Habemus Papam
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466 critiques spectateurs

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velocio

1 538 abonnés 3 499 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 7 septembre 2011
Présenté en sélection au Festival de Cannes, "Habemus Papam" est reparti les mains vides. Injustice ? Sans doute en ce qui concerne le prix d'interprétation masculine : tant qu'à le décerner à un français, Michel Piccoli et Joey starr (dans Polisse) le méritaient, à mon avis, beaucoup plus que Jean Dujardin. Sinon, en tant que film de cinéma, donner la palme à "Habemus Papam" eut été, toujours à mon avis, plus justifié que de la donner à "The tree of life", mais certaines longueurs, certaines faiblesses d'"Habemus Papam" n'en faisaient pas la palme idéale. En fait, ce film est une gentille comédie sur les ors de la papauté, un film qui part très fort dans la satire. C'est aussi (surtout ?) une réflexion sympathique sur le doute, sur la peur des responsabilités, sur les regrets qu'on peut avoir vis à vis du chemin qu'on a parcouru et des rêves qu'on a malheureusement enfouis. Tout cela est bel et bon et il y a de très belles trouvailles tout au long du film. Par exemple, cette scène pendant laquelle on entend Mercedes Sosa chanter "Todo Cambia". Malheureusement, Nanni Moretti réalisateur a donné un rôle trop important à Nanni Moretti comédien et cela nous vaut des longueurs, telle cette partie de volley-ball beaucoup trop longue. Par contre, le rôle joué par Michel Piccoli est beaucoup plus intéressant : lors d'un conclave, alors que tous les cardinaux prient pour ne pas être désignés pape, ce cardinal français se retrouve élu par défaut. Après avoir accepté cette intronisation dans un premier temps, il pète les plombs, on fait venir un psy (!) (de très bonnes scènes !), puis on le fait aller chez une psy et il finit par prendre la clé des champs et par rejoindre une troupe de théâtre, lui qui a toujours rêvé de faire du théâtre. Michel Piccoli est absolument prodigieux dans ce rôle. Cela étant, cette fuite en dehors du Vatican rappelle beaucoup "Saving Grace", un excellent film de 1986, jamais sorti en France, réalisé par Robert M. Young, avec Tom Conti dans le rôle du pape. Je crois pouvoir dire que j'avais préféré "Saving Grace" à "Habemus Papam". A titre anecdotique, on notera que Nanni Moretti ne se moque dans son film que d'un seul chef d'état : ... Sarkozy ! Venant de l'Italie de Berlusconi, tout un symbole.
Yetcha

1 081 abonnés 4 735 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 novembre 2011
Réjouissant, osé et original. Moretti nous donne un pape plus vrai que nature à travers un Michel Piccoli tourmenté. Parfois irrévérencieux et parfois pieux, nous pénétrons dans l'antre de la bête et découvrons un milieu totalement décalé. La tournoi de volley-ball est à l'image de ce film, permanent pamphlet voyeuriste (dans le bon sens du terme!). À découvrir pour se changer d'air et de thématique.
Hotinhere

790 abonnés 5 466 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 8 mars 2013
Qu'arriverait-il si le pape choisi par le conclave refusait sa charge ? C'est ce que montre ce film déroutant et saugrenu qui s'étire un peu trop. Avec un remarquable Michel Piccoli en Pape déserteur à la recherche de sa foi.
TTNOUGAT

701 abonnés 2 530 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 juillet 2014
Comme il en a pris l'habitude c'est une film original et un tantinet provoquant que nous livre Nanni Moretti, son ouverture est d'une grande beauté et nous place directement dans la solennité sans doute pour mieux la briser plus loin. Une foule de détails apparaitra tout au long de ces trois jours et chacun les ressentira selon sa conscience et son vécu. Deux choses sautent aux yeux : c'est du beau cinéma et Michel Piccoli est absolument craquant, il véhicule son talent de bout en bout et dégage une humanité et une vérité touchantes. Il évolue parmi des personnages tous plus ou moins caricaturaux, le pire étant le psychanalyste et le moins stigmatisé son épouse. Ce choix humanitaire fait la rareté de Habemus papam car sans lui et sans Piccoli malgré sa belle mise en scène ce film n'aurait servi à rien, même pas à nous distraire. Comme quoi une idée unique peut quand même, lorsqu'elle est bien exploitée, suffire à créer une oeuvre cinématographique. Quelques lourdeurs sont à signaler ça et là comme la façon dont est montrée la dénégation appuyée de tous les cardinaux devant la fonction suprême ou la séance appuyée de volley ball rendue brouillonne par le médecin. Elles sont compensées par d'autres trouvailles telles que le mélange folie-théâtre et la partition musicale instaurée par le gardien de l'appartement du Saint Père se répandant ensuite dans tous le film. C'est une belle fable réservé aux adultes s'intéressant au cinéma ou aux problèmes religieux.
Sylvain P

387 abonnés 1 429 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 14 septembre 2011
Habemus Papam réussit le tour de force d'être à la fois une comédie, un thriller, un drame psychologique et un film en costume. C'est en soi un exploit et une raison d'y foncer.
Chris58640
Chris58640

259 abonnés 830 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 24 septembre 2011
Au premier abord, on croit avoir à faire à un film assez austère, engoncé dans les rites et prisonnier des dorures de la Basilique St Pierre. Mais au fil du temps, le film devient doucement irrévérencieux, souvent drôle, parfois acide sans jamais tomber dans la caricature. Pour aider le nouveau pape à accepter sa charge, le Vatican accepte de faire venir un psychiatre (Nanni Moretti lui-même) mais la séance tourne court ! Comment psychanalyser quelqu’un sans pouvoir évoquer avec lui son enfance, ses phantasmes ou ses relations avec sa mère ? Parfaitement bien interprété par Michel Piccoli, le Pape s’enfuit du Vatican pour errer dans Rome, dans l’espoir de trouver en lui la force de prendre une décision. A partie de là, le film se sépare en deux, d’un côté l’errance de ce vieux monsieur complètement perdu et écrasé par la charge qu’on veut lui confier et qui, au fil de ses pérégrinations, retrouve ses passions d’adolescence et de l’autre un Vatican en pleine crise, reclus et coupé du monde (avec le psychiatre, du coup…) et un conclave qui commence à trouver le temps long ! Cela donne, au final, un film un peu déséquilibré puisque c’est là, au milieu des cardinaux retenus de force entre les murs du Vatican que se jouent les plus belles scènes du film. L’errance de Piccoli finit au bout d’un moment par tourner en rond, avec quelques scènes assez superflues et étranges qui mettent légèrement mal à l’aise (celle de l’acteur exalté par exemple, dont on sent mal ce qu’elle apporte au propos…). Au contraire, les scènes au milieu d’un conclave retenu de force (puisque la Pape n’a pas été officiellement intronisé, personne ne peut sortir des murs !) avec un psychiatre sont les plus drôles, les plus perfides aussi, mais tout en gardant beaucoup d’humanité et de tendresse. Il n’y a pas d’anticléricalisme dans le propos de Moretti, il dépeint ses notables de l’Eglise comme des hommes comme les autres avec leur orgueil (la scène des bookmakers est parfaite !), leurs défauts (mauvais joueurs aux cartes, gourmands…), leur faiblesses et leur mal être aussi. Le tournoi de Volley, organisé par le psy pour passer le temps dans la cour du Vatican, avec des équipes par continent est juste surréaliste et il est difficile d’y résister tellement c’est drôle et décalé ! Quant à la fin, elle s’illustre par une double conclusion, l’une se retournant contre l’autre (je sais que ce n’est pas clair mais c’est difficile à expliquer sans trop en dire !), elle est un peu abrupte et nous laisse un tantinet sur notre faim, preuve qu’on aimerait en savoir plus ce qui va arriver ensuite, preuve surtout qu’on ne s’est pas ennuyé ! « Habemus Papam » est un film audacieux sur un sujet quasiment jamais traité, interprété avec beaucoup de justesse, un film très tendre et très drôle. C’est un film qui pose le problème des responsabilités, de celles qui nous tombent dessus et qu’on n’a pas voulues, et pose aussi le problème plus intime des limites de chacun dans un monde qui demande toujours plus aux individus.
Requiemovies
Requiemovies

240 abonnés 1 153 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 26 octobre 2011
C’est par une audace certaine et une originalité constante que Moretti dessine avec un regard appuyé, amusant et décalé une histoire sur le pouvoir, la liberté avec pour décorum l’église et la sainteté. Réflectif et intelligent.
Maqroll
Maqroll

203 abonnés 1 123 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 30 septembre 2011
Il fallait bien qu’il y vienne depuis le temps qu’il tourne autour… Nourri de sa culture italienne (et non pas romaine comme le prouve la référence aux Étrusques), Nanni Moretti s’attaque à l’institution des institutions, la papauté. Après l’élection surprise d’un pape coté à 90 contre 1 (!), ledit pape va traverser une crise de foi… ni en dieu ni en sa croyance, mais en lui-même… Occasion de nous rappeler – et de le rappeler aux fidèles – que le pape est lui aussi un homme… Dans le rôle principal, Michel Piccoli est prodigieux de force et d’humilité derrière une faiblesse affichée qui n’est en fait qu’un constat tout simple : nul ne peut prétendre détenir la vérité, ni la religion, ni la psychanalyse, ni le théâtre où l’infortuné croit trouver un refuge, clin d’œil à sa jeunesse et à sa famille. Il y a des scènes magnifiques, étonnantes, comme celle des cardinaux se prêtant à un tournoi de volley-ball inter continental sous les fenêtres de Sa Sainteté (en fait, de son ombre). Celle où les cardinaux, vêtus de toute leur lumière viennent de placer sous celles des projecteurs du théâtre est un grand moment de cinéma… Le cinéma, Nanni Moretti en est empli depuis toujours, à travers une carrière exemplaire où il se remet en question à chaque film. Celui-là est un miracle d’inventivité et de vie…
Cinephille
Cinephille

174 abonnés 634 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 7 septembre 2011
Ce film est tout simplement affligeant. Déjà l'idée de départ selon laquelle un pape fraichement élu serait tellement effrayé par la charge qu'il y renoncerait, n'a pas grand sens car un pape n'est pas élu par hasard mais parce qu'il l'a voulu et a eu le sens politique nécessaire. Mais admettons ce point de départ. On pouvait alors en faire quelque chose de sensible, d'intelligent, de fin sur la solitude, l'écrasement du pouvoir, le recul devant l'obstacle. Au lieu de ça Moretti joue aux petits soldats avec des gardes suisses et des cardinaux. Certains scènes sont d'une interminable complaisance (ex; le match de beach-volley), la plupart des personnages sont tellement caricaturaux qu'on en est gêné. Le pauvre Michel Piccoli a du mérite a tirer son épingle du jeu dans cette mauvaise bouffonnerie. Monsieur Moretti, la prochaine fois que vous déprimerez (puisque c'est bien vous que ce pape représente en toute modestie) allez voir un psy plutôt que nous infliger un tel machin.
DarioFulci
DarioFulci

130 abonnés 1 412 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 16 janvier 2012
L'angoisse des responsabilités chez un homme d'âge mur parachuté Pape sans rien avoir demandé. L'ennui qu'inspire le film laisse pantois. Pas vraiment drôle, pas intéressant puisqu'il n'y a pas de vraie intrigue, on passe son temps à se demander ce que Nanni Moretti a voulu raconter exactement. Le ton tragi-comique ne nous laisse guère d'indices. Michel Piccoli flotte dans le film, on le suit volontiers puisqu'on à pas le choix et qu'on a du mal à trouver matière à éveiller notre intérêt.
mazou31
mazou31

130 abonnés 1 361 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 2 décembre 2011
Le tour de force de Nanni Moretti est de faire un tel film sur le pape sans déranger ni les athées (dont je suis) ni les croyants confits ! C’est un film original — un pape juste élu qui doute de lui et refuse sa charge — et drôle, mais aussi désenchanté et profondément humain. Imaginez ! Un pape, soit disant infaillible et « missionné » par Dieu, qui doute de lui, de son courage, de ses compétences, et qui nous fait une fugue ! Des cardinaux, que Moretti nous rend sympathiques, enfantins, joueurs, à peine cachottiers ! Et tout cela, filmé dans les ors du Vatican, mais sans ostentation. Un vrai tour de force de subtilité et d’ironie sensible. Et puis il y a Michel Piccoli, formidable comédien, magnifié par son grand âge, admirable dans ses regards et ses demi-sourires. Une magnifique prestation. Moretti, en psychanalyste lâché chez les médecins de l’âme, est succulent, les cardinaux hilarants, Jerzy Stuhr, le porte-parole du Vatican, tout particulièrement. Un film iconoclaste et intelligent, qui souffre juste de quelques longueurs.
nikolazh
nikolazh

75 abonnés 1 060 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 15 septembre 2011
Un film avec un sujet original, c'est pas si souvent, et quand en plus il est réussit, il serait dommage de passer à coté ! Moretti peint un tableau léger sur un sujet grave qui touche tout à chacun : la remise en question de sa vie. Il y jette des petites touches d'humour, pétillantes, toujours harmonieuses, mais rate cependant la fin du film, étrangement sérieuse et pesante quand tout le reste n'était que poésie.
fabrice d.
fabrice d.

44 abonnés 1 882 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 23 juin 2024
Malgré la présence de Piccoli que j'adore, j'ai trouvé ce film ni non mauvais, guère intéressant. L'histoire d'un pape fraichement nommé qui s'enfuit et déclare ne pas pouvoir assumer une telle charge est-elle basée sur un fait réel ou pas je ne sais pas? Mais l'ensemble du début à la fin, c'est à dire à partir du moment où Piccoli s'enfuit dans ses appartements puis dans s'eenfuit du Vatican pour finalement annoncé devant la foule amassée depuis de jours devant la basilique Saint Pierre qu'il ne peut être pape ne m'a pas convaincu. L'idée d'ammener un psy puis un second était peut-être à explorer un peu plus.
ocelot
ocelot

30 abonnés 927 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 octobre 2011
4 étoiles, ce n'est donc pas un chef-d'oeuvre, c'est pour ca qu'il n'a pas recu de prix à Cannes. Cela reste quand meme un très bon film.
Akamaru

3 503 abonnés 4 339 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 12 septembre 2011
Le cinéma de Nanni Moretti confine à l'universel,car il oscille en permanence entre drame et comédie,entre mélancolie et burlesque."Habemus Papam" ne déroge pas à la règle,et est au final plus une fable existentialiste qu'une charge anti-cléricale.Et c'est tant mieux.Un pape fraîchement élu qui refuse sa charge pontificale,et le monde s'écroule ou presque.Moretti prouve en peu de scènes à quel point les croyants ont besoin d'un guide,et à quel point cette charge est si imposante qu'aucun homme,même proche de Dieu n'est en mesure d'accomplir.Il suffit pour cela d'observer le regard fuyant et terrorisé de Michel Piccoli pour comprendre.Ce grand acteur de plus de 80 ans rend toutes ses apparitions gracieuses et émouvantes.Moretti s'est réservé le rôle du psychanalyste,cherchant à venir en aide à sa Sainteté,et se moque gentiment de cette profession.Les métaphores entre un Vatican cloisonné et hors du temps,et la ville de Rome,grouillante et vivante sont limpides.Moretti réserve quelques séquences déconcertantes dont il a le secret(la partie de volley entre cardinaux,le sbire dans les appartements du Pape),quitte à perdre de vue la complexité du sujet initial.La fin,en totale rupture avec le reste du film,est d'une noirceur irrécupérable.Du pur Moretti dans tous ses excès.
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