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4,0
Publiée le 28 décembre 2018
Quand John Carpenter s'empare du mythe vampirique, ça dèpote grave avec des membres qui volent dans tous les sens et des scènes gores rèorchestrèes à la sauce western! L'histoire: un terrifiant descendant de Dracula cherche à s'emparer d'une croix qui lui permettra de pouvoir vivre le jour! Heureusement pour le spectateur, un hèroïque chasseur de morts-vivants, salariè du Vatican, accompagnè de son escouade de bras cassès, va s'interposer...Pour incarner ce chevalier des temps modernes, il ne fallait pas un acteur, il fallait James Woods! Ce dernier, très rock'n roll, se dèchaîne façon Tex Avery puissance 10 et multiplie les gaffes! Entre scène d'action à la Peckinpah (avec des pieux qui sont remplacès par des arbalètes) et effets spèciaux mirobolants, nos chers vampires ont du mauvais sang à se faire! Jouissif...
Avec Vampires, John Carpenter désacralise l’idéal communautaire de la chasse aux monstres censée purifier une société par un travail collectif et purgatif : d’une joyeuse bande hautement virilisée qui prend la pose devant la vieille bâtisse maudite ne restera que trois survivants suite au carnage. Le carnage d’un seul. Guerre sainte que Carpenter aborde par le profane et la profanation – injures, blasphèmes, paroles dégradantes, coups et violences en tout genre – pour entreprendre un traitement de son sujet par le bas, par l’angle du médiocre. Ce faisant, le film dynamite les codes qui, d’habitude, rehaussent le masculin : sa domination sur la nature, sa compréhension du monde, sa mainmise sur la femme. La nature, c’est une contre-nature, sorcellerie qui découle directement des actions du protagoniste principal, et plus largement de l’Église, dans cette conviction que la communauté forge ses propres diables à combattre à mesure qu’elle prend de l’importance et persécute autrui. La compréhension du monde, c’est le discours scientifique et théologique ici balayé d’un revers de main au profit de l’expérience, seul véritable capital nécessaire à la survie de l’individu. Reste la femme, sans cesse insultée et exhibée sous toutes ses coutures, en dépit d’une misogynie dans laquelle Carpenter se garde bien de tomber. Car la haine des femmes n’est pas propre au cinéaste – loin de là – mais découle de la perception idéologique des hommes ici représentés : la femme est une menace dans la mesure où elle perpétue l’espèce, et ainsi la malédiction (qu’elle soit vampirique ou humaine). Notre figure centrale, au blouson noir et lunettes noires, exècre l’idée de reproduction, tout comme Carpenter déteste la répétition, ne pouvant supporter de se voir enfermer dans un genre ou dans une imagerie particuliers. Le propre de l’artiste est donc de faire cavalier seul ; et notre couple d’antagonistes constitue bien un couple d’artistes qui sait ménager ses effets (voir à ce titre la sortie de terre des maîtres-vampires). Car il s’agit bien ici de l’affrontement de deux solitudes, l’une physique et dont l’épreuve consiste à traverser le temps de l’existence humaine en acceptant de perdre ses proches et de voir sa famille – au sens étroit comme au sens large – décimée, l’autre métaphysique et qui puise dans l’immortalité à la fois son handicap et son désir d’absolu. Derrière les combats de clan, Carpenter rappelle qu’il se cache toujours un duel fondamental entre deux êtres, ici exacts opposés l’un de l’autre, et pourtant unis dans une même lutte étrangement religieuse dans ce qu’elle a de transgressif : le prêtre se mue en soldat de Dieu, en pièce du boucher ou en collaborateur détestable. C’est dire la grande fragilité des constructions humaines qui, bien qu’écartelées entre le Bien et le Mal, reposent sur un sol aussi mouvant que les tombes desquelles surgissent les démons. Le film se rend ainsi très malléable, laisse surgir l’horreur des grands espaces à l’abandon, fait naître les situations à partir des décors naturels : construit à la manière d'une guerre sainte, Vampires s’interroge sur la puissance des images et des idoles qui s’y logent, en montre la grande faiblesse. Derrière les représentations traditionnelles du bad guy au gros flingue, c’est tout un arsenal de modèles virils et religieux – les deux étant inextricablement liés – désormais inopérants, comme condamnés à s’égratigner jusqu’à la mort dans ce western crépusculaire admirable.
Vampires, comme son nom minimaliste l'indique fort bien, est une histoire de vampires, tout ce qu'il a de plus vampire, qui passe fièrement par tous les poncifs du film de vampire, tous les stéréotypes classiques sur les vampires et toute la banalité et la médiocrité dont est capable Carpenter. Profitons en, qu'au moins pour cette fois, il ne massacre pas le genre.
J'ai pas trop aimé ! John Carpenter m'a habitué à mieux (son meilleur film est définitivement 'Halloween')! Ça se laisse regarder, mais sincèrement c'est peu captivant et même ennuyant à certains moments... et je n'aime pas le dénouement de l'histoire. Heureusement, la réalisation de Carpenter est assez bonne.
ce film est excellent il ni a rien à dire, c'est le gros carnage "James Woods" est génial, la réalisation est super efficace, ca nous tient en halène tout simplement le meilleur film de vampire à ce jour !
Un film de vampire assez avec du suspens, correctement joué, sombre et violent, même si cela n'est pas étonnant avec John Carpenter, que je connais pour avoir réalisé New York 1997 et Los Angeles 2013. On retrouve d'ailleurs la même ambiance que pour eux, bien aidée par la musique qu'il a également composée, comme souvent pour ses autres œuvres. Mes seuls véritables reproches concernent la fin, un peu décevante, et les personnages, pour lesquels je n'ai pas pu m'attacher car ils sont assez antipathiques. Enfin, particulièrement celui de Jack Crow incarné par James Woods, ce qui est mine de rien une grosse faiblesse pour un film.
Un film de vampire âpre où Carpenter joue sur l'humour aussi bien que sur le réalisme y parsemant des notes westerniennes. Même s'il est bourré de défauts Carpenter a su singulariser son film. 13/20
Un western horrifique et drole! Comment est ce possible? L'humour décapant d'un James Wood en grande forme! Des paysages dignes des meilleurs John Ford! Et une maitrise du sujet du maitre Carpenter!
L'hommage au Western est flagrant et le sera également par la suite dans son "Ghost Of Mars". Je n'ai pas trop accroché a ce Carpenter. Sans pour autant être aussi mauvais qu'un Jack Burton, on regrettera la portée du film. Ici c'est un pur film d'action hommage. Les dialogues sont très décevants. C'est souvent vulgaire et machiste quelques brides d'humour mais trop rares. Carpenter a la mérite de nous mettre tout de suite dans l'ambiance du film en nous plongeant dans une scène de dévampirisation. C'est clair, on sait a quoi s'attendre mais Vampires n'est pour moi pas un majeur du réalisateur. Dans le même genre, Une Nuit en enfer de Rodriguez est franchement plus intéressant.
Pour moi, c'est le meilleur film de vampires. John carpenter révise le mythe du vampire après avoir révolutionné le monde du cinéma de l'horreur avec halloween. Le film est assezore, mais il est très prenant, et le suspense est de mise. Bravo !