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Uncertainregard
142 abonnés
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3,0
Publiée le 24 août 2012
Un regard tout en tendresse de GVS pour filmer cette histoire d'amour à la fin inéluctable et bien que ce sujet est été maintes fois traité, il tire son originalité avec Henry Hopper qui a su jouer cet enfant perturbé avec beaucoup de finesse (son papa aurait été fier) mais aussi l'irrésistible personnage secondaire du kamikaze et une mise en scène impeccable. Un joli film sans être exceptionnel où il faut tout de même noter cette nouvelle collaboration avec Danny Elfman et ses doigts magiques pour nous montrer une fois de plus la belle paire qu'ils forment à eux deux...
Il a la vie devant lui pourtant Enoch est un jeune homme davantage intéressé par les morts que par les vivants depuis que ses parents se sont tués dans un accident de la route, c’est tout le contraire pour Annabel qui, malgré son cancer en phase terminal, a su garder un regard innocent et curieux sur le monde. Gus Van Sant reprenant l’une de ses deux thématiques fétiches il n’y a rien de surprenant là-dedans et malgré cela il s’arrange encore une fois pour ne pas refaire le même film. Ici il réunit les deux, la mort et l’adolescence pour cette touchante histoire d’amour entre deux âmes brisées par des évènements tragiques. La véritable force de ce long-métrage reste indubitablement ses interprètes principaux, en effet Mia Wasikowska (la Alice de Tim Burton) et Henry Hopper nous entrainent à travers cette jeunesse mélancolique et quelque peu morbide avec beaucoup de tendresse et de naïveté. La bande-originale, la photographie et la mise en scène sont très travaillées, on pourra néanmoins regretter que le scénario privilégie d’avantage les métaphores poétiques aux véritables émotions humaines. "Restless" ne restera pas comme l’une des œuvres majeures de la filmographie de Gus Van Sant mais c’est un film qu’il est bon de découvrir.
Un film archi classique loin de la patte de Van Sant, un scénario original et décalé loin du pathos habituel de Van Sant! En bref, un film de Van Sant sans Van Sant! Un film subtil à la fois drole et tragique, une ode à la vie par la mort.
Difficile de juger un film comme ça en quelques mots. Restless parle de la mort, de la vie, de l'amour et de la haine, le tout savamment dosé et parfaitement maitrisé. Magnifiquement interprété, le film est une réflexion poussée sur notre société. Intelligemment écrit, il mélange mise en abime, et métalangage qui font vraiment plaisir à voir. Et pour ceux qui ne peuvent pas apercevoir cet aspect du film, il y a toujours la photographie et la beauté d'une histoire d'amour entre deux lycéens face à l'étendu de leurs sentiments.
Gus Van Sant filme avec un troublant équilibre entre maîtrise et naïveté cette touchante histoire magnifiquement incarnée Mia Wasikowska et Henry Hopper. Le film se conclut par l'une des plus belles scènes de fin que l'on ait vu au cinéma depuis longtemps.
A l'instar de La Guerre est déclarée qui traite de la maladie sans que ses personnages n'en parlent vraiment entre eux, Restless est un film sur la mort qui pourtant ne parle que de la vie. L'histoire est simple : une fille mourante rencontre un garçon fasciné par la mort. Le film joue beaucoup sur les oppositions et les paradoxes, qui embelissent cette rencontre : lui s'habille en noir, est fasciné par la mort, mais en a peur au fond, et n'ose pas vraiment en parler. Elle a goût pour la vie, les couleurs, mais pourtant elle est condamnée a mort et n'a aucun problème vis a vis de cette finalité. Lui est un mort vivant, elle est une vivante morte (dans 3 mois). Et c'est la qu'ils se retrouveront, dans des scènes lyriques sympathiques, et jamais trop exagérées. Il y a beaucoup de douceur et de poésie dans ce film, mais l'aspect atypique des personnages ne fait pas non plus de ce film une oeuvre irréaliste. Il y a du sexe, il y a une explication cohérente de la non-scolarité d'Enoch, et cela permet de ramener un peu le spectateur a la réalité afin de ne pas faire une overdose de lyrisme. La partie finale un peu plus conventionnelle marche cependant un peu moins bien, et l'émotion que suscite le film est souvent plutôt pudique que vive, ce qui est dommage. Mais a l'instar encore de La Guerre est Déclarée, le pathos est évité, et faire un film sur la mort parlant de la vie est une jolie expérience, surtout avec un duo d'acteurs pareil.
En allant voir ce film, je jubilais déjà à l'idée que j'allais complètement DÉMONTER Gus Van Sant, réalisateur insupportable que je déteste. Déjà parce que ses films sont chiants à mourir, mais sutout parce qu'il passe pour faire du cinéma "indépendant" (oui, oui, bien sûr ! C'est super indépendant Gus Van Sant, d'ailleurs Dany Elfman qui compose ses musiques de films est un musicien complètement underground, vous saviez pas ?) DE PLUS, les gens croient qu'il fait des films avant-gardistes, qui feraient soi disant évoluer le cinéma, c'est ce qu'on a dit d'Elephant par exemple. Parce que suivre des ados attardés et les filmer de dos pendant vingt minutes, c'est vraiment novateur pour vous ? Bon, j'en reviens à Restless, qui, côté innovations, est plutôt timide. Le pitch de début, c'est exactement le même qu'Arnold et Maud ! Et puis l'ami imaginaire, tout ça c'est du vu et revu, les ados fascinés par la mort... Mais la façon dont ils l'appréhendent est assez judicieuse, je dois dire, parce qu'elle n'est pas triste (sauf par moments où il y a beaucoup - peut-être trop - d'émotion.) Et y a beaucoup de passages très drôles, plus on avance et plus il y a de trouvailles. Bref, ce film m'a plu. Donc, oui, Gus Van Sant ne fait pas que de la daube, mais c'est plutôt l'image qui l'entoure qui m'agace. C'est un des rares films de lui qui m'a plu, avec Mala Noche et Drugstore Cowboy.
Autant j'ai aimé les précédents film de Gus Van Sant, autant là, la pillule a du mal à passer. Je ne suis pas parvenu à croire aux personnages. Trop froids, trop stylés, trop parfaits face à leur expérience de la mort. Les répliques qu'ils échangent, leur attitude, leur amour... Tout ceci me semblent très surfait et pas crédible pour un sou. Le film vire à l'exercice de style avec en toile de fond le sujet de la mort qui rôde... mais qui est tellement factice.
Restless joue à fond sur le décalage entre le sujet et la réalisation pour dédramatiser la mort. En effet à aucun instant on tombe dans le pathos ou le mélodrame, toutes les musiques sont légères et enjouées, il y a beaucoup de rires de la part des personnages principaux et même lors de moments "dramatiques" du genre quand Annabel annonce sa maladie à Enoch. Le personnage d'Enoch sert justement à nous démontrer que la mort n'est pas un drame en soi, c'est la façon dont on l'aborde qui nous atteint, puisqu'il n'accepte absolument pas la mort de ses parents à laquelle il n'a pas pu se préparer, il n'a pas pu leur dire au revoir et cela entraîne en lui une colère et une sorte de dépression, de rejet de la vie, qui sera balayée par sa rencontre avec Anna. Ce n'est d'ailleurs pas un hasard si son fantôme d'ami, Hiroshi, - plutôt sa conscience - est un kamikaze ! Au final une réflexion intéressante soutenue par une histoire d'amour tendre mais qui me parait peut-être surfaite car d'un point de vue personnel, j'arrive pas à comprendre ou à admettre qu'on puisse accepter la mort de cette façon.
Ce nouveau film de Gus Van Sant n’a rien de novateur ni rien de surprenant, mais il est sincère. L’histoire était pourtant relativement banale (du déjà vu), mais le réalisateur a réussi à rendre le long-métrage attrayant et intéressant. C’est l’histoire de l’amour entre deux jeunes gens plus ou moins en marge de la société (dû à leur passé respectif). Annabel qui est atteinte d’un cancer sait qu’il lui reste peu de temps à vivre et avec Enoch, elle va vivre les moments les plus intenses de son existence durant ces derniers instants. D’une certaine façon, c’est un combat contre la mort qui s’engage. Les dialogues sont recherchés et j’ai aimé la façon dont ce termine le film. La mise en scène de Gus Van Sant reste très simple, mais il réussit à insuffler un bon rythme tout le long et il nous livre un film qui possède un certain charme. Du côté du casting, j’ai beaucoup aimé les interprétations d’Henry Hopper et Mia Wasikowska. Ils sont crédibles et même émouvants.
Bref, c’est une œuvre touchante et poétique. J’ai beaucoup aimé.
Probablement le moins bon Gus Van Sant que j'ai pu voir. Je n'ai absolument pas reconnu la patte du cinéaste qui semble ici faire du cinéma plus conventionnel, mais peut-être trop. J'ai hésité entre 2 et 2.5 tant le scénario est bidon et décevant, absolument pas à la hauteur du talent du réalisateur. Cependant, les deux personnages ont le mérite d'être originaux même s'ils sont absolument chiants. Mia Wasikiwska trouve ici un rôle un peu plus intéressant et expressif que dans Alice, mais ça n'empêche que j'ai trouvé son jeu et son personnage insupportables. Henry Hopper, ça va à peu près mais son attitude et ses répliques sont d'une platitude extrême. Bref, Gus Van Sant fait du déjà-vu avec une histoire d'amour prévisible mêlant maladie et personnages pseudo-décalés. Le gros mérite du film, qui fait que je n'ai pas pu détester le film, c'est qu'il ne tombe jamais dans le pathos ni dans l'absurdité. Restless est raconté sur un demi-ton un peu timide, si bien qu'on se laisse prendre dans l'ambiance et qu'on finit par s'attacher un peu aux personnages. Mais franchement, il n'y a pas grand chose à en retenir.
Superbement interprété et mis en scène, ce film est à voir pour l'émotion qu'il provoque par rapport à ce sujet délicat: celui de la mort. Comment l'appréhender sans tomber dans le qlauque, ni dans le patho....regardez, vous verrez!
Pire film de Gus Van Sant vu à ce jour. C'est incroyablement ennuyeux. Sufjan Stevens sauve certains moments dans la bande son. Mais quel bonheur quand le film se termine. extraordinairment maniéré.