra un joli succès au box-office. « Dersou Ouzala » est avant tout une bien jolie histoire d’amitié. Entre un militaire éduqué qui ne connait rien des dangers de la nature, et un « sauvage » qui en maîtrise parfaitement les règles. Moqué par les subalternes de l’officier, Dersou gagnera vite leur respect par ses profondes connaissances du terrain, son humilité, et sa bonté sans limite. L’ironie étant que Dersou connait les dangers et les saluts de Mère Nature, mais ne peut envisager que l’Homme soit mauvais ou régi par des lois absurdes ! L’interprétation pleine de bonhommie de Maxim Munzuk permettant de le rendre immédiatement attachant aux yeux du spectateur. Au-delà de ceci, le film traite diverses thématiques avec finesse. Beauté et violence de la nature, absorption de celle-ci par une civilisation toute aussi violente dans les faits, ou encore difficultés de la vieillesse lorsque l’on ne compte que sur soi-même. Il faut bien dire que dans tout cela, il y a quelques petites longueurs (le rythme est loin d’être frénétique !), et une voix-off qui demeure toujours un procédé un peu lourd au cinéma. Mais heureusement, c’est Akira Kurosawa derrière la caméra ! Le réalisateur nous livre ses fameuses compositions savantes, où les choix d’angles de caméra et de placements des personnages suffisent à faire passer une grande émotion. En plus de cela, « Dersou Ouzala » a été tourné en décors naturels, dans des conditions difficiles. On sent pleinement le poids des saisons passer, tandis que la nature est présentée comme aussi sublime que cruelle. La séquence sur le lac étant peut-être la plus emblématique et la plus poétique du film. Une très belle œuvre.
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4,0
Publiée le 16 avril 2016
C'est en Union Soviètique que le cinèaste japonais Akira Kurosawa a tournè "Dersu Uzala", histoire d'amitiè entre deux hommes, un explorateur et un guide, dans le cadre grandiose de la taïga sibèrienne! Adaptè du livre de Vladimir Arseniev, ce film admirable raconte donc l'improbable amitiè de ce gèographe russe et de cet autochtone sibèrien qui possède dans l'oeuvre une bien belle âme! Un vèritable homme des bois qui vivait en total communion avec la nature et qui le guida dans son travail de cartographie de cette règion hostile! Dans "Dersu Uzala", Kurosawa cèlèbre ici la nature pour sa force! Bien plus que des alèas, la boue, la neige et le vent glacial constituent de vèritables personnages avec qui il faut composer comme on le ferait avec des êtres humains! Une oeuvre ouvertement ècologique où le rèalisateur crie à chaque plan sa mise en garde contre la destruction de notre milieu naturel en exhortant à penser aux gènèrations futures et à ne pas se comporter en ègoïste! Un grand film avec des paysages à la beautè inestimable, un manifeste ècolo qui trouve un ècho dans un monde occidental où l'ècologie politique prend de l'ampleur, un hymne humaniste à la nature non corrompue où l'homme paraît si petit face à l'immensitè de la nature! Oscar du meilleur film ètranger 1976 pour cette oeuvre charnière dans la carrière de Kurosawa...
Malgré de petites longueurs le film s'avère être une superbe réussite. La mise en scène est splendide avec de magnifiques plans faisant immerger le spectateur dans la pure nature. Mais on découvre surtout le personnage tout simplement magistral de Dersou Ouzala. Ce personnage, véritable homme des bois fait comprendre avec une grande simplicité l'importance de la nature. Il arrive à montrer que l'homme est un élément totalement dépendant de la nature elle même. Il est splendidement interprété par Mounzouk rendant le personnage à la fois atypique et attachant. Le personnage dégage un réel style et charisme. Certaines scènes en deviennent hilarantes. Pour un film, fort, émotif et se révélant être une fable écologique et humaine.
Belle histoire, film en deux parties qui peut faire peur comté tenu du sujet et de la longueur mais au cinéma ça passe très bien. On vit la vie de Dersou, on a froid avec lui, on assiste à une grande leçon de cinéma et à la fin on a envie de lire le livre dont est tiré l'histoire. Un film sur la liberté.
Ce beau film d'Akira Kuroawa relate la rencontre, au début du siècle, entre un officier de l'armée russe et un chasseur golde, et l'amitié indéfectible qui unira les deux hommes. Dersou Ouzala -c'est le nom du second- est un chasseur solitaire qui vit, ou survit, dans une taïga magnifique et hostile, et qui devient le guide du capitaine Arseniev en mission de topographie dans des contrées encore inexplorées. On peut tout aussi bien considérer le film de Kurozawa comme un simple film d'aventures au regard des péripéties et périls auxquels l'expédition d'Arseniev est confrontée au coeur de la forêt que comme un conte philosophique, qu'il est nécessairement compte tenu de la dimension et de la signification de Dersou Ouzala. Face au capitaine russe et à l'expansion de la civilisation qu'il incarne, Dersou figure l'homme d'instinct dont l'expérience et la connaissance de la nature font de lui, outre un guide salutaire pour le petit groupe d'Arseniev, un homme parfaitement intégré à son milieu, le dernier probablement à savoir composer avec son environnement. Et le regard que Kurozawa porte sur ce personnage si attachant semble déjà regretter la perte pour l'humanité que sera celle de Dersou, que son osmose avec la nature élève à la qualité d'humaniste et d'écologiste avant l'heure. Son aventure commune avec l'ami Arseniev se déroule ainsi, dans le silence d'un taïga farouche dont le cinéaste explore toute la diversité de paysages, de couleurs et d'expressions saisonnières.
Un film magnifique, qui adapte le livre d'Arseniev. Chaque plan de ce film, chant du monde racontant une histoire d'amitié entre un officier russe topographe et un chasseur Golde, est un tableau : Kurosawa filme comme personne le soleil et les forêts. L'un des chefs-d'oeuvre du cinéaste. Voir ma critique sur mon blog :
Chef-d'œuvre absolu!!!. À voir en V. O pour la musique du russe. L'histoire de ce trappeur sibérien qui initie un ingénieur russe aux mystères de la taïga est une ode à la nature et à l'humilité qu'il convient d'avoir pour y survivre.
Un film grandiose sur la nature et l'humanité mené de main de maître par Akira Kurosawa dont le talent pour illustrer l'harmonie de l'homme avec les éléments est immense. Une oeuvre forte sur l'homme où dominent l'amitié, l'amour de la nature et également la difficulté de trouver sa place dans notre monde.
Dersou Ouzala est bien plus qu'une fresque historique au cœur de la Sibérie du début du siècle, bien plus qu'une épopée riche en morceaux de bravoure. Dersou Ouzala est avant toute chose une histoire d'amitié d'une justesse implacable entre deux hommes que tout sépare : l'un, Arseniev, est un topographe russe ; l'autre est Dersou, un homme de la nature qui a l'expérience de la taïga. À partir de là, le film de Kurosawa se déploie comme une fable bouleversante, un sublime apologue où pointe la critique de la technique, de l'ethnocentrisme. Mais en plus d'etre un plaidoyer extraordinairement subtil, déployé sur deux actes complémentaires, pour la communion avec la Nature, Dersou Ouzala est aussi et surtout un chef d'œuvre, émouvant aux larmes, enrichi d'images fabuleuses, sans aucune complaisance ou musique larmoyante. Un monument du cinéma, l'un des plus beaux films jamais faits.
Inspiré de l'histoire vraie de Vladimir Arseniev, officier-topographe de l'armée russe qui se lia d'amitié au début du XXème siècle avec un autochtone appartenant au peuple golde lors de ses expéditions en Sibérie orientale, Dersou Ouzala est une vibrante déclaration d'amour à l'environnement et aux paysages de la taïga. Les éléments de la nature – l'eau, le soleil, la forêt, le feu, la neige,... – sont filmés de manière éblouissante et donnent lieu à de nombreuses séquences absolument magiques. Kurosawa déclare aussi sa flamme au personnage qui donne le titre de son long-métrage, homme d'une grande sagesse et d'une bonté absolue avec les Hommes comme avec l'environnement qui l'entoure. Le cinéaste japonais nous livre par la même occasion sa crainte de voir la nature détruite et envahie par l'activité humaine. Oscar mérité du meilleur film en langue étrangère en 1976.
Histoire d’une profonde amitié entre deux personnages à priori opposés qui apprennent à respecter les connaissances et les valeurs de l’autre. Chef d’œuvre d’humanisme et ode à la nature. Film d’aventure, écologique, beau, émouvant, sensible, intelligent. Devrait se voir sur grand écran pour profiter des superbes paysages, de la nature omniprésente et de quelques scènes spectaculaires : tempête de neige, traversée de fleuve