Habemus Papam
Note moyenne
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466 critiques spectateurs

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ARIF ERMURATOGLU
ARIF ERMURATOGLU

7 abonnés 45 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 16 janvier 2012
Stupide et ennuyeux.
Un bon sujet dont le traitement est complètement raté.
J'étais pourtant prévenu : le bobo des Cahiers du Cinéma lui avait attribué 4 étoiles. C'est toujours le signe certain d'un super-navet...
Jèz'
Jèz'

9 abonnés 55 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 18 février 2015
Avec ce film sur l'histoire fictive d'un pape dépressif joué par un Michel Piccoli trop sûr de lui en pape nostalgique et rêveur et de cardinaux qui s'ennuient et jouent aux cartes ou s'amusent (au ralenti SVP) à faire des tournois de volleyball au sein du Vatican lui-même, Nanni Moretti rate son coup en ne respectant rien, pas même certaines règles du cinéma pour qu'on ne s'ennuie pas pendant le film. On peut y croire, au début, avec des images du Vatican sous une musique tonitruante, mais rien que le blason Franc Télévisions casse le rêve pour nous faire imaginer un téléfilm jeté sur grand écran. Car, bien que très propre, ce film ne méritait pas mieux qu'une diffusion sur France 2 un mardi soir. De plus, ce n'est pas en filmant quelques drapeaux agités avec deux personnes en dessous qu'on va imaginer une foule immense comme on en voit au Vatican, ce qui est tout de même rassurant. Après sa "fugue", le pape "Piccoli" n'intéresse plus personne et ce n'est pas avec une (longue) scène de volleyball ponctué de quelques discours entre un cardinal et un psychanalyste qu'on va s'y intéresser. Un coup manqué, donc, pourtant encensé par la critique, mais ennuyant à souhait, voire abject. à éviter...
traversay1

4 481 abonnés 5 351 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 septembre 2011
Ceux qui s'attendaient à ce que Nanni Moretti signe un brûlot anticlérical, dans Habemus papam, en seront pour leurs frais. Le film est bien plus subtil que cela. Une bonne petite demi-douzaine de lectures peut être faite de ce film (sous l'ange psychanalytique, entre autres), qui n'est pas loin d'être le meilleur du cinéaste. Il est "morettien" en diable (pardon pour le sacrilège), avec un fond grave (mais pas désespéré) et humaniste, constamment contaminé par un burlesque qui éclate dans plusieurs scènes d'anthologie (la partie de volley-ball en plein conclave). Le sujet, en lui-même, est très original. Comment un pape fraîchement élu, se révèle totalement incapable, moralement et par conséquent physiquement, d'assumer sa fonction. Il prend alors la tangente et se fond dans la foule romaine, anonyme. On est finalement très proche d'un film d'évasion de prison, sachant que tout le Vatican se mobilise pour retrouver le fuyard, tout en tentant de juguler l'attente de la presse et des fidèles. Michel Piccoli est admirable dans un rôle quasi muet dont le visage traduit tour à tour l'incompréhension, la panique, l'hébétude, le ravissement ... Une interprétation royale ! Il faut le voir, au théâtre, dans l'émotion pure devant une représentation de La mouette de Tchekhov. Un beau et bon film, impertinent, cocasse et moqueur. Ite missa est !
Flōrens PAB
Flōrens PAB

93 abonnés 614 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 6 avril 2020
Une approche intéressante du mal-être que peut vivre un pape qui ne souhaite pas le devenir. D'ailleurs, au Vatican, il y a une salle prévue a cet effet. Hormis la crise de foi de Michel Piccoli et le porte-parole (Jerzy Stuhr) qui surjoue la joie tout en faisant croire au retour du pape, j'ai trouvé le film très chiant ! Je m'attendais a quelque chose de bien plus fou, de plus incisif.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 8 octobre 2011
Un film tout simplement magnifique, qui parle d'un sujet complexe.
Michel Piccoli est juste bouleversant.
A voir.
indi64
indi64

4 abonnés 107 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 24 septembre 2011
Début et fin bonnes au milieu du remplissage
heureusement Picoli est excellent
Redzing

1 450 abonnés 4 912 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 12 mai 2016
Elu pape contre son gré, un cardinal se remet en question, et préfère fuir plutôt que d'assumer son rôle. "Habemus Papam" se moque gentiment du fonctionnement du Vatican, présentant l'institution comme quelques peu déconnectée des réalités, et étouffée par ses traditions. Mais le vrai sujet du film est plutôt le poids du pouvoir. C'est écrasé par celui-ci que le pape (impeccable Michel Piccoli !) doute de lui-même, repense aux voies qu'il n'a pas pu emprunter, et en vient à demander de l'aide à un psychanalyste (profession qui en prend aussi pour son grade). En résulte une œuvre originale, assez osée mais relativement tendre, malgré un final plutôt noir. On notera que la démission inédite du pape Benoît XVI, deux ans après la sortie du film, confère à celui-ci un caractère quasi prophétique...
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 24 octobre 2011
Alain Marécaux, huissier dans le Nord voit les policiers débarquer chez lui en pleine nuit, le mettre en garde à vue et emmener ses enfants. Après une dénonciation, il est placé à la maison d’arrêt pour pédophilie et viols en réunion. Il crie son innocence mais le juge d’instruction semble déterminé à le faire craquer, dans ce qui deviendra un des plus grands scandales judiciaires français.

Après l’affaire Omar Raddad, le cinéma français s’empare de l’affaire d’Outreau. Mais là où Rochdy Zem avait délibérément cherché le film à thèse et à charge, au prix parfois d’une naïveté et d’un manichéisme dérageant, ce film se concentre directement sur une des victimes en nous faisant vivre l’injustice, la détresse et la chute sans fin de cet homme. En sachant que le protagoniste est innocent, le spectateur dispose alors d’une place de choix pour voir la machine judiciaire s’enrayer, et l’ensemble des magistrats et des juges se tromper. Un vrai cas d’école.

Si le réalisateur semble filmer modeste au vu de son sujet, on doit lui reconnaître plusieurs très bonnes idées : commencer rapidement en s’épargnant une mise en place inutile, sur un sujet de société bien connu. Se concentrer sur les dysfonctionnements du système, en nous présentant flics, avocats et matons comme des être humains et pas comme des monstres. (seul le personnage du juge du Burgaud est sans pitié, mais ceux qui ont vu ses dépositions peuvent difficilement argumenter la caricature). Et puis Philippe Torreton : au-delà ce sa stupéfiante performance physique, il trouve toujours le bon ton, y compris dans des scènes très difficiles, et porte le film sans excès ni caricature. Chapeau.

A l’arrivée, c’est presque un petit miracle de parvenir à ce ton juste et fort, en travaillant sur un matériau aussi lourd et sordide. Le message passe, et on peut rester en particulier scotché devant les « vraies » séquences de journaux télévisés qui font froid dans la dos, tellement elles ne semblent laisser aucune place au doute. Rien que pour cela, le film est puissamment nécessaire, une démonstration qui prend aux tripes de la nécessité de l’application du principe de présomption d’innocence.

Certes, le réalisateur est moins adroit dans la dernière partie du film, en particulier dans des scènes de prétoire un peu téléphonés, et dans une conclusion au montage haché un peu douteux. La grande qualité cinématographique de la première heure s’estompe petit à petit, à mesure que la charge émotionnelle disparaît. Mais traiter un tel fait de société sans voyeurisme ni chantage à l’émotion était déjà un sacré défi. Réussi.
lhomme-grenouille

3 615 abonnés 3 170 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 8 septembre 2011
Voir un film de Nani Moretti, pour moi c'est un peu comme entendre le dernier album de Franck Mickaël : ça a beau être estampé "2011", j'ai quand même l'impression que ça vient d'une autre époque. Alors je sais pourtant : c'est la classe de se montrer admirateur du cinéma italien « de la grande époque » mais bon, il n'en reste pas moins que pour un p'tit gamin inculte comme moi qui reste inscrit dans son époque, ce cinéma d'un autre âge me laisse totalement sur la touche. Rien que le milieu dans lequel il s'implante, le Vatican, est un symbole en soi. L'ami Moretti a beau essayer de construire une démonstration pour montrer que ce monde est désormais obsolète, tout tombe malgré tout à l'eau tant l'époque contemporaine qu'il peint en opposition pour lui répondre est tout aussi dépassée et désincarnée que son Église romaine. Et puis franchement, je ne sais pas si l'ambition de Moretti était d'être satyrique, mais cet "Habemus Papam" est aussi corrosif que de l'eau plate. Personnellement, j'ai pouffé de rire pour le final du film tant la dimension que semble donner l'auteur à son propos est totalement en décalage avec sa réalité ! Non mais la blague quoi ! Moretti pensait-il vraiment que son film questionnait l’Eglise ? Qu'il questionnait la société ? Qu'il questionnait l'humain ? Avec sa gentille galerie de petits papys inoffensifs et enfantins qu'il nous peint, on est plus dans le genre fantastique qu’en contact avec une réalité. Et justement, pour un gars qui se plait à endosser dans ce film le rôle d'athée, je le trouve incroyablement complaisant et aveugle. Alors je veux bien entendre que l'enjeu du film est ailleurs, mais franchement où ? Peut-être fallait-il percevoir ce film comme une gentille comédie burlesque totalement innocente et déconnectée de la réalité... Mais quand bien même, quelle purge aussi ! Pas de rythme, peu de propos : le film s'enlise en permanence dans les vieux codes des comédies d'antant. Pour un critique enfermé dans sa surconceptualisation à outrance du cinéma, c'est le paradis, je suis d'accord. Après tout, si votre trip c'est l'analytique et la recherche de références à la con sur le cinéma de Fellini et consorts, allez-y. Mais pour moi qui vais au cinéma pour quelque chose de plus en phase avec mon quotidien et ma réalité, le film n'a rien à proposer. Parce que, désolé de le dire, mais je ne vois absolument pas ce qu'on peut trouver d'amusant dans ce cinéma mou, conventionnel et finalement si peu construit. Paradoxalement, en réalisant cet "Habemus Papam", Moretti s'est livré en fait à un portrait inconscient. A l'image de son gentil pape et de sa gentille Église, il n'a ni conscience de ce qu'il est vraiment, ni la lucidité pour comprendre qu'il appartient à un autre âge...
gimliamideselfes

3 433 abonnés 4 013 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 7 septembre 2011
Ce film a connu tous les éloges à Cannes, j'ai pensé un moment qu'il aurait la palme d'or, mais il repart bredouille (il me semble), Piccoli aurait mérité un petit quelque chose je pense (un prix spécial au moins pour l'ensemble de sa carrière). Bref, le film est très sympa, mais j'ai été déçu, j'en attendais beaucoup plus, mais ça reste malgré tout quelque chose de très intéressant. En effet, c'est un film qui ne traite pas de la foi malgré son sujet, il est profane, certes il y a le folklore qui entoure le Vatican (les gardes suisses etc), mais le film se concentre sur l'humain et l'homme avant tout, laissant le spirituel de côté, et ça confère au film une sorte de fraîcheur.
La mise en scène est vraiment bonne, un bon choix de musiques etc, mais quelques petits trucs m'ont dérangé, certaines phases humoristiques m'ont semblé bien lourdes (celles où les cardinaux dansent), je n'y ai pas cru, contrairement à d'autres scènes de vie des cardinaux qui semblaient plus réalistes, mieux amenées.
Je pense également que le film aurait pu durer plus longtemps, explorer un peu mieux ses enjeux, parce qu'en réalité, pour le profane que je suis, je ne sais pas en quoi la tâche de Pape est difficile, mais néanmoins le film dégage quelque chose, et permet de voir l'Eglise sous un autre angle que celui abordé habituellement, malgré quelques faiblesses.
DAVID MOREAU
DAVID MOREAU

160 abonnés 2 374 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 30 novembre 2012
LA MESSE EST FINIE. Un film sur le Vatican, le Pape, un psy et un tournoi de volley, c'est pas tous les jours qu'on voit ça.
princesseluxiole
princesseluxiole

1 abonné 21 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 10 mars 2013
Sincèrement pas à la hauteur du sujet pourtant fort interessant. Un conclave durant lequel personne ne veut etre élu pour succéder au pape fraichement décédé (tout à fait crédible n'est ce pas?). On finit par élire tout de meme un pape et on lui pose la question de savoir s'il accepte sa charge. Il ne refuse pas lorsqu'il en a l'occasion mais refuse de se montrer au balcon. Il est en plein doute. Et à partir de là c'est l'ennui total, il ne se passe plus rien d'interessant ou de logique dans le film! Une perte de temps et un gachis total sur un sujet très intéressant (et actuel pour le coup). Les 2 premiers episodes de la serie "les Borgia" sont mille fois plus riche et plus réalistes. Comme toutes les personnes ayant donné une demi étoile (pourquoi ne peut on pas mettre un ZERO lorsque c'est mérité?) je me pose des questions sur la note générale donnée à ce navet ridicule et ennuyeux. Que les bobos se persuadent qu'il s'agisse d'un chef d'oeuvre dès qu'on s'emmerde ok, les critiques idem... mais les autres? je ne comprend pas.... Comme le conseille une autre personne: regardez les 15 premières minutes, puis les 3 dernières..... pas la peine de perdre plus de temps. D'ailleurs la fin est tout à fait affligeante, la scene du théatre est ridicule tout simplement. Vous pouvez zapper la fin en fait et plutot aller vous promener, au lieu de perdre votre temps.
willyzacc
willyzacc

97 abonnés 1 544 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 25 septembre 2011
J'ai l'impression d'avoir assisté à un one man show de Nani Moretti, qui ne sert pas vraiment son sujet. Avec une réalisation austère où aucun personnage ne sort vraiment du lot. Piccoli joue très juste mais on ne s'attache pas à se pape qui doute. Les scènes se font longues et l'ennui s'installe. Je ne comprend pas toutes ces excellentes critiques..
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 7 septembre 2013
"HABEMUS PAPAM"!
Eh oui vous l'avez entendu dans tous les sens ces jours-ci cette phrase que la plupart de vos amis Facebook bien content de savoir dire au moins un autre mot que "libido" en latin se sont empressés de mettre en statut!
Ô grand Dieu que vivement toute cette histoire de nouveau pape se termine pour qu'on puisse reparler enfin de ce qui est VRAIMENT important dans la vie: la faim dans le monde, la pauvreté, la retraite...
NAAAAN, je plaisante bien sur, nous ce qu'on veut c'est juste savoir si La Fouine à enfin réussi à tuer Booba, si Nabilla à montré ses seins en plastique ou si demain on va pouvoir aller travailler à cause de toute cette saloperie de neige qui tombe...
Mais avant de clore le sujet, laissez moi vous parler d'un film de circonstance.
Un film qui parle de prêtres, de Papes, d'églises et de religion catholique.
Car, oui, j'ai voulu coller à l'actualité comme un timbre sur une enveloppe [ou comme un puceaux sur Youporn], moi j'suis comme ça, un mec qui colle...
ET je promet, de ne faire aucunes blagues sur la pédophilie, JE LE JURE!

Aujourd'hui, dans la rubrique "j'ai testé pour vous", j'ai testé pour vous: Habemus papam!

Bonjour les ENFAAAAAAANTS! [ET MEEERDE! J'ai pas pu me retenir!]
Alors les enfants, aujourd'hui on va parler d'un film qui vous ai destiné, à VOUS!
Vous allez voir mes petits, un film qui va vous rappeler de bons souvenirs de catéchisme avec Père Martin dit "Martin la main" et Père Marcus dit "Marcus l'anu..." OUI ENFIN les enfants ne soyez pas vulgaires hein!
Bah oui c'était quand même de belles années hein, tout ces gros messieurs en robes avec des chapeaux-pancakes et des colliers bling-blings qui chantaient en cœur des chansons d'Andréa Bocelli en latin au coin du feu...
Et puis rappelez-vous comme on s'amusait au colamaya, au ballon-prisonnier ou au 1,2,3 soleil!
Et attention, je parle bien du vrai 1,2,3 soleil, pas celui avec Faudel, Rachid Taha et Khaled! Mais celui ou on tape sur un mur en comptant jusqu’à trois et en se retournant et si quelqu'un à bougé ou dit quelque chose on lui défonce la gueule... bon en fait c'est les mêmes 1,2,3 soleil...

Mais savez-vous les enfants, que tous ces gentils messieurs d’Église ont eux aussi un chef?
Non pas Dieu voyons ne soyez pas stupides, je veux parler de son bras droit, celui qu'on appelle "Pape"!
Et pas Pape Diouf le président de l'Olympique de Marseille (une autre institution de croyants)
Alors le Pape comme je vous disais, c'est une sorte de guide suprême pour tout les catholiques du monde, un peu comme l'était Zidane pour tous les footeux ou Cyndy Sanders pour tous les recalés des télé-crochets...
Mais, mes chers petits, la Pape n'est pas désigné Pape par un claquement de doigt, mais par une érection [ÉLECTION PARDON!]

Voyons un peu comment ça se passe.
Un nouveau pape est élu chaque fois que le précédant "détenteur du titre" meurt ou abandonne (avant de mourir en général).
L'abandon ne peut être déclaré que si le Pape lui même ne se sent plus capable de tenir les reines de l’Église, ou si il est déclaré mentalement ou physiquement incapable de poursuivre son règne. Mais aussi (c'est écrit en petit astérisque dans son CDE, Contrat à Durée Éternelle), si le Pape commet une erreur allant à l'encontre des lois de l’Église comme divulguer les secrets du Vatican ou bien tripoter un enfant [enfin se faire prendre quoi!]

Donc, au moment où j'écris ces lignes, nous nous trouvons dans le cas de figure numéro 2, le Pape Benoit XVI à dit un truc du genre: "J'en ai plein le cul de vos conneries, j'me casse et retourne vivre chez ma mère!" et comme un môme capricieux à quitté la table.
Après que le vieux est fait son pti baluchon et ai quitté la chambre avant midi, l’Église décrète 9 jours de tampon avant une élection durant laquelle, c'est le stagiaire appelé aussi le Camerlingue qui assurera l’intérim.
Après ces 9 jours, le collège des 120 cardinaux venues du monde entier (sorte de sous-pape, et à 120 sous-pape, l’Église est très puissante) vont s'enfermer dans la chapelle Sixtine pendant plusieurs jours, sans aucunes caméras, micros, téléphones, bref, ce qui se passe à Sixtine, reste à Sixtine...

"De toutes les matières, c'est la ouate qu'ils préfèrent, passifs ils sont pensifs, en négligé de soie"! Habillés de leurs plus belles robes, chacun va voter sur un bout de papier pour celui d'entre eux que tous pensent être assez fort (et honnête) pour prendre le pouvoir. A raison de 4 votes au maximum par jours, chacun des décomptes fera ressortir un ou plusieurs noms.
Si personne n'est élu au bout du 5ème jours, alors les cardinaux seront mis au régime pain sec+eau pour les crever et les forcer à accélérer leur choix.
Chacun des bulletins une fois comptés est brulé ainsi que toutes les notes personnelles des prêtres pour ne laisser aucunes traces. Une poudre est aussi ajoutée au combustible pour donner un fumée noire en cas de non-résultat ou blanche en cas de nouveau Pape élu.
Une fois le vote terminé, un protocole très précis se met en marche, le doyen des cardinaux demande au gagnant si il accepte d'être Pape, et de choisir son nom. Bon en général le pseudo choisi est rarement "Bogossdu77" ou "Mimid93sisigroslafamille" mais plutôt un nom de saint comme Jean, Pierre, François (Bonus: "je te survivrai, comme un océan..")
Ensuite, le nouveau souverain pontife est emmené dans la Chambre des larmes (Camera Lacrimatoria) pour se remettre de ses émotions et réciter ses dernières prières devant l'ampleur de la tache qui les attendent tous...
Enfin quand le nouvel élu à fini de chialer, il s'en va au balcon [certainement pour tenter de se suicider] et à la vue de la foule finit par lever les bras en l'air et danser le "Gagnam style" (nan je rigole mais quand même ça rendrait l’Église un peu plus fun).

Maintenant que vous avez vue comment ça marche, revenons-en à notre film "Habemus papam".
Imaginez les enfants qu'après l’élection du Pape comme expliqué plus haut, ce dernier finalement change d'avis juste avant de se présenter au public?
Sortie en 2011, le film de Nanni Morietti raconte de façon très ouverte comment le cardinal Melville, nouvellement élu, refuse d'être Pape et réussit d'ailleurs à s'enfuir du Vatican pour aller voir finalement comment se passe la vraie vie des vrais gens...

Si le film se veut un mélange entre comédie et drame, ce qui à mon goût est plutôt réussi, le mélange selon moi est un peut trop "distinct".
Je veux dire, on sait un peu trop en avance à quels moments du film on doit rire ou non.
Le film est construit de deux façons, la partie "enfermée" dans le Vatican où un psy venu aider le Pape finit par occuper tout les cardinaux s'ennuyant d'attendre, partie fun du film. Et puis la partie en extérieur où Melville apprend finalement la vraie vie qui est bien moins marrante.

Bref, film de circonstance que je vous conseil chaudement et puis entre Saint-Père (François 1er) et Paire de Seins (Nabilla), en ce moment à la TV, ça vous aidera peut-être à rééquilibré votre bonne conscience...ou pape
reymi586

558 abonnés 2 444 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 septembre 2011
Ce film a été beaucoup médiatisé et applaudi et effectivement c'est très bon. Michel Piccoli est très bon mais moi c'est surtout Nanni Moretti que j'ai trouvé excellent. Mais je n'ai pas non plus été touché au plus au point comme certains. C'était très bien mais c'est aussi vite oublié.
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