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1000gr2Sci
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4,5
Publiée le 30 juillet 2025
La Bella Gente d’Ivano De Matteo est une autopsie élégante et cruelle de la bonne conscience bourgeoise, qui se rêve humaniste mais pourrit au contact du réel. Derrière les façades vitrées et les discours bienveillants, le film déterre les hypocrisies, les lâchetés, les pulsions honteuses — et le fait sans hystérie, avec un scalpel froid. La mise en scène est sobre, presque clinique, laissant les personnages se décomposer sous nos yeux sans jamais détourner la caméra. Une tragédie sociale en apparence feutrée, mais qui crache son venin avec un sourire poli.
Un très bon film, très astucieux, qui aborde de manière indirecte et toute en subtilité le sujet des bobos, de la bien-pensance , des humanistes au « grand cœur ». Ici un couple d’intellectuel, très bobos, qui vivent à la campagne et consomment bio, très libéraux avec leur fils ,elle conseillère phycologique pour les femmes battues, humaniste, une vie confortable. Sa rencontre avec une jeune prostituée Ukrainienne, qu’elle va vouloir protéger de son mac, va tout faire basculer. Au début tout se passe bien, elle l’accueille au sein de sa famille, à son propre domicile, la présente à son cercle d’amis, mais très vite, des tensions apparaissent, des désirs, de l’envie sexuel, car la fille est belle et jeune, et de fait des manquement à l’humanisme initial apparaissaient . On n’est pas loin du « Théorème » de Pasolini. L’accueil de cette fille, différente, pas du même milieu, dans ce cercle bourgeois posera au problème de survie, et des tensions graves. Sans méchanceté, sans rancœur, le réalisateur, démontre , ou plutôt suggère d’une manière très délicate .Beaucoup de finesse dans cette réalisation, et on sourit , souvent jaune , en pensant à tous les donneurs de leçon .
J'ai trouvé la bande annonce attirante, ainsi que le résumé du film. Je me suis retrouvée devant un film très mal doublé et avec un gros problème de ralentissements dans la bobine !! L'histoire est finalement sans intérêt et très plate là où je m'attendais à du tonnerre ! L'histoire et la réalisation sont souffreteuses 2/5
Très bonne surprise que ce film italien qui doit beaucoup à la qualité de jeu de ses acteurs. Le scénario, de par son sujet, est assez original et sait créer une tension croissante pour maintenir l'intérêt sans tomber dans le sordide alors que cela aurait été très facile. Du coup certains trouveront sans doute que le film manque de force, pour moi au contraire c'est une de ses grandes réussites. La réalisation est de bon niveau tout comme la mise en images, mais attention, la VF est catastrophique, donc à regarder impérativement en VO.
Histoire qui partait d'un bon sentiment et qui aurait pu avoir de l'épaisseur mais il n'en est rien. Doublage VF catastrophique. Aucune progressivité des situations, des personnages qui changent d'attitude comme de chemises, scénario inconsistant et bâclé. Ce film s'adresse finalement à des bobos qui se reconnaîtrons à donner des leçons de bien-pensance au petit peuple et qui pensent pouvoir changer le monde en donnant une chance a une prostituée de s'en sortir mais qui échoueront car leur nature égoïste est trop profonde. Fin bâclée. De la pignolette pour journalistes pseudos critiques de cinéma.
Bon film italien à voir en VO. Acteurs simples et efficaces dans un décors méditerranéen propre. On croirait voire un film français de 1970-80. Film qui remet en question les beaux combats humanistes des Hommes déconnectés du réel. On assiste au choc entre la réalité et la projection idéalisée d'une cinquantenaire. Il faut donc prendre chaque humain comme un être à part entière, avec ses préjugés pour aider à sa compréhension, et son unicité pour découvrir la personne réelle. Film humain, ou jalousie, omission et lacheté seront maîtres mais sans excès. Et encore une fois, l'habit ne fait pas le pape.
J'ai commencé à regarder le film en vf... Autant dire, c'est horrible !! On dirait les voix d'un vieux film x des années 80, il manque même les bruitages... Bref je suis passé en VO et là, ce n'est plus du tout le même film ! Les acteurs sont bon et l'histoire bien que simple est un moment de vie du famille bourgeoise qui veux faire une bonne action. Le tout est pas mal, on ne s'ennuie pas. Mais je m'attendais a plus de tragédie.
Ce film est dérangeant de vérité. Les gens aisés qui veulent se donner bonne conscience en sauvant des pauvres âmes dont, au fond, ils n'en ont que faire puisque l'essentiel pour eux est de passer pour de bons samaritains nous sont, dans ce film jetés en pleine face et l'on rage de cette injustice universelle qui veut que l'on préfère son petit confort pépère et ses proches, même odieux, à l'aide humaine. Il est montré aussi qu'une étiquette qu'on aura collée sur le dos des gens, sera toujours plus importante que la vraie nature des gens. J'ai adoré ce film.
Réalisée avec les pieds, dépourvue de la moindre idée visuelle et d’un réel sens du cadrage, cette œuvre italienne compense en partie ses défauts formels par une thématique intéressante visant à démontrer qu’il est plus facile d’avoir des idées altruistes que de les mettre en pratique. Le métrage attaque également la bonne conscience d’une certaine bourgeoisie de gauche vivant dans l’opulence, mais qui croit se racheter en faisant dans le social, alors qu’ils ont parfois les mêmes préjugés que d’autres. Le film est plutôt bien mené, même si l’on n’est jamais très loin du cliché, notamment dans le thème de la prostituée au cœur tendre ou encore dans la description sans nuance du couple d’amis de la famille, des capitalistes purs et durs, absolument sans scrupules. Le film bénéficie d’une excellente interprétation, mais il faut mieux le découvrir à la télévision où ses lacunes formelles passent mieux que dans une salle. De quoi être étonné du nombre conséquent de prix obtenus dans des festivals.
Il est difficile de beaucoup parler d'un film dont ni l'ambiance ni le scénario ne sont originaux. Mais ce qui fait de La bella gente le roi des films psychologiques, c'est l'énergie qu'il arrive à tirer d'une subtilité magnifique. Les relations entre les protagonistes sont sales, odieuses, et pourtant l'histoire n'est pas tâchée par ce léger noircissement théâtral qui caractérise généralement les drames occidentaux de nos jours (sans parler des drames à l'américaine qui, eux, romancent tout). Ultra-réaliste, il fait passer un moment qu'on rechigne à qualifier de "bon". C'est pourtant le cas. Car derrière l'intrigue désastreuse que rien ne modère, on a toujours un aperçu sur l'harmonie d'un couple et sur un optimisme discret qui n'est réellement exprimé qu'à la toute fin. Bellissimo.
Un film qui montre combien nos idéaux sont bouleversés à l'épreuve de la réalité même s'ils sont aussi et surtout le fondement de notre humanité. Une histoire qui secoue une famille dans ses certitudes, qui révèle les fêlures de chacun et nous interroge sur nos propres convictions.
Très bien interprété, ce film est malheureusement un petit film de bobos pour bobos. Le scénario relève du "choc" fantasmé de la rencontre de petits bourgeois avec une jeune fille prostituée. La seule note un tant soit peu réaliste de cette fantaisie résidespoiler: en son issue , bref, seules 10 minutes sont intéressantes (5 au début, 5 à la fin), le reste n'est que bavardage facile et d'une rare vacuité. A éviter.
Quand les bourgeois ont bobo au cœur, la prostituée est punie. Cruelle désillusion pour une Victoria Larchenko, largement trop belle pour ne pas le payer cher. La dernière image ferme la porte sur un charitanisme qui s’est fait charlatan mais qui garde bonne conscience. La mise en scène parvient à enfermer ses personnages dans un huis-clos ensoleillé et bucolique. Elle dessine un rouge à lèvre sur le quai chargé de pessimisme. Antonio Catania promène tout au long du film sa clairvoyance un peu lâche et le quotidien de son humanité (Normal ! pour un lecteur communiste)