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Un visiteur
3,5
Publiée le 29 novembre 2011
VERS L'AUTRE : Sous un fond socialo-politico engagé ; critique du système judiciaire, de la déontologie des maisons de crédits, de la misère des familles démunis ( les sujets sont vastes ) ; « Toutes nos envies » est d'abord la rencontre entre deux êtres que rien n'oppose. Tous deux juges, désireux d'être juste et de s'impliquer dans l'action, le combat contre l'oppresseur, ils se retrouvent ensemble au sein d'un même chemin, vers un même but, celui de faire plier les maisons de crédits, d'atteindre et de porter au monde leur malhonnêteté et leur immonde publicité mensongère, fruit direct de milliers de déshérités endettés jusqu'au coup. Certes, c'est utopique, le grand rêve de rendre justice, la vraie, dé dénoncer véritablement ce qui parait inacceptable ( et qui pourtant pullule de plus en plus ) mais ça a le mérite d'offrir des directions, des points de vue, des envies de changement, ça bouge, on sort de la salle un peu différent, un peu plus abattu peut-être et combattant également, c'est déjà ça. Ensuite il y a cette romance, ces deux âmes, pas vraiment esseulées, unies autour d'une même idée, convaincues de leur raison, de leur justesse, qui se touchent aussi sentimentalement, jamais vraiment, mais en profondeur, sans parvenir à cerner l'essence même de ce qu'ils ressentent. C'est d'ailleurs là que le film ne plonge pas dans du sentimentalisme primaire et primitif ; cette retenue vis à vis de la relation, cette recherche pour ne pas trop en dire tout en disant beaucoup : une main serrée, une conviction portée, un regard, une demande. Pas de fortes déchirures, de massacres intérieurs mais une tristesse latente ; celle de la vie qui prend fin et qui doit continuer. Encore, ne pas abandonner, ne pas se diviser, ne pas se prosterner, rester digne, rester Homme, comme l'est « Toutes nos envies », tellement humain qu'il est compliqué de ne pas y être sensible.
Un film social dans lequel on s'attend à trouver Vincent Lindon... Ces juges qui s'associent pour aider une femme croulant sous les dettes à s'en sortir face aux très puissants organismes de crédit, c'est très mélodramatique. Alors attention, je rejoins entièrement la vision de ces robin des bois de la justice sur ces prêts "gratuits à 20%" qui enrichissent grassement les sociétés de crédit et appauvrissent ceux qui les contractent. Mais à trop mêler cette histoire sociale de don quichotte en robe noire à celle, dramatique, d'une personne condamnée par la maladie, tout se mélange et rien n'aboutit vraiment. A voir quand même, parce que le sujet du surendettement fait rarement l'objet d'un film, parce que Marie Gilain se fait rare au cinéma mais cela ne laissera pas un souvenir impérissable.
J'ai beaucoup aimé le film mais une chose m'a géné dans l'intrigue c'est des sérieux points communs avec un film canadien "My life without me" réalisé, en 2003, par Isabel Coixet (basé sur le roman "Pretending the Bed Is a Raft" de Nanci Kincaid), dont le synopsis pourrait se résumer ainsi : "Anne a 23 ans, deux petites filles, un mari au chômage et un boulot sans intérêt. Un bilan de santé va changer radicalement cette morne existence. Elle dresse la liste de ses priorités, de ses envies, de ses rêves. Maintenant, elle va prendre sa vie en main..."
Aussi je souhaiterai savoir s'il s'agit ou non d'une coïncidence !
Comment puis-je m"adresser à Philippe Lioret pour lui poser la question.
Une Marie Gillain convaincante et impeccable, Lindon égal lui-même (j'entend très bon), dans un film touchant et vivant. Une fois l'émotion du (des) sujet(s) traité(s) mise de côté, en quittant la salle de cinéma, on peut aussi revenir froidement sur la technique, le scénario et la démarche du film et se demander si Philippe Lioret n'a pas été un peu trop gourmand en traitant des thèmes réaliste et contemporains qui s'enchevêtrent, comme cela arrive dans la "vraie vie" certes, mais à mon goût de façon trop arrangée et chirurgicale dans le cas présent : à la dénonciation (?) des abus d'une surconsommation, à la maladie grave, à la quête inconsciente du père, la réponse apportée par le film est que "les gentils gagnent à la fin" (malgré....ce que vous savez) et là est le problème....Dans la vraie vie, ce sont en fait les méchants qui gagnent. Et pour longtemps encore j'en ai peur.
L' héroïne agonise durant deux heures, et ce n'est pas une comédie. D'un autre côté, les excellents Vincent Lindon et Marie Gillain réussissent a imposer avec force leurs personnages de magistrats. Dualité poignante entre la réalité du milieu professionnel et la mort, à éviter si on n'a pas le moral.
Philippe Lioret conjugue habilement et équitablement deux thèmes en parallèle dans son film « Toutes nos Envies » : le combat d’une femme face à un fait de société actuel, le surendettement et la dénonciation des pratiques opaques des organismes de crédit, et sa confrontation avec la maladie. Sans excès, évitant ostentation et sentimentalisme, le réalisateur arrive cependant à nous toucher. L’interprétation toute en retenue de Marie Gillain et de Vincent Lindon contribue en grande part à la réussite de ce film. Les rôles secondaires sont particulièrement solides et remarquablement défendus eux aussi notamment par Yannick Renier et une révélation, Amandine Dewasmes. Philippe Lioret confirme une fois de plus son grand talent de cinéaste.
Histoire dramatique d'une juge confrontée à la maladie mais qui se voue corps et âme à son job. En filigrane les problèmes de l'endettement d'une mère de famille livrée à elle même. Tout cela donne un film pas inintéressant du tout.
Film qui aborde deux thèmes que sont le surendettement et la maladie. Philippe Lioret à su trouver deux acteurs formidables (Marie Gillain et Vincent Lindon) pour nous conter son histoire librement adaptée du roman d'Emmanuel Carrère "d'autres vies que la mienne". Malgré quelques longueurs, ce film est touchant, juste, réaliste et magnifiquement interprété. J'ai bien aimé. A voir.
C'est dommage, on sent de la bonne volonté mais le scénario ne décolle pas.
Des bons éléments sont la malgré tout, les personnages sont intéressants ( Lindon en coach sportif, le jeune couple assez agréable à suivre....). Mais on a du mal à s'intéresser au combat de cette jeune femme. Déjà parce qu'on ne comprends pas grand chose au vocabulaire du droit, et ensuite le rythme n'est pas très bon, on n'arrive pas à sentir où le réalisateur veut nous faire aller.
Que ce film est loooonng .... qu'il est mou ! Bon le scénario est sans aucun doute très bon et très émouvant. Mais, il y a des scènes à rallonge qui auraient pu etre évités ( à mon avis ) .
Retour a l'écran de Gillain que j'avais adoré au côté de Depardieu et de Lindon trop rare à l'écran à mon goût. Un film touchant mais que je n'ai pas apprécié à sa juste valeur du fait d'avoir un peu trop anticipé les événements. J'ai donc été un peu déçue par la tournure du film mais bon, un film a voir tout de même.
Un énième drame français déprimant porté par le talent démentiel de Vincent Lindon incroyablement a l'aise dans ce rôle de personne bien, généreux, souvent dans la merde et terriblement emphatique! À voir si vous n'avez pas l'habitude de ce genre cinématographique, sinon il ressemble à n'importe quel autre!
Rien d'extraordinaire. La mise en scène est très classique et le scénario ... est un peu léger. Pas très crédible. Néanmoins, ce film réussit à vous toucher : le jeu sobre - pas de pathos, très simplement humain - de Vincent Lindon et de Marie Gillain est émouvant de sincérité. Philippe Lioret expose la vie avec son quotidien, ses aléas et ses mauvaises surprises ... Ces deux personnages, c'est vous et moi, confrontés à la réalité de notre existence.