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Manu711
79 abonnés
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4,5
Publiée le 31 octobre 2013
Aïe aïe aïe, les quelques bonnes gens qui s'égosillaient à défendre ce film avaient bien raison, Only God Forgives est un sacré moment de cinéma. J'arrive un peu retard (6 mois quoi) mais j'ai bien fini par le voir, car c'était quand même l'une des sorties que j'attendais le plus en 2013.
Je savais que ça allait être lent, que ça allait pas beaucoup parler, que ça allait même pas mal se toucher. Donc quelque part je redoutais un peu ce film. Mais dès le début j'ai compris à quoi j'avais affaire. Un exercice de style expérimental assez incroyable qui prend place dans une ambiance thaïlandaise bien édulcorée. Chaque plan est un véritable tableau et c'en est surjouissif. La photo est tellement belle que ça en devient un film très contemplatif, puisqu'il ne se passe pas grand chose.
Donc on a une histoire d'un mec qui doit venger son frère assassiné parce qu'il a violé une petite de 14 ans. Pour faire court, ce pan de l'histoire n'est plus ou moins qu'un prétexte scénaristique, car là il où il faut se focaliser, c'est bien sur le personnage campé par Ryan Gosling. Sorte de fantôme condamné à traîner un boulet derrière lui jusqu'à la fin de ces jours, qui n'attend que secrètement qu'on le délivre.
Pour moi, on se trouve à mi-chemin entre deux des chefs d'oeuvre du réalisateur, Drive et Valhalla Rising. Les ingrédients du premier (violence extrême et visuelle, faux rythme, ambiance planante, Ryan Gosling) couplés à ceux du deuxième (quasi absence de dialogue, délire métaphysique) et on obtient véritablement un film de grande qualité.
Certes par moment on ne comprend pas très bien ce qu'il nous arrive, étant à la frontière entre et le rêve et la réalité. Mais avec un peu de recul, je me rends compte que je viens d'assister à quelque chose de grand. Le personnage du flic est tout aussi intéressant quand j'y repense, étant l'espèce de "méchant" du film, dont le rôle sera important jusqu'à la fin.
Le pire dans ce film c'est qu'on croit que Refn va nous refaire Drive dans un endroit différent car tout se tient pour que ça se passe pareil. Puis en fait non, on a quelque chose de complètement différent. Je ne vais évidemment pas spoiler mais ça fait plaisir de voir une telle écriture qui nous prend un peu à contre-pied sur la fin. Quel plaisir.
Le cinéaste danois semble avoir maintenant trouvé sa voie. On peut repenser aux excellents Pusher ou à Bleeder qui sont finalement assez banals dans le déroulement et dans la mise en scène. Mais quand on voit Only God Forgives, on se dit que Refn a vraiment parcouru un chemin incroyable, et a maintenant une vraie identité et un style bien à lui. J'en redemande, des films comme ça : du caractère, du génie et de la classe.
Même si je dois reconnaitre que la musique est sublime et la réalisation plutôt bonne, je n'adhére ni à la volonté de dialogues minimalistes, ni à l'ambiance, plus que particulière, ni à l'histoire. La performance des acteurs n'est absolument pas remise en cause mais alors quelle déception...!!! Un film à oublier très vite.
Film ayant fortement divisé (mais n'était-ce pas le but, en définitive), « Only God Forgives » a pourtant été pour moi un plaisir de quasiment tous les instants. Il y a bien une poignée de scènes où je n'ai pas trop accroché, les réaction du héros s'avérant parfois un peu limites, mais pour le reste, quel régal ! Combien de réalisateurs sont capables aujourd'hui de vous offrir une claque visuelle aussi violente, aussi étourdissante, la technique de Nicolas Winding Refn s'avérant une fois encore brillantissime. Une fois de plus, on aime ou on n'aime pas, mais personnellement, être plongé dans ces couleurs hallucinantes ont été un bonheur de tous les instants, d'autant que je n'ai jamais trouvé que nous étions dans l'exercice de style. Au contraire, j'ai trouvé que cette histoire de vengeance et de famille ô combien sanglante s'acclimatait parfaitement à cet univers souvent flippant, toujours fascinant. C'en est même parfois presque drôle, certains passages d'une violence inouïe étant souvent suivis d'un moment plus léger, ironique. Au milieu de tout cela, Ryan Gosling a vraiment la classe, Kristin Scott Thomas impressionne en mère diabolique et Vithaya Pansringarm n'est pas en reste niveau présence magnétique, surtout lorsque la musique s'avère à ce point en osmose avec l'ensemble. Bref, une expérience déroutante, secouante, parfois un poil longuette, mais tellement impressionnante qu'on en sort totalement conquis.
On savait Nicolas Winding Refn capable de nous bousculer par des ruptures de rythme. Seulement, le style de l'auteur confine ici au maniérisme et les quelques poussées de violence ne viennent que difficilement nous sortir de notre torpeur.
Moi je me suis pris une grosse claque. Ce petit Nicolas a vraiment tout compris! C'est de l'énergie pure. Du grand cinoche avec un grand savoir faire. Celui çi est plus pour les fans de Valhalla Rising que de Drive (même si j'ai adoré Drive aussi). Et pour les amoureux de Lynch... Puissant!
Mon dieu que c'est lent, sans consistance. Peut être simplement bien filmé. Nous faire passer une rancœur familiale à travers le système mafieux. C'est franchement leger et sans intérêt
Nicolas Winding Refn est un très bon réalisateur : chaque plan, chaque séquence est soignée, maitrisée. Les couleurs, les angles,... tout est travaillé à la perfection. Seulement, malgré cette superbe réalisation, l'ensemble manque de contenu à mon goût. Certains plans sont beaucoup trop lents et ne rendent pas service au film (ça me rappelle "Last Days"...). Il me semble que le réalisateur a assumé ce parti-pris de ne pas forcément rentrer dans les cases. Ca n'a pas marché pour moi ! Dommage
Ouf ! J’ai eu peur ! J’ai bien cru qu’après cette aventure Hollywoodienne (« Drive »), Refn allait se lancer dans le cinéma grand publique, à le voir faire à nouveau appel à Gosling, mais on est bien revenu aux bases de son cinéma si fascinant. Une œuvre plus qu’étrange et d’une beauté formelle à couper le souffle, on est plus dans le contemplatif à sensation que dans un film conventionnel bien que l’histoire soit des plus simples. Véritable expérience visuelle et auditive qui nous entraine dans les bas-fonds de la Thaïlande où le mise en scène de Refn, toujours aussi impressionnante par cette précision chirurgicale, déploie tout son arsenal de couleurs, de travellings chronométrés pour nous subjuguer et nous troubler profondément. Scénario atypique d’une vengeance assez brutale avec un fond mystique sur cette transposition d’un humain affrontant Dieu, il faut souligner dans le casting la surprenante Kristin Scott Thomas dans un rôle à contre-emploi qui nous offre une prestation terrifiante au détriment de Gosling qui reste le silencieux imperturbable. On peut donc trouver énormément de similitudes avec « Valhalla rising » en plus de cette ambiance sonore exceptionnelle où les notes de Cliff Martinez appuient encore et toujours à merveille ces monstrueuses scènes dont on se demande bien des heures après comment ce réalisateur a pu les imaginer…
Un vrai gâchis à mon sens. Pourtant, l’esthétique du film et la magnifique image étaient de belles promesses. Mais le rythme très lent, ce ralenti quasi permanent, les explosions de violences gratuites et radicales sont venues ternir mon plaisir. De l'attrait, je suis passé à la frustration, l'agacement et finalement l'ennui.
Ni plus ni moins qu'une belle bouse graphique, une étoile quand même parce que la photo est vraiment magnifique, il faut reconnaitre. Mais bon voila, le scénario et les dialogues sont définitivement nases, Ryan Gosling prend la pose en mode beau gosse ténébreux et Winding Refn réitère en signant un clip d'1h30.