Habemus Papam
Note moyenne
3,5
6426 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

466 critiques spectateurs

5
46 critiques
4
141 critiques
3
136 critiques
2
82 critiques
1
41 critiques
0
20 critiques
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
ManoCornuta

359 abonnés 3 068 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 octobre 2015
Réflexion sur le poids des responsabilités et les aspirations personnelles, Habemus Papam oscille entre instants comiques et séquences plus dramatiques autour de ce pape qui doute de ses capacités et trouve qu'on en attend trop de lui. Michel Piccoli est remarquable de justesse et d’émotion, et Moretti rend bien compte des folles attentes et de tout le poids que représente le Vatican. Un film finement pensé, peut-être un peu trop lisse par moments, mais qui amuse autant qu'il interpelle.
Tony L'Ambassadeur
Tony L'Ambassadeur

41 abonnés 566 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 28 août 2015
Je déconseille vivement de regarder ce film en version française, le doublage est tout simplement mauvais.

Habemus Papa est loin d’être parfait. Malgré un début de film plutôt barbant et quelques bizarreries liées au scénario, Nani Moretti nous propose quand même une vraie réflexion sur la place des cardinaux ou à plus larges horizons, sur la place des hommes d’Églisedans notre société. Il s’interroge de leurs rapports à la solitude, à la liberté individuelle et surtout pose la question de leur foi inébranlable. Et si un cardinal ou bien même un Pape était épris d’un doute... On s’aperçoit finalement que ces hommes sont parfois complètement déconnectés de la réalité et manque tout simplement de liens sociaux. Certes, il ne s’agit pas d’un documentaire sur la vie des cardinaux, mais on peut facilement imaginer le quotidien de ces hommes. En conclusion, un film intéressant, mais qui est trop barbouillé pour être accrocheur.
N.B. On aime la scène sympathique du tournoi de volley.
 Kurosawa

674 abonnés 1 509 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 2 mai 2015
C'est au Vatican que nous emmène Nanni Moretti pour nous raconter l'histoire insolite du cardinal Melville qui refuse de se montrer à la foule en tant que nouveau Pape. Il s'enfuit et rejoint Rome où il tente en quelque sorte de renouer avec son passé. En mettant de côté la dimension religieuse de son personnage principal, Moretti a donc choisi de se focaliser sur l'homme pour comprendre l'état dans lequel il se trouve. Mais contrairement à "La stanza del figlio", ce n'est pas le cinéaste-acteur qui s'occupe de la thérapie, ce dernier étant contraint de rester au Vatican parmi les cardinaux. Cette partie du film est la plus comique, avec son tournoi de volley, ses cotes qui déterminaient le favori du Conclave ou encore son garde qui habite l'appartement du Pape pour tromper les cardinaux au courant de rien. Cette série de décalages, tant dans la structure narrative, les différences de tons et la déconstruction de clichés, fait de "Habemus Papam" un film passionnant, d'une liberté folle et incroyablement émouvant. Et évidemment, si le film m'a autant touché, ce n'est pas seulement grâce à sa mise en scène inventive et à son scénario sans cesse surprenant, mais aussi parce que l'immense Michel Piccoli est une nouvelle fois au sommet de son art et qu'il montrait, à 85 ans, sa volonté de tourner avec un grand cinéaste pour un geste cinématographique fort et mémorable.
Jèz'
Jèz'

9 abonnés 55 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 18 février 2015
Avec ce film sur l'histoire fictive d'un pape dépressif joué par un Michel Piccoli trop sûr de lui en pape nostalgique et rêveur et de cardinaux qui s'ennuient et jouent aux cartes ou s'amusent (au ralenti SVP) à faire des tournois de volleyball au sein du Vatican lui-même, Nanni Moretti rate son coup en ne respectant rien, pas même certaines règles du cinéma pour qu'on ne s'ennuie pas pendant le film. On peut y croire, au début, avec des images du Vatican sous une musique tonitruante, mais rien que le blason Franc Télévisions casse le rêve pour nous faire imaginer un téléfilm jeté sur grand écran. Car, bien que très propre, ce film ne méritait pas mieux qu'une diffusion sur France 2 un mardi soir. De plus, ce n'est pas en filmant quelques drapeaux agités avec deux personnes en dessous qu'on va imaginer une foule immense comme on en voit au Vatican, ce qui est tout de même rassurant. Après sa "fugue", le pape "Piccoli" n'intéresse plus personne et ce n'est pas avec une (longue) scène de volleyball ponctué de quelques discours entre un cardinal et un psychanalyste qu'on va s'y intéresser. Un coup manqué, donc, pourtant encensé par la critique, mais ennuyant à souhait, voire abject. à éviter...
loulou451
loulou451

146 abonnés 1 503 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 7 septembre 2014
Une farce rondement menée par l'espiègle Nanni Moretti. Certes tout cela reste fort improbable, mais le mérite du film revient surtout au comique des situations. La scène de la partie de volley dans la cour du Vatican sous les yeux du garde suisse est à mourir de rire. Pour le reste, on est heureux de revoir Michel Piccolli à l'écran et c'est tout.
gnomos
gnomos

66 abonnés 660 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 4 septembre 2014
Mes deux étoiles vont à Michel Piccoli, touchant en homme tenaillé par le doute, dont l'interprétation est comme toujours irréprochable. Le film, quant à lui, m'a laissée dubitative, je ne l'ai pas trouvé drôle et vraiment trop surréaliste. Quand on sait l'ambition qu'il faut pour devenir ne serait-ce qu'évêque, la vision de ce Vatican rempli de cardinaux crétins et gentils comme tout, ( tous priant au début du conclave pour n'être surtout pas élus, n'importe quoi , que le cardinal élu prenne peur, soit, mais là on dirait qu'ils ont tous la trouille, que c'est une punition que d'être élu pape, alors que c'est l'ambition suprême de tous les hauts prélats, allons). Ces cardinaux sont des politicards, pas des bisounours. On a l'impression que Moretti a voulu être trop consensuel pour ratisser plus large; on dit que c'est suprêmement intelligent et fin de la part de Moretti de n'avoir pas attaqué la secte la plus officielle du monde plus frontalement, en fait, il la caresse trop dan le sens du poil. Et son psy, trop caricatural, rate également sa cible. Le film aurait gagné à montrer davantage le parcours de Piccoli pendant son échappée belle, au lieu de nous assommer à coups de parties de volley chiantissimes et interminables, ou les cardinaux, ( tous séniles ? ), dansant et frappant dans leurs mains sur une chanson contemporaine. Je suis contente d'avoir revu l'immense acteur qu'est Piccoli, mais ne reverrai jamais ce film.
TTNOUGAT

701 abonnés 2 530 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 juillet 2014
Comme il en a pris l'habitude c'est une film original et un tantinet provoquant que nous livre Nanni Moretti, son ouverture est d'une grande beauté et nous place directement dans la solennité sans doute pour mieux la briser plus loin. Une foule de détails apparaitra tout au long de ces trois jours et chacun les ressentira selon sa conscience et son vécu. Deux choses sautent aux yeux : c'est du beau cinéma et Michel Piccoli est absolument craquant, il véhicule son talent de bout en bout et dégage une humanité et une vérité touchantes. Il évolue parmi des personnages tous plus ou moins caricaturaux, le pire étant le psychanalyste et le moins stigmatisé son épouse. Ce choix humanitaire fait la rareté de Habemus papam car sans lui et sans Piccoli malgré sa belle mise en scène ce film n'aurait servi à rien, même pas à nous distraire. Comme quoi une idée unique peut quand même, lorsqu'elle est bien exploitée, suffire à créer une oeuvre cinématographique. Quelques lourdeurs sont à signaler ça et là comme la façon dont est montrée la dénégation appuyée de tous les cardinaux devant la fonction suprême ou la séance appuyée de volley ball rendue brouillonne par le médecin. Elles sont compensées par d'autres trouvailles telles que le mélange folie-théâtre et la partition musicale instaurée par le gardien de l'appartement du Saint Père se répandant ensuite dans tous le film. C'est une belle fable réservé aux adultes s'intéressant au cinéma ou aux problèmes religieux.
Marc Taton (Belgique)
Marc Taton (Belgique)

42 abonnés 1 030 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 10 juin 2014
Entre la comédie et le drame "Habemus Papam" ne convainc pas, beaucoup de critiques positives plus que probablement dues à sa présence ( 7 nominations ) au festival de Cannes en 2011. Si cette réalisation n'avait pas été signée Nanni Moretti, je doute fortement que ce film eu reçu autant d'éloges. Bien que la présence de Michel Piccoli est agréable et que le sujet de départ est inventif, le tout manque cruellement de vie et de piquant. Parfois amusant, souvent ennuyeux, "Habemus Papam" ne répond pas aux attentes.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 29 janvier 2016
Le film est une réussite dès la bande-annonce. A la fois pour le sujet, très prometteur, et pour cette vision sympathique d'un Michel Piccoli octogénaire, tout droit sorti des années 60-70 et appelé dans ce film à tenir un rôle de maturité assez inattendu et amusant. En pratique, on peut dire que le film tient ses promesses. Cette errance d'un homme qui fuit un soudain succès a quelque chose d'assez poétique. Qu'est-ce qui motive cette fuite ? L'âge, la peur de la "lumière". Mais aussi un facteur plus subtil, et sur lequel repose selon moi toute la réflexion du film : la vocation. spoiler: Le personnage expliquera assez tard dans le film qu'il aurait aimé faire comédien quand il était jeune. La vie religieuse aura-t-elle été un choix de raison ? En tout cas, voilà ce qui arrive. La punition que reçoit le personnage de la "providence" pour avoir embrassé une vocation qui ne lui correspondait pas...est de se retrouver pris bien malgré lui dans une spirale folle de succès !, à l'intérieur de cette vocation qui, je le répète, n'est pas celle de son cœur. Inévitablement, le personnage est pris d'un profond vertige. Il fuit dans la nature et retourne là où il aurait aimé faire sa vie (le théâtre), bien qu'il se rendra compte qu'il est en fait trop tard (il assiste à des répétitions et demande à remplacer un comédien absent pour untel rôle qu'il connaît par cœur, mais on refuse).
Enfin, voilà. Un film très intéressant dans sa réflexion si on creuse un petit peu.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 16 mai 2014
Quand Michel Piccoli, le pape de Nanni Moretti dans "Habemus Papam", accepte son "élection canonique comme prochain souverain pontife" d'un "oui" qui n'a rien de "franc et massif", on se dit qu'il y a de la réticence dans l'air divin du Vatican et que, chez ce nouveau pape tout juste désigné par ses pairs, quelque chose cloche... Et ça cloche tellement que ledit pape, au moment de se présenter au balcon face à la foule des fidèles qui n'attend que lui pour exulter et se fondre en prières, refuse l'obstacle tout net, tel un cheval fourbu et rétif qui se cabre et part au grand galop se mettre aux abris. Situation inédite, grave et incongrue... L'idée de départ est très bonne, la situation fort intéressante et, ma foi, plausible, même si, à ma connaissance, elle ne s'est jamais présentée dans l'Histoire avec autant de brutalité... Il y a bien eu quelques papes, dans un lointain passé, qui n'ont pas tenu la route ou la distance mais ils ne sont pas légion. Il y a bien eu Jean-Paul Ier, mort prématurément, et, très récemment, Benoît XVI qui a renoncé à sa mission. Mais dans l'ensemble ça reste presque anecdotique. Dans le cas que nous propose le film, c'est beaucoup plus inquiétant et "les voies de Dieu" sont plus que jamais "impénétrables" : voilà un pape qui panique d'entrée de jeu, qui ne semble pas "habité" par le divin, un pape que le souffle de Dieu ne pousse pas en avant vers sa mission et vers ses fidèles !... S'ensuit un long film (en tout cas un film qui paraît long), assez décousu, inégal, où le meilleur et le pire se côtoient et où passages sérieux et loufoquerie se suivent et s'interpellent. Certaines scènes sont cocasses au point d'en être ridicules. Parfois, en revanche, ça peut être très drôle, par exemple quand ce psychanalyste d'opérette (Nanni Moretti) doit conduire son travail analytique en présence d'un flopée de cardinaux espions et en ayant eu une sévère mise en garde quant aux sujets à ne surtout pas aborder... Ou quand, au bout de quelque temps, le masque tombe et que l'on perçoit chez ces vieux prélats initialement "sérieux comme des papes", le naturel humain qui revient au galop et qui perce sous la pourpre cardinalice, avec son cortège de petitesses, de mesquineries et d'enfantillages. Cependant, l'ensemble avance de guingois, manque de cohérence. Il est difficile sur un tel sujet de faire tenir ensemble le sérieux, la farce et la dérision. Il y a là une gageure, si bien que, souvent, on perd le fil, on s'ennuie un peu, on a le sentiment que l'intrigue se traîne, s'égare ou s'étiole et que Nanni Moretti fait un peu de remplissage comme s'il ne savait plus vraiment comment étoffer son propos ou quelle direction faire prendre à son excellent sujet de départ. D'où une sorte d'errance du pape Piccoli, très crédible dans le "rôle", même si son problème est, justement, de ne pas l'être, crédible, et même si ses déambulations dépressives à travers la ville, ses rencontres avec une sympathique psychanalyste puis avec Tchekhov et encore et surtout avec ses propres démons intérieurs, ne suffisent pas à emporter l'adhésion du spectateur ou à susciter l'enthousiasme. S'installe donc une impression générale de vague ennui et de "aurait pu beaucoup mieux faire sur un tel sujet". Etudier toutes les conséquences d'une telle situation, décrire les réactions des prélats, des foules, chercher des solutions dignes et envisager les décisions à prendre pour atténuer un tel "divin scandale" et en sortir "la tête haute", aurait pu donner lieu à un film passionnant. Le film oscille constamment entre le sérieux et la farce, ce qui permet au réalisateur-acteur de ne pas trop "se mouiller" mais, du coup, on sort de ce spectacle avec l'idée que le sujet a été effleuré mais pas vraiment traité et que Nanni Moretti a préféré, en quelque sorte, botter en touche.
Raphaël O
Raphaël O

184 abonnés 1 567 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 mai 2014
Ce film signé Nanni Moretti est pourvu d'un excellent scénario, original, très bien écrit et porté par la superbe prestation de Michel Piccoli, éblouissant en Pape refusant le pontificat.
À voir !
Ciné2909
Ciné2909

93 abonnés 1 668 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 14 mai 2014
A la succession de Jean Paul II, on avait été témoin de la ferveur qu’exerce le Pape dans nos sociétés contemporaines et la désignation de Benoit XVI était devenue aussi passionnante qu’un feuilleton télévisé. Nanni Moretti revient donc sur ce moment exceptionnel au Vatican, une idée vraiment intéressante au départ avec un Michel Piccoli on ne peut plus savoureux et qui redonne au Pape une dimension humaine à travers laquelle on se retrouve tous. Le sujet particulier pourrait en dissuader plus d’un d’autant plus qu’on se laisse parfois assoupir par le rythme de cette comédie qui tourne parfois à la légère parodie. Habemus Papam repose sur un scénario ingénieux mais ce n’est certainement pas le film indispensable du moment.
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 15 mai 2014
Le sujet qui aurait pu s'avérer original est finalement traité fastidieusement en longueur. Quelques loufoqueries mal traitées. Le jeu de Piccoli, qui n'est pas des meilleurs, ne rachète rien.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 6 mars 2014
Magnifique allégorie d'un monde en perte de spiritualité religieuse. Dieu disparait, la psychanalyse prend le relais, Dieu démissionne (meurt?). C'est une vision grandiose de ce phénomène moderne. Merci Nanni, tou ê dgénialé!
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 23 février 2014
film tres dympathique humain qui nous réconcilie avec le vatican et son ultra pouvoir... un bon film.. original. quel role pour Piccoli !
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse