Habemus Papam
Note moyenne
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466 critiques spectateurs

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anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 15 septembre 2011
Très bon film de Giovanni "Nanni" Moretti, dont le thème - pas facilement déterminable - est le poids de la responsabilité : ici, celle incombant au souverain pontife nouvellement élu, Melville (pas l'auteur de Moby-Dick, mais le très bon Michel Piccoli). Première qualité du film donc : alors que Moretti aurait pu "paresseusement" s'attaquer à l'Eglise par la lucarne du pouvoir (comprendre : de l'abus de pouvoir), le réalisateur italien choisit de renverser la perspective, et de s'attaquer à l'Eglise de l'intérieur, en montrant l'accablement, l'effondrement, puis l'égarement de son plus haut représentant. Si l'on aurait pu s'attendre à une charge contre l'excès de pouvoir au sommet de la hiérarchie catholique (une attaque du pouvoir "par le haut"), Moretti choisit astucieusement de décaler son propos, en montrant que le haut, le sommet, le faîte de l'Eglise, est en train de tomber bien bas, ou ne se sent tout bonnement pas "à la hauteur". Lors de la réunion du conclave, il est assez savoureux de voir chacun des cardinaux prier pour ne pas être choisi par les autres, id est par Dieu. Melville, lors de l'annonce de sa désignation aux plus hautes fonctions pastorales, en vient lui aussi rapidement à déchanter et, pendant que les cardinaux chantent à la gloire du nouveau pape, laisse percer de son désarroi, en parvenant péniblement à "accepter" officiellement son poste, devant répéter son "oui" crescendo, sans qu'aucuns ne l'entendent, et avec cette impression surtout que ce "oui", si lent à être perçu pour les autres et dans le monde, signifie l'impossibilité intérieure, psychique, pour Melville lui-même, d'en assumer les conséquences, c'est-à-dire de faire coïncider ce "oui" avec ses conséquences immédiatement performatives. Au moment de se présenter au balcon devant tous les fidèles, Melville déraille, ne peut pas, ne peut plus, se fait la malle (oserions-nous dire, pour filer la métaphore, que Melville ne parvient pas à se "jeter à l'eau", et plonge dans le doute paralysant d'une conscience immergée, prenant l'eau de toutes parts, assaillie de sentiments d'impuissance devant la grandeur de la tâche ?).
Habemus Papam est indéniablement réussi - ne serait-ce que pour son titre, équivoque, problématique, impossible ou en tous les cas retardé - parce qu'il s'agit d'un film qui touche à du sérieux sans se prendre au sérieux une seconde. Contre ceux donc qui attendaient du film une raillerie plus décapante de la religion et de la psychanalyse, ou davantage de "sérieux" dans la critique, osons défendre le film, son ironie vagabonde, sa dérision épicée, sa profonde superficialité (ou alors, rappelons qu'ils peuvent satisfaire leurs attentes dans un bon bouquin de philo, mais pas dans un film trop intelligent pour être trop sérieux : Habemus papam a cette intelligence du sud qui se rit du sévère doctrinaire). Quelle plus délicieuse saillie contre le christianisme et la psychanalyse que celle mettant en scène un pape se faisant psychanalyser, de surcroît dans les règles fixées par l'Eglise niant tous les lieux communs du freudisme ? Alors que la critique philosophique du "pouvoir" s'entête à établir depuis des décennies que le psy a remplacé le prêtre (ou le fauteuil le confessionnal), voilà le prêtre demander au psy de l'étudier, ou le psy se confiant librement aux prêtres sur sa vie sentimentale... Bref : les idées d'Habemus Papam sont lumineuses, et le film ne souffre même pas d'intellectualisme : tout est habillé dans des scènes drôles, légères et décalées. Toucher à d'authentiques problèmes par le biais de la fiction (tout en évitant les problèmes "faciles" de pédophilie par exemple), subordonner le sérieux au jeu, c'est peut-être la plus grande qualité d'Habemus Papam. La séquence du volley est déroutante et de ce point de vue représentative : psy et prêtres sont des enfants dépassés par le même jeu...
Le jeu dans Habemus Papam est d'abord celui du comédien, de l'acteur ; au sens large, le jeu, c'est d'abord le jeu propre au théâtre. Melville vient d'être élu pape, mais il refuse le rôle, trop lourd, trop pesant : sortie de scène. Après avoir perdu la trace de son personnage principal, le parte-parole du Vatican (le metteur en scène) décide d'engager un garde suisse pontifical pour faire croire à sa présence ; pour jouer le rôle du pape que le pape ne veut pas jouer, un autre endosse son costume invisible. Perdu entre la lumière de son aura et l'obscurité de son anonymat, le pape joue alors dans un milieu fictif d'ombres et de lumières, de fantômes et de chimères. Et puis quelque chose remonte à la surface, un souvenir, un fantasme déçu : celui qu'avait Melville enfant de devenir acteur. Comme si la mauvaise pièce qui se jouait au présent exhumait pléthores d'autres mauvaises pièces évanouies - comme si le théâtre se multipliait lui-même, prenait toute la place vacante laissée par la foi [...]

La critique complète sur le Tching's Ciné bien sûr (note finale : 17/20) : http://tchingscine.over-blog.com/
Machriasi
Machriasi

13 abonnés 629 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 14 septembre 2012
Un film interessant moretti fait le job comme d'hab mais a part l'originalite du scenario il n'y a pas grand chose il y a mm une scene dr je ne comprend mm pas l'utilite (volleyball)
shmifmuf
shmifmuf

209 abonnés 1 761 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 novembre 2012
Un simple cardinal non pressenti pour devenir pape, se retrouve à sa grande surprise souverain pontife.
Piccoli est génial en futur ex-pape déboussolé et hésitant.
Moretti s'amuse en se donnant le rôle d'un psychanalyste devenu employé de maison de retraite et organisateur de tournoi de volley-ball après sa mise en quarantaine.
Gentiment blasphématoire mais surtout diablement subtil.
Estonius

4 737 abonnés 5 466 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 janvier 2013
C'est excellent, on passe un bon moment (mais sans doute faut-il être imprégné de culture catholique et être quelque peu anticlérical pour en apprécier tout le sel) et Michel Piccoli (85 ans) est très bon. Sur le fond on pourra cependant critiquer le parti pris de nous monter les cardinaux électeurs comme une bande de niais, peu intéressés par l'accession à la charge papale. La vérité est autrement plus complexe et les conditions de l'élection de Benoit XVI en 2005 l'ont bien démontré quand on se donne la peine de ne pas interpréter cet événement de façon superficielle.
Plume231

4 406 abonnés 4 639 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 11 octobre 2015
Un sujet en or qui aurait pu donner un film absolument formidable...
Le premier quart d'heure était pourtant pas mal avec ce journaliste qui fait du vide pendant je ne sais pas combien de temps pour savoir si la fumée est noire ou blanche (tout ressemblance entre ce journaliste et d'autres journalistes de toute nationalité serait... !!!) et avec les cardinaux qui prient pour ne surtout pas devenir Chef de l'Eglise.
Mais ensuite.. ceux qui s'attendent à avoir un film autour des relations entre un pape fraîchement élu et qui n'arrive pas à faire face à la lourde charge qui l'attend et son psychanalyste seront déçus puisqu'ils jouent ensemble à tout casser pendant deux minutes.
Après ça vire au n'importe quoi total avec le pape qui arrive à vadrouiller sans la moindre problème et le psychanalyse, joué par le réalisateur Nanni Moretti qui n'hésite pas une seule seconde à se mettre très prétentieusement en scène, qui arrive à faire jouer aux cardinaux une partie de volley. Et tout cela sans parler d'un rythme aux abonnés absents et de gags franchement minables.
Au final, on se dit que si c'était pour livrer un résultat aussi déplorable la fumée aurait mieux fait de rester noire.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 21 mars 2013
Peut être qu'on sera déçu que le film perde la puissance et la créativité... miraculeuse des trois premiers quarts d'heure par la suite. Mais l'idée de scénario qui s'ensuit, si elle parait hors de propos, trop étrangère à ce qu'on espérait, voir inintéressante, est d'une subtilité non ostentatoire, donc pas forcément décelable : il est question de la reconnaissance du chemin si différent de celui qu'il aurait voulu qu’a prit d'un vieillard lucide, de nostalgie, de passion de jeunesse et d'aspiration à une vie simple, traitée de façon légère. Mais passons : qu'est Habemus Papam ? Quand un film rassemble des idées anthologiques, des moments d'humour réjouissants, une interprétation fantastique d'un acteur octogénaire qu'on a rarement autant aimé, une mise en scène profonde, un propos audacieux et une fin imprévisible, sans compromis et néanmoins marquante, un seul mot : chef d'oeuvre. Pas un film de bigot, pas un film d'athée bien qu'on puisse le penser, simplement un film humain, en une pureté et une simplicité divine.
Kinopoivre
Kinopoivre

33 abonnés 200 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 29 septembre 2011
Mais qu’a donc voulu faire Moretti avec cette fable – car c’en est une, l’argument étant absurde, mais qui est dépourvue de la morale accompagnant obligatoirement les fables –, fabriquée à grands frais, mais qui n’a rien à dire ?

Donc, au Vatican, le conclave élit un pape qui n’était pas candidat et n’a même recueilli aucune voix au premier tour du scrutin. Chose évidemment impossible, sachant que toute élection est précédée d’une campagne électorale acharnée de la part des papabile, dans laquelle abondent les tractations, compromis, coups fourrés et promesses qu’on tiendra une fois sur dix ! Au passage, une scène ridicule où l’on montre chaque cardinal priant Dieu de ne pas être choisi, ben voyons...

Puis l’élu, qui a accepté son élection, refuse de se montrer et donc de rendre la chose officielle : on ne peut même pas dire quel est son nom. Est alors convoqué un psy, qui doit sonder l’esprit de son « client »... en présence de tous les cardinaux, autre impossibilité ; consultation qui est suivie de la séquestration dudit psy, pour éviter les fuites (quelles fuites ? Il ignore l’identité de son patient d’une heure). Après cela, en emmène le pape chez une autre psychanalyste, l’épouse séparée du premier, en ville, mais il s’échappe. Peu après, il prend une chambre dans un hôtel et se mêle à une troupe d’acteurs qui répétait « La mouette »... dans le couloir de l’hôtel. Mais le chef de la troupe est emmené dans une ambulance (évocation de « Sunset boulevard », pour se concilier les cinéphiles), et le pape dissident assiste à la répétion suivante dans un théâtre (comment a-t-il été admis ?). Pendant ce temps, au Vatican, le psy s’efforce de distraire les cardinaux, qui n’ont pas le droit de quitter les lieux puisque le conclave n’est théoriquement pas terminé avant la proclamation du résultat, en organisant un tournoi de volley-ball dans la cour située sous la fenêtre des appartements du pape, où le défaillant a été remplacé par un figurant chargé de secouer les rideaux pour faire croire à sa présence ! Puis, le pape assistant à la représentation de la pièce (les répétitions sont déjà terminées, au bout de deux jours ?), tous les cardinaux envahissent le théâtre et l’applaudissent, imités alors par le public, qui pourtant ne l’a jamais vu.

L’épilogue est édifiant : on a convaincu le pape de venir se montrer au balcon de la basilique Saint-Pierre, il le fait mais annonce sa démission et disparaît.

Voilà donc le navet que les critiques ont couvert de louanges. Notons que c’est le réalisateur en personne qui joue le psy, et que la très longue séquence du tournoi de volley-ball, sans aucun utilité dans le récit, n’est là que pour satisfaire son narcissisme bien connu : Moretti, mauvais acteur, tient beaucoup à jouer dans tous ses films !
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 6 janvier 2014
Heureusement que je suis clouée au lit et qu'on m'a pretté quelques dvd. J'ai hésité à changer de film au moins 10 fois mais je suis allé au bout. Je me suis franchement ennuyée. Le film est vraiment long, les personnages peu attachants et le scénario est creux. Le film peut se résumer à une phrase : c'est l'histoire d'un pape qui doute.
Nico2
Nico2

98 abonnés 939 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 3 janvier 2012
Après la mort du Pape, le Conclave se réunit afin d’élire son successeur. Plusieurs votes sont nécessaires avant que ne s’élève la fumée blanche. Enfin, un cardinal est élu ! Mais les fidèles massés sur la place Saint-Pierre attendent en vain l’apparition au balcon du nouveau souverain pontife. Ce dernier ne semble pas prêt à supporter le poids d’une telle responsabilité. Angoisse ? Dépression ? Peur de ne pas se sentir à la hauteur ? Le monde entier est bientôt en proie à l’inquiétude tandis qu’au Vatican, on cherche des solutions pour surmonter la crise… Nanni Moretti signe une comédie au sujet original excellemment mis en scène (la scène de l'élection du conclave est formidable d'inventivité). Les acteurs sont excellents (Piccoli est majestueux et Moretti formidable), certaines scènes sont formidables de comique (le match de volley entre cardinaux), et la scène de la consultation a des dialogues formidables. Un très grand moment de cinéma injustement reparti bredouille de Cannes 2011.
kermalec
kermalec

10 abonnés 71 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 28 novembre 2015
"Les paroles qu'Il nous nous offre sont pour nous aujourd'hui et nous les portons dans notre coeur : Désirs, rêves, projets... mais aussi interrogations, problèmes, peur. Et tout ça fait que nous sommes effrayés par la nouvelle ère que nous sommes en train de vivre."
C'est un sujet universel que traite Nanni Moretti à travers cette histoire : chacun y trouvera le message qui lui correspond. Pour moi il s'agit avant tout d'une réflexion sur la place que nous occupons, sur Terre comme individu ou dans nos univers respectifs, par rapport au poids des responsabilités auxquelles nous sommes parfois confrontées. L'envie de fuir et la liberté de le faire. L'humilité aussi, la capacité de voir la réalité en face et de l'accepter.
Très belle oeuvre.
belo28
belo28

84 abonnés 1 130 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 7 septembre 2011
C'est un film universel contrairement à ce que son sujet pourrait laisser croire... Ce n'est pas une satire sur la religion mais une réflexion sur le doute. Sur les doutes d'un homme puissant. Il n'est jamais question de croyance... Moretti oscille entre la légèreté et la gravité... Entre l'émotion et la joie, n'accentuant jamais un pathos flagrant, ne rendant jamais plus comique que nécéssaire la situation. Tout en retenu Moretti arrive à nous faire douter avec cet homme, Michel Piccoli impeccable (l'acteur de l'année très probablement). Enfaite c'est un film très proche de la religion du Christ, à la fois divin et humain, le film montre à la fois l'intouchable et le touché avec une sensibilité comme on en voit rarement au cinéma, sur un scénario aussi original qu'interessant!
Paul F.
Paul F.

13 abonnés 246 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 12 septembre 2011
En regardant ce très bon film, on se demande quel autre acteur que Michel Piccoli aurait pu tenir ce rôle ? Tout est dans le regard de Michel Piccoli, qui, au moment où il est élu pape par le conclave du Vatican, se rend compte que le ciel vient de lui tomber sur la tête. Un regard paniqué, perdu qui nous fait ressentir l’ampleur de la catastrophe, mais au moment de venir se présenter aux fidèles qui attendent avec ferveur, la panique le saisi et un cri redoutable retentit. Il n’ira pas ! Pendant que les éminences se demandent comment gérer cette crise, lui il fait quoi ? il se tire et va errer dans Rome quelques temps, histoire de réfléchir à tout cela. Très drôle de voir le (nouveau) pape, que personne ne connaît encore, se promener dans Rome pendant que le monde entier a les yeux rivés sur le Vatican, qui lui n’a toujours pas donné l’arrivée. La chute est terrible et magnifique !
Jean-luc G
Jean-luc G

88 abonnés 895 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 19 mai 2018
En revoyant Habemus papam, j'ai trouvé l'ensemble un peu long et moins percutant que la première fois. Effet de la version française, plus de distance personnelle avec l'Italie? La performance de Piccoli reste étonnante et expressive dans la retenue. Cinéma 2 - mai 2018.
Illustration frappante de l’idée « Dieu n’existe pas, je l’ai rencontré ». Immersion totale dans un environnement qui nous est proche quand on connait bien l’Italie : visite récente à Rome, présence à Naples lors de l’élection du dernier pape Benoit XVI. Moretti égratigne la pyramide du pouvoir catholique, composée d’hommes âgés pour ne pas dire plus, coupés du monde réel, empêtrés dans un cérémonial et un fatras de strates fossilisées depuis des siècles. Parallèlement, les croyants attendent sincèrement le guide suprême et les scènes filmées de la population sur la place saint-Pierre laissent transpirer la foi à grosses gouttes.
La psychanalyse ne sort pas indemne non plus, Moretti le meilleur de sa génération ne comprend pas pourquoi sa femme l’a quitté pour un autre psychanalyste !! La première confrontation avec le candidat désigné pape en présence des cardinaux est un petit bijou. Moretti se disperse ensuite un peu dans une partie comédie, le tournoi de volley-ball entre cardinaux est longuet. Il illustre cependant avec un humour qui rappelle Woody Allen le besoin de liberté, de sortir des carcans dans lequel des humains – tout cardinaux qu’ils soient- sont enfermés. Ils ont des émotions, aiment gagner, jouer, se dépasser, être ensemble … voire parier et peut-être tricher… Cette partie du scénario s’égare un peu : Piccoli est parti, pourquoi on garde Moretti sans continuer le traitement, mais c’est mineur.Et puis, il y a Piccoli, qui traverse , que dis-je qui survole le film. Le regard perdu, comme une personne agée en fin de vie, il est dépassé par la charge et comble d’effronterie, et il le dit. L’Eglise n’apprend-t-elle pas à être sincère ? la déclaration finale, appuyée par la présence des cardinaux aux différents balcons est saisissante de désarroi collectif face à une situation qui déstabilise une organisation gigantesque et qui vient de voter par calcul de pouvoir, sa propre pusillanimité.Revenons à Piccoli, l’idée de lui faire révéler son désir jamais accompli d’être acteur est une trouvaille de génie : n’aura-t-il pas fait l’acteur toute sa vie ? Son escapade dans la vraie vie- prendre un café, comment téléphoner, prendre le bus- est une bouffée d’air frais qui balaye un parcours bien balisé.
Son sourire esquissé au moment de l’élection est éloquent. Pendant que le bureau scrutateur scande Melville, Melville !! Le Pape se regarde jouer l’acteur à la TV, les cardinaux débarquent au théâtre pour finir la pièce interrompue, on est sorti de l’écran, la Rose Pourpre du Caire n’est pas loin. Cinema - septembre 2011 - ****
Marc  Régis
Marc Régis

52 abonnés 244 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 13 novembre 2011
En effet habemus rien du tout... film paresseux, fait par un paresseux. Heureusement qu'il est (re)connu...
selenie

7 446 abonnés 6 655 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 11 septembre 2011
Film sélectionné à Cannes avec lequel Nanni Moretti tape encore là où ça fait mal. D'abord félicitation à Michel Piccoli encore magnifique de A à Z dans lapeau de ce nouveau pape qui se remet en question devant l'ampleur de sa tâche. Parsemé de scène aussi truculente que savoureuse (les cardinaux qui frappent dans les mains, les matchs de volley..) le film pêche sur tout par un manque depoil à gratter. En effet Nanni Moretti réalise là un film anti-clérical mais trop gentil pour atteindre son but, bref pas assez polémique. La fin déçoit dans la forme mais pas dans le fond ; en effet l'annonce est froide et sasn concession mais n'est pas cohérente avec la légèreté du reste du film. On reste donc mitigé, charmé par les quelques scènes succulentes et le jeu e Piccoli mais on reste sur notre faim pour le côté pamphlet trop timide.
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