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orlandolove
170 abonnés
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2,0
Publiée le 26 juillet 2010
La réalisation, le point fort du premier opus, est ici plus classique, mais heureusement sans perdre son caractère sombre et poétique. Le scénario est lui toujours aussi déconcertant puisqu'il se concentre sur les annexes de l'affaire principale, et notamment la corruption policière. Mais la mayonnaise prend néanmoins, et la distribution est encore une fois remarquable.
Un second volet aussi sombre que le précédent, dépeignant une société malade et gangrénée par le vice et la corruption, le tout réalisé avec soin et interprété avec conviction.
Après "The Red Riding - 1974", ce deuxième opus encore plus sombre et pessimiste nous montre l'inspecteur Peter Hunter arriver dans le Yorkshire pour enquêter sur les meurtres de l’Éventreur qui sévit depuis six ans. Mais au cours de son enquête, Hunter met également à jour des choses compromettantes pour la police locale et il se heurte rapidement à de nombreuses difficultés. Grâce à un scénario bien ficelé (et bien tordu il faut l'avouer) et à une superbe mise en scène, "The Red Riding - 1980" surpasse son aîné en liant son intrigue à la précédente et en se posant comme encore plus prenante et déprimante. Rien ne semble pouvoir être sauvé dans cet univers froid où la corruption paraît inévitable. Déterrant de vieux cadavres, Paddy Considine nous livre une excellent prestation et va inexorablement vers son destin pour une fin tout à fait prenante.
Bon, c'est toujours très loin de ce que j’espérais avec cette mini-série, mais c'est déjà mieux que le premier épisode. Mieux car c'est beaucoup moins chiant, déjà, quoi que ça l'est quand même, mais toujours moins que dans le premier. Je reproche toujours les mêmes choses à ce deuxième opus que rapport au premier cela dit : c'est trop plat, trop sérieux, pas assez dynamique (les plans fixes ont eu raison de moi, il n'y a quasiment que ça), ça manque de rythme, ça gagnerait à être plus sombre et plus violent, etc... Ça a quelque chose de scandinave dans le fond, en ce qui concerne la noirceur du propos, de la thématique que ce polar aborde, mais c'est pas abouti quoi, ça pourrait être tellement mieux... Bon je critique, je critique mais en attendant je lui mets quand même plus que la moyenne car je ne me suis pas emmerdé tant que ça (bon, qu'on soit clair, un peu quand même), et que Paddy Considine m'a bien plu dans ce rôle d'enquêteur où il est le seul de ses pairs à ne pas être corrompu mais honnête. En plus d'être bel homme, il est plutôt bon acteur. Puis son premier film m'intéresse aussi. Ça n'a rien à voir mais c'est un bon point pour le bonhomme, j'ai déjà une bonne image de lui quand je le vois, j'ai envie de voir ce qui se passe. J'aime aussi le format du film, il est monté à peu près de la même manière que le premier, à savoir une première heure où on tourne un peu en rond et une dernière demie-heure plus convaincante. Ça me va pour un téléfilm, car à la base, c'en est un, de téléfilm. Donc allez, ça passe pour cette fois, peut toujours mieux faire mais des progrès ont été remarqués par rapport au premier épisode. On continue dans cette voie et avec un peu de chance le troisième opus sera le plus réussi des trois...
Second volet de la trilogie qui pour moi ne confirme pas du tout les espoirs du premier. Trop longuet, un protagoniste sans charisme, une intrigue mêlant tueur en série et corruption avec un infime lien entre les deux. Vraiment trop ennuyant pour proposer quelque chose de correct, à voir si le dernier relèvera le niveau.
Mieux vaut avoir vu le 1er volet pour comprendre certains personnages récurents. L'ambiance est toujours aussi froide à souhait , la lenteur inquiète et la réalisation tient largement le coup par rapport au précédent. Du bon polar à suivre....
Un film honnête qui tient en haleine jusqu'au bout grâce a un scénario habilement mené. Pourtant il n'est pas exempt de défauts, trop lent par moment, un peu confus et les acteurs ne sont pas tous convaincant. La mise en scène reste correcte. Un divertissement a voir sans être incontournable.
Une suite tout aussi sombre. La corruption a rarement été présentée de façon aussi désespérée et la résolution semble à chaque fois reculer un peu plus. Une atmosphère particulière, des acteurs efficaces et un arrière-plan historique qui donne du relief à l'ensemble.
Premier volet d'une trilogie sortie le 11 novembre est passé complètement inaperçu. Et pourtant elle mérite vraiment d'aller la voir, du moins c'est le cas pour la première partie. ( la seule que j'ai vu, c'est pourquoi j'attends de voir les deux autres avant de faire une critique " constructive" ) Un thriller passionnant, captivant, très bien construit et surtout un Andrew Garfield, qu'on a pas l'habitude de voir dans se genre de rôle, tout simplement époustouflant...
« Red riding – 1980 », deuxième volet de la trilogie, est comme le précédent un polar noir à l’atmosphère sombre et pluvieuse. L’action se déroule toujours dans le Yorkshire, région du nord de l’Angleterre. L’enquête policière sur un tueur en série est reléguée au second plan. Ce qui intéresse le réalisateur est plutôt le degré de corruption généralisée de la Police de cet état du nord de l’Angleterre. La réalisation est assez classique et installe une ambiance pesante sur un rythme assez lent. Malgré une narration parfois confuse, l’histoire est suffisamment accrocheuse pour passer outre les quelques imperfections de mise en scène. Paddy Considine, acteur peu expansif, convient bien à ce rôle d’enquêteur envoyé dans un véritable panier de crabes afin de retrouver « l’éventreur » qui sévit depuis de nombreuses années. Son jeu sans emphase se marie bien à l’atmosphère très glauque du film. Moins bien réussi que le premier volet dans l’ensemble, « Red riding – 1980 » est cependant un film policier atypique, à voir pour sa description sans concession d’une société à la dérive où le vice et la corruption règnent en maîtres.
Dans la lignée du premier chapitre, un polar certes très conventionnel mais diablement sombre et habile. L'interprétation de ce bon petit casting est nickel. Néanmoins, tout cela n'est pas très mémorable.
Comme son nom l'indique, The Red Riding Trilogy - 1980 se déroule six ans après les évènements du premier film. Alors que le final laissait la porte ouverte à bien des interrogations - Eddie Dunford est-il mort, John Dawson était-il réellement "L'éventreur" ? - ce second volet élude d'emblée cette question et prend un autre chemin. Dérouté au premier abord par cette absence d'explications, on apprend progressivement que la vengeance perpétrée par Eddie a été maquillée en braquage et que ses liens avec l'enquête ont disparu. Appelé en renfort, l'inspecteur Peter Hunter n'avait rien pu prouver en 1977 mais sentait bien qu'il y avait anguille sous roche. Il profite donc de l'occasion qui lui est donné par le ministère britannique pour reprendre ses investigations trois ans plus tard afin d'essayer d'y voir plus clair dans l'enquête de ses pairs. On retrouve une bonne partie des protagonistes de The Red Riding Trilogy - 1974 à l'exception donc d'Eddie Dunford et de John Dawson, seulement évoqués dans le dernier quart d'heure. Si on retrouve l'ambiance du segment de Julian Jarrold ainsi que la bande-son, l'approche de James Marsh est complètement différente et s'apparente plutôt à un film noir porté par la froideur mathématique des analyses de l'Inspecteur Hunter. Malgré quelques problèmes personnels, il fait avancer l'intringue avec sang froid et va réussir par l'entremise de BJ - joué magnifiquement par la révélation de Misfits, Robert Sheehan - à établir la culpabilité des agents qu'ils suspectaient depuis le départ. En dépit de sa poigne et de sa soif de justice, Hunter va mettre les mains dans un engrenage qui ne sera pas sans conséquence sur sa vie. Centré exclusivement sur la corruption qui ronge la police du Yorkshire, les meurtres de "L'éventreur" ne sont ici qu'un prétexte pour dépeindre les manigances d'une poignée d'hommes qui tiennent d'une main de fer la population. Comme dans tout film mettant en scène une police corrompue, les faux-semblants vont rythmer l'enquête d'Hunter et révéler que les ramifications sont plus vastes qu'on ne peut l'imaginer. La grande force de The Red Riding Trilogy - 1980 est de rendre l'ennemi de moins en moins identifiable. En dépit de ce flou, cette organisation criminelle est symbolisée par les performances des acteurs qui lui donnent corps, à l'image de la résignation du personnage de David Morrissey ou de l'esprit dérangé de Bob Craven à qui Sean Harris (24 hour party people) prête ses traits. Moins utopiste et plus pragmatique que celle d'Eddie Dunford, l'enquête de Peter Hunter revient sur les différents évènements de l'histoire en apportant une regard nouveau et une révision des faits qui permettent au spectateur de mieux comprendre les enjeux et la manipulation dont sont victimes les coupables dénichés par la police. En filigrane du destin de Peter Hunter se dessine un fil d'Ariane, le personnage de BJ, qui deviendra l'une des clefs du dénouement dans le troisième et dernier segment. Dans la saine concurrence entre les cinéastes, James Marsh l'emporte donc d'une tête et prépare à merveille le terrain pour son successeur, Anand Tucker. (www.louiselegy.com)