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Un visiteur
1,0
Publiée le 11 septembre 2011
Je n' ai pas vraiment aimé ce film . Le sujet ne me semble pas réaliste : un nouveau pape , fraîchement élu , peut-il renoncer à sa nouvelle charge , et fuir le Vatican , durant plusieurs jours ? Ce fait est une pure invention de l' esprit de son réalisateur , car je crois que dans toute l' histoire de la chrétienté , jamais une telle situation ne s' est présentée . De plus , c' est mal filmé , très brouillon . Cà part dans tous les sens , beaucoup de sccènes futiles et inutiles . Seule l' interprétation de Michel Piccoli , époustouflante , comme d' habitude , mérite mon attention et m' arrache la seule étoile de ma notation . Il est tour à tour émouvant et fragile , et la dernière scène où il annonce son renoncement est vraiment bouleversante . C' est là le seul moment fort du film , et c' est bien dommage . Le film part dans des invraissemblances énormes comme par exemple faire jouer aux cardinaux , une partie de volley ball dans la cour de la Chapelle Sixtine !... On frôle là l' iconoclaste . Je me suis souvent endormi pendant la projection , preuve s'il en est du manque d' intérét que je lui ai porté . Je pense qu' il ne marquera pas l' histoire du cinéma , même italien .
Un très beau film sur un sujet peu orthodoxe sans jeu de mot, Michel Piccoli esrt magistral dans son rôle de pape mal dans sa peau, j'ai pris beaucoup de plaisir à le voir en VO chose rare, la réalisation est somptueuse.
Elu pape à la surprise générale par ses pairs, un cardinal est soudainement pris de doutes ; son trouble est partagé par son entourage et la proposition d’une aide, pour le moins surprenante, de la psychanalyse pourra peut-être contribuer à lui faire surmonter ses angoisses et endosser le rôle qui lui est dévolu. Les premiers plans et l’amorce inédite de ce film de Nanni Moretti démarrent sur de bons auspices. La suite est moins heureuse et se perd dans des digressions dont le sens m’échappe (le tournoi de volley-ball, tout ce qui se rapporte au milieu théâtral) et sacrifie le personnage central interprété superbement par Michel Piccoli, instaurant ainsi un sentiment de frustration d’autant que Nanni Moretti, comme acteur, suscite l’agacement. De bonnes idées cependant émaillent le film (le garde suisse choisi pour tromper le monde extérieur sur la situation en cours et qui s’en met plein la panse, la critique du monde journalistique, la caractérisation des principaux cardinaux) et donnent l’occasion de sourire ponctuellement.
Ce film est une parfaire réussite et au moins on est sur d'une chose nous n'aurons pas droit à "Habemus Papam 2" comme, hélas, nous aurions eu droit si le film avait été américain... (le manque d'imagination d'Hollywood est affligeant et ce n'est pas Spielberg avec son Tintin en 3D qui va changer la tendance). Pour en revenir à Moretti, on ne peut que saluer la pertinence de son propos, l'audace aussi de son traitement, en conclusion, une oeuvre magnifique qui confirme le talent de son réalisateur!
Habemus papam m'a laissé une impression mitigée et, même s'il s'agit d'un film très représentatif de l'oeuvre de Nanni Moretti, en est plus un brouillon imparfait qu'une oeuvre phare. Mais c'est un film agréable cependant, parfois drôle (voir le garde suisse prenant la place du nouveau pape), parfois émouvant (la meilleure partie : la longue balade initiatique du pape à travers Rome, où il est perdu et reçoit de belles aides de jeunes femmes comme si il irradiait.) L'idée de l'intégrer un théâtre est très subtile, "All the world is a stage" selon William Shakespeare. Et puis Michel Piccoli est très bien, un beau vieillard, quelque chose est visible dans ses yeux. Mais le film est bancal. Le personnage du psychanalyste est poussif, mal joué par Moretti qui, en tant qu'acteur moyen, a besoin que son rôle soit très bien écrit, ce qui n'est pas le cas ici. Les jeux de volley, de cartes et les discussions dans le Vatican sont ennuyeuses et répétitives. Le personnage de la femme du psy n'est pas assez developpé. Le caïman, qui partagageait les fans, était selon moi un grand film alors que celui-ci n'est qu'assez intéressant, sans plus en tout cas, surestimé par la critique. Moretti questionne l'engagament personnel, le courage individuel mais échoue dans le rapport mystique à la religion, la donnée clef d'une telle situation et d'un tel choix d'un tel personnage.L'épilogue reste aussi émouvant.
Comme souvent, Nanni Moretti surprend, déconcerte et séduit à la fois. Habemus Papam mélange avec invention le burlesque, la satire, la gravité et la légèreté, avec cette histoire d’un pape qui refuse son élection sous le poids de l’angoisse et de la responsabilité. Quelques scènes sont extraordinaires et d’une beauté plastique étonnante avec le rouge cardinal omniprésent au sein d’un conclave impeccablement reproduit. Mais Moretti présente aussi les défauts de ses qualités en refusant l’unité de ton et en livrant un patchwork pas toujours maîtrisé. L’abondance des idées, pour louable qu’elle soit, nécessite discipline et montage élaboré. Pas vraiment anticlérical, son propos est efficacement illustré par deux personnages pivots : le pape démissionnaire et touchant d’un Piccoli inspiré et le psychanalyste appelé au secours du premier sous les traits de Moretti lui-même. Un film que l’on ne doit pas laisser passer malgré ses faiblesses et qui confirme le talent brut et l’imagination foisonnante du cinéaste italien.
Film sélectionné à Cannes avec lequel Nanni Moretti tape encore là où ça fait mal. D'abord félicitation à Michel Piccoli encore magnifique de A à Z dans lapeau de ce nouveau pape qui se remet en question devant l'ampleur de sa tâche. Parsemé de scène aussi truculente que savoureuse (les cardinaux qui frappent dans les mains, les matchs de volley..) le film pêche sur tout par un manque depoil à gratter. En effet Nanni Moretti réalise là un film anti-clérical mais trop gentil pour atteindre son but, bref pas assez polémique. La fin déçoit dans la forme mais pas dans le fond ; en effet l'annonce est froide et sasn concession mais n'est pas cohérente avec la légèreté du reste du film. On reste donc mitigé, charmé par les quelques scènes succulentes et le jeu e Piccoli mais on reste sur notre faim pour le côté pamphlet trop timide.
Le pape est mort après une longue maladie. Sitôt les funérailles achevées, c'est l'heure du conclave et voilà la centaine de cardinaux électeurs enfermés dans la Chapelle Sixtine. Aucun des 2 ou 3 "favoris" ne se détachant, c'est finalement un "outsider", le Français Melville (Michel Piccoli) qui est élu. Mais cette responsabilité écrasante le cueille à froid et il refuse d'aller bénir la foule immense qui se presse sur la Place Saint-Pierre, arguant seulement être dans l'incapacité totale de le faire. S'étant assuré que le mal n'était pas physique, le "porte-parole" de l'Etat du Vatican (curieusement un laïc) fait mander un psychiatre réputé (Moretti lui-même), qui s'essaie immédiatement à analyser l'illustre patient, séance suivie par un auditoire inédit de cardinaux. L'état du nouveau pontife s'aggravant, le communicant vaticanesque l'"exfiltre" jusqu'au cabinet de l'épouse du psy, dont ce dernier vante volontiers les mérites. Aussitôt sorti Melville entreprend une balade dans Rome, réussit rapidement à fausser compagnie à son escorte et se perd dans la foule, protégé par un anonymat encore intact : c'est le début d'une escapade de trois jours, tenue secrète par le porte-parole défaillant qui réquisitionne un garde suisse pour jouer les ombres chinoises aux fenêtres de l'appartement papal et entretenir ainsi la fable du pontife qui se repose. Quelques péripéties plus tard, la supercherie étant éventée et l'élu refusant de réintégrer ses pénates, une pittoresque expédition est organisée pour le faire revenir de force. Alors, ces trois jours n'auront été qu'une parenthèse en forme de doute, somme toute compréhensible, avant les débuts "sérieux" du nouveau pontificat, un léger différé avant l'effectivité du traditionnel "Habemus Papam" qui tenait en haleine la communauté catholique (un milliard de personnes, quand même !) ? Pas si sûr... Nanni Moretti a ici écrit et réalisé de main de maître une subtile charge contre la religion, en aucun cas maladroitement frontale, partant d'une satire plutôt gentille des us et coutumes du Vatican, petit théâtre des ridicules, croqués avec vivacité et malice - microcosme de hauts prélats du troisième (ou quatrième) âge ayant une nette tendance à retomber en enfance, de religieux de rang inférieur style personnel de service (religieuses et prêtres divers), sans oublier les fameux Gardes suisses avec hallebarde et uniforme dessiné par Michel-Ange, petit univers clos et ronronnant quelque peu malmené par le psychanalyste retenu pour des raisons de confidentialité et qui joue avec bonhomie les perturbateurs (cf. le savoureux championnat "intercontinental" de volley). La fugue du pape a cependant pour effet principal de lui remémorer sa vocation première, sur la piste psychanalytique : celle de comédien - ce qui est plutôt inattendu - et c'est d'ailleurs dans le théâtre où il assiste à une étrange représentation de "La Mouette" que ses électeurs drapés dans la pourpre cardinalice s'assurent de sa personne pour le ramener au bercail. On peut dès lors douter d'une fin classique, "religieusement correcte", quand le pontife prodigue commence (avec trois jours de retard) son homélie post-élection depuis le balcon dédié, son identité enfin révélée. Le successeur de Pierre proclame en effet son incompétence devant une foule médusée - ce n'est plus du doute (passager et admissible) c'est une démission, et pour le cinéaste, qui finit à dessein en pointillés, assurément le triomphe d'un solide athéisme personnel. Comment Dieu pourrait-il survivre à cet abandon de son représentant sur Terre ? Encore un film injustement oublié par le dernier palmarès à Cannes, car que l'on adhère ou non au propos iconoclaste de Moretti, force est de constater l'intelligence de la présentation, et l'excellence de l'interprétation comme de la mise en scène. Un "5 étoiles" d'évidence.
Magistral Piccoli dans l incarnation d un homme (un pape) mais a mon avis il ne le serait pas que le film serait tout aussi juste et burlesque un homme face a ses doutes et a ses choix un hommage a la liberté façon Nanni Moretti pour moi un pur régal
non seulement c'est original mais c'était un pari risqué que d'accompagner ce pape qui ne veut pas être broyé par la "machine" vaticane, ses pompes et ses conventions. C'est subtil et sensible, drôle et tendre, humain quoi. Plein de questions et des réponses simples en apparence : si on ne veut pas être pape, on peut y renoncer ?