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svtlben
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2,0
Publiée le 15 janvier 2012
Peut être parce que j'ai vu ce film sur le bbox et pas dans le cinéma, mais je n'ai pas aimé du tout A PART quelques scènes drôles, mais rien d 'exceptionnel.
Un film consternant. Intéressé par le sujet, j'ai été très déçu de ce qui m'attendait, à tel point que je n'ai pas pu en voir plus de la moitié tellement le film était mal fait. Les dialogues sont en dessous de tout. Les doublages encore plus. Les scènes pathétiques d'un pape qui hurle ou d'un psy qui essaie de faire parler un pape devant tous les cardinaux sont totalement à côté de la plaque. J'imagine qu'il n'est pas facile de devenir pape, mais là c'est tourné en dérision de très mauvais goût. Bref, nul sur toute la ligne.
Il y a une bonne idée au départ. Malheureusement Moretti tourne en rond assez vite une fois la situation établie. Partir sur le volley d'un côté et le théâtre de l'autre ce n'est pas vraiment intéressant. Un film assez décevant qui se laisse regarder mais qui ne restera pas. C'est plus du Benoît XVI que du Jean-Paul II.
Après la mort du Pape, le Conclave se réunit afin d’élire son successeur. Plusieurs votes sont nécessaires avant que ne s’élève la fumée blanche. Enfin, un cardinal est élu ! Mais les fidèles massés sur la place Saint-Pierre attendent en vain l’apparition au balcon du nouveau souverain pontife. Ce dernier ne semble pas prêt à supporter le poids d’une telle responsabilité. Angoisse ? Dépression ? Peur de ne pas se sentir à la hauteur ? Le monde entier est bientôt en proie à l’inquiétude tandis qu’au Vatican, on cherche des solutions pour surmonter la crise… Nanni Moretti signe une comédie au sujet original excellemment mis en scène (la scène de l'élection du conclave est formidable d'inventivité). Les acteurs sont excellents (Piccoli est majestueux et Moretti formidable), certaines scènes sont formidables de comique (le match de volley entre cardinaux), et la scène de la consultation a des dialogues formidables. Un très grand moment de cinéma injustement reparti bredouille de Cannes 2011.
Plutôt sceptique au départ, je me suis laissé tenter par quelques critiques (Critikat.com, Cahiers du Cinéma et les Inrocks) qui sont généralement gage de fiabilité (relatif forcément selon les gouts) ! Je dois dire que je n'ai pas eu à le regretter. Nanni Moretti signe ici un film assez atypique sur le fond et sans se donner les traits d'un donneur de leçon. Le but du film n'est pas tellement de critiquer telle ou telle doctrine, ni les institutions qui en dépendent. L'objectif semble seulement se limiter à dresser le portrait de deux mondes qui se juxtaposent sans jamais vraiment se mêler. Un monde ésotérique, renfermé sur lui-même et le Monde réel, la vie de tous les jours. Ici Moretti se sert de l'Eglise pour atteindre son but, mais ça aurait pu être n'importe quelle institution regroupant les mêmes caractéristiques (politiques, artistiques, scientifiques, économiques...). On assite dans Habemus Papam a un échange de membre, un peu à l'instar d'un programme Erasmus qui s'échangent des élèves... Un pape, fraîchement élu par ses pairs, est pris de panique face à la tâche qui l'incombe et il décide de fuguer pour le Monde réel, tandis qu'un psychanalyste se voit quelque peu contraint de rentrer dans le monde fermé. L'envie de liberté n'a pas de limites, aucunes frontières, ni l'âge ni le statut ne peuvent retenir un homme emplit par la seule envie de vivre. Très beau long-métrage, plein de sensibilité et de subtilité et avec un Michel Piccoli tout simplement épatant (je l'aurais plus vu lui pour le prix d’interprétation à Cannes).
Une comédie dramatique autour de l’élection d’un nouveau pape, il fallait y penser et surtout oser le faire. Nani Moretti cinéaste entomologiste de la société italienne s’est attaqué avec bonheur au sujet. Sur un thème à priori austère, la réunion de cardinaux cacochymes en charge de la désignation de leur guide spirituel, Moretti parvient à nous faire sourire et à nous faire toucher du doigt que même illuminés par la grâce tous ces vieux messieurs en robe rouge restent profondément humains. Habilement, Moretti nous fait suivre e parallèle les tourments de l’impétrant réfractaire et l’attente inquiète et oisive des cardinaux. Comme témoin ébahi de cette expérience hors norme, Moretti lui-même endosse le rôle du psy convoqué en urgence pour regonfler un Michel Piccoli qui recule devant l‘obstacle. C’est la trouvaille du film qui en fait tout son charme en introduisant un laïque dans ce monde clos qui face à un évènement incongru craint par-dessous tout que le monde entier lui demande des comptes. Tout ceci est magnifiquement interprété par des acteurs qui s’en donnent à cœur joie autour d’un Piccoli tout à la fois lunaire et truculent qui n’a rien perdu à plus de 85 ans de son talent que l’on sait immense. Jouissif.
Moretti l'engagé politique est un agressif, a le goût de la polémique, on le sait bien. Mais le Moretti qui se questionne sur la religion, tout athée qu'il est, sait se montrer bien plus humain et témoigne de la compassion à ses personnages : il interprétait lui même un prêtre soumis à des questions existentielles dans "La messa è finita", il centre maintenant son attention sur le pape en personne. Pape qui, une fois arrivé au sommet de la hiérarchie ecclésiastique, va se retrouver assailli par le doute ...
C'est ainsi que le "Saint-Père", se sentant incapable d'assumer ses fonctions, part à la recherche de lui-même : Moretti se fait alors psychanalyste et, ne réussissant pas à en savoir plus sur l'homme-lui même, se livre en quelque sorte à l'analyse de son environnement, le clergé. C'est sans doute là que le film se montre le plus passionnant (l'errance de notre pape - et c'est dommage - se faisant presque anecdotique) : le cinéaste parvient à mettre en lumière tout un univers sans désirs, sans envies, pas encore déshumanisé (les scènes avec les cardinaux sont souvent cocasses et attachantes) mais habité par le refoulement. Moretti (et nous avec) se fait alors un plaisir de déranger tout ce monde, mêlant chassé-croisés de questions subtiles et parties de volley-ball.
Partant d'un cas individuel particulier (mais, finalement, tous les cardinaux qui priaient pour ne pas être élus n'auraient-ils pas été dans la même condition ?), Moretti vise l’Église elle-même, la questionnant avec finesse, la bousculant sournoisement, sans jamais tomber dans la satire grossière. Et, surtout, en gardant un regard humain sur tous ces hommes ...
Un bon divertissement comique, qui repose sur une histoire invraisemblable de Pape qui ne veut pas être Pape. N'allez pas y chercher de grandes réflexions philosophiques : il est juste question de se divertir pendant une heure et demi sur fond de religion et de rapports humains. Un moment plaisant.
Un film à la fois drôle et émouvant qui arrive à vous interesser bien que ce soit un film dit "religieux". Habemus Papam est aussi un film "documentaire" qui arrive à nous captiver en nous montrant les derrière du Vatican (qui est en effet un lieu très fermé et protégé). En somme, un film distrayant et cultivant.
Le tour de force de Nanni Moretti est de faire un tel film sur le pape sans déranger ni les athées (dont je suis) ni les croyants confits ! C’est un film original — un pape juste élu qui doute de lui et refuse sa charge — et drôle, mais aussi désenchanté et profondément humain. Imaginez ! Un pape, soit disant infaillible et « missionné » par Dieu, qui doute de lui, de son courage, de ses compétences, et qui nous fait une fugue ! Des cardinaux, que Moretti nous rend sympathiques, enfantins, joueurs, à peine cachottiers ! Et tout cela, filmé dans les ors du Vatican, mais sans ostentation. Un vrai tour de force de subtilité et d’ironie sensible. Et puis il y a Michel Piccoli, formidable comédien, magnifié par son grand âge, admirable dans ses regards et ses demi-sourires. Une magnifique prestation. Moretti, en psychanalyste lâché chez les médecins de l’âme, est succulent, les cardinaux hilarants, Jerzy Stuhr, le porte-parole du Vatican, tout particulièrement. Un film iconoclaste et intelligent, qui souffre juste de quelques longueurs.
Soupirs d'ennui pour ce film longuet où Nanni Moretti content de lui n'arrête pas de pérorer, sujet pourtant très intéressant qui aurait mérité un traitement plus...profond. Et je trouve dur de dire cela, j'aime beaucoup la plupart de ses précédents films (La chambre du fils, Journal intime,...).
D'autres critiques sur mon blog: http://clairedanslessallesobscures.over-blog.com/ Commentaires bienvenus!