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Inglorious_Ben
90 abonnés
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2,0
Publiée le 29 septembre 2014
Un film surprenant, parsemé de petites touches d'humour très noir et de métaphores bien trouvées. Dujardin et Dupontel sont convaincant. Mais, passée la surprise, on s'ennuie ferme malheureusement. Le rythme est bien trop plat et les situations manquent cruellement de crédibilité...
Déjà, il faut le dire, la performance des deux acteurs apporte beaucoup au film. Le traitement d'un thème grave comme celui du cancer tient tout simplement du génie. Film incroyable !
C'est amusant de constater à quel point certains n'adhèrent pas ou ne comprennent pas le cinéma de Bertrand Blier.Sa verve,son humour noir et sa truculence n'ont pas d'équivalent en France."Le bruit des glaçons",abordé comme une comédie cocasse et décalée offre une rencontre anthologique entre Jean Dujardin et Albert Dupontel,2 des meilleurs acteurs de leur génération.L'un incarne un écrivain alcoolique,l'autre son cancer!Postulat irréaliste,prometteur d'échanges savoureux,mettant en avant l'impertinence des dialogues de Blier autant que son côté épicurien.Dujardin prouve à quel niveau son registre est entendu,alors que Dupontel est juste parfait de bout en bout dans l'empêcheur de tourner en rond.Le cadre de ce mas cévenol contribue à créer une ambiance surréaliste.Derrière la gaudriole,Blier n'hésite pas cette fois à dévoiler toute l'ampleur de sa tendresse.A cet égard,le personnage d'Anne Alvaro,la servante dévouée et emphatique,témoigne d'une renaissance de l'amour,alors que la prestation de l'actrice,sobre et très touchante donne le frisson.Pénétrer cet univers grinçant se mérite,et la récompense n'en est que plus grande.Pas de grandes ambitions inassumées,juste un petit-film tripal qui met en avant des acteurs au poil,et un phrasé inimitable.Grand cru.
Blier est l'homme d'une poignée de films magiques réalisés entre 1973 et 1986 . Des "Valseuses" à "Tenue de Soirée" on peut lui octroyer 4 à 5 chefs d'oeuvres. Ensuite il n'a fait que se répéter, usant de son crédit auprès de la critique qui a continué un temps de l'encenser alors que ses productions devenaient prétentieuses et parfois absconces. Depuis 15 ans il est quasi devenu confidentiel et ses films de plus en plus mauvais ont un mal fou à se financer. C'est donc avec joie que l'on accueille cet opus un peu plus réjouissant que ses "Côtelettes" ou "Dîtes-lui que je l'aime'. Mais le revers de la médaille est que Blier ne parvient toujours pas à se renouveler. C'est donc en reconstituant 37 ans après le duo de sa création qu'il nous revient. Dupontel prend tout naturellement la place de Depardieu et Dujardin celle de Dewaere. C'est comme si d'un coup Blier effaçait 25 années maudites et reprennait les affaires avec ses deux complices devenus quarantenaires. Le sujet est plus que casse gueule et Blier l'attaque de front avec sa morgue habituelle. Il faut donc saluer l'entreprise qui au final est un vrai pied de nez à cette putain de maladie dont Blier semble nous dire qu'il pactiser avec elle pour finir par lui balancer un uppercut dans la gueule. Les dialogues qui faisaient tout le sel des films de Blier au temps de sa grandeur font quelquefois mouche mais ses effets scénaristiques sont devenus un peu compassés car vieux de près de 40 ans. Voir Dujardin et Dupontel face à l'écran en train de limer la pauvre Anne Alavaro nous rappelle de façon peu morbide Cégé et Patrick chevauchant Miou-Miou ou Carole Laure, l'alégresse moins. Au final on se demande si Blier s'est vraiment remis de la mort de Dewaere qui l'a laissé en 1982 défintivement orphelin de son duo gagnant. Il aurait certainement dû mettre son talent certain à la disposition de scénaristes plus inspirés que lui. Blier aurait certainement été un grand réalisateur de polars. N'est pas Fellini qui veut, capable de distiller sur l'ércan son imaginaire insatiable pendant plus de 40 ans.
Le retour en forme de B. Blier fait plaisir à voir (et surtout à entendre). Postulat de départ surréaliste, duo d'acteurs impeccable, ton foncièrement outrancier et frondeur bref, on retrouve l'esprit et la gouaille des meilleurs opus de ce dialoguiste inspiré et stimulant. Du côté de la mise en scène, c'est toujours très classique mais c'est propre et sans recherché l'inutilement beau (même si certains mouvements sont très réussis). J. Dujardin est merveilleux et servi par des dialogues impeccables, A. Dupontel tâtonne au début (pâle imitation du phrasé de G. Depardieu) avant de se lâcher complètement et les 2nds rôles sont tout aussi bien incarnés (M. Boyer et A. Alvaro). Parfois osé, souvent drôle et percutant, un film noir surréaliste qui peut déranger mais qui m'a fait bien rire. Le final est déroutant et divise certes mais il reste logique (il m'a moyennement convaincu pour ma part). D'autres critiques sur
Bertrand Blier n'est pas passé loin de réitérer le désastre commis avec "Combien tu m'aimes?". Heureusement, il a réussi à trouver l'inspiration et le talent pour rendre cette sorte de fantaisie macabre intéressante et insolente comme il faut. Certains passages sont tout de même poussifs. D'autres tiennent du génie. La fin est excellente. L'ensemble est bon.
Humour noir et surréaliste avec la personnification du cancer (ici Albert Dupontel) sur un écrivain alcoolique (Jean Dujardin), dans sa villa luxueuse, on est dans l'absurde le plus total. Avalée cette couleuvre on adhère à un registre comico-philosophique plutôt réussi, qui change des films habituels vulgaires ou malsains de Bertrand Blier, quoi que la fin paraisse assez grotesque.
Je serai tenté de lui mettre une meilleure note mais l'impression est quand même mitigée. L'idée de départ est en or, on se dit que le duel Dujardin-Dupontel va être énorme, et il l'est pendant 20 minutes... Mais ensuite Blier ne sait plus quoi raconter malheureusement, avec des flashback hasardeux, des pseudo-rebondissement qui ne racontent pas grand chose et des moments franchement limite (la servante qui couche avec le fils de 16 ans, hum hum...). Le montage est court, ça aide à passer, l'écriture est pas mal et nous raccroche par moment, même si certains plans font franchement du remplissage. Mais plus vient la fin plus le dénouement se devine, on tombe dans une romance peu crédible et peu intéressante... Mention spéciale à la réalisation aussi, car le Bruit des Glaçons est bien filmé, même si ça fait un peu téléfilm parfois. Il y avait surement moyen de faire mieux, déjà ne pas tomber dans la romance eut été bien... Dommage!
Une route, un homme qui marche, un autre qui se soûle... On commence avec une prose extrême sans idée de ce sur quoi cela peut déboucher. Il faut laisser le temps à l'intrigue de se mettre en place, car elle se révèle ensuite pleine de la considération des personnages pour d'autres. Une empathie plaisante même si elle a tendance à vouloir se mettre partout jusqu'à l'excès. Faire du cancer un protagoniste ""en chair et en os"" a ses défauts et la paresse du scénario à vouloir les éluder est sensible à des moments de l'histoire où la déviation de la continuité est grossière. Mais une fois écumée la couche excédentaire de sentiments poussés trop loin, on se retrouve avec un drame optimiste où Dujardin campe bien un personnage étonnamment calqué sur Jean Yanne.
Il y a quelque chose de terriblement rébarbatif dans Le Bruit des Glaçons, de la même manière que le cancer s’empare du corps de l’homme et de la femme pour le ronger peu à peu, répétant les mêmes procédés de destruction, encore et encore. Le film de Bertrand Blier commence sur les chapeaux de roue et impose un ton original qui n’aura de cesse de se voir décliné pendant l’heure suivante, tel un thème musical et ses variations ; le souci, c’est que les déclinaisons produisent une impression de sur-place que les joutes verbales ne réussissent pas à pallier. Joutes fort bien écrites au demeurant, ce qui constitue la patte du cinéaste. Joutes qui bénéficient de très bons acteurs, à commencer par le duo de tête que forment Jean Dujardin et Albert Dupontel. Joutes qui tournent pourtant légèrement à vide, comme si Blier désamorçait cette verve tranchante qui constituait la sève de son cinéma en construisant un personnage-écran, celui de l’écrivain dépressif qui noie son chagrin dans l’alcool. Charles est blasé, le film l’est tout autant, troué qu’il est par quelques ouvertures lumineuses qui réchauffent le cœur en donnant accès à une sensibilité à fleur de peau. Rehaussé par sa tonalité volontiers farcesque – pensons à ce concert improvisé de Gitans dans la salle à manger –, Le Bruit des Glaçons repose sur une mise en scène efficace et menée de mains de maître, mais qui semble délaisser la volonté de surprendre et les envolées libertaires pour se cantonner à l’application d’un canevas rejoué jusqu’à plus soif.
Ce film part avec beaucoup d'atout qui finalement ont sans doute joué en sa défaveur: L'idée de base est très bonne: le cancer qui vient sonner à la porte du malade et qui le suit partout, c'est suffisamment original pour valoir un coup d'oeil. Si en plus ledit cancer est campé par l'excellent Albert Dupontel, ça devient très intéressant. Et si enfin, on ajoute Jean Dujardin, ça promet un face à face sympathique et le film devient carrément tentant.
Le début du film m'a déjà un peu déçue par son manque de vigueur, mais je me disais que ça allait finir par me plaire quand même. Certaines répliques étaient même plaisantes, donc on restait sur du prometteur. Et puis, plus on avance dans le film, plus ça sonne faux, et même si l'histoire prend une tournure intéressante, le film m'a perdue et je m'y suis ennuyée. Je n'ai continué à le regarder que parce que je voulais savoir la fin,et je ne peut coupé un film de Dupontel et non parce que c'était bien.
J'ai le sentiment d'avoir assisté à un immense gâchis: un film qui avait toutes les cartes pour être excellent, et puis flop, le soufflé retombe, sans vraiment savoir pourquoi.
Cynique, cru, irréel et pourtant envisageable, porté par une actrice qu’on ne soupçonnait pas, Le Bruit des Glaçons est en fait une histoire d’amour qui éclot dans l’anarchie et la maladie. Fort au départ d’une idée originale, novatrice, le film s’achève pourtant sur une victoire qui n’a rien de morale ni de réaliste.
L'histoire d'un mec que personne sur terre ne veut rencontrer, son cancer. Seul un vieux briscard peut prétendre traiter sur le mode par dessus la jambe d'un sujet qui ne fait généralement rire personne. Question d'expérience de vie comme de cinéma. Le casting est évidemment parfait, surtout Boyer particulièrement inattendue, la mise en scène à la Steadicam est à la fois Blier-i-que et particulièrement contemporaine et soignée. On rit souvent, et c'est bon signe malgré quelque longueurs, puis l'on savoure l'attente du twist final que l'on imagine magistral vu qu'un cinéaste de cet âge a forcément prévu son coup. Et la fin a le mérite d'être originale et à la fois attendue, pas mal. Même s'il est difficile de se mettre à la place d'un malade, je pense que ce film peut apaiser et peut-être détendre tous les publics, à condition d'être cool. Un très bon Blier en tout cas.
L'idée de départ est excellente : une personnification du cancer. Elle donne lieu à quelques scènes insolites et drôles, grâce à des acteurs qui s'en donnent à cœur joie. Côté réalisation, l'originalité est là aussi, notamment dans la mise en scène de flash-back commentés ou dans les prises à parti du spectateur par les personnages. Hélas, le scénario s'avère de moins en moins convaincant au fil du film et se conclut de façon décevante. Bertrand Blier ne trouve pas ici l'équilibre entre cynisme et mélodrame. Son dispositif demeure très théâtral et artificiel. Et son inspiration est inégale. Les bons mots, la verve caustique, le mauvais goût très sûr se mêlent à de plats clichés (sur les femmes, la jeunesse...) et des formules poétiques plaquées. Le réalisateur oscille entre rudesse et tendresse, misogynie et romantisme facile, et recycle quelques vieilles obsessions (la scène d'amour entre ado et adulte). Son film laisse l'impression d'un assemblage d'éléments hétéroclites, qui sonne un peu faux.
Un film irrésistible de Bertrand Blier, qui va bien au delà de la simple comédie puisqu'il s'agit d'une œuvre riche en sens, a la fois triste a drôle, on passe des larmes de tristesse aux éclats de rire de manière assez abrupte, c'est un travail tres intéressant, et le résultat est génial ! Naturellement un des gros atout de ce film, c'est le tandem principal, Albert Dupontel comme on l'aime, dans un rôle méchant (Quoi que pas tant que ca... C'est une question de point de vue..) et Jean Dujardin, parfait et incroyablement convaincant. L'ambiance est étrange, tout est raconté de manière complétement irréaliste, mais étrangement on y crois, on se laisse envouter par le coté magique du film et se retrouve totalement absorbé ! Une oeuvre magistrale de plus a l'actif de Bertrand Blier.