Carpenter est un vrai poète ! À des années-lumière des androgynes à la sexualité mal définie, ce film reprend la légende originelle d'Europe centrale où les vampires sont des genres d'ogres brutaux. La thématique développée ici n'est pas nouvelle, l'humain incarné par un James Wood terrifiant étant toujours plus monstrueux que le pire des monstres. Mais le scénario, la réalisation et les protagonistes en font un western sanglant et brutal à la morale particulière (spoiler: il faut être encore plus impitoyable que les monstres ) mais sympathique. Le résultat est un très bon divertissement, sur fond de rock traditionnel made in Carpenter.
Les vampires modernisés par Carpenter, fait. Une approche résolument différente de la cinématographie autour des suceurs de sang, avec un côté iconoclaste. Brutal et frontal.
Un bon divertissement avec pas mal de second degré, en plus Carpenter a soigné plus que de coutume la présentation. Dommage le final reste un peu faiblard.
Quand on mesure les ingrédients de "Vampires", soit un scénario d'une simplicité désarmante, des dialogues qui vont à l'essentiel et des effets spéciaux pour le moins modestes, on se dit que le film ne pourrait être qu'une vulgaire série Z s'il tombait entre les mains d'un banal faiseur. Il faut donc saluer la maestria avec laquelle John Carpenter emporte le morceau, par sa manière de distiller un "je m'en foutisme" à la fois par un humour joyeusement vulgaire et des plans gores d'une drôlerie assumée, et en même temps de procurer une émotion sincère qui naît de la complicité entre ses personnages et ses acteurs. C'est en faisant tenir ces deux bouts que le film crée un enthousiasme croissant, jusque dans un final sublime, qui fait office de dénouement heureux et de tragédie. Car pour échapper au pire – la domination totale des vampires – il faut que les chasseurs brisent un lien qui les unit, et cette cassure est irrévocable. Formidable film d'horreur qui ne cesse de monter en puissance, "Vampires" est un divertissement d'une maîtrise ébouriffante et en même temps un beau film sur l'amitié.
Un très bon film de vampires avec une histoire certes cliché mais vraiment pas mal. Ce film est je pense le plus violent et gore de Carpenter. Mais ça ne l'empêche pas d'être mauvais. C'est même pour moi un des meilleurs du réalisateur.
Un groupe de chasseurs de vampires font un grand nettoyage dans un "nids de vampires". Le maître vampire se réveille... L'action reste bonne, 20 ans plus tard après sa sortie, "Vampires" vaut le coup d'oeil. Le film a quelques similitudes avec "Une nuit en enfer", si vous avez aimé. Beaucoup de dialogues crus et marrants, de quoi passer un bon moment !
Une chasse aux vampires à la structure résolument tournée vers le western qui offre un bon rôle à James Wood, plus sauvage encore que ceux qu’il traque. Un film inspiré au début et durant la dernière demi-heure mais qui pêche amèrement dans son milieu par son manque de rythme et la pauvreté des dialogues. Un Carpenter qui apporte tout de même une certaine modernité à un genre qui s’est trop souvent contenté d’un formatage standardisé.
Vampires est un film rock and roll qui à mon sens est peut-être un de ceux qui résume le mieux le cinéma de Carpenter, même si ce n’est pas son meilleur métrage. Le casting est évidemment emmené par un James Woods totalement décomplexé, qui s’amuse à dézinguer du vampire presque sans pitié ! Roublard à souhait, explosif, vulgaire, c’est le héros presque anti-héros viril et à qui on ne la fait pas. A ses côtés on retrouve le plus fade Daniel Baldwin, qui a cependant l’avantage de bénéficier d’un personnage consistant, évolutif, qui fait un contraste intéressant avec celui de Woods. Entre eux deux, Sheryl Lee, pleine de charme offre un personnage émouvant et attachant. L’antagoniste ici c’est Thomas Ian Griffith, acteur prometteur qui a plus ou moins bien tourné, et qui campe un méchant sans pitié lui pour le coup. Le jeu d’acteur de Griffith n’est pas très sollicité, mais le personnage a de l’allure. Le scénario n’est pas outre mesure recherché, mais Vampires s’en fiche. C’est un film violent, excessif, qui amène néanmoins aussi de l’émotion et une certaine sensibilité, et même si l’intrigue reste linéaire et sans surprise outre mesure, le métrage bénéficie de l’indéniable savoir-faire de Carpenter qui booste l’ensemble et apporte les ingrédients d’un pur divertissement pas prise de tête. A noter que le final reste vraiment très bon, et que Vampires sous ses dehors bourrins et peu réfléchis est plus intelligent qu’il n’y parait. Carpenter offre une réalisation très nerveuse, âpre, pleine de tension, ce qui colle réellement très bien à ce film qui au niveau de sa bande son, au niveau de ses décors, de ses effets sanglants (nombreux et pour certains franchement gores) est rêche et sans concession. Le film a un côté crépusculaire, jusqu’au-boutiste, et il est violent dans son atmosphère autant que dans ses scènes d’action. Sur la forme et au niveau musical le métrage peut donc être qualifié de réussite, avec toujours cette recherche constante de nervosité et d’efficacité coup de poing. Carpenter s’est fait une réputation dans ce style, et Vampires est surement le plus marquant du genre. Au final Vampires n’a pas la puissance d’un The Thing, pas la même tension, pas la même perfection, mais ça reste une réalisation de très belle qualité qui fait honneur à la filmographie de Carpenter. 4.
Un sacré mélange que ce film d'horreur-western. il faut s'appeler Carpenter pour oser faire un truc comme ça ! Mais ça marche comme d'habitude. Grâce a la musique qui fait 50% du charme du film, des acteurs cool et des scènes bien gores, des armes destroy, et des vampires bien violents ! Comme d'habitude souvent chez Carpenter, la fin déçoit.
Vampires : Quand du John fait du Carpenter, ça annonce que du bon. Enfin voila, encore un excellent film du maitre de l’horreur et du cinéma car vraiment, il a du talent, on voit qu’il est passionné de cinéma et qu’il a un vrai sens artistique. Et la, on retrouve tous les ingrédients d’un bon Carpenter : une réalisation irréprochable, un scénario a l’univers riche et travaillé, une vrai ambiance et un humour cynique qui fait la force de ses films… donc que demander de mieux. Encore une fois, on voit qu’il travaille sur tous les points. Déjà, le scénario et surtout le sujet est très bien respecté, on retrouve tout l’ambiance et l’univers que fait les films de vampires : rite, religion, sang, possession, un peu de sex… non vraiment, de ce coté la, j’ai eu l’impression que tous les codes du genre était la. Et bien sur, il y a la touche Carpenter en plus : humour décalé grâce aux personnages qui sont extras. Et puis, que dire de la mise en scène : soignée, aux petits oignons, intelligeant et soignée dans le moindre plan. Et il y a comme d’habitude une vraie ambiance sonore avec des musiques un peu décalé qui colle parfaitement aux images. Et moi le tout, c’est ce que j’appelle du cinéma, du vrai.
"Vampires" est un film à prendre au second degré, enfin on espère qu’il faut le prendre comme cela...car c’est plutôt laid et comique dans l’ensemble. La réalisation (même si elle est signée Carpenter) frise celle d'une série B. "Vampires" n'a pas besoin d'explication supplémentaire, le titre et l'affiche résument le film à eux-seuls. Un très mauvais Carpenter, celui que l'on regardera une seule et unique fois, par simple curiosité. C'est triste à dire, mais c'est principalement le langage grossier, et les répliques de James Woods, qui nous tiendront éveillés.