Note moyenne
4,2
4757 notes
En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
5
252 critiques
4
301 critiques
3
86 critiques
2
44 critiques
1
15 critiques
0
9 critiques
Trier par :
Filtrer par :
Toutes les notes
1974, Buenos Aires. Benjamin est obsédé par une enquête dont il était en charge 25 ans plus tôt et décide d’écrire un roman sur cette histoire.
DANS SES YEUX est un très grand polar Argentin, mais aussi une grande histoire d’amour. On naviguera continuellement entre les deux genres, sans que l’un ne prenne jamais le dessus.
Dans sa première partie, le film prendra son temps pour poser les personnages et les liens qui les unissent, mais dans sa seconde moitié il prendra une tout autre dimension et proposera une intensité qui ne lâchera plus le spectateur.
Le côté thriller est d’une grande efficacité, avec cette ambiance étouffante et des éclairs de génie au niveau de la mise en scène. Le film multiplie les scènes marquantes, comme ce plan séquence dans un stade qui est un modèle du genre. On notera aussi cette scène d’interrogatoire d’une tension extrême.
La romance est subtilement déployée tout au long du film et est d’une sensibilité la rendant d’autant plus touchante.
De nombreux plans silencieux s’attardent sur les regards des personnages qui en disent plus que le moindre dialogue : amour, colère, dégout, pitié… la moindre émotion en est décuplée.
Et de l’émotion, le spectateur va en être submergé, tant le scénario se concentre sur les failles de ses protagonistes.
D’autant plus qu’il y sera souvent question de thèmes universel, comme les regrets, la quête d’amour ou de vérité et comment le passé peut finir par nous empêcher de vivre…
Seul petit bémol, les maquillages sur les vieillissements ne sont pas des plus aboutis, mais on pardonnera bien ce défaut, qui sera vite effacé par KO reçu par un final d’une puissance folle.
https://www.facebook.com/CritiquesCinemaetFestivaldAvignon
DANS SES YEUX est un très grand polar Argentin, mais aussi une grande histoire d’amour. On naviguera continuellement entre les deux genres, sans que l’un ne prenne jamais le dessus.
Dans sa première partie, le film prendra son temps pour poser les personnages et les liens qui les unissent, mais dans sa seconde moitié il prendra une tout autre dimension et proposera une intensité qui ne lâchera plus le spectateur.
Le côté thriller est d’une grande efficacité, avec cette ambiance étouffante et des éclairs de génie au niveau de la mise en scène. Le film multiplie les scènes marquantes, comme ce plan séquence dans un stade qui est un modèle du genre. On notera aussi cette scène d’interrogatoire d’une tension extrême.
La romance est subtilement déployée tout au long du film et est d’une sensibilité la rendant d’autant plus touchante.
De nombreux plans silencieux s’attardent sur les regards des personnages qui en disent plus que le moindre dialogue : amour, colère, dégout, pitié… la moindre émotion en est décuplée.
Et de l’émotion, le spectateur va en être submergé, tant le scénario se concentre sur les failles de ses protagonistes.
D’autant plus qu’il y sera souvent question de thèmes universel, comme les regrets, la quête d’amour ou de vérité et comment le passé peut finir par nous empêcher de vivre…
Seul petit bémol, les maquillages sur les vieillissements ne sont pas des plus aboutis, mais on pardonnera bien ce défaut, qui sera vite effacé par KO reçu par un final d’une puissance folle.
https://www.facebook.com/CritiquesCinemaetFestivaldAvignon
Une enquête au long cours suite à un viol suivi de meurtre, qui semble s'achever avec les aveux du coupable et avec sa condamnation à perpétuité. Mais lorsqu'il réapparaît, libre et même protégé par le pouvoir en place en Argentine à l'époque, tout ce travail, cette peine et ce temps paraissent vains. A moins qu'il n'existe une autre voie, une autre justice. La passion est au cœur de ce film. Tous les personnages ont une passion qui les tourmente. Jusqu'à la fin.
Ce Polar Argentin nous fais passer de l'indifférence, à l'intérêt soutenu, pour finir en attention bouleversante. Si ce Thriller nous propose une enquête longue et minutieuse au démarrage laborieux, il trouve ensuite des rebondissements spectaculaires et un final inattendu.
Juan José Campanella nous gratifie d'une belle photographie et d'une mise en scène très inspirée. Il nous propose de nombreuses scènes très fortes dont une particulièrement jouissive avec l'interrogatoire d'Isidoro Gómez joué par Javier Godino.
Outre son scénario savamment sophistiqué, l'autre intérêt de ce film réside dans la crédibilité des ses interprètes, avec des seconds rôles parfaitement tenus. Aux premiers plans, les belles prestations de comédiens que réalisent Soledad Villamil (Irene) et Ricardo Darín, le juge Benjamín Espósito.
Juan José Campanella nous gratifie d'une belle photographie et d'une mise en scène très inspirée. Il nous propose de nombreuses scènes très fortes dont une particulièrement jouissive avec l'interrogatoire d'Isidoro Gómez joué par Javier Godino.
Outre son scénario savamment sophistiqué, l'autre intérêt de ce film réside dans la crédibilité des ses interprètes, avec des seconds rôles parfaitement tenus. Aux premiers plans, les belles prestations de comédiens que réalisent Soledad Villamil (Irene) et Ricardo Darín, le juge Benjamín Espósito.
excellent film,touchant et plein de rebondissements.
le mélange entre l'intrigue policière et la vie des personnages principaux donne une tonalité douce amère et amène chacun d'entre nous à réfléchir sur notre idée de justice et le sens que nous donnons à nos vie.
le mélange entre l'intrigue policière et la vie des personnages principaux donne une tonalité douce amère et amène chacun d'entre nous à réfléchir sur notre idée de justice et le sens que nous donnons à nos vie.
L'un des plus connus films de l'Argentine, ça c'est un thriller génial. C'est adimirable la beauté du scénario, que parle de les émotions d'une manière très particulière, parce que le spirit d'un amour pur et durable devient confus avec des sentiments de vengeance et dépendance. Mais, en plus du sous-texte, le que apparaît en scène est aussi fort. Beaucoup de beaux plans que expriment les sensations adaptées à l’histoire et scènes spectaculaires de tension construisent une expérience obligatoire.
Bien ficelé, dense et prenant. un vrai bonheur.
Je pensais que j'allais voir un bête thriller, mais non, l'humain sous toutes ses dimensions est omniprésent.
Acteurs au top.
Je pensais que j'allais voir un bête thriller, mais non, l'humain sous toutes ses dimensions est omniprésent.
Acteurs au top.
Un seul mot : chef d'œuvre. Superbe policier, drame, d'amour, d'amitié et de mort, sur une période de 25 ans dans l'Argentine de la dictature et après. Acteurs magnifiques dont l'excellent Ricardo Darin. Prenant et émouvant de bout en bout.
Ce film est un chef d'oeuvre technique ... une merveilleuse histoire d'amour incrustée dans un thriller morbide, avec en prime un jeu de flash back très bien pensés, si à cela on ajoute la magnifique interprétation pour le personnage Irene, dont je suis littéralement tomber amoureux, on se retrouve avec un cocktail, sucrée, alcoolisé et plein de saveur à vous faire tourner la tête. Bravo
"Dans ses yeux" est un film qui mixe plusieurs genres : thriller, histoire d'amour et critique politique/historique de l'Argentine des années soixante-dix. Le tout est d'assez bonne facture mais abuse de beaucoup trop de ficelles scénaristiques très grosses (
spoiler:
comme découvrir l'assassin juste en voyant le regard qu'il porte sur sa future victime plusieurs années plus tard sur une vieille photo de groupe, ou encore le retrouver lors d'un match de foot parmi des dizaines de milliers de spectateurs...
). On se dit que le film va révéler sa véritable nature quand il y a un basculement scénaristique et qu'il prend une tournure plus historique/politique, mais ça tombe aussi un peu à plat faute de développement, heureusement son final cohérent et inattendu permet de terminer sur une bonne impression. "Dans ses yeux" est donc un film très inégal dans son écriture mais aussi dans sa réalisation qui est globalement standard mais qui étonne parfois comme lors d'un surprenant plan séquence dans un stade de foot. On est donc devant une sorte de thriller hybride qui saura être intéressant de bout en bout mais qui souffre de trop de défauts d'écriture pour être totalement convaincant.
). On se dit que le film va révéler sa véritable nature quand il y a un basculement scénaristique et qu'il prend une tournure plus historique/politique, mais ça tombe aussi un peu à plat faute de développement, heureusement son final cohérent et inattendu permet de terminer sur une bonne impression. "Dans ses yeux" est donc un film très inégal dans son écriture mais aussi dans sa réalisation qui est globalement standard mais qui étonne parfois comme lors d'un surprenant plan séquence dans un stade de foot. On est donc devant une sorte de thriller hybride qui saura être intéressant de bout en bout mais qui souffre de trop de défauts d'écriture pour être totalement convaincant.
Très beau film, glaçant aussi, qui maintient un suspense extraordinaire. Ricardo Darin est magistral. À voir !
Que c'est beau! Ce polar - mélodrame aurait pu aussi s'appeler "Passion" car c'est cette passion pour quelque chose ou quelqu'un (qui peut se transformer en obsession) que nous avons en chacun de nous qui est le fil conducteur du film. Passion d'un juge d'instruction pour une affaire vieille d'un quart de siècle, ainsi que pour son ancienne supérieure hiérarchique; passion d'un homme pour sa défunte femme, passion d'un personnage pour le football (la scène de poursuite dans le stade est un modèle de caméra subjective à montrer dans les écoles de cinema). Nous pouvons changer de vie, de travail... mais la passion qui nous habite sera toujours la même. Cette idée est parfaitement décrite par le collègue du héros lors d'une autre scène mémorable. L'enquête, mêlée à une histoire d'amour avortée, est fascinante à suivre, avec sa dose d'humour indispensable pour ne pas rendre tout cela trop pompeux. Pour dire une peu de mal tout de même j'ajouterai que le petit bémol est un manque d'un petit supplément d'âme pour rendre le métrage un peu plus flamboyant.
Formidable film argentin sorti en 2010 mêlant thriller et romance. Ricardo Darin campe ici les traits d'un ex-policier écrivant un roman sur un meurtre qui le hante depuis 25 ans. Le scénario est très fouillé, captivant le spectateur jusqu'à la scène finale en alternant les flash-back et ce que sont devenus les deux personnages principaux. "Dans ses yeux" a été consacré à Hollywood comme meilleur film étranger et c'est amplement mérité tellement les dialogues, les rebondissements ou même la dénonciation de la corruption régnant en Argentine en 1975 forment à eux tous une oeuvre marquante.
C'est dommage ce film avait un gros potentiel avec un scénario original est une fin convaincante, mais plusieurs points m'ont gênés. Déjà il y a pas mal d'invraisemblances, comme le fait que le meurtrier avoue son meurtre trop facilement, ou bien qu'il soit trouvé sans trop de difficulté, bref et j'en passe. Puis j'ai trouvé les acteurs moyen dans l'ensemble. Malheureusement tous ses éléments ont gâchés l'histoire qui était intéressante tout de même, avec un bon suspens jusqu'au bout, enfin le film à manqué cruellement d'une musique dans les moments de romance par exemple. Un film pas mal dans l'ensemble mais surcôté à mon goût.
Ce film instaure un faux rythme durant lequel toutes les pièces du puzzle se mettent en place. la fin à mes yeux est jubilatoire, c'est joué avec une grande justesse. un pur moment de bonheur!
Ce film est un chef d'œuvre absolu. que je viens de revoir pour la cinquième fois, et que je tente de faire partager le plus possible. Il se joue sur plusieurs temps, des acteurs principaux, et aussi de la société civile, le putsch militaire en Argentine en 74 installant une ligne de partage, en faisant sortir de prison des criminels afin d'en faire des larbins su pouvoir, réactivant l'apparition du mal absolu.
Le film commence donc par une scène insoutenable, mais tout de même traitée avec le plus de retenue possible, celle du viol et du meurtre d'une jeune femme. Le commissaire de police, Esposito, arrivé sur les lieux, même si ce n'est pas un novice, en restera marqué à jamais.
Dés lors,, il n'aura de cesse de retrouver le coupable, hanté par le crime, tout comme le jeune époux de la victime. La relation entre les deux hommes et leur complicité dans la traque, refusant tous deux que le temps passe l'éponge, et que l'affaire ne soit classée, est une des clés du film.
Mais la relation amoureuse, non exprimée explicitement entre la juge du tribunal, issue de la société bourgeoise, et le commissaire est la grande affaire. Le titre du film est en accord avec effectivement le non dit. Non seulement dans les regards éloquents, entre les protagonistes, qui sont terriblement signifiants, des jeux de l'amour à ceux de la mort, mais aussi dans ce que l'intuition, et l'émotionnel nous dicte, nous mettant aux aguets...
La scène la plus forte du film est à mon avis liée à ce moment où la juge, Irène, par le regard qu'un inculpé lui adresse, comprend instantanément ce que les paroles, les preuves, les dossiers n''exprimeront jamais.....
C'est un film sur le mal absolu, la psychopathie, et en même temps une ode sur les sentiments les plus délicats, presque une chanson de geste moyenâgeuse, quand le chevalier n'osait exprimer ses sentiments à la dame de son cœur,, même s'il était familier de la plus grande barbarie.
Quels merveilleux acteurs! Les seconds rôles sont tout autant fascinants. "Un homme peut tacher de se faire oublier, de tout faire pour passer inaperçu, mais il ne renoncera jamais à sa passion"
Je n'oublierai pas ses paroles, qui se révéleront déterminantes dans la recherche du criminel, exprimés par cet inspecteur alcoolique, ami du commissaire, et qui par sa propre addiction, parvenant à la transformer en connaissance, parvient à percer l'affaire, transformant ainsi sa faiblesse en force..…
Le temps peut passer. Des traumatisme restent intacts. Comment continuer à vivre, en ne devenant pas esclave du passé ? La résilience peut nous faire tourner la page, mais nous n’oublions pas. J’imagine que ce film en Argentine a du être accueilli comme une sorte de catharsis, après les années noires. Bravo donc pour ce metteur en scène José Campannella, et le scénariste.
Pour moi il fait partie des vingt meilleurs films que j'ai pu voir., et dans lesquels je serais bien embêté de dresser une hiérarchie.
Le film commence donc par une scène insoutenable, mais tout de même traitée avec le plus de retenue possible, celle du viol et du meurtre d'une jeune femme. Le commissaire de police, Esposito, arrivé sur les lieux, même si ce n'est pas un novice, en restera marqué à jamais.
Dés lors,, il n'aura de cesse de retrouver le coupable, hanté par le crime, tout comme le jeune époux de la victime. La relation entre les deux hommes et leur complicité dans la traque, refusant tous deux que le temps passe l'éponge, et que l'affaire ne soit classée, est une des clés du film.
Mais la relation amoureuse, non exprimée explicitement entre la juge du tribunal, issue de la société bourgeoise, et le commissaire est la grande affaire. Le titre du film est en accord avec effectivement le non dit. Non seulement dans les regards éloquents, entre les protagonistes, qui sont terriblement signifiants, des jeux de l'amour à ceux de la mort, mais aussi dans ce que l'intuition, et l'émotionnel nous dicte, nous mettant aux aguets...
La scène la plus forte du film est à mon avis liée à ce moment où la juge, Irène, par le regard qu'un inculpé lui adresse, comprend instantanément ce que les paroles, les preuves, les dossiers n''exprimeront jamais.....
C'est un film sur le mal absolu, la psychopathie, et en même temps une ode sur les sentiments les plus délicats, presque une chanson de geste moyenâgeuse, quand le chevalier n'osait exprimer ses sentiments à la dame de son cœur,, même s'il était familier de la plus grande barbarie.
Quels merveilleux acteurs! Les seconds rôles sont tout autant fascinants. "Un homme peut tacher de se faire oublier, de tout faire pour passer inaperçu, mais il ne renoncera jamais à sa passion"
Je n'oublierai pas ses paroles, qui se révéleront déterminantes dans la recherche du criminel, exprimés par cet inspecteur alcoolique, ami du commissaire, et qui par sa propre addiction, parvenant à la transformer en connaissance, parvient à percer l'affaire, transformant ainsi sa faiblesse en force..…
Le temps peut passer. Des traumatisme restent intacts. Comment continuer à vivre, en ne devenant pas esclave du passé ? La résilience peut nous faire tourner la page, mais nous n’oublions pas. J’imagine que ce film en Argentine a du être accueilli comme une sorte de catharsis, après les années noires. Bravo donc pour ce metteur en scène José Campannella, et le scénariste.
Pour moi il fait partie des vingt meilleurs films que j'ai pu voir., et dans lesquels je serais bien embêté de dresser une hiérarchie.
- Meilleurs films
- Meilleurs films selon la presse