Kaboom est un peu un retour aux sources pour Gregg Araki. En effet, le film est largement plus proche de The Doom Generation que de Mysterious Skin ou de Smiley Face, par exemple.
Comme toujours chez ce réalisateur totalement dérangé, si l'on accroche pas à son trip, l'heure vingt que dure le film va sembler interminable et détestable. Dans le cas contraire, c'est un pur bonheur. Gay, bi, sexe, drogue, colocataire gay refoulé, copine lesbienne démon, mystère étrange, secte et fin du monde, tout les ingrédients favoris d'Araki sont présents et il est bien décidé à nous concocter un délicieux mélange de genre. Teen-movie, comédie, thriller, fantastique, horreur, science-fiction, Gregg Araki mélange tout afin de nous proposer son propre genre, totalement nouveau et que l'on pourrait définir comme "Jouissif".
Sensiblement et adorablement déjanté, mené par un Thomas Dekker parfait en mec un peu paumé et par une Juno Temple rayonnante, Kaboom est un good-trip incomparable et à part. Gregg Araki, en général, on adore ou on déteste, et ce Kaboom ne déroge pas à la règle.