Ce n'est pas les acteurs mais les personnages qui m'ont déçu et tout particulièrement celui de Michel Piccoli qui incarne un rôle intéressant au début mais qui devient ennuyeux sur la longueur car sans évolution. La fin est du coup tellement prévisible qu'elle nous laisse sur notre faim. Dommage, car ce qu'on nous montre des "coulisses" du Vatican est vraiment plaisant.
A voir pour Michel Piccoli ; sinon l'intrigue est mince et frise même longuement le ridicule avec Nanni Moretti. Quelques moments drôles mais globalement décevant nonobstant de bonnes critiques.
Farce sur l'élection du pape au St -siège. raiment très drôle. Nani Moretti a des idées fulgurantes. Dommage que les 5 dermières mn soient un peu décevante.
Nous avons un Pape ! Oui... Bon, je sais, ça fait déjà un moment que ça s'est produit ça, mais Nanni Moretti a une la très bonne idée de revisiter la courte période de sa succession, à sa façon.
Je vais directement le dire : Si j'ai bien aimé ce film, c'est parce qu'il a su rester dans la légèreté avec un humour omniprésent du début à la fin. Partir dans les bas fonds de la psychologie avec une fixation sur le rôle de Michel Piccoli, successeur de Jean-Paul II, aurait plongé le film dans un univers de chiantise.
Mais Habemus Papam garde donc cette légèreté qui en fait un film agréable à regarder, qui exprime très clairement le sentiment qu'il souhaite passer. Comment réussir à accepter une mission comme celle-ci quand elle n'est clairement pas choisie, mais imposée. N'importe qui ne peut pas commander à des millions de personnes. Heureusement, la vie est faite de meneurs et de suiveurs. Ça évite de trop se marcher sur les pieds. Seulement, en règle général, on le choisit. Soit même !
Comment ne pas penser que parmi toutes les "candidats" aux postes, aucun ne se serait fait dessus par la peur que cela peut engendrer ! Au-delà de la peur dues aux attentes, c'est aussi la peur de décevoir ses amis et de se décevoir soit-même.
Voilà, en résumé une pensée "normale". Qui suffit pour faire le film. Pas besoin d'aller plus loin. Profitons des frasques de Piccoli pour se sortir de ce désastre personnel qu'il est en train de vivre !
D'ailleurs, le pape Piccoli est parfait et le psy Morreti n'est pas assez présent ! J'en aurais plus voulu. Il a clairement un parti pris en jouant ce rôle anti-religion et c'est ça qui m'a plu ! La totalité forme un jeu plaisant à regarder qui va faire monter ce film au rang des 4 étoiles. A regarder !
Ce sujet devait être traité ainsi. Un Michel Piccoli sublime, une trame délicate et soignée. Un sujet maîtrisé de bout en bout. Ni trop discret, ni trop indiscret. L'équilibre est respecté, le spectateur comblé. Surtout, le sujet est là où on ne l'attendait pas! Bravo aux protagonistes.
Au delà de l'idée qui est bonne, le scénario est vraiment creux. Il ne se passe pas grand chose. Du coup, on tombe vite dans les caricatures de situations, histoire de remplir le temps. Michel Piccoli se débat bien dans son rôle trop léger.
Je n'ai pas vu de mention de la question de la la foi dans les critiques que j'ai lues. Pourtant, l'absence du traitement de ce sujet dans le film, m'a semblé évidente. Comment Melville peut-il dire qu'il ne se sent pas l'âme d'un guide et qu'il a besoin d'être guidé ? le premier guide d'un croyant n'est-il pas Dieu lui-même ? Un pape peut-il ne pas se sentir de guide pour l'accompagner dans sa fonction, comme il s'est senti guidé toute sa vie ? Les cardinaux, qui jouent au puzzle ou aux cartes en fin de journée, ne font pas non plus souvent appel à leur sentiment religieux pour appréhender la suite des évènements ou souhaiter une issue prochaine à l'atermoiement imposé par Melville. La vision de Moretti semble de ne pas vouloir évoquer seulement le sujet de la foi, sinon pour souligner son absence totale. Pour évoquer le reste du film, j'ai trouvé les parties de volley-ball trop dérisoires pour être ni crédibles, ni comiques, les interventions du psychanalyste et son personnage trop nombreuses ; reste une renonciation annoncée qui semble s'opposer au volontarisme actuel et qui entraîne dans une triste mélancolie, un arrêt du temps où les repères disparaissent, où l'on se retrouve avec un grand vide devant soi et la nécessité de chercher à le combler,une bulle étrange dans laquelle on est enfermée et qui nous fait quitter le sol et la réalité avec une question taraudante : à quoi je sers.
Le cinéaste Nanni Moretti est de retour après 5 ans d’absence avec son nouveau film "Habemus Pappam", une plongée humoristique et dramatique dans l’enceinte sacrée du Vatican sans jamais attaquer méchamment la foi et la religion mais en présentant ceux qui la prodigue comme des hommes avec leurs faiblesses. Un sujet intéressant mais surtout une idée de base diablement simple et originale, l’histoire racontant la dépression d’un pape fraichement élu et incapable de s’adresser à ses fidèles referme instantanément les portes du Vatican à l’équipe de tournage de Moretti qui a su très bien faire illusion en recréant les somptueux décors. Michel Piccoli en patron de l’église déboussolé est monumental, Nanni Moretti s’octroie le rôle du psychiatre apportant un peu de piquant au contraste entre le monde réel et les Cardinaux. Les exubérances font partie du cinéma de Moretti et elles contribuent à l’atmosphère humoristique dont ce genre de sujet devait absolument avoir. Un film à découvrir "In italiano certamente" !
Seul Picoli arrive à nous émeuvoir et tiré le film vers le haut. Pour le reste, cela n'est pas très glorieux. L'histoire est plutot lente et ennuyeuse. Rare sont les moments de rigolade ou même ; de reflexion. L'idée était pourtant interessante, mais passé le premier quart d'heure. L'ennuit nous gagne. Avec aucune empathie envers les acteurs. On aurait aimé davantage de reflexion pour les quelques idées qui paraissaient interessantes ; mais auquel on a prété peu d'attention pour traité ses moments. Dans l'ensemble, malgres une bonne idée ; il ne reste donc pas grand chose et l'on reste en fin de compte ; sur notre faim. Dommage, les critiques élogieuses sont plutot trompeuse...
Du bon cinéma, drôle et émouvant.Le ton est juste (on en trouverait presque réaliste la partie de volley-ball) et reste respectueux de l'institution.Après tout, cela pourrait arriver.
Comédie enlevée, très déjantée dans son style. Moretti et Piccoli jonglent entre le burlesque, la mélancolie et une finesse et une intelligence d'esprit rares dans ce domaine !